Bonsoir à toutes et à tous.

Et bonne année! J'espère qu'elle sera plus sereine pour tout le monde, et remplie en belles histoires sur ce fandom! Le thème du jour ne fût pas facile à écrire, donc j'espère que cela vous plaira un peu quand même! Un peu d'humour décalé pour attaquer l'année.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

Nous vous souhaitons une agréable lecture.


16- Rocket (Fusée)

Par Saharu-chan

« Quelqu'un sait ce qui se passe ? Demanda Seiya en prenant place auprès de ses amis.

— Le Grand Pope a convoqué tout le monde pour une réunion d'urgence, répondit Shiryu.

— Sérieux ?

— Quatre-vingt-huit Chevaliers, oui.

— Techniquement, on est quatre-vingt-dix.

— Pardon ?

— Bah, avec Kanon et Shion…

— Si tu veux. »

Seiya jeta un coup d'œil derrière lui, où s'asseyait l'armée de Chevaliers de la Déesse Athéna. Vu le regard que s'échangeaient l'ensemble des personnes présentes, il paraissait évident qu'il y avait interrogation quant à la raison de cette convocation. Les Chevaliers d'Or, imperméables à l'ambiance, se tenaient plus en accord avec leur personnalité qu'avec leur rang. Si Seiya avait été parieur, il aurait sans doute mis une pièce sur la possibilité d'une sieste improvisée par Shaka, en tailleur sur sa chaise. On ne la lui faisait pas comme ça. Camus, pour sa part, tourna une page de son journal en Mandarin, certainement emprunté à Dohko qui paraissait s'ennuyer profondément.

Quelques minutes plus tard, Shion fit son entrée, le regard sombre et stressé pour ne pas changer. Abandonner le casque et le masque moches de Saga n'était peut-être pas l'idée la plus lumineuse qu'il ait eu, mais visiblement, leur Grand-Pope réintroduit avait décidé de bien leur montrer à quel point diriger de nouveau le fatiguait profondément. Il tirait derrière lui un grand tableau blanc sur roulettes, qu'il installa en plein milieu du hall. Levant un regard courroucé vers ses Chevaliers, il frappa du pied sur le sol antique qui trembla sur ses fondations.

« Faut qu'il apprenne à gérer sa colère, le vieux… murmura Ikki.

— Oui, même mon maître n'a pas mis les pieds au treizième depuis deux semaines, ajouta Shiryu.

—Cela explique bien des choses, souffla Shun en se frottant le visage.

— Silence ! Tonna Shion. Tout le monde la boucle et vous m'écoutez. On va faire un petit point de stratégie, parce que j'en ai ras-le-bol. »

Le Grand Pope, qui avait insisté sur ces derniers mots avec la violence d'un ennemi du Sanctuaire expliquant son plan diabolique, sortit une longue baguette en bois et retourna le tableau, faisant apparaître un dessin assez détaillé d'une technique très appréciée parmi la Chevalerie. Relevant ses lunettes sur son visage et fusillant du regard son assemblée, il tapota sur l'ardoise.

« Voilà, alors. Je sais que vous êtes nombreux à avoir recours à cette attaque. Et je vous le dis tout de suite : je ne veux plus la voir.

— Mais… commença Pégase.

— La ferme. Seiya, Shiryu, Ikki, Kanon, notamment, je vous vois, merci. Et on va arrêter les frais: ceci n'est pas une technique à utiliser sur le long terme, à transmettre au moindre apprenti ou à renommer si l'idée vous vient, d'accord ? J'entends bien que ce fût très pratique à des moments désespérés, mais au nom du Sanctuaire, est-ce que vous pouvez arrêter d'y avoir recours ?

— C'est quand même sympa pour finir certaines choses… grommela Kanon.

— Tu le finis comme tu veux, ton Juge des Enfers, mais ça, c'est non. »

Le Dragon des Mers s'étouffa alors que Milo ricanait à côté de lui.

« J'en ai parlé avec notre Déesse : on en a tous les deux ras-le-bol de devoir se justifier auprès de tous les gouvernements connus. La dernière chose dont on a besoin, c'est d'une ogive nucléaire sur le nez.

— Bah, elle ne pourrait pas nous atteindre. C'est pas comme si on avait Saga et Kanon pour ce genre de choses… » dit simplement Seiya en désignant les deux hommes.

La réglette en bois frappa à quelques millimètres du visage de Pégase dans la colonnade adjacente. Shion, le cosmos fulminant, observait ses protecteurs avec hargne.

« Le prochain que je choppe, je lui annule sa barrière de protection mentale pour les conversations privées pendant un mois. Vous êtes prévenus. »

Satisfait du frisson de panique qui secoua la Chevalerie, le Grand-Pope quitta les lieux en trombe, marmonnant dans sa barbe inexistante alors qu'il relisait la énième lettre paniquée de la NASA, qui ne comprenait pas comment et pourquoi le Sanctuaire faisait constamment décoller des « fusées intempestives menaçant la paix mondiale. »

Ce à quoi Shion était parfois tenté de répondre que c'était sans doute la dernière chose à craindre lorsqu'on connaissait les capacités des Chevaliers, et leur tempérament pourri incontrôlé.