JOYEUX NOËL !
Ils arrivèrent très vite à une partie illuminée du Labyrinthe qui permit à Lou d'éteindre sa boule de magie, Lexy ayant besoin de se recharger après son envol qui lui avait drainé toute son énergie, au point d'avoir besoin d'être soutenue par Thomas et Aporripse (même si elle avait refusé leur aide dans un premier temps... Enfin, surtout celle du garçon d'argent). Des torches parsemaient les murs des tunnels, espacées de plusieurs mètres, mais permettaient de voir sans aucune zone d'ombre.
Quelque peu épuisés, tous les adolescents se mirent d'accord pour faire une minute de pause, histoire de s'hydrater et de se nourrir. Lexy en profita pour prendre un carré d'ambroisie dans son sac à dos, constatant avec effroi qu'après celui-là, il ne lui en restait qu'un seul. Et Gabriella, n'en ayant pas, devait compter sur ceux des ses compagnons de voyage si elle était blessée, si bien que Lexy décida de ne pas annoncer le nombre de carré qu'il lui restait pour ne pas alerter ses amis. Elle décida même de ne prendre qu'une demi dose.
- Le fil rouge nous indique qu'il faut que nous prenions à droite. Reprenez les forces dont vous avez besoin et nous redémarrons, indiqua Lukas.
- Au fait, demanda Lexy qui n'avait pas eu le temps de poser ses questions au nouveau. Comment nous as-tu trouvés ?
- J'étais chez moi quand un type chelou est venu me trouver. Il m'a dit que des jeunes étaient en danger et que je devais venir vous guider. Il m'a dit ù se trouvait l'entrée de l'endroit où vous alliez être bloqué, puis m'a révélé une sorte de plan à suivre ou je ne sais pas trop quoi...
La dernière phrase fit son petit effet, comme constata le garçon. Trois des membres du groupe se levèrent d'un même mouvement, et Lexy aurait bien fait pareil si sa jambe avait guéri. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tout le monde se mit à parler en même temps, soucieux de connaître ces nouveaux indices qui leur permettrait de (peut-être) arrêter de tourner en rond et dont avait parlé Lukas.
- Hey, calmez-vous ! Je ne m'en souviens pas dans sa totalité... Tout ce dont je me rappelle, c'est que vous devez trouver un objet dans l'ancien centre commercial. Le type a dit que c'était un truc ayant appartenu à un héros célèbre.
- Quel héros ?
- Je ne sais plus... Mais c'était une femme...
- Atalante ? tenta Lexy, le sourire aux lèvres.
Lukas s'exclama que c'était bien ce nom-là, puis précisa qu'il s'agissait d'un objet avec lequel elle avait chassé un sanglier. Il ne fut pas compliqué pour les sept demi-dieux de deviner que l'objet ne pouvait être que son arc, avec lequel Atalante avait porté les premiers coups au Sanglier de Calydon. Mais pourquoi devaient-il absolument posséder cet arc ?
- Oh, et l'arme doit revenir au fils de la soeur du type. Voilà, c'est tout ce dont je me souviens.
Le groupe cessa tout mouvement. Bon. Seul un des garçons avait une mère divine dont le frère aurait pu aller trouver Lukas. Aporripse sentit les regards de ses camarades se poser sur lui tandis qu'il ouvrait la bouche, un peu étonné.
- Pourquoi ce serait moi qui devrait avoir l'arc ?
- Je n'en sais rien mec ! Je répète seulement ce qu'on m'a dit.
- Et comment Apollon pouvait-il savoir que tu étais clairvoyant ? Pourquoi t'avoir demandé à toi particulièrement de nous aider ?
- Hey, ne me posez pas de question là-dessus ! Il y a encore deux jours, je ne savais même pas que la Mythologie n'était pas de la mythologie mais la réalité ! Mais quand j'étais plus jeune, je me souviens des moqueries de mes camarades de classe quand je racontais avoir vu des hippocampes géants à la mer ou des femmes-oiseaux dans le ciel. Maintenant, je sais que je n'étais pas fou et je vais pouvoir me venger de ces idiots en prouvant que ma santé mentale n'était pas merdique.
- Alors, oui, mais non, le coupa Lou en s'approchant de lui. Il ne faut pas que les humains sachent que tout ça existe. C'est beaucoup trop dangereux pour nous, mais pour eux aussi. Alors il va falloir que tu te taise, Lukas. Je suis désolée.
Le jeune garçon sembla vraiment dépité mais haussa les épaules en marmonnant qu'il continuerait à passer pour un débile face aux autres. C'est après cela qu'ils reprirent leur exploration forcée du fameux Labyrinthe de Dédale. Après plusieurs tentative de meurtre sur leur personne, des rencontres avec des monstres oubliés qui le resteraient, et des illusions traitres, ils parvinrent à rejoindre l'endroit par lequel Lukas était rentré, à seulement quelques mètres de l'entrée du centre commercial de Médée.
- Faites attentions à vous, leur recommanda le châtain. J'aimerais éviter de redire à ma copine qu'il faut annuler notre rendez-vous en lui mentant. Sérieux, allez dire à la fille que vous aimez "Salut, je ne viendrais pas à notre rendez-vous prévu dans moins d'une heure parce qu'un type est apparu dans ma chambre en me disant que je devais me rendre à Chicago le plus rapidement possible pour sortir sept adolescents hors du commun d'un mauvais pas. Bisous, je t'aime". Elle va me démolir quand je serais rentré. Et ma mère aussi.
- Nous sommes désolés de t'avoir mis dans l'embarras Lukas... Nous allons essayer de ne plus avoir besoin de toi, plaisanta Gabriella en posant sa main sur l'épaule du garçon avec un sourire qui ne trompa personne.
Après un signe amical, Lukas abandonna le groupe, repartant chez lui en songeant déjà à l'excuse qu'il allait devoir sortir devant ses parents, sa copine, et les profs particuliers qui lui donnaient des cours pour ses examens de repêche en août.
- Alors, pas mal le petit mortel du vingtième siècle, rigola Cecil en donnant un léger coup de coude à la fille d'Aphrodite qui le lui rendit, puissance en plus.
Pendant que Cecil grommelait en se frottant les côtes, les six autres examinaient avec attention le sol pendant qu'ils avançaient vers l'immeuble, soucieux de ne plus tomber dans un quelconque piège. Ils parvinrent au premier étage sans encombre, et décidèrent de former deux groupes pour ratisser le magasin de fond en comble, histoire de récolter d'autres choses dont ils pourraient avoir besoin, comme de l'ambroisie, par exemple, songea Alexane en fouillant partout.
Une voix au-dessus d'eux s'éleva soudain, criant qu'elle avait l'arc. Le problème, c'est qu'aucun d'eux ne connaissait cette voix. Ils relevèrent la tête, et constatèrent qu'en effet, la personne avait l'arc en main, mais qu'en plus, une flamme menaçait de le faire partir en fumée.
