Bon bah encore en retard désolé On a eu une grosse journée :(
On oublie pas l'Instagram Les_declarees. Nimue poste de jolis dessins!
Bonne lecture à tout.e.s!
Chapitre 16: La petite sœur.
La porte de l'appartement apparut sous leurs yeux. Elles avaient réussi. Avant de tenter de l'ouvrir, elles s'auscultèrent rapidement, vérifiant qu'elles n'avaient subi aucun désartibulement. Rassurée, Caroline se jeta sur la porte pour tambouriner dessus avec ferveur, la respiration rendue saccadée par l'angoisse. Mais aucune réponse ne leur parvint.
- Alohomora! marmonna sèchement la jeune femme.
Un cliquetis lui répondit et, avec un rictus victorieux , elle ouvrit la porte en grand. Laissant ses deux amies sur le seuil, elle s'engouffra dans l'appartement en criant le prénom de sa sœur avec colère.
Les deux autres s'étaient légèrement avancées dans le salon lorsqu'elles entendirent une voix ensommeillée s'élever de la chambre à coucher:
-Caroline? Mais pourquoi tu es là? Comment t'es rentrée?
-Ça fait un moment que j'essaie de te joindre! répondit sa sœur aînée, laissant sa respiration se calmer enfin.
-Pourquoi? Qu'est-ce qu'il se passe? demanda-t-elle, tout à fait réveillée à présent.
Elle se mit à lui exposer les événements de la veille tandis qu'elles quittaient la chambre. Si la jeune sœur lança un regard surprit aux deux jeunes femmes restées coite au centre de la pièce, elle ne fit aucun commentaire et les salua avec un sourire amical. Elle tendit la main pour attraper un pot de café, laissant sa sœur insister sur son inquiétude avec un discours un peu brouillon.
-Caroline, je sais pas de quoi tu parles, dit-elle une fois que celle-ci eut fini. Hier, j'étais en ville… Mais je n'ai rien vu. À moins que…
Elle marqua un silence, suspendant ses gestes, qui pesa sur toute la pièce pendant de trop longues minutes.
-Avant d'aller faire mes courses… Je me souviens.. Mais c'est vague et léger… Une sensation de froid… Puis plus rien. Après ça j'étais dans le centre commercial. Elle jeta un œil à ses amies et, d'une voix faussement enjouée, tenta de faire taire leur inquiétude: mais c'est tout! Je suis toujours là! De toute façon, je suis une guerrière!
-Arrête de plaisanter! C'est sérieux! s'énerva Caroline.
-Tu as croisé des Détraqueurs, déclara Marie froidement sa baguette s'agitant sous ses doigts. Ce n'est pas rien. Elle se reprit tout aussi vite, la rangeant du même coup: mais c'est vrai tu es là! Maintenant explique-nous pourquoi tu te réveilles à treize heure!
-Haha! Je suis sortie hier soir, c'est tout! Petite soirée avec des amis en ville!
La tension dans la pièce descendit d'un cran laissant un air renfrogné sur le visage de la plus âgée des sœurs qui ne renchérit pas pour autant.
Olivia soupira et s'empara de plusieurs tasses. Aucune ne se sentait d'entamer une conversation qui serait soit trop lourde soit trop légère.
-Du coup rassurez moi, commença la plus jeune avec un petit sourire. Vous avez pas éclaté ma porte?
-Non ta sœur a jeté un sortilège de déverrouillage, répondit Maëlla lui rendant son sourire. Mais c'est pas passé loin qu'elle l'éclate en vrai!
-Bah elle aurait payé pour ça! Elle se croit où!
Sa sœur se dérida totalement en évoquant le fait que réparer une porte ne lui posait plus vraiment problème et la conversation dévia sur divers sorts qu'elles avaient appris au cours de l'année. De meilleure humeur, Olivia s'informa avec joie de ce que représentait la nouvelle vie de sa sœur. Depuis qu'elle lui avait dit la vérité et soumis à l'Imprononçable, elle se passionnait pour les anecdotes qu'elle lui faisait parvenir grâce à Arthur, son hibou. Ainsi, elle avait suivit tout son parcours et, en échange, elle racontait son avancée scolaire avec beaucoup d'entrain. En effet, Olivia étant en deuxième année de médecine, elle avait elle-même beaucoup de choses à raconter sur ses cours, ses difficultés et son implication. Depuis toute petite, elle n'avait eu de cesse de déclamer son envie de sauver des gens et, à l'âge adulte, elle était désormais sur le bon chemin. Elle en parlait souvent dans des grands discours passionnés qu'elle terminait souvent avec un «Et qu'est-ce que je vais me faire comme argent!», qu'elle ponctuait d'un éclat de rire.
Pour Maëlla et Marie, Olivia était tout autant considérée comme une petite sœur et une amie et que ce soit à Marseille ou dans leur ville, elles ne perdaient pas une occasion de la voir. Marie l'avait rencontrée alors qu'elle était encore en couche culotte, ce qui avait développé cette impression de petite sœur qui la rendait parfois plus sévère que les autres. De son côté, Maëlla avait eu l'occasion de la croiser pendant ses années lycées et s'en était fait une amie, une confidente qui avait su la soutenir en cas de rupture ou autre mal avec son humour parfois mordant.
-Une part de moi, me dit que je devrais être jalouse de vous! lâcha-t-elle sous le regard interrogateur de ses ainées. Mais d'une façon ou d'une autre je n'ai jamais pu… On a juste des parcours différents… Mais ce sont nos rêves quoiqu'il arrive.
-Meh on fait de la magie, argua Marie, toujours prête à défendre son rêve d'enfance. C'est quand même stylé !
-Mais rien ne dit qu'un jour on va sauver des gens, répliqua Maëlla moqueuse. Olivia, c'est presque sur que oui!
-En vrai, à part ouvrir des portes, vous faites quoi?
-On… euh… Bah la tout de suite maintenant avec le niveau qu'on a pas grand-chose, concéda la plus petite . Mais plus tard! Plus tard on fera des grandes choses! J'en suis convaincue!
-On verra ça! s'exclama Olivia, en attendant vous avez juste réussi à ouvrir ma porte! ajouta-t-elle en riant, coupant court à leur joute verbale puérile.
Elle passèrent l'après-midi en sa compagnie, savourant le calme après la tempête. Lorsque le moment vint de partir, ce fut Marie qui exposa ce que toutes avaient cherché à ignorer depuis le début:
-Il y a toujours un problème… Les Détraqueurs peuvent revenir. Personne ne sait pourquoi ils attaquent mais ça a l'air d'arriver souvent et Olivia ne peut pas se défendre! En soit nous non plus, mais si on est avec elle on peut transplaner ailleurs si besoin!
-Techniquement, on sait pas transporter quelqu'un mais je vois ce que tu veux dire. Maëlla se tut, semblant réfléchir avant de sortir quelque chose de sa poche. Tiens, si jamais il y a un problème, tu sers ça très fort et on le saura. C'est mieux que rien. Ils se localisent entre eux, on saura où tu es.
-Merci. Ça devrait aller je pense, mais merci! répondit Olivia en fixant le faux gallion dans sa main.
Satisfaites, elle se levèrent et après quelques embrassades, elle disparurent en laissant Olivia seule dans son salon.
Maëlla repoussa ses planches de bande dessinées inachevées et disséminées sur la table à manger avant de prendre les lettres abandonnées. Caroline était partie chercher la sienne et elle devait se retenir de l'ouvrir afin qu'elles le fasse toutes ensemble. Avec un grognement de frustration elle s'installa dans un canapé et se mit à pianoter nerveusement tout en guettant le crac devenu familier.
-Détend-toi ! Elle arrive! s'exclama Marie en levant les yeux au ciel. Je sais que tu es d'une curiosité sans bornes mais quand même!
-Il ne t'est pas venue à l'esprit qu'il s'agit peut-être de notre autorisation d'échange scolaire? répliqua la jeune femme.
-Non. Non car je n'y crois pas vraiment. J'aimerai vraiment que ce soit ça qu'on aille au Japon en Afrique ou mieux, à Poudlard! Mais je n'y crois pas!
-Je sais que tu as toujours un problème avec le concept de «toi avoir chance», mais regarde où on en est!
Sa colocataire émit un grognement excédée. Elle le savait, son amie avait raison mais elle ne se sentait jamais légitime et avait une peur constante que tout lui soit retiré un jour.
Le craquement qui retentit dans l'appartement coupa court à ses humeurs et elle releva la tête avec un sourire.
-On y est les filles! s'exclama Maëlla ne tenant plus.
-On y est! renchérirent ses amies d'une même voix.
Le silence retomba sur les jeunes sorcières tandis qu'elles se plongeaient dans leur lecture. Il y avait deux feuillets dans chaque enveloppe. Le premier faisait état de leurs résultats aux examens qu'elles accueillirent avec une fierté non dissimulée.
-Au risque de vous surprendre j'ai eu dix-neuf en Défense, annonça Marie puis elle secoua la tête. Et, toujours avec surprise, j'ai eu huit en Magicologie.
-Ha! Je t'ai battu! Vingt en Magizoologie! Bon dix en Herbo', mais ça me fait quinze virgule quatre de moyenne!
-Meh, j'atteins quatorze point deux. Et toi Caro?
-Quinze virgule six! Avec dix-neuf en Divination et dix-huit en Herbologie! On a tout déchiré!
Elle se félicitèrent encore quelques instants lorsque Marie émit un petit cri en bondissant du canapé. Petit cri qui se transforma rapidement en un chapelet de jurons plus colorés les uns que les autres. Sous le regard inquisiteur des autres, elle se calma et récita en détachant chacun des mots:
- Par la présente je vous informe que vous avez été sélectionnés pour participer à l'échange dans le carde de la Fraternité magique qui unie nos écoles. Vous serez priez de….
La jeune femme ne finit jamais sa phrase, coupée par ses amies qui rivalisèrent à leur tour en jurons.
-On a la même! On a été accepté! Toutes les trois! se récria Caroline.
-Par contre, on sait pas où on va, constata Maëlla en retournant le parchemin espérant y trouver des indications.
-Hum, elle dit que ce sera l'école concernée qui nous contactera peu avant la rentrée, résuma Marie, par contre on en parle du P. S.?
En effet, si la lettre semblait générique en bas de chaque page juste après les politesse d'usage, se trouvait un mot ajouté par leur directrice. Il était personnalisé pour chacune d'entre elles et évoquait principalement leur erreur au premier semestre. Elle y écrivait entre autre, leur pardonner mais qu'elle attendait d'elles un comportement exemplaire dans leur établissement d'accueil. Marie était félicitée pour son intérêt pour l'étude de la magie là où Maëlla était applaudie pour ses résultats en Magizoologie et Histoire. Caroline, quant à elle voyait ses prédispositions pour la Divination mises en lumière. Et à chacune il était demandé de poursuivre leurs efforts et de représenter les valeurs de Beauxbâtons.
-OK! Je m'incline et ne dirai plus jamais, jamais, jamais que je n'ai pas de chance dans la vie! s'exclama Marie après quelques minutes tout en fixant le courrier déjà appris par cœur.
-C'est ce que je te disais! Oui on a fait une connerie, ça c'est sur! Mais on est de très bonnes élèves et on a démontré être motivées et travailleuses malgré tout. Plus que beaucoup d'autres dans notre classe! ajouta-t-elle avec aplomb.
-On a fait quelque chose de grave, il n'empêche! On a beaucoup de chance. C'est comme si… les règles habituelles ne paraissaient pas s'appliquer à nous…
-Arrête de voir le négatif partout, intervint Caroline légèrement agacée. On a été acceptées, restes la dessus.
Marie émit un de ses grognements habituels mais détourna la conversation en émettant quelques hypothèses sur leur destination. Elles se lancèrent ainsi dans une conversation qui s'éternisa jusque tard dans la nuit.
La fin de l'été approchait tranquillement tandis que les jeunes femmes fuyaient les chaleurs, toujours caniculaires, en se rendant au quartier des Écueils régulièrement. Celui-ci était, en effet, enchanté de telle façon que les températures paraissaient beaucoup plus supportables et la terrasse du Triskell était vite devenue leur endroit de prédilection pour passer leurs après-midi. La plupart du temps elles y travaillaient pour tenter de s'avancer pour l'année d'après bien que ne sachant toujours pas où elles se rendaient.
Elles passèrent aussi leur vacances à transplaner pour un rien, parfois simplement pour se rendre dans le salon ou même aux toilettes. Elles se rendaient compte du ridicule de la situation mais se justifiaient en se disant qu'il fallait qu'elles maîtrise cette magie afin de pouvoir venir en aide à Olivia si le besoin s'en faisait sentir. Mais au fond d'elles, elles l'admettaient, c'était surtout très amusant.
Une semaine avant la fin de l'été, alors que l'agacement commençait à envahir les jeunes femmes, principalement Marie, qui se demandaient si elles allaient vraiment pouvoir partir, un hiboux moyen duc se présenta à leur fenêtre. Ce matin là, elles étaient toutes les trois à l'appartement et prenaient le petit déjeuné dans ce silence confortable qu'elles appréciaient à cette heure de la journée. Elles se réveillèrent tout à fait à la vue du rapace beige et brun qui se posa sur le rebord. Comme à l'accoutumé, ce fut Marie qui se leva pour s'emparer du courrier qui se présentait sous la forme de trois enveloppe cachetées.
Un de ses petits cri franchit ses lèvres, son cœur battait la chamade et elle se retourna, les yeux brillants de larmes qu'elle ne pouvait contenir mais un grand sourire sur le visage. Elle prononça quelques mots et esquissant un geste de sa baguette envoya les deux autres lettres dans les mains de ses amies.
À peine celle-ci furent dans leurs mains, que des sourires aussi immense que le siens apparurent sur les visages. Elles avaient reconnu le blason formé dans la cire. Elles savaient où elle allaient. Et leur yeux parcourent ces mots pendant des heures, cherchant à ne jamais les oublier.
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'un échange avec le collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, en l'expression de nos sentiments distingués.
Filius Flitwick
Directeur-adjoint.
Rahlala Ça y est elles savent ! Elles iront donc à Poudlard ! En tout honnêteté c'était irrémédiable ! Où sont Teddy et Harry après tout alors qu'ils font bel et bien partis de cette histoire ? On espere aussi que vous appréciez Olivia on a beaucoup aimé l'écrire !
Prochain chapitre; Le Chemin, direction le Royaume Uni et pleins de nouvelles découverte !!
A demain!!!
P.S:On approche tranquillement de la fin de la publication quotidienne. Dimanche ce sera le dernier jour avant de passer sur du bi-hebdomadaire. L'horraire changera elle aussi puisque passant à 21h pour s'adapter car Ullias ne pourra plus être en retard. En espérant que cela continuera de vous plaire ! Des bisous!
