Bonjour,
Et une nouvelle semaine qui démarre !
Bon j'avoue j'étais un peu frustrée la semaine dernière car les statistiques ne fonctionnaient pas mais maintenant c'est de nouveau fonctionnel et donc je prends plaisir à voir le chiffre gonflé ! Que de personnes qui visitent cette histoire ! J'espère que la visite vous plait ainsi que le guide ! :)
Sinon nous avons dépassé les 100 commentaires ! Alors bravo nous et merci vous :)
Breffffff merci encore et toujours à la personne qui m'aide dans la correction : Lagasy. D'ailleurs ses commentaires dans ce chapitre était à mourir de rire et on fait ma journée.
Merci aux personnes qui prennent le temps de commenter tel que Pims10, olivia59350, gaellezjey (d'ailleurs meilleurs voeux à toi aussi et ton petit smiley habituel ma manque ;) ), hmp ou encore lamemeguest.
D'ailleurs pour lamemeguest : vingt-trois de suites ce n'est rien comparé au record mondial qui est de 120 et quelques. (note à moi meme stopper ce genre de recherche lol). Pour le côté Riley et les mots : j'avoue que je me sers de mes nièces qui ont à peu près le même âge et ça ne me choque pas tant que ça. Elles sont grandes et grosses lectrices et ont donc un vocabulaire assez étendu un peu comme lui.
Pour ce qui est de l'ambiance de ville merci ! J'ai vécu aussi dans ce genre d'univers et en effet on sait tout sur tout le monde ! Je n'ai jamais été plus heureuse quand j'ai déménager dans une grande ville ou je suis redevenue anonyme ! C'était à tel point que ma mère savait ce qui se passait dans ma journée de travail sans que je lui raconte ! Enfin bref ! J'espère que ce chapitre va te plaire :)
En tout les cas, j'espère que ça va vous plaire.
A tout de suite dans les commentaires
Et à la semaine prochaine pour le nouveau chapitre !
Bonne semaine à vous :)
Chapitre 15 : Une vraie tigresse.
Tous les ans, c'était La Push qui accueillait les événements d'Halloween. Il fallait dire que l'endroit s'y prêtait totalement, à la fois par le décor naturel que par les légendes et la magie amérindienne que la terre dégageait. Bien sûr certains enfants faisaient quand même du porte à porte à Forks, mais si ils voulaient avoir de meilleures friandises il fallait alors faire la route vers La Push. Le comité des fêtes de la ville de Forks et La Push organisaient en plus un tas d'activités effroyablement amusantes.
Et cette année, j'avais été réquisitionnée à la fois parce que j'étais une commerçante de la ville, mais aussi parce que j'étais maintenant officiellement une habitante de La Push. Et surtout parce que c'était Sue à la tête du comité et que j'étais incapable de lui refuser ça. Bon j'avais peut-être été corrompue par des roulés à la cannelle, sous le regard moqueur de Paul. J'avais donc passé ma semaine à prêter main forte pour le samedi d'Halloween. Riley avait aussi été d'une grande aide, surtout quand on nous avait confié la tâche des gâteaux et autres douceurs à faire pour la vente qui aurait lieu le samedi soir.
Phil avait réussi à rentrer le vendredi après-midi avec Seth qui ne voulait absolument pas manquer le premier Halloween à La Push de Riley et le mien aussi par extension. Je n'avais jamais réussi à revenir pour les festivités, contrairement aux filles. Bizarrement, Halloween faisait partie des périodes à forte affluence à la librairie où je travaillai à Seattle. Autant dire que je regrettai absolument de n'avoir jamais réussi à me libérer, parce que la transformation de La Push était incroyable. J'avais vraiment l'impression d'être dans un autre lieu.
Riley était absolument excité par les événements, mais aussi par les décorations. Il nous avait imposé chaque jour une promenade dans les rues avec Biers pour s'imprégner de l'atmosphère. C'était ses mots pas les miens. Je me demandai d'ailleurs où il avait pu apprendre cette expression. Mais Riley était Riley, je n'avais pas cherché à savoir. La seule chose qui comptait c'était de le voir heureux.
« Sérieux ? En joueur de base-ball ? » Hallucinai-je.
« Non, ma grande, en moi même. » Répondit Phil en me faisant voir le dos de sa veste floquée à son nom.
« Je vois de qui tient Riley pour sa créativité niveau costume. » Me moquai-je.
« Parce que tu crois que tu es mieux en petit chaperon rouge ? »
« Elle me donne envie de la croquer. » Déclara Paul en entrant dans le salon.
« Épargnez mes chastes oreilles, vous deux. » Râla Phil en quittant la pièce pour rejoindre Riley.
Paul me vola un baiser avant d'appeler Biers pour lui enfiler son costume, car même lui n'y échappé pas. Il allait être notre loup déguisé en grand-mère. Je croisai juste les doigts pour que le bonnet de grand-mère ne le gêne pas. Paul était le bûcheron, heureusement pour moi il avait un tas de chemises de bûcheron dans le dressing. J'avais donc réussi à le convaincre de se déguiser avec nous, j'avais aussi utilisé d'autres méthodes un peu moins orthodoxes pour le convaincre et arrêter de l'entendre râler.
Pour ma part, j'avais aussi pioché dans mon dressing pour le costume sauf pour la cape que j'avais trouvée sur internet. Je n'avais pas cherché à faire dans l'extra non plus, la seule chose qui comptait pour moi c'était de faire plaisir à Riley, mais surtout de ne pas avoir froid. J'avais donc revêtu une robe pull col roulé noire à manche longue avec ma paire de cuissarde noire. Bien sûr, en dessous j'avais enfilé un t-shirt à manche longue et des collants thermos-isolants. Normalement, ça devrait suffire si la pluie n'était pas de la partie.
« Tu sais que c'est toi le plus beau. » Roucoulai-je en caressant Biers quand il fut prêt.
Je n'avais pas pu m'empêcher de prendre un tas de photos de lui et de Paul en train de le préparer. J'étais officiellement gaga de ce chien.
« Tu sais que je vais commencer à être jaloux de lui. » Râla Paul.
« Tu peux, je crois même que je l'aime plus que toi. » Le taquinai-je.
« Petite peste. » Grogna-t-il en s'avançant vers moi.
Je me retrouvai rapidement dans ses bras alors que j'étais morte de rire. Mes bras autour de son cou et mes jambes autour de sa taille, ses mains s'étaient posées sur mes fesses qu'il prenait plaisir à tripoter. Son visage était fermé, mais ses yeux pétillaient de malice. D'un point de vu extérieur on pouvait penser qu'il était en colère, mais c'était vraiment tout le contraire.
« Alors qui aimes-tu le plus ? » Me demanda-t-il.
« Biers. » Répondis-je du tac au tac.
« Tu es sûre ? »
J'acquiesçai en souriant fièrement.
« Je vais encore devoir te punir. » Souffla-t-il faussement contraint, déclenchant de nouveaux rires chez moi.
Il me posa sur le comptoir de l'îlot de la cuisine avant de commencer à me chatouiller les côtes. Il avait trouvé, récemment, que j'étais toujours chatouilleuse et en profité régulièrement pour m'embêter. Mon ventre était douloureux à force de rire, je gigotais dans tous les sens pour lui échapper.
« Stop ! » Criai-je entre deux rires. « Pouce, s'il te plaît. » Demandai-je essoufflée.
« Alors ? »
« C'est bon tu as gagné. » Répondis-je encore à bout de souffle.
« Dis le. »
« Dire quoi ? »
« Que tu m'aimes plus que Biers. » Exigea-t-il.
Je gloussai devant sa bêtise. J'enroulai à nouveau mes jambes et mes bras autour de lui pour l'attirer à moi.
« Je t'aime plus que Biers, Paul Lahote. » Déclarai-je avant de l'embrasser.
Je le sentis sourire sur mes lèvres. Il était tellement fier de lui. Des fois, j'avais l'impression d'avoir affaire à un enfant, surtout quand il se mettait à bouder. Mais c'était tellement adorable.
« Tu vois, c'est toujours comme ça. » Soupira Riley exaspéré.
J'essuyai les éventuelles traces de rouge à lèvre carmin sur les lèvres de Paul avant de regarder Riley qui venait enfin de descendre. Phil était à deux doigts de rire face à l'expression de son fils.
« Ça rend quand même bête l'amour. » Ajouta-t-il pour lui même.
« Un jour ça sera ton tour, mon pote ! » Répondit Paul en m'aidant à descendre du comptoir.
« J'ai hâte de voir ça, on pourra enfin se moquer de lui. » Gloussai-je en réajustant ma robe.
« On pourra peut-être le filmer à ce moment là ? » Dit Paul.
« Oh oui ! D'ailleurs, on ressortira les vieux albums photos pour montrer bébé Riley. »
« Bonne idée, bébé. Je pense qu'on devrait même faire un film avec toutes les vidéos de lui que tu as déjà. » Enchaîna Paul sous le rire de Phil.
« Vous êtes... Vous êtes diabolique ! » Cria Riley. « Papa, sauves moi ! »
« Quelle méchante sœur tu as, mon fils. » Ricana Phil.
« Tu as vu ça ! Et elle est toujours comme ça ! » S'exclama-t-il. « D'ailleurs, je pense que j'ai besoin de bonbons pour aller mieux. » Affirma-t-il.
« Tu ne perds pas le nord, toi. » Gloussai-je à nouveau. « Allez on y va, sinon Riley va nous faire une dépression. »
J'entraînai toute ma smala vers l'extérieur avant de partir à pied vers le centre des festivités. Il était impossible pour nous de prendre une voiture, car La Push devenait entièrement piétonne le temps d'une soirée. Riley était tellement excité qu'il passait plus son temps à sautiller qu'à marcher. Phil et Paul discutaient de la première semaine de Phil à Portland, alors que moi je surveillai mon ninja de petit frère en compagnie de Biers à qui il racontait des histoires d'horreurs.
Notre petite équipe arriva rapidement chez Emily, chez qui on avait rendez-vous. Tout le monde avait joué le jeu du déguisement pour faire plaisir aux enfants. Les jumeaux étaient aussi excités que Riley et les trois se retrouvèrent rapidement afin de mettre en place le plan pour récupérer le maximum de bonbons.
« Est-ce que tu as une galette et un petit pot de beurre dans ton panier ? » Me demanda Peter en m'embrassant la joue.
« Non, par contre, je peux m'en servir pour t'assommer et t'enterrer dans les bois après. » Lâchai-je avec un rire mauvais.
« Charlotte ! Bella est méchante avec moi ! » Chouina-t-il en retournant auprès de sa femme.
« En tout cas, Biers est élu meilleur costume. » Approuva Claire.
« Tu as vu ça ! C'est lui le plus beau ! » Roucoulai-je à nouveau en caressant mon chien. « D'ailleurs, c'est lui que j'aime le plus. »
« J'ai entendu ! » Cria Paul alors en conversation avec Jasper et Emmett. « Je vais me venger, Swan. »
« Parole, parole, parole... » Chantonnai-je en fuyant vers mes copines.
« Ils sont déchaînés, ce soir. » Avertit Phil, faisant rire les autres.
On finit par se mettre en route pour commencer la tournée des maisons avant de rejoindre la fête au centre. C'était une véritable kermesse qui était organisée sur le thème d'Halloween. La plupart des habitants de La Push et de Forks tenaient les stands de jeux où les récompenses étaient des sucreries. Ça n'avait rien à voir avec le traditionnel porte à porte, mais je trouvai ça encore mieux. Certains anciens de La Push étaient même là pour raconter les légendes Quileutes, ce que je trouvai absolument génial. Au moins ça permettait que les légendes ne s'oublient pas et continuent à se transmettre de génération en génération.
Au cours de la soirée, je laissai Biers à Paul pour rejoindre le stand des gâteaux afin d'aider à la vente. J'avais aussi accepté de faire ça pour une petite heure.
« Tes gâteaux ont un véritable succès, Bella. » M'informa Sue.
« Riley a fait la moitié du travail. »
« Il est aussi doué que sa grande sœur. » Répondit-elle en m'embrassant la joue. « Je te présente Angela Weber qui va être ta partenaire pour la prochaine heure. Angela voici Bella, ma seconde fille. » Nous présenta Sue. « Bon je vous laisse, je suis attendue ailleurs ! » S'exclama-t-elle avant de filer.
« Elle ne s'arrête jamais. » Sourit Angela.
« Jamais. » Confirmai-je.
« Je suis contente d'enfin te rencontrer, Bella. »
« Moi aussi, Angela. »
« Alors cette vie ici ? Tu en penses quoi ? »
On continua à bavarder sur la vie à Forks en général, mais aussi sur sa vie. Angela était l'agent immobilier qui travaillait maintenant en exclusivité avec l'entreprise de Paul. Je comprenais pourquoi il préférait travailler avec elle plutôt que Lauren Mallory. Angela était beaucoup plus accueillante, chaleureuse et vraie que Lauren. Elle était la fille du pasteur de Forks et était fiancée à Ben Cheney. C'était agréable de pouvoir parler avec d'autres personnes que mon cercle habituel.
Comme l'avait dit Sue, les gâteaux avaient vraiment un franc succès et notre conversation était régulièrement entrecoupée quand un nouveau client arrivé. Quand Sue m'avait annoncé les quantités à faire, j'avais trouvé ça énorme, mais finalement c'était elle qui avait vu juste. L'argent de la vente des gâteaux servaient au comité des fêtes, mais aussi à l'association des parents d'élèves.
« Bella Swan ? »
« Mike Newton, quelle surprise ! » M'exclamai-je.
« Je.. whaou, incroyable ! » Balbutia-t-il.
Mike n'avait pas vraiment changé en quasiment dix ans, il gardait encore un visage de poupon blond. Il était peut-être un peu plus grand que quand on était ado, mais il était facile de le reconnaître.
« Mais qu'est-ce que tu fais là ? »
« Je vends des gâteaux ? » Demandai-je.
Ça me paraissait évidement, mais bon avec lui j'avais vite compris que l'évident n'était pas assez évident pour lui.
« Je vois bien, mais je veux dire ici à La Push. »
« Oh ! » Répondis-je gênée. « Je vis ici, maintenant. »
« Tu n'es plus à Seattle ? »
« Elle vient de te dire qu'elle vit ici, Mike. » Souffla Angela en levant les yeux au ciel.
« Oh, Angie, salut ! Je ne t'avais pas vu. »
J'avais aussi rapidement comprit que Mike et la délicatesse n'allaient pas ensemble, il avait même plutôt tendance à être vexant sans même le vouloir.
« J'ai repris la librairie en ville. »
« Ah oui ? Ma mère m'avait dit que Volterra avait été repris, mais je ne savais pas que c'était toi. » Répondit-il. « Sinon, je serais venu plutôt ici. » Ajouta-t-il avec un sourire. « Tu sais que je suis journaliste, maintenant. »
« Sympa. Est ce que tu désires quelques choses ? » Demandai-je en lui présentant les gâteaux.
« Oui, oui. Je vais prendre ça, ça et ça. » Dit-il en désignant plusieurs gâteaux que j'emballai aussitôt. « Et ton numéro de téléphone. »
« Pardon ?! » M'exclamai-je surprise faisant rigoler Angela.
« Oh allez, Bella. Ne fais pas ta timide. Tu étais folle de moi quand on était ado. »
« Je... Quoi ?! » M'écriai-je en secouant la tête.
« Allez, je veux bien te donner une seconde chance. Je suis sûr que toi et moi ça pourrait être d'enfer. »
J'étais clairement choquée. Jamais je n'avais été folle de lui et d'ailleurs jamais je n'étais sortie avec lui. Rien que l'idée m'en donnait des frissons de dégoût dans le dos. Je ne vais pas dire qu'il était affreux, mais son visage poupon était tout sauf attirant pour moi. Enfin, c'était surtout sa personnalité qui n'était pas attirante. C'était le genre de personne à ne pas comprendre qu'un non signifiait non. Ça avait d'ailleurs été l'une des rare fois où j'avais eu recourt à la violence pour me sortir des griffes de ce pervers en couche culotte.
« Hum hum. » Toussa Betty Cope derrière Mike. « Mon petit, vous m'empêchez de faire mes achats. D'ailleurs, Angela si vous pouviez encaisser le petit Mike, vous seriez un ange. »
« Bien, madame Cope. » Répondit aussitôt Angela.
En deux temps trois mouvements, Betty Cope venait de me sauver de Mike Newton. Elle m'adressa un clin d'œil avant de s'approcher de notre stand pour observer les gâteaux.
« Alors, ma chérie, c'est vous qui avez fait ça ? »
« Oui en partie, avec l'aide de Riley après l'école. »
« Cela a dû être amusant pour vous deux. Et comment va mon petit chou ? »
« Très bien, il est avec Paul. »
« Oui, je les ai vu. Ils sont absolument adorables. Je comprends maintenant leurs costumes. »
« Tu as des enfants, Bella ?! » S'exclama Mike choqué.
« Bien sûr ! » Répondit Madame Cope à ma place. « Biers est absolument adorable. Une vraie crème. Et Riley est d'une intelligence remarquable. »
Angela tentait de cacher ses gloussements le plus discrètement possible. Je commençai à comprendre pourquoi Betty Cope travaillait avec Paul.
« Riley est mon frère, Mike. » Corrigeai-je amusée.
« Oh ! Donc tu as un enfant. » Dit-il pour lui même. « Et quel âge a-t-il ? »
« Un peu plus d'un an. » Répondit Betty à ma place. « Vous devriez le voir, Mike. Il est impossible de ne pas l'aimer. »
Angela ne se retenait plus de rire cette fois-ci. J'avais l'impression que c'était un autre moment humiliation de Bella.
« Est-ce que c'est Paul qui vous envoie, Madame Cope ? » Demandai-je avec méfiance.
« Peut-être que oui, peut-être que non. » Gloussa-t-elle.
Elle finit par me donner sa commande avant de payer et de partir de notre stand, toujours aussi guillerette. Mike était toujours là, choqué.
« Mais tu es mariée ? »
« Mike, s'il te plaît. » Soupirai-je.
« Alors tu es seule. Bien, bien... Donc tu serais d'accord pour qu'on aille boire un verre ensemble ? Ça ne me dérange pas que tu ais un enfant, tu sais. Je veux dire ça ne se voit même pas. Quoique tu n'as pas un peu pris des seins ? »
Le fou rire d'Angela reprit de plus belle alors que je n'avais qu'une envie : m'enterrer dans un trou de souris ou alors l'assommer avec mon panier et le laisser dans la forêt à la merci des bêtes sauvages.
« Mike, s'il te plaît. » Soupirai-je une nouvelle fois en me pinçant le nez.
« Quoi ? Je suis sûr que tu arriverais à faire garder facilement ton gosse pour qu'on prenne du bon temps ensemble. »
« Si tu embrasses toujours comme un mollusque ça ne risque pas d'arriver. » Lâchai-je sèchement.
« Ne dis pas de bêtises, Bella. Tu as adoré ce baiser. Après ça, tu passais ton temps à me suivre pour en avoir plus. »
Je fermai les yeux brièvement pour essayer de contenir la colère qui commençait à monter en moi.
« Sérieux, Mike ? Je ne suis pas intéressée, d'accord ? »
« Voyons, ma belle. Je vois bien que ton corps à envie de moi. » Dit-il en s'approchant de moi.
« Mon corps a surtout envie de te foutre une raclée ! »
« Tant de violence, sexy, j'adore. Une vraie tigresse. »
Je serrai mes poings le plus possible pour contenir mon envie de meurtre, du moins mon envie de le gifler.
« Je ne suis pas intéressée, Mike Newton. » Articulai-je. « Donc tu peux me laisser tranquille maintenant. »
« Je suis sûr que tu dois être du genre sauvage au lit. » Répondit-il en ignorant totalement ce que je venais de dire.
Il contourna le stand pour s'approcher un peu plus de moi, avant d'attraper une de mes mèches de cheveux et de l'enrouler autour de son doigt. Maintenant, j'avais envie de me raser le crâne pour retirer la sensation de sa main dans mes cheveux.
« Lâche moi, Mike. » Demandai-je calmement.
« Je suis sûr que tu dois adorer être soumise. » Murmura-t-il d'une façon qui se voulait érotique.
J'avais envie de vomir, sérieux. Angela était toujours morte de rire. Je n'arrivai pas à croire qu'il ne voyait pas mon air de dégoût, ce mec ne doutait clairement de rien. Et surtout je me demandai ce que faisait Paul.
« Je vais te le demander une dernière fois, Mike. Lâches-moi. »
« Miky, chéri ! » Cria la voix de Madame Newton. « Que fais-tu ? Ça ne prend pas autant de temps pour aller chercher quatre gâteaux. »
Elle traversa la foule en vitesse. Madame Cope la suivait, celle-ci me lança un nouveau clin d'œil.
« Veux-tu lâcher la petite Swan ! » Ordonna-t-elle.
« Maman. » Protesta Mike en lâchant mes cheveux.
« Il n'y a pas de maman à l'ordre de jour, Mickaël Horace Newton ! Madame Cope m'a dit que tu importunais, notre Bella ! Est-ce vrai ma jolie ? »
« C'est vrai, Madame Newton. » Répondit Angela.
Madame Newton fit un bruit de bouche qui montrait clairement sa désapprobation. Mike ressemblait de plus en plus à un enfant se faisant gronder.
« Je t'aime, mon chéri, tu sais ? Mais Bella n'est pas pour toi, d'accord ? » Dit-elle en lui tapotant la joue. « Tu ne pourras jamais l'intéresser, même si tu es le plus gentil des petits garçons. »
« Mais maman ! »
« Non, mon Miky, pas de maman, d'accord ? Donc tu vas dire au revoir à Bella et ensuite nous allons continuer de nous balader. »
« Mais pourquoi ? » Bouda-t-il comme un enfant de cinq ans.
« Mais parce que Bella a déjà une personne dans sa vie et qu'elle serait clairement folle de le quitter pour toi. » Lui expliqua-t-elle patiemment. « D'ailleurs, ma jolie, vous avez réussi un beau coup ! » Ajouta-t-elle à mon attention.
Angela essaya à nouveau de cacher ses gloussements qui commençaient à me contaminer. J'étais obligée de me mordre la lèvre pour éviter de rire de l'humiliation de Mike. Ce n'était clairement pas bien, mais c'était trop drôle.
« C'est sûr et ils sont tellement mignons ensemble. » Ajouta Betty Cope. « Vous auriez dû les voir, la dernière fois, Katy ! Ils vont nous faire de beaux petits bébés ! » Roucoula-t-elle. « J'ai tellement hâte ! »
« Merci, Betty. » Répondit la voix grave de Paul.
« Tu vois, mon chéri, tu ne peux pas lutter contre ça. » Déclara Katy Newton en montrant Paul du doigt.
« Mais ce n'est pas mon petit chou. » Piailla Betty en voyant Biers. « Comment vas-tu Biers ? » Demanda-t-elle en le caressant.
« Un chien. » Articula Mike.
« Que je lâcherais sur toi, si tu touches encore une fois ma femme. » Grogna Paul avec un regard noir.
« Mais non, mais non. Vous n'allez pas le faire. » Protesta Katy en tapotant le bras de Paul. « Whaou qu'est-ce que c'est dur. » Ajouta-t-elle en tâtant son bras. « Je suis sûre que vous êtes dur partout. » Roucoula-t-elle.
L'air paniqué de Paul face à la main baladeuse de Madame Newton m'acheva. J'étais incapable de dissimuler mon fou rire et Angela n'était pas dans un meilleur état. Je sentais les larmes couler sur mes joues et mon ventre me faisait mal tant je rigolai fort.
« Voyons Katy, lâchez le petit Paul. » Réprimanda Betty. « Ce n'est pas un fruit qu'on peut tâter pour savoir si il est mûr ! »
« Mais Madame Cope ! » Protesta piteusement Katy.
« Que diable ! Un peu de tenue, ma chère ! » Gronda-t-elle.
« D'accord. » Soupira-t-elle en lâchant enfin Paul qui s'éloigna rapidement.
« Je vois que vous vous amusez bien, ici. » Intervint Sue. « Que se passe-t-il ? » Demanda-t-elle amusée.
Je n'avais même pas prêté attention à son arrivée. J'essayai désespérément de reprendre mon souffle, mais dès que je regardai les visages boudeurs de Mike et de sa mère, ça me faisait rire à nouveau.
« Le petit Newton faisait du rentre-dedans à notre adorable Bella. Je suis donc allée chercher sa mère et cette fois-ci, c'est elle qui fait du rentre-dedans à notre petit Paul. » Expliqua Betty avec calme.
Sue hocha la tête amusée. J'étais sûre qu'elle était déjà au courant. D'ailleurs, la ville complète devait être au courant maintenant.
« Vos remplaçantes sont ici, vous allez donc pouvoir profiter de votre soirée. » Déclara Sue en désignant deux femmes qui côtoyaient régulièrement le club de lecture.
Elles étaient aussi clairement amusées de la situation. Jamais je m'étais imaginé que ce genre de choses allait se produire et le visage clairement paniqué de Paul était à mourir de rire. Je regrettai de ne pas avoir un appareil photo pour immortaliser ça. Je finis par rejoindre Paul, mon corps était encore secoué par des gloussements, mais la plus grosse partie de la crise était passée.
« Ça va, tu t'amuses bien ? » Pesta-t-il en essuyant les traces de larmes sur mon visage. « Impossible de te laisser seule sans qu'on s'approche de toi. »
« C'est vrai que c'est tout dur. » Ricanai-je en tâtant son bras.
Il poussa un grognement avant de m'attirer à lui et de m'offrir un baiser renversant, le genre de baiser qu'il me donnait à chaque fois qu'il marquait son territoire. J'étais amusée, mais en même temps j'adorai ça.
« Vous voyez, adorable ! » S'écria Betty nous interrompant.
Comme d'habitude, je passai mon pouce sur ses lèvres pour retirer les éventuelles traces de rouge à lèvres. Il en profita pour me mordre le doigt.
« Tu sais qu'il n'y a pas que ça qui est dur. » Me chuchota-t-il à l'oreille avant de m'embrasser la tempe.
J'étais sûre d'être rouge comme une tomate face à la remarque qu'il venait de dire l'air de rien devant tout le monde.
« Vous êtes tellement mignon comme ça ! C'était une très bonne idée de déguiser Biers, mais je ne suis pas sûre que le bûcheron termine avec le petit chaperon rouge. » Dit Betty.
« Une interprétation du conte. » Déclara Paul. « On va devoir y aller, bébé. »
« J'espère qu'on va se revoir, Bella. » Dit Angela avant de me serrer dans ses bras.
« Passes à la librairie quand tu veux. » Proposai-je avant qu'elle ne s'éloigne pour rejoindre son fiancé qui venait d'apparaître.
« Madame Newton, Mike. » Saluai-je.
« Tu es sûre pour le verre, Bella ? » Demanda Mike dans un dernier élan d'espoir.
« Mickaël Horace Newton ! » Râla Madame Newton en attrapant l'oreille de son fils pour l'éloigner.
« Merci, Madame Cope. » Dis-je en lui embrassant la joue.
« Un plaisir, ma douce. » Gloussa-t-elle avant de s'éloigner de nous, non sans avoir cajolé Biers une dernière fois.
« Il t'a touché. » Grogna Paul en regardant Mike geindre de douleur un peu plus loin.
« Je sais, j'avais envie de me raser le crâne et de vomir aussi. » Soupirai-je en me collant à lui.
« Un peu radicale comme solution. Si je t'aidais à les laver, à la place, en rentrant ? » Me proposa-t-il en passant son bras autour de ma taille
« Bain ou douche ? » Le questionnai-je alors qu'on s'éloignait pour rejoindre nos proches.
« Que veux-tu ? »
« La même chose que la dernière fois. » Souriai-je au souvenir.
« Tes désirs sont des ordres. » Dit-il avant de m'embrasser la tête.
« Merci, mon Paul. » Répondis-je en le regardant.
Il m'offrit un clin d'œil avant de resserrer son étreinte autour de moi. On rejoignit rapidement les autres qui étaient à un stand de jeu. Riley et les jumeaux s'amusaient comme de fou et dévoraient des bonbons à intervalles régulier. Leah me taquina sur ce qui s'était passé au stand de gâteau, me prouvant que le bruit avait courut rapidement. Biers fut notre véritable petite star, le costume de la grand-mère du petit chaperon rouge était une franche réussite. Il reçu tellement de caresses le temps d'une soirée, ça me faisait chaud au cœur. Il avait été une nouvelle fois exemplaire, même quand il avait rencontré d'autres chiens qui n'avaient pas hésité à lui grogner dessus.
Je me retrouvai rapidement avec une pomme d'amour à la main puisque certains avaient décidé de faire la maison de l'horreur, beaucoup trop effrayante pour moi. J'en profitai donc pour m'offrir mon dessert de la soirée et de jouir de ceux qui n'y allaient pas. Riley réussi à me voler un bouchée de ma pomme alors que je l'aidai pour un des jeux, ce qui me fit râler alors qu'il m'offrait un sourire éblouissant. On finit par tous se rejoindre au coin des légendes. Riley allait vivre pour la première fois la magie des légendes Quileutes.
« C'est Mary Poppins que tu aurais dû incarner. » Ricana Jacob alors que je distribuai les plaides que j'avais emportés dans mon panier.
« L'année prochaine, Jacob ! Et tu pourras même être mon manchot qui danse ou mon cheval de carrousel. » Répondis-je en m'installant sur les genoux de Paul.
J'avais gardé un dernier plaid pour nous même si lui et Biers, à nos pieds, me servaient de bouillotte, je ne disais pas non à une autre protection contre la fraîcheur des températures. J'avais surtout froid aux mains et au nez, j'avais oublié ma paire de gant à la maison. Paul nous enroula dans le plaide avant de me serrer dans ses bras. J'avais l'impression d'être dans un bulle protectrice. Je posai ma tête contre son torse, il cala la sienne contre la mienne.
« Tu as froid. On devrait rentrer. »
« Uniquement au visage, et je veux faire ça au moins une fois avec toi. » Protestai-je. « J'ai toujours adoré les légendes. »
« Si tu tombes malade, tu n'auras pas le droit de râler. »
« Alors tu me réchaufferas à la maison pour éviter ça. » Soufflai-je avec un clin d'œil.
« Tu causeras ma perte, Isabella Swan. »
Je gloussai avant de m'installer un peu plus confortablement contre lui. Ses lèvres frôlaient à intervalle régulier mes tempes alors que je me laissai bercer par les mots. Billy, le père de Jacob, était celui qui nous racontait les légendes quand nous étions petits. J'avais toujours adoré ça et j'étais toujours déçue quelles ne soient pas vrai. J'avais souvent rêvé avoir mon propre guerrier loup pour me protéger de ma mère.
Riley et les jumeaux étaient fascinés par les légendes, mais surtout par le jeu d'ombre qui accompagné le conteur pour illustrer les mots. C'était vraiment une très bonne animation et je me demandai si je ne devais pas organiser un événement comme ça à la librairie pour pouvoir en profiter une autre fois qu'à Halloween. Le seul défaut de ce plan était le manque de place, il me fallait donc trouver une solution pour ça. Je venais de me trouver une nouvelle idée d'activité, il ne me restait plus qu'à en parler avec Maggie pour voir si c'était possible et donc éventuellement monter un plan d'action.
Une fois les légendes terminaient, les enfants en profitèrent pour faire encore quelques activités avant qu'il ne soit l'heure de rentrer. Ils avaient depuis longtemps dépassé leur heure de couché, mais ils s'amusaient trop pour qu'on les force à rentrer. Notre petit groupe finit par partir en direction de chez Sam et Emily quand les jumeaux s'avouèrent vraiment vaincus. Sam et Seth s'étaient retrouvés avec un Tom et un Lee sur le dos parce qu'ils ne voulaient plus avancer, à mi-chemin entre la kermesse et leur maison.
« Quil portes-moi. » Ordonna Claire en sautant sur le dos de son petit ami.
« Eh ! » Râla-t-il. « Doucement, tu ne fais clairement pas le poids des enfants. » Pesta-t-il.
« Tu comprends pourquoi je veux t'échanger Quil contre Paul. » Soupira-t-elle sur son perchoir.
Il lui pinça la cuisse la faisant glapir.
« Je perds clairement au change ! » Ricanai-je sous les protestations de Quil.
« Soit sympa, Bella ! Au moins une fois. »
« Tu peux toujours rêver, Claire ! »
« C'est vraiment pas sympa pour moi. » Râla Quil nous faisant rire.
« Je vous l'avais dit que Bella était méchante. » Dit Peter.
« Surtout depuis qu'elle est avec Paul. » Ajouta Leah.
« Si j'étais avec Quil, j'aurai un humour franchement pitoyable. »
« Eh ! C'est pas la fête de Quil ! » Protesta celui-ci.
« Ton humour est pas top, chérie. » Me dit Jared.
« Retournes à tes crayons de couleurs, toi ! » Répliquai-je faisant rire les autres.
« Moi au moins, je ne colorie pas en dépassant les lignes. »
« Bravo Jared ! Tu as donc le niveau de coloriage des jumeaux ! Tu peux être fier de toi. » Me moquai-je.
« Tu vas voir toi ! » Cria-t-il avant de foncer vers moi.
Heureusement pour moi c'était Phil qui tenait Biers, je me dépêchai donc de fuir sous le rire des autres. Il me rattrapa rapidement avant de me percher sur son épaule tel un sac de farine. J'essayai de gigoter pour descendre de mon perchoir sous les rires des autres. Il rejoignit rapidement le groupe comme si je ne pesai rien sur son épaule.
« Fais-moi descendre, Jared. » Râlai-je.
« Dis que je suis le meilleur. »
« Alors là, tu rêves et en couleur ! »
« Donc tu restes comme ça un moment. » Ricana-t-il.
« Paul... » Gémis-je.
« Tu l'as cherché, tu l'as trouvé, bébé. »
« Méchant ! » Pestai-je en gigotant un peu plus. « Bon d'accord, si tu me laisses descendre, je t'offre un taille crayon double pour tes crayons. »
« Elle continue. » Râla Jared. « Tu resteras là tant que tu n'auras pas avoué que je suis le meilleur. »
« Tu sais quoi, Jared ? » Demandai-je après un silence, alors qu'on arrivait enfin à la maison d'Emily et Sam.
« Quoi ? »
« Je n'avais jamais remarqué, mais tu as un sacré joli petit cul. Je suis heureuse de pouvoir le voir d'aussi près. »
J'avais prononcé cette phrase assez fort pour que tout le monde puisse l'entendre.
« Lâches ma femme. » Grogna Paul.
« Bella ! Il ne va pas arrêter de s'en vanter maintenant. » Râla Kim.
Je me retrouvai rapidement les pieds sur la terre ferme sous les rires des autres face à la réaction de nos moitiés.
« Tu trouves ? » Me demanda-t-il fièrement.
« Non finalement c'est pas si terrible que ça, une fois à l'endroit. » Répondis-je après réflexion.
« Petite peste ! » Râla-t-il avant de me poursuivre à nouveau en courant.
Je trouvais rapidement refuge dans les bras de Paul.
« Alors, comme ça tu mates les autres hommes, Swan. » Grogna-t-il.
Il me souleva facilement, j'en profitai pour enrouler mes jambes autour de lui ainsi que mes bras pour ne pas me retrouver une nouvelle fois la tête à l'envers. Une fois c'était largement suffisant pour la soirée.
« Non. » Gloussai-je. « Il n'y a que le tien que j'ai envie de croquer. » Murmurai-je à son oreille avant de lui embrasser la joue et de descendre de mon perchoir.
On salua rapidement tout le monde avant de rejoindre la maison. Riley s'était à son tour perché sur le dos de Paul et commençait à somnoler, on se dépêcha donc de faire le trajet. Phil était heureux d'avoir assisté à cette fête, mais aussi aux légendes Quileutes. Il nous rappela d'ailleurs qu'il comptait emmener Riley à Port Angeles le lendemain, nous laissant ainsi seul avec Paul. Phil s'occupa de coucher Riley alors que je donnai à manger à Biers, avant de rejoindre mon amoureux pour la nuit. Je le retrouvai dans la salle de bain alors que l'eau du bain remplissait la baignoire. Il avait eut le temps d'allumer quelques bougies comme il avait pu le faire la dernière fois. Il m'aida à me déshabiller avant de me plonger dans l'eau chaude et de finalement me rejoindre.
« Merci. » Soupirai-je en me calant contre lui.
« Avec plaisir. » Me répondit-il en m'embrassant l'épaule.
