Bonjour à tous,
Aujourd'hui, on reprend avec Harry et on rencontre le quatrième membre du groupe des UniGirls. Je m'amuse beaucoup avec les quatre membres du groupe.
J'aime aussi beaucoup écrire sur les relations parents-enfants et je m'éclate dans ce chapitre. Les adolescents qu'on connaît ont grandi, mûri et si peu changé. Ron rougit toujours quand on lui fait des compliments et craque devant sa fille parce qu'il est trop gentil parfois ; Hermione gronde toujours ses meilleurs amis mais est tout à fait capable de renchérir sur leurs blagues les plus idiotes ; Harry est toujours un peu à côté de la plaque mais prend toujours autant son pied quand il est avec les gens qu'il aime.
J'espère que cette fic vous plaît toujours autant. Je sais que vous êtes pas mal à me lire mais je ne sais pas bien si vous vous amusez autant que moi.
Des bises
Nictocris
Harry donna un coup de coude à Ron qui était toujours penché sur sa fille pour nettoyer ses vêtements : Janice venait d'arriver. Janice, c'était le dernier membre des UniGirls. Elle était un peu plus jeune que les trois autres membres. Elle avait entamé une carrière solo depuis la fin du groupe qui fonctionnait plutôt bien.
Mais, surtout, Janice était très éprise de Ron. Rien ne faisait plus rire Hary que de voir Ron rougir devant ses compliments intarissables. Il décida, comme d'habitude, de ne pas laisser passer cette occasion :
- Salut Janice ! Comment vas-tu ? Tu écris quoi comme chanson en ce moment ?
Eden lança un regard complice à Harry en attendant la réaction de Janice.
- Bonjour Ron, répondit cette dernière, ignorant totalement Harry et se concentrant sur l'objet de son attachement. Oh Ron, tu semblais tellement attentionné envers ta fille que je n'osais pas te déranger… Elle a de la chance d'avoir un père comme toi !
Ron rougit violemment. Eden décida d'en rajouter une couche :
- Lizzie, Rose et Edward sont les enfants les plus aimés du monde. C'est normal, ce sont les enfants de …
- Ron Weasley !, crièrent-ils tous ensemble.
Quelques années auparavant, Eden avait lancé le jeu du "Ron Weasley's facts". Chaque fois que Janice faisait un compliment à Ron ou à son entourage, elle énonçait un "Ron Weasley's fact". Le préféré de Harry faisait rougir ses deux meilleurs amis aussi fortement l'un que l'autre : Pourquoi Hermione est la femme la plus heureuse du monde ? Parce que Ron Weasley a accepté de l'épouser et de lui faire des enfants.
Ron serra la main de Janice pour la saluer. Selon lui, c'était Hermione qui ne voulait pas qu'il approche Janice de trop près mais Harry soupçonnait que le comportement de Janice le mettait trop mal à l'aise pour qu'il ose l'approcher plus.
Les filles se saluèrent à grands bruits, dans lesquels Harry entendit une remarque de l'éternelle admiratrice de son ami "Ron et toi êtes magnifiques". Eden, que rien n'arrêtait, passa alors son bras autour des épaules de Ron et compléta en riant :
- Hermione est magnifique parce qu'elle s'entretient mais Ron n'en a pas besoin, il a un métabolisme parfait !
- Tellement parfait que sa réputation a dépassé les limites de Poudlard durant notre scolarité, renchérit Harry.
- Sorcière Hebdo n'a jamais osé dire que pour atteindre la perfection, il fallait être Ron Weasley. Ils ont trop peur de perdre des lectrices, se lança Diane.
- Hermione, il ne faudrait pas laisser l'une de nous seule avec lui, on ne sait pas ce qu'il pourrait se passer, ajouta Candice.
- C'est vrai qu'il est irrésistible, enchaîna Janice.
Harry pouffa lorsqu'il vit l'air sérieux de Janice.
Ron avait donné des surnoms débiles à toutes ses prétendantes qui se jetaient parfois littéralement à ses pieds, certaines tellement niaises qu'il avait eu l'impression de parler à de la guimauve rose. Mais Ron avait décroché le pompon : Janice était infatigable. Elle connaissait Ron depuis plus de quinze ans maintenant et, pour elle, c'était le coup de foudre de sa vie. Harry se souvenait même d'une soirée plutôt arrosée où elle avait même demandé à Ron d'être la suivante après Hermione. La réponse de Ron ("Il n'y a pas d'après Hermione") avait entraîné un des plus gros fous rires du groupe mais n'avait pas atténué les ardeurs de Janice.
- La seule qui ait jamais passé du temps en tête à tête avec Ron dans les loges, c'est bien Hermione, reprit Candice.
- En as-tu vraiment profité, Hermione ? Normalement, c'est avec un membre du groupe que les liaisons s'installent, demanda Janice pleine d'espoir.
- Qu'en sait-on ? Si ça se trouve, Eddie chéri a été conçu dans notre loge, corrigea Eden. La preuve, c'est LE fils rock'n roll de Ron et Hermione.
- Grand bien vous a pris de rester sages, les gars, ajouta Diane. Je n'aurais pas voulu tomber sur vous dans une position équivoque à la fin d'un concert. Même si ça pourrait être flatteur de savoir qu'on vous faisait autant d'effet.
Voyant les joues de Ron et d'Hermione se colorer légèrement, Harry se dit que cette blague devait être plus près de la réalité que Diane ne le pensait. Pouvait-il seulement leur en vouloir, vu qu'il avait aussi profité de l'intimité des loges à une certaine époque.
Les conversations allaient bon train. Les filles avaient dévié sur les enfants, la tournée européenne de Janice et le dernier voyage d'Eden en Mongolie. Harry et Ron se mirent en quête de nourriture et de whisky pour continuer de fêter dignement cet anniversaire, bien contents de laisser les filles renouer entre elles.
Ils entendirent leurs dernières se chamailler. Apparemment, Jane avait renversé ("sans faire exprès, papa, j'te jure") du jus de canneberge sur la jolie robe de Lizzie, fraîchement nettoyée par son papa. En pères responsables, ils abandonnèrent leur chasse pour se précipiter au secours de leurs filles.
Une fois les robes nettoyées, les enfants rabibochées et installées à table avec un verre plein, Harry et Ron s'assirent à côté d'elles et se servirent enfin de chips de potiron et de whisky pour faire honneur à l'apéritif.
- Je profiterai des dix jours qu'on passe chez vous pour aller un peu plus chez mes parents. J'ai l'impression de ne pas beaucoup m'occuper d'eux, remarqua Ron.
- Je ne pense pas qu'ils t'en veuillent. Surtout qu'ils voient beaucoup Lizzie et que Rose et Edward ont passé pas mal de temps chez eux ces derniers temps.
- J'ai surtout envie de les recevoir pour Noël. Hermione en a un peu assez de devoir aller en France et de ne pas en profiter et moi, j'ai l'impression de dépendre de mes frères pour prendre soin de mes parents.
- Commence pas dégnommer définitivement leur jardin, ça leur fera sûrement plaisir !
- Décidément, j'ai une vraie réputation de dégnommeur, rit Ron.
- Contrairement à ce que tu sembles croire, le mythe Weasley n'est pas un mythe.
Alors que Ron rougissait sous le compliment, Neil arriva vers eux avec, à la main, une bouteille de porto qu'il voulait offrir et entamer pour l'anniversaire d'Harry.
- De quoi vous parlez ?
- De gnomes et de Noël prochain, répondit Harry en lui tendant son verre pour avoir un peu de porto. Et toi ? Votre installation se passe bien ?
- Le compromis qu'on a trouvé n'est pas parfait mais on devra s'en contenter pour le moment. Il faut que je rende mon appartement à Londres fin septembre. Je ne veux pas partir trop loin du boulot en ce moment. Et elle ne veut pas vivre à Bristol alors que la villa est parfaite pour recevoir toutes nos familles.
- Que des problèmes de riches, se moqua gentiment Harry.
- Tout à fait, reprit Neil. Mais du coup, je me retrouve avec une villa inhabitée, que je ne vendrai pas puisqu'elle appartient à la famille depuis plus de deux cent ans et que Ginny aime beaucoup y passer une partie des vacances d'été. Je pense que je vais voir avec Drago : il vient de créer une agence de location pour les demeures familiales sorcières.
- Mais il travaille ?, s'étonna Harry. Drago Malefoy travaille ?
- Il ne doit pas beaucoup arrêter celui-là, dis-moi, continua Ron. Entre le cabinet d'avocat et l'agence de location, c'est un vrai bourreau de travail.
Neil éclata de rire :
- Oh non, il ne travaille pas : il gagne de l'argent ! Il n'est jamais au cabinet : il cherche les clients et il nous les envoie. Pour l'agence, c'est pareil : il a embauché deux agents immobiliers compétents et il a fait jouer ses relations pour lancer la boîte.
- Et il loue pour les vacances, demanda Harry, intéressé.
- Oui, je n'ai pas encore bien étudié toutes les options mais je sais qu'on peut proposer ses dates de disponibilité et interdire l'accès de certaines parties de la maison aux occupants. Il y a pas mal de familles sangs-purs qui ne peuvent plus habiter leurs demeures à l'année mais qui veulent les garder.
- Mais c'est génial ! s'exclama Harry.
Ron s'étouffa dans son verre.
- Je ne vois pas en quoi louer des maisons sorcières semble si génial, toussota-t-il.
- On peut louer une de ces maisons pour Noël prochain ! Comme ça, tu peux recevoir toute la famille et affiliés, on n'est pas obligés de partir en France et, myrtille sur tarte à la mélasse, on aura des vacances de Noël dignes de ce nom !
- On va pas louer une maison à Malefoy !
Neil intervint, connaissant leur inimitié commune :
- Vous n'êtes pas obligés de le rencontrer. Comme je vous le disais juste avant, il a embauché des gestionnaires pour faire tourner sa boîte correctement, il n'y met pas les pieds personnellement.
- Vu comme ça, il n'y a que des avantages, convint Ron. Je suis content de t'avoir avec nous, plutôt que contre nous.
- Il est avec moi, lança une voix derrière eux.
Ginny arrivait tranquillement, un verre plein à la main, qu'elle posa devant Neil, et alla embrasser ses nièces et les complimenter sur leur tenues respectives.
Voyant la réaction réjouie de Lizzie, Harry comprit enfin le goût pour la mode de la dernière fille de Ron : Lizzie adulait sa tante Ginny et faisait tout pour lui plaire, surtout en matière de mode.
- Rassure-moi Ginny, tu n'as pas l'intention de faire de Jane une fashion victim comme sa cousine.
Ginny s'installa avec les garçons :
- Pourquoi pas, ta fille est jolie et gracieuse, elle ferait une jolie fashion victim. Tiens, c'est une idée, ça…
- Harry, je ne te souhaite pas que ce projet réussisse. Lizzie est extrêmement minutieuse quand ça concerne son look.
- Papa !, entendit-on quand Ron parla de sa fille.
- C'est un compliment, ma grande, répondit-il, gêné.
Ginny se tourna vers sa nièce :
- Ton père est un ours, ma belle, il ne reconnaîtrait pas une licorne d'un scroutt !
Harry et Neil se marraient en écoutant la conversation absurde qui se jouait devant eux. Lizzie, Ginny et Jane partirent toutes les trois main dans la main : Jane voulait faire découvrir sa décoration d'anniversaire à sa tante et Lizzie voulait profiter de ce moment entre filles.
Quand les filles furent parties, Ron se frappa le front :
- L'interview ! Il fallait que je lui parle de l'interview !
- Parce qu'elle a déjà fait une interview ?, s'étonna Harry. Oh non ! Je voulais avoir la primeur...
- Mais non, c'est justement pour toi ! Pour qu'elle accepte une interview de toi !
- Pourquoi elle n'accepterait pas ?, demanda Harry, un peu vexé.
Ron rougit, bafouilla quelque chose d'incompréhensible à propos de journal et de surprise ou peut-être de fringale et bière grise.
Harry, qui connaissait son meilleur ami sur le bout des doigts, comprit assez rapidement qu'il lui cachait quelque chose. Il se leva et partit en direction de Ginny :
- Je vais lui demander tout de suite, alors.
- Non !, s'exclama Ron. Euh, si je te dis quand tu dois y aller, ça te va ?
Harry rit de bon cœur devant l'air gêné de Ron.
- OK, on fait comme ça. Je ferais comme si ton comportement était normal. Je vais aller saluer Frisure que je viens d'apercevoir, dit-il en s'éloignant.
Frisure, l'elfe libéré, n'avait pas changé depuis qu'Harry le connaissait. Il était aussi rond et ridé qu'une vieille pomme. Sa tenue se composait de vêtements pris au hasard dans son placard. Le mélange du jour : chemise hawaïenne verte et orange, bermuda en jean troué aux genoux et espadrilles jaunes. Seul son couvre-chef, une casquette de contrôleur de train SCNF volée en France par Ginny, restait un accessoire immuable. C'était son uniforme de chauffeur des UniGirls, même s'il ne conduisait plus le car depuis huit ans.
Il attrapa le bras d'Harry pour amener son visage à sa hauteur et lui claquer une bise sur chaque joue :
- Content de vous voir, ami Potter ! Vos enfants ont bien grandi, votre femme est belle et souriante (que Merlin la garde en aussi bonne santé), vous êtes un homme heureux à ce que je vois.
- J'applique tes conseils, tu sais. Comme tu m'as dit le jour de mon mariage : On ne prend jamais une femme au dépourvu en lui disant qu'on l'aime. On est toujours en retard d'une minute ou deux. J'ai toujours eu des problèmes avec la ponctualité.
- Les vieux ont toujours raison, répondit Frisure dans un grand éclat de rire bourru.
Harry avisa la petite elfe accrochée à la main du chauffeur et la salua.
- Pivoine, je te présente Monsieur Harry Potter, le mari de Madame Diane Abbot, mon ancienne maîtresse. C'est Madame Diane Abbot qui nous a libérés, ma mère et moi, il y a quinze ans.
Harry sourit en entendant le nom de l'elfe. Souvent, lorsque les elfes partaient volontairement de leur famille, ils changeaient leur nom pour abandonner complètement leur statut d'esclave. Il se doutait que ce nom de fleur était le premier choix de liberté qu'elle avait fait.
Pivoine tendit une main un peu tremblante vers Harry. Harry la serra avec douceur:
- Vous avez un très joli nom et vous êtes aussi ravissante que cette fleur.
Pivoine rougit et se cacha derrière Frisure.
- Excusez-la, mon ami, elle est encore timide avec les humains. Elle est partie de chez elle la semaine dernière. Je l'ai invitée pour le …
Frisure s'arrêta d'un coup et reprit, gêné :
- Pour… pour qu'elle rencontre Hermione, voyez-vous. C'est… c'est un peu notre… euh … héroïne à tous, vous comprenez.
Harry rit de bon cœur.
- Frisure, tu me caches quelque chose, et j'espère que ce n'est pas un œuf de dragon. Je ne t'interrogerai pas plus. Mais comme je sais que ta loyauté ne va qu'à Diane, je me demande ce qu'elle me cache.
- Vous savez, ça fait longtemps que Monsieur Weasley ne m'a pas confié d'œuf de dragon.
Ah bon ? Harry s'éloigna en se demandant à quel Weasley Frisure faisait référence.
