Deacon sourit devant le spectacle se déroulant devant lui.

- Laisses-moi deviner, c'est à cause de la photo. Lui dit Hondo.

- Oui. Cassandra a sauté sur Luca dès qu'il est arrivé. On les a séparé avec Tan, mais Luca était amusé alors il a proposé un combat à Cassandra.

- Et la colère de notre coccinelle est bien plus forte que l'amusement de notre chauffeur.

- Exactement.

- Nous devrions peut-être les séparer avant qu'un incident se produise, non ?

- Peut-être.

Il pensait aller aider Luca, mais Hondo lui demanda de s'occuper de Cassandra. L'avoir dans ses bras ainsi fit battre plus vite son coeur. Comme elle s'agitait, il dut un peu la porter pour l'éloigner de leur collègue. Elle se tourna lui faisant face. Ils étaient trop près, bien trop près. Ils se regardèrent fixement.

- David…

Il sut se contenir en l'entendant l'appeler ainsi par son prénom.

- Cassie. Luca a compris qu'il n'aurait pas dû t'embêter avec cette histoire de coccinelle. Mais je ne comprend pas pourquoi tu détestes autant cette photo, tu étais adorable.

Il la vit rougir.

- Ce n'est pas que je la déteste. C'était ma grand-mère maternelle qui m'avait fait ce costume.

- Alors pourquoi tu n'aimes pas qu'on… Tu es gênée.

- Je ne pensais pas que mon frère aurait sorti les photos de mon enfance. Cela casse un peu mon image.

La façon dont elle passa sa main dans ses cheveux, les joues rougies, le troubla énormément. Il ne retint pas son geste de poser sa main droite sur sa joue.

- Tu étais adorable en coccinelle. Ne sois pas gênée.

Il détourna le regard quand leurs téléphones sonnèrent.

- On a du boulot.

- Oui.

Ils allèrent à la salle de contrôle. Une mission était ce qu'il lui fallait. Il allait se concentrer et oublier son trouble pour sa collègue.

Il était à peine rentré chez lui qu'il partit au magasin. Il passait le rayon des produits laitiers quand il vit Cassandra. Il devrait l'ignorer et changer de rayon pour éviter de faire une bêtise, mais il était attiré.

- Hey.

- Hey.

- Courses en solo ?

- Oui. J'ai appelé la nounou de Dounia, elle peut me la garder un peu plus longtemps le temps que je fasse les courses tranquille. Et toi ? Annie a t'a appelé pour faire quelques courses ?

- Non. Elle m'a renvoyé de la maison pour les faire à peine j'avais posé mes affaires.

- Tu vas être fatigué pour ce soir.

- Ne t'en fais pas, ça ira. Tu seras présente ?

- Non, je vais m'occuper des enfants. Mon frère a un rendez-vous.

- Oh, vraiment ?

- Professionnel. J'espère que la dirigeante de l'autre société sera charmante et célibataire. Peut-être que mon frère tentera quelque chose. Il doit dépasser son deuil.

- Il n'est peut-être pas encore prêt.

- Ce qui me fait peur, c'est qu'il ne soit jamais prêt.

Il posa ses mains sur ses épaules en signe de compassion.

- Vous n'avez pas votre petit bout de chou aujourd'hui ?

Il regarda la dame qui venait de parler. Il la reconnut. C'était la dame qui leur avait dit qu'ils formaient une belle famille avec Cassandra et Dounia.

- Non, nous…

- Elle est avec la nounou. Répondit-il.

- Vous pouvez faire vos courses tranquille. Bonne fin d'après-midi.

- Vous aussi madame.

La petite dame s'en alla.

- Pourquoi tu n'as pas dit que nous n'étions pas un couple ? Vu que je n'y arrivais pas ? Lui demanda Cassandra.

Il sourit devant l'air qu'elle avait prit.

- Tu te moques de moi ?

- Non. Je te trouve adorable.

Il vit des rougeurs sur ses joues. Il lui caressa de sa main droite.

- Elle serait gênée si je lui disais qu'elle s'est trompée sur nous.

- David…Annie, elle…

Il détourna le regard quand il entendit le téléphone de la jeune femme.

- Sérieux ? Il recommence !

Elle lui tendit son téléphone. Luca avait envoyé une photo de Cassandra petite habillée d'une robe avec des fraises, des couettes avec des élastiques fraises. Leur collègue avait envoyé un petit message.

« Notre petite coccinelle adore les fraises. »

Son téléphone sonna, il sourit, Luca lui avait envoyé la photo.

- Demain, je le tue et tu ne m'en empêcheras pas.

Il sentait que le lendemain allait être mouvementée.