Bonjour, Bonjour !

Merci encore de me lire en si grand nombre, vous m'étonnez à chaque fois ! En tout cas, je vous souhaite une excellente lecture.

PS: Je le répète : "Cette histoire contient des scènes de sexualité ne convenant pas à tous les publics ! " (Prendre en compte le rating de la fiction !)

Lilas


Chapitre 16

Plus que des baisers

De retour sur la réserve, vers 17 heures, après cette intense séance de magasinage qui avait servi à refaire complètement la garde-robe de Jake, nous retrouvâmes Sam et les autres membres de la meute à la maison d'Emily.

En entrant dans la maison, main dans la main avec Jacob, une foule de regards se posèrent sur nous. Ce geste, nous l'avions fait toute la journée en nous baladant dans les boutiques de Port Angeles et il avait été des plus naturel pour nous deux.

Il n'y avait pas de mots pour dire à quel point cette après-midi passée en sa compagnie avait été... parfaite ! Durant l'allée et le retour, Jacob et moi avions discuté d'un tas de trucs comme de notre enfance, de nos moments mémorables, de plusieurs choses que nous aimions et également je n'avais pu résister à l'envie de lui poser davantage de questions sur sa condition de modificateur. Bref, nous avions appris à nous découvrir beaucoup plus et, à cet instant, je pouvais dire que j'étais en train de tomber amoureuse de Jacob Black. Non… pour être honnête, j'étais déjà amoureuse de lui… Et même si cela ne faisait que sept jours, qu'il était apparu dans ma vie, je ne souhaitais qu'une chose… qu'il y reste. Au fond de moi, j'avais un peu peur de le voir disparaître aussi vite qu'il était apparu…

Soudain, la voix de Seth me ramena à la réalité et je regardai dans sa direction, soit vers le salon où il était assis avec Sam, Jared, Quill et Embry. Bien sûr, comme à son habitude, Emily s'affairait au fourneau, mais cette fois elle était accompagnée de sa cousine Leah, en renfort.

– Hey, les amoureux ! Alors, cette virée, à Port Angeles ?

À ces mots, je sentis mon visage rougir et timidement je lâchai la main de Jake, sans, toutefois, le regarder. Les mots de Seth, bien que banals, étaient pour moi une évidence. Oui, j'étais amoureuse de Jacob, mais comme je ne savais pas si mes sentiments étaient réciproques… Je préférai attendre un peu… Puis, je répondis :

– Jake a tout trouvé ce qu'il cherchait. Enfin, je crois… Il a pratiquement dévalisé toutes les boutiques de fringues…

Ensuite, je levai les yeux vers Jacob, qui fusillait froidement Seth du regard. Qu'est-ce qu'il faisait là ?

Puis, doucement, je chuchotai à Jacob :

– Je crois que je vais aller donner un petit coup de main à Emily en cuisine. À tout à l'heure.

Je tournai, ensuite, les talons pour voir Jacob me regarder d'un drôle d'air. Je ne sus exactement ce qu'il essayait de me faire passer comme message. Est-ce qu'il était fâché, déçu ou triste, ou un peu de tout ça, à la fois ? Enfin, il finit par aller rejoindre Sam et les autres au salon, sans me lâcher du regard pour autant.

– Vous avez besoin d'aide, les filles ? demandai-je, en allant me prostré près de Leah qui coupait un pain.

– Oh, non. Ça va aller en cuisine, merci, Erin. Mais, tu peux mettre les couverts sur la table, ça serait gentil. Me dit Emily en sortant les cuisses de poulet du four.

En contournant l'îlot pour prendre des ustensiles dans le panier déposé sur le bout du comptoir, cette exquise odeur de viande bien assaisonnée vint titiller mes narines et je ne pus que dire :

– Comme toujours, ta cuisine m'a l'air délicieuse, Emily !

– Oh ! Ça me touche beaucoup. Merci, Erin.

Puis, alors que je me tournai pour faire face à la table de la cuisine, je tombai face à face avec le torse musclé de Jacob.

– Oh. Excuse-moi, je ne t'avais pas vu, Jake. Dis-je en rougissant.

– Pas de problème. J'étais venu pour te proposer mon aide. Ajouta-t-il dans une voix roque.

– Ah… Merci. Dis-je en sentant ma respiration se hacher légèrement de par ma proximité avec lui.

Si j'avais été seulement en sa compagnie, il aurait été clair que je l'aurais embrassé, mais, devant tout le monde, je me sentais un peu mal à l'aise… Essayant de ne pas fixer sa bouche, ce qui était un bien gros défi, je déglutis en baissant les yeux devant ses superbes pupilles sombres.

– Je voulais te dire aussi… Merci pour cet après-midi. Tu m'as été… Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. Tu devrais penser à te reconvertir en styliste. Me lança Jacob sur un ton de voix à la fois sincère et amusé.

– Oh… Et bien… De rien. Contente d'avoir pu t'être utile. En tout cas, j'ai passé un très bon moment avec toi.

– Bon ! À table tout le monde ! lâcha tout à coup Emily.

Quand le repas fut terminé, j'aidai Emily à débarrasser la table et faire la vaisselle. Puis, Leah et ma petite-cousine prirent place à la table de la cuisine, maintenant complètement désertée par les hommes qui avaient décidé d'aller faire un petit tour à l'extérieur. Emily avait fait du thé et nous nous assîmes pour le déguster. En approchant mes mains de la tasse, des images des Jacob apparurent dans mon esprit et je me sentis rougir. Puis, étrangement, je tournai la tête vers la porte, m'étant attendu à y retrouver mon beau « loup-garou ». Durant tout l'après-midi, je l'avais taquiné avec ce petit surnom…

– Erin ? La Terre appelle la Lune ? lâcha Leah en roulant des yeux, me sortant de ma rêverie.

– Oh ! Excuse-moi. J'étais partie bien loin… Dis-je en secouant la tête pour chasser d'agréables souvenirs.

– C'est le moins qu'on puisse dire… Me lança, soudain, Leah plus acerbe.

Haussant un sourcil, je fixai la belle autochtone du regard. Puis, mon regard passa à Emily, qui se contenta de hausser les épaules.

– Mais, bref, ce qu'on disait… Ce soir, Rachel Black nous invite chez elle pour une soirée « feu de camp ». Alors, si tu en as envie de venir, Erin, tu es la bienvenue. Me dit Emily.

Une soirée « feu de camp » ? Cela me fit immédiatement penser à mon premier baiser avec Jacob. Rapidement, je réfrénai le flot de pensées, qui m'assaillir, et je me concentrai à réfléchir sérieusement. Je n'étais habituellement pas contre l'idée d'une petite soirée au bord d'un feu de camp, mais je crevais de fatigue, ce soir… Ma journée avait été des plus remplis, comme toute ma semaine d'ailleurs, et je ne me sentais pas la force de me coucher très tard.

– C'est gentil de l'invitation, mais je crois que je vais décliner, ce soir. Cette première semaine de formation a été des plus épuisantes.

– D'accord. Je comprends. Me répondit Emily.

Curieuse, je jetai un œil à Leah qui touillait son thé sans prêter grand intérêt à la conversation. Sur ce, j'entendis des pas sur le porche et je vis apparaître Sam, Jake et Seth dans l'embrasure de la porte.

– On va se préparer à partir, vous pourrez venir nous rejoindre là-bas quand vous aurez fini de papoter entre filles. Annonça Sam en allant chercher les clés de plusieurs voitures sur le comptoir de l'îlot.

– Parfait. Par contre, Erin préfère rester à la maison, ce soir. Leah et moi allons terminer notre thé et nous allons venir vous rejoindre.

– D'accord. Ajouta Sam pour toute réponse.

À ça, je jetai un petit coup d'œil à Jake et celui-ci me jeta un petit regard agrémenté d'un sourire. Puis, je me tournai pour boire ma tasse de thé.

Ensuite, j'entendis des chuchotements dans mon dos et des pas dans les escaliers derrière moi. Je me doutai que c'était Jacob qui avait monté les marches menant à l'étage, mais je ne me retournai pas. Après, j'entendis la porte se refermer et, sentant le regard de Leah peser sur moi, je levai les yeux pour croiser ses iris marron.

– Ça va, Leah ? demandai-je.

– Oui… Mais… Je crois que moi aussi je vais m'abstenir, ce soir. Tu t'excuseras de ma part à Rachel… Je ne me sens pas très bien, Emily. Désolée. Répondit la cousine d'Emily avant de se lever et d'aller déposer sa tasse près de l'évier.

– D'accord. Lâcha Emily, avec un sourire triste en direction de Leah qui nous quitta.

Sur ce, je bus quelques gorgées de thé et je regardai Emily. Une fois Leah disparue, je demandai à Emily :

– Il y a un problème avec ta cousine ?

Le comportement de Leah me surprenait. Habituellement, elle n'était pas comme ça avec moi… Elle était discrète, mais elle ne me parlait pas froidement.

– Oh… Ne t'en fais pas avec elle. Ça va lui passer. Je crois qu'elle a seulement un petit coup de blues.

– OK. Dis-je.

Un silence tomba sur nous et Emily le brisa au bout de quelques secondes pour me dire :

– Je suis contente de voir que le secret de Jacob ne vous a pas séparé, mais rapproché. Vos mains enlacées, tout à l'heure, n'ont passé inaperçues aux yeux de personnes.

Malgré moi, je sentis le rouge me monter aux joues et Emily le remarqua et ajouta :

– Oh… Je ne disais pas ça pour te mettre mal à l'aise, Erin.

– Je sais. C'est… simplement que… je ne suis pas habitué à une telle franchise… Dis-je en souriant.

Ma petite-cousine inclina la tête, but une gorgée de thé, et me sourit franchement avant de dire :

– Bon. Je crois que je vais aller rejoindre les hommes. Passe une bonne soirée.

-O-O-O-

Elle termina sa phrase avec un clin d'œil et j'inclinai la tête sur le côté avant de la voir déposer sa tasse dans l'évier et attraper son manteau et ses bottes près de l'entrée.

Lorsqu'Emily fut hors de ma vue, je bus ma dernière gorgée de thé avant d'aller déposer ma tasse vide dans l'évier à mon tour.

Cela fait, je montai à ma chambre. J'avais dans l'idée que, comme j'avais entendu quelqu'un monter l'escalier quelques minutes plus tôt et ne pas redescendre, la personne devait être encore là.

Et j'avais visée juste, car une fois arrivée à ma chambre, je découvris Jacob, assis sur le lit. Bien sûr, je ne pus retenir cette étincelle de joie en sachant que j'allais passer un peu plus de temps seul à seul avec lui.

Lorsqu'il m'entendit passer le pas de la porte, il se tourna vers moi avec une onze de malice dans le regard. En gloussant doucement, je fermai la porte derrière moi et en me retournant, je constatai que Jake avait sauté du lit et qu'il marchait d'un pas félin dans ma direction. Instantanément, mon souffle se bloqua dans mes poumons et je me figeai en voyant son regard voilé par le désir. Les pulsations de mon cœur augmentèrent et je le laissai venir à moi pour finalement me hisser sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

Il fallait avouer que nous n'avions pas fait que nous tenir la main durant cette petite escapade dans les boutiques de Port Angeles… Depuis notre baiser de mardi soir passé, il était clair que nous éprouvions une très forte attirance l'un vers l'autre et cette attirance avait encore grandi durant les derniers jours. Sans dire, que… Nous avions aussi eu plusieurs séances de baisers enflammés qui nous avaient beaucoup excités l'un et l'autre durant l'après-midi que nous venions de passé.

En sentant le bras de Jacob passer derrière mon dos et sa main glisser à l'arrière de ma tête, mon corps s'enflamma et je sentis alors notre baiser monter en intensité rapidement. Me collant à son torse, je sentis la chaleur de son corps traverser ses vêtements et les miens, pour m'irradier doucement.

Grisée par nos baisers, ses mains sur moi et toute cette excitation accumulée dans la journée, mes mains glissèrent sous son t-shirt et je caressai la chute de ses reins. La sensation de mes mains contre sa peau brulante le fit frissonner et il s'empressa de retirer son t-shirt, interrompant momentanément notre baiser. C'est alors que je constatai combien ma respiration était erratique et mon visage brulant. Puis, observant son corps à demi nu devant le mien, les rougeurs à mes joues s'étendirent, mais je n'eux guère le temps de m'y attarder réellement que Jacob attrapa mon visage en coupe et m'embrassa de nouveau. Lorsque ses lèvres rencontrèrent les miennes après ce bref intermède, mes mains remontèrent à son dos que je caressai du bout des doigts.

À cela, Jake râla furtivement contre mes lèvres, ce qui me fit sourire. Puis, il me mordit doucement la lèvre inférieure en guise de vengeance. Sur ce, je sentis mon bas ventre se crisper délicieusement sous cette sensuelle torture. Cette sensation me fit gémir de plaisir contre ses lèvres et il n'en fallut pas plus à Jake avant de m'attraper sous les fesses pour me soulever. Surprise, je lâchai un petit couinement et je passai mes jambes autour de lui pour me retenir à sa taille, tout en glissant mes bras derrière son cou.

Un instant plus tard, il m'étendit sur le lit et me domina de tout son corps. C'est alors que je sentis son membre masculin s'appuyer contre mon entrejambe et cela déclencha en moi de petits frissons. L'envie d'aller plus loin était forte, plus que ma peur face à l'inconnu du plaisir charnel. Ma première fois…

Puis, en desserrant ma prise autour de lui, je me laissai complètement reposer sur le lit et je sentis Jacob se tendre et cesser de m'embrasser. Curieuse, j'ouvris les yeux que j'avais fermés en me laissant tomber sur le lit et je cherchai son regard. En croisant ses iris couleur chocolat noirs, je me mis à rougir violemment. À cet instant, j'eux l'impression, que Jacob pouvait lire en moi l'appréhension, le désir que j'avais pour lui, mes sentiments naissants à son égard, mon envie d'aller plus loin que je n'avais jamais été avec un homme…

Puis, il me chuchota d'une voix rauque et incroyablement excitante :

– Erin… Dis-le-moi, si je vais trop vite ou si tu veux que j'arrête. D'accord ? Je ne voudrais pas…

– Oui, promis. Dis-je d'une voix tremblante.

Ses paroles me touchèrent et venaient mettre en valeur tout le respect qu'il me portait. Puis, j'ajoutai :

– Toi aussi… ? soufflai-je, plus rouge que jamais, en le voyant me répondre d'un sourire aguicheur.

– Promis. Lâcha-t-il finalement avant de m'embrasser à nouveau.

Sur ce, nous reprîmes là où nous nous étions arrêtés. Mes mains recommencèrent à caresser sa peau brulante et, soudain, Jake délaissa ma bouche pour passer à mon cou.

Quand ses lèvres se posèrent sur la peau délicate de ma gorge, je laissai échapper un petit soupir de plaisir et je sentis Jacob presser un peu plus son bassin contre le mien, ce qui provoqua en moi une bouffée de chaleur intense. Me cambrant légèrement sous cette divine torture, j'offris par le fait, même une, peu plus de ma gorge à Jacob qui en profita pour jouer avec sa langue sur ma peau hypersensible. Cercles, zigzags, tout y passa. Il prenait un malin plaisir à me rendre plus excitée que jamais. Pendant ce temps, je caressai du bout des doigts ses muscles de ses bras, sa nuque et sa colonne vertébrale, lui arrachant des frissons à son tour.

Passant outre ma timidité, je descendis finalement mes mains vers ses fesses que j'agrippai, avant de le sentir à nouveau presser son érection croissante sur mon entrejambe. En me cambrant sous lui, je le sentis passer un bras sous mon dos et, rapidement, je me retrouvai au-dessus de lui. Rougissante, d'être passée de soumisse à dominante, j'ouvris les yeux en me mordant fortement la lèvre inférieure.

Sentant surement mon corps se raidir légèrement sous la surprise, Jake ouvrit les yeux et les posa sur moi.

– J'ai fait… Commença Jake inquiet.

– Non. Dis-je en secouant la tête, tout en lui souriant timidement.

Quelques secondes plus tard, je décidai de m'assoir à califourchon sur lui, sentant clairement son érection tendre son pantalon, et je retirai mon cardigan et passai mon chemisier par-dessus ma tête. Une fois en soutien-gorge devant lui, mes joues me brulèrent d'autant plus et je déviai le regard, trop gênée pour affronter ses prunelles foncées par le désir. Je n'avais aucunement honte de mon corps, mais c'était la première fois que je me dénudais ainsi pour quelqu'un.

– Tu es magnifique. Lâcha Jacob en déposant ses mains brulantes sur mes hanches avant de remonter vers mon ventre.

– Merci. Soufflai-je en lui jetant un regard hésitant.

En voyant ses iris sombres me fixer comme si j'étais la huitième merveille du monde, je me baissai en m'appuyant sur mes avant-bras pour l'embrasser. Évidemment, il dut sentir mon malaise dans cette position et il me fit à nouveau basculer sous lui et dès que mon dos retrouva le matelas, je me sentis beaucoup plus à mon aise. J'en souris même contre ses lèvres.

Notre baiser redevint alors passionnel et mes mains reprirent le chemin de ses fesses que j'agrippai une fois de plus. Puis, encore une fois, Jacob se sépara de ma bouche pour parsemer ma gorge de multiples baisers, mais, cette fois, il ne s'arrêta pas là et descendit vers ma clavicule et la naissance de mes seins. Délicatement, il baissa l'une des bretelles de mon soutien-gorge et remonta à mon cou et, finalement, il vint chuchoter à mon oreille :

– Tu veux que je continue ?

Son souffle contre mon oreille provoqua en moi une pléiade de frissons et je répondis dans un murmure :

– Oui.

Sur ce, il fit glisser la deuxième bretelle et retourna à mon buste qu'il parsema de baisers avant de glisser sa main dans mon soutien-gorge, attrapant mon sein. Il caressa alors mon mamelon qui durcit délicieusement. Me cambrant, je défie moi-même l'agrafe de mon soutif noir, pour lui donner davantage de mouvement. Une fois à demi nu devant lui, je décidai de poursuivre l'effeuillage et, passant mes mains sous lui, je défis le bouton de son jeans avec un peu de difficulté, car mes mains tremblaient légèrement. Cela fait, Jake remonta à mes lèvres et nous nous embrassâmes pendant que je faisais glisser son jeans sous ses fesses. Caressant ses fesses par-dessus la dernière barrière de tissus qu'il lui restait, je le sentis frissonner sous mes mains et, rompant notre baiser, je le regardai se tortiller et retirer son pantalon.

Lorsqu'il revint à moi, il défait le bouton de mon jeans à son tour, sans me lâcher du regard, surement question de savoir si je voulais aller encore plus loin. Mon corps tremblait de désir et d'appréhension, mais une chose était certaine, j'étais prête à franchir le pas, avec lui. Jamais de ma vie je ne m'étais sentie aussi bien psychologiquement et physiquement parlant, avec quelqu'un, aussi en confiance et aussi en sécurité (même en sachant qu'il était un modificateur) ! J'étais amoureuse de Jacob, et ce même après seulement sept jours…

Lorsqu'il retira mon pantalon, reprit position entre mes jambes en s'appuyant encore sur ses bras, et, il m'embrassa, en pressant son bassin contre moi, m'arrachant des vagues de plaisir au creux du ventre, et quelques halètements de bonheur. La sensation était sublime, tout simplement divine. Gloussant doucement, je sentis un sourire ourler les lèvres de Jacob et il réitéra son mouvement plus longuement.

– Erin… Souffla Jake entre deux baisers.

– Hum ? demandai-je.

Il ne répondit pas, mais il délaissa mes lèvres pour aller embrasser ma poitrine. Ses lèvres se refermèrent bientôt sur l'un de mes mamelons, qui durcit, instantanément, sous les caresses de sa langue. Me retenant de gémir fortement, je laissai s'échapper un soupir. Puis, il remonta à mes lèvres et une fois de plus Jake frotta son membre contre ma culotte. Si excitée, je lui griffai malgré moi le dos, ce qui sembla l'allumer encore plus. Je n'en menais plus très large… Je sentais l'orgasme arriver un peu plus à chaque fois que son entrejambe frottait contre le mien et crisper délicieusement mon bas-ventre.

L'orgasme finit par me gagner et je rejetai la tête vers l'arrière. Tout devint flou autour de moi et sous la jouissance, je soupirai malgré moi le nom de Jake. Me pressant contre lui, je sentis également son érection tressaillir sous le tissu de son boxer. Mon orgasme dura quelques secondes, et, une fois que j'eus émergé, j'entendis Jake murmurer à mon oreille avec une pointe d'amusement :

– Ça va ?

– Oui. À… merveille. Dis-je haletante, en rougissant.

À mon tour de jouer à la torture, je glissai doucement une main tremblante vers son intimité et par-dessus le tissu de son boxer, je caressai son membre. Il gronda de plaisir. De mon autre main, je me mis à jouer avec l'élastique de son boxer et voyant qu'il ne m'arrêtait pas, je libérai son membre et décidai de continuer mes caresses directement sur lui et lorsque ma main tiède s'enroula autour de sa verge douce et chaude. Il me lâcha :

– Erin, si tu continu… je vais…

Surprise, je m'arrêtai et je sentis mes joues se teinter de rouge, comme l'intégralité de mon visage.

– Est-ce que… tu veux… un préservatif ? dis-je timidement.

Brusquement, Jake leva les yeux vers moi et je dus me faire violence afin de ne pas dévier le regard sous la gêne. Jacob était à la fois surpris et sérieux.

– Est-ce que tu… Lâcha Jake en s'interrompant à mi-chemin.

Le questionnant du regard, j'essayai de comprendre et je répondis la première chose qui me vint à l'esprit :

– Je suis vierge.

Mon cœur battait à toute allure, tout en me demandant si je ne venais pas de lui faire peur… Est-ce que c'était là où il avait voulu en venir avec question incomplète ?

Me giflant mentalement de cette franchise, je me cachai le visage des mains. Puis, je sentis Jacob retirer les mains de sur mon visage. J'ouvris les yeux et découvris un sourire à la fois doux et serein. Curieuse, je l'interrogeai silencieusement du regard.

– Moi aussi… Lâcha timidement Jacob à son tour.

Mon cœur manqua un battement et je me retins de sourire. Cette nouvelle me réjouit et me soulagea, drôlement. Bien que je me fusse posé la question sur la virginité de Jacob lorsqu'il m'avait annoncé un peu plus tôt dans la journée, n'avoir jamais eu de relation amoureuse sérieuse avec une fille… Quoique… J'avais un peu de difficulté à concevoir qu'il n'ait jamais eu de copine ou de coup d'un soir… Il était beau à se damner, gentil, sensible, drôle… Mais, bref, sa réponse et la sincérité que je pouvais lire dans son regard finirent de me faire douter.

Le poids qui s'était déposé sur mes épaules quelques secondes plus tôt s'envola instantanément et je lui montrai la table de chevet du doigt. Il s'étira et fouilla brièvement dans le tiroir pour attraper un préservatif. Depuis que je prenais la pilule contraceptive, j'avais toujours, sur moi, l'équivalent de la protection pour la gent masculine. J'avais beau être vierge, je prenais mes précautions.

Une fois le préservatif enfilé, Jake me jeta un regard et je lus sur son visage de l'appréhension et de la timidité. Puis, lui souriant doucement, je pris les devants et retirai moi-même ma culotte. Cela fait, il se pencha vers moi et me dit :

– Dis-le-moi si je te…

– Promis. Répondis-je plus rouge qu'une pivoine.

Sur ce, il m'embrassa. Dès que ses lèvres touchèrent les miennes, je sentis son bassin se rapprocher du mien et doucement, il se glissa en moi.

Rapidement, je me tendis, cachai mon visage dans son cou et agrippai son dos. La sensation était légèrement inconfortable et il le remarqua tout de suite.

– Tu as mal ? demanda-t-il en se pétrifiant.

– Juste, un peu, mais continu.

– Tu es certaine ?

– Oui. Dis-je en me décrispant de plus en plus.

Sur ce, il s'enfonça un peu plus profondément en moi et commença un lent mouvement de va-et-vient. Au fil des secondes, la sensation devint plus agréable et je finis par prendre du plaisir. Jacob finit par accélérer le rythme de ses coups de bassin et au bout de quelques secondes, il soupira mon nom en enfouissant sa tête dans mon cou, avant de se raidir complètement.

Puis, il s'écroula sur ses coudes et il murmura tout bas, si faiblement, que je me demandai même si je n'avais pas rêvé :

– Je t'aime.

-O-O-O-

Étendu sur le flan, complètement nue dans mon lit, je me mordis la lèvre inférieure, le cœur battant à toute allure. Les derniers mots soupirés par Jacob après nos récents ébats résonnaient encore dans ma tête. Je n'avais pas répondu à son « je t'aime », n'étant pas entièrement certaine de ce que j'avais vraiment entendu, mais j'en avais eu envie, parce que moi, je l'aimais… Et même si ma tête me disait de me calmer, parce qu'en sept jours c'était si peu pour tomber amoureuse, je ne pouvais m'empêcher de le ressentir au plus profond de mon cœur.

Jacob était descendu à la salle de bain question de se débarrasser de son préservatif. Vêtu d'un pantalon bien sûr, mais je croisai les doigts pour qu'il ne croise pas ma petite-cousine ou son chef dans le couloir ou en bas de l'escalier, ne sachant pas quand ceux-ci allaient revenir de cette soirée au coin du feu chez Paul et Rachel.