Les événements décrits ne se passent pas tous dans la série, certains sont modifiés et la temporalité est différente, certains événements se produisent à un autre moment que dans la série.
Je ne suis pas médecin, je ne connais absolument rien aux procédures de réanimation, de chirurgie ou de quoi que ce soit d'autre. Je m'inspire de ce que j'ai vu dans Grey's Anatomy pour écrire les scènes qui contiennent des détails médicaux, je sais donc que ce que j'écris n'est pas nécessairement réaliste ou correct !
Les personnages et Grey's Anatomy en général ne m'appartiennent pas et je ne gagne aucun argent en écrivant cette fanfiction.
« Alors, comment tu vas aujourd'hui ? »
« Je peux avoir de la gelée, docteure Meredith ? » Mer soupira et s'assit au bord du lit du petit garçon.
« Écoute, Paul, tu pourras avoir de la gelée si tu me dis comment tu te sens. C'est important que je le sache pour pouvoir te soigner du mieux possible. » Il baissa les yeux.
« J'ai mal à la tête. »
« Depuis quand ? » Il prit une mine coupable.
« Depuis que je suis arrivé ici. »
« Une semaine ? » Elle n'en croyait pas ses oreilles. En 7 jours, tellement de choses pouvaient se passer, une tumeur, une commotion, un anévrisme, tout était envisageable. Meredith lui prit gentiment la main.
« Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? »
« Je croyais que si je n'étais pas malade je pourrais rentrer chez moi. »
« Je sais que tu veux rentrer chez toi et, crois-moi, avec les autres médecins, ont fait tout ce qu'on peut pour trouver tes parents. Je suis sûre qu'ils vont bientôt savoir que tu es ici et ils pourront rester avec toi. Mais en attendant, tu dois me dire tout ce qu'il se passe dans ton corps. On est d'accord ? »
Il hocha la tête alors que deux autres médecins entraient dans la pièce. Meredith se leva et vint se tenir à côté d'Alex et Arizona le temps de la visite du matin. C'était un rituel dans le service de pédiatrie, et cela même pour les enfants qui ne sortaient pas de la salle de chirurgie.
« Comment vas-tu ce matin, Paul ? »
« Ça va, docteure Robbins. » Grey lui fit les gros yeux.
« Tu te souviens ce dont on vient de parler ? » Le petit garçon dit une mine penaude.
« J'ai un peu mal à la tête. Je peux avoir de la gelée maintenant ? »
« Je vais aller t'en chercher, » proposa Mer en quittant la chambre.
Alors qu'elle revenait de la cafétaria, ses pas s'arrêtèrent à la hauteur d'Arizona, occupée à pianoter sur sa tablette dans les couloirs de la pédiatrie.
« Vous pensez que c'est mauvais signe ? » Robbins leva la tête et éteint sa tablette.
« Tu peux l'emmener au scan ? Je veux être certaine qu'on ne passe à côté de rien. Ce mal de tête n'est peut-être pas grand-chose mais il vaut mieux vérifier. À ta place je ne m'inquiéterais pas trop, sur les scans du jour de son admission tout était parfait. »
« Est-ce que vous avez des nouvelles des services sociaux ? »
« Ils n'ont toujours pas trouvé ses parents, personne ne s'est manifesté. Et dès Paul n'aura plus besoin de nos soins, ils le prendront en charge en attendant de retrouver sa famille. » Elle remarqua la moue ennuyée de la résidente.
« Je sais, ça ne me plaît pas plus que toi mais ce sont les règles, nous ne pouvons pas le garder ici plus que nécessaire. Mais je vais voir ce que je peux faire. Je te donnerai des nouvelles. »
« D'accord, merci beaucoup. »
« Oh, et bipe-moi quand tu as les scans, » lança-t-elle en commençant à glisser sur ses roulettes vers le fond du couloir.
Assis dans la petite pièce vitrée, Alex et Meredith se partageaient des crackers. Soudain, les écrans noirs affichèrent les scans cérébraux de Paul Doe et le paquet de crackers s'écrasa au sol.
« Oh mon dieu. »
« Comment on a pu passer à côté de quelque chose comme ça ? »
« Comment j'ai fait pour ne pas le voir sur les premiers scans, cette chose est énorme, » Mer avait du mal à croire ce qu'elle voyait.
« Je bipe Robbins. Et la neuro. Ce truc est une vraie bombe à retardement. »
Ils restèrent médusés devant les écrans. De l'autre côté de la vitre, un infirmier sortit le petit garçon de l'énorme machine, l'installa sur une chaise roulante et le ramena en pédiatrie. Paul sourit à l'infirmier, lui raconta une blague et éclata de rire. Pas une seule seconde il aurait pu se douter de ce qui grandissait dans son cerveau.
Après quelques minutes de silence total dans la cabine, Arizona Robbins rejoignit les deux résidents en souriant. Mais dès qu'elle posa un œil sur les écrans, son sourire s'évanouit et sa main se posa sur sa bouche.
« Ce sont ses scans ? »
Elle connaissait la réponse. Mais il lui était impossible d'imaginer avoir raison.
« Oui, » répondit Alex.
« Est-ce que… »
« On m'a bipé ? » L'interrompit Shepherd en arrivant dans la petite salle.
À son tour, il jeta un œil sur les écrans et cessa de parler durant un moment.
« C'est un anévrisme énorme. Comment cela se fait-il qu'il soit toujours dans le cerveau de ce patient ? » Meredith leva les yeux vers lui, leurs regards se croisèrent.
« Il est arrivé il y a une semaine à cause d'une chute. C'est un petit garçon. Il a 5 ans. » Derek la regarda.
« 5 ans ? Je n'ai jamais vu un anévrisme de cette taille-là chez un patient de moins de trente ans. Vous n'avez pas fait de scan à son admission ? » La voix du docteure Grey s'enroua.
« J'en ai fait un. Je n'ai rien vu. »
« C'est impossible. Tu as dû manquer quelque chose. »
« Je n'ai rien manqué, Der… docteur Shepherd. Ses scans étaient parfaits. »
« Affichez-les. »
Alex chercha dans les centaines de dossiers et trouva finalement celui de Paul. Les images d'affichèrent la seconde d'après. Derek se pencha en avant, ses mains sur la table frôlant celle de Mer. Elle s'écarta doucement et déglutit.
« Vous voyez, il n'y a rien. »
« Comment est-ce possible qu'un anévrisme de cette taille apparaisse en seulement une semaine ? » demanda Arizona. Derek secoua la tête.
« C'est… Je n'ai jamais vu ça. Il faut immédiatement l'opérer, l'anévrisme peut se rompre à tout moment et le tuer sur le champ. On ne peut plus attendre, je vais m'en occuper. Docteure Grey, vous m'assistez ? »
« Je… »
« Je suis sûr que la neuro vous manque. C'est un cas exceptionnel. »
« Je serai là, » conclut-elle rapidement avant de disparaître dans l'hôpital.
