Tous les soirs, Aiden passait par la chambre de Vladimir pour le nourrir. Chacun prenait sur lui pour retenir ses pulsions, et la jeune femme était persuadée d'y arriver. Directement après chaque morsure, les deux se séparaient et partait dans leur chambre pour les deux prochaines heures, le temps que la gêne se dissipe. La blonde avait quasiment terminée la serre, et c'est en sautillant qu'elle rejoignit Vladimir.
-J'ai une surpriiise. Pour toi. Dans la serre.
Le blond haussa un sourcil et posa son livre.
-Faut que je vienne ?
Elle hocha la tête. Il se leva et lui prit la main avant de la suivre. Elle l'amena vers le fond de la serre, pour découvrir des parterres complètement vides, l'allée nettoyée et l'autel blanc juste devant les vitres. Vladimir la regarda avec surprise.
-Mmm... Oui ?
-Je me disais... Je pourrais peut être planter les mêmes fleurs quand celles qui y étaient quand tu t'es marié...
Il la regarda, à moitié surpris, à moitié triste. Il perdit légèrement son sourire.
-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je veux qu'il y ai ton empreinte dans ta serre, pas la sienne.
-Et si je met juste les mêmes couleurs, et pas les mêmes fleurs ? Y aurait mon empreinte aussi.
-Aiden...
-Je sais que ça rendrait tout plus nostalgique, mais c'est un événement très important pour toi, ton mariage, et si tu disparais... J'ai envie de voir ce paysage pour me rappeler que tu seras heureux après.
Il la regarda sans rien dire, puis regarda les parterres, puis elle, puis les parterres, avant de sourire légèrement, visiblement plongé dans ses souvenirs.
-D'accord...
Elle sourit avec douceur. Vladimir la regarda de nouveau et l'embrassa délicatement. La jeune fille rougit immédiatement malgré que le baiser n'ai vraiment pas duré longtemps.
-Merci.
Le vampire repartit vers sa chambre en la laissant immobile à sa place. Au bout de quelques minutes, elle le rejoignit. Elle s'assit à son bureau et prit une feuille et un crayon avant de grossièrement dessiner la serre.
-Alors, y avait quelles couleurs où ?
-Aiden, j'aimerais qu'on aille voir les Volturi bientôt.
Elle se tut, les yeux rivés sur la feuille. Vladimir la rejoignit et posa une main sur son épaule.
-Tu étais d'accord...
-Je sais.
-Je sais qu'au fond de toi tu étais persuadée de pouvoir me faire changer d'avis mais...
-Je sais, ne dis rien s'il te plait.
-J'ai besoin de toi si je veux l'accord de ta famille.
-Je sais.
-Tu es toujours d'accord... ?
Elle ne répondit rien.
-Aiden...
-Oui je suis toujours d'accord.
-Tu veux toujours qu'on s'occupe des fleurs... ?
-Plus vraiment non. Je vais faire un tour.
Elle reposa le crayon, et prit le manteau de Vladimir sur un meuble avant de sortir. Il l'entendit distinctement descendre à toute vitesse les marches avant de claquer la lourde porte de l'entrée. Par la fenêtre, il la vit marcher rapidement vers la forêt, et vit briller le torrent de larmes sur ses joues. Il savait que l'espoir n'allait pas disparaître en elle, et que ça n'en serait que plus douloureux encore.
