-Hello vous :D Ici Shade :D
-Et Kay pour vous servir.
-Avec toujours Serpenta, la superbe, la magnifique 3
- Une équipe au complet pour vous présenter un nouveau chapitre.
-Avec un peu de douceur parce qu'on en a besoin :D
- On vous souhaite une bonne lecture.
-Et on se dit dans deux semaines, love sur vous 3
Chapitre13.
Il plia et déplia ses doigts, observant sa propre main comme s'il la découvrait. De son index, il suivit les cicatrices pâles qui la recouvraient, suivant les lignes blanches un long moment. C'était la main de Drago Malefoy. Avec des cicatrices en plus. Preuve de ce qu'il avait traversé. Drago releva alors les yeux vers le miroir devant lequel il se tenait et s'observa, méticuleusement.
Il y avait les cheveux blonds qui étaient trop longs. La cicatrice qui barrait son visage de sa tempe à sa mâchoire. Son regard un peu terne, un brin perdu. Mais tout le reste était comme dans ses souvenirs. Il était exactement le même. La teinte de ses yeux était toujours de ce gris métal, il avait le même nez aquilin, le même teint pâle sans défaut, la même bouche aux lèvres fines et ses cheveux étaient toujours de ce blond trop pâle, presque proche du blanc. Comme dans ce passé qu'il refusait, qu'il repoussait de toutes ses forces. Mais qu'il n'arrivait plus à tenir à distance.
— Je suis Drago Malefoy.
Le dire à voix haute le rendit plus réel. Pas plus supportable, juste plus concret. Parce qu'il ne pouvait pas indéfiniment chasser ses souvenirs, ce Malefoy. C'était ce qu'il avait été. Ce qu'il était. Il avait beau tout nier, tout rejeter, cela ne changeait rien à la réalité. Il était cet être vil. Il était Drago Malefoy, il portait la Marque qu'il caressa du bout des doigts alors que la nausée l'envahissait. Il était cet être dégoutant, qui avait fait tant de mal. Il était détestable. Il avait mérité ces mois de souffrances. Il se faisait tellement horreur soudain.
Plus que la nausée, il sentit les larmes monter. Il aurait tellement voulu continuer de se mentir. Que la réalité soit tout autre. Mais il était Drago Malefoy, il avait été torturé durant des mois au point de s'oublier. Il se détestait. Il se faisait horreur, pour tout ce qu'il avait fait. Ses yeux se baissèrent finalement sur sa marque.
Il avait mérité cette douleur.
Cette vérité le frappa avec violence. Parce qu'il était infâme. La première larme coula quand il accepta que rien n'avait changé. Il méritait toujours de souffrir. Il était toujours Drago Malefoy. Il en eut honte, cela le dégouta et il laissa les larmes rouler sur ses joues.
Harry qui venait de finir la vaisselle, arriva dans la chambre et le découvrit dans cet état.
— Par Merlin, s'affola-t-il en se précipitant vers lui pour le prendre dans ses bras. Tu as mal quelque part ?
Drago l'enlaça aussitôt, s'agrippant avec force aux vêtements, comme si cela pouvait changer quelque chose. Il cacha son visage dans la chemise, incapable de s'arrêter. Voix Grave, Harry, aurait dû le détester. Il détestait Drago Malefoy et c'était lui. Il aurait dû être dégouté. L'achever. Drago aurait mérité de mourir. À la place, il l'avait pris chez lui, l'avait protégé, avait anéanti la menace qui pesait sur lui, lui avait permis d'être soigné, l'avait lavé, nourri, habillé. Bon sang, il l'avait même fait se sentir vivant, humain, en lui faisant l'amour deux jours plus tôt. Et lui, il était Drago Malefoy, cet être vil et détestable qu'on faisait souffrir pour ce qu'il était. Harry ne comprenait pas et finit par l'attirer sur le lit puis sur ses cuisses, pour le serrer dans ses bras. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait et ne savait pas quoi faire.
— Tu peux tout me dire, chuchota Harry à son oreille. Dis-moi ce qu'il se passe, je ne veux pas que tu sois triste.
Les mots étaient coincés dans sa gorge. Il ne pouvait pas le dire. L'énoncer devant un miroir était une chose mais devant Harry, il s'en sentait incapable. Il ne comprenait même pas qu'Harry l'ait sur ses cuisses. Il aurait dû le repousser depuis longtemps. Où était-elle passée toute cette haine ? Comment ce passé soudain envahissant, étouffant, pouvait-il être aussi décalé avec son présent ? Comment concilier ces deux temps trop différents ? Il aurait dû se lever, s'extirper de cette étreinte parce qu'il était sale, vil. Il était son ennemi mais il en était incapable, trop dépendant de cette chaleur, de cette douceur, trop attaché à Harry dont il ne voulait plus voir les expressions tristes et perdues. Il voulait chasser toute émotion négative de ses doigts, caresser ce visage trop triste mais il était en même temps son plus grand rival, un mangemort qui avait combattu contre lui. Si sale et si dépendant.
Voix Grave et Harry Potter.
C'était un seul et même être. Pourtant deux opposés pour Drago qu'il ne parvenait plus soudain à faire cohabiter.
— Tu dois me haïr, parvint-il soudain à hoqueter.
Harry écarquilla les yeux, étonné.
— Mais pourquoi ? Bien sûr que non...
— Mais je suis si méchant.
— Toi, méchant ? Allons bon, ne dis pas n'importe quoi. Tu ne ferais pas du mal à une mouche.
— Si, je t'en ai fait, souffla Drago dont les pleurs se calmaient.
Mais sa voix, elle, devenait désespérée. Alors qu'il se souvenait du mal fait à Harry. Ses années à Poudlard. Son passé de mangemort.
— Bien sûr que non, tout va bien. Calme-toi. Si tu m'expliquais ce qu'il se passe. Tu es en sécurité tu sais ici.
— Si, je t'en ai fait, répondit Drago en levant son regard humide sur lui. Je m'en souviens. Comment tu peux prendre soin de moi après tout ça ?
Ses lèvres tremblaient, il semblait s'en vouloir, le regard tourmenté.
— Tu t'en souviens ? répéta Harry avant de comprendre. Tu parles de Poudlard ?
Drago hocha gravement la tête, l'expression anéantie. Il était Drago Malefoy qui avait rabaissé, insulté, humilié Harry Potter dès qu'il l'avait pu. Il était le Drago Malefoy qui avait tenté de tuer Dumbledore durant leur dernière année. Et faute d'y arriver, il avait fait entrer les mangemorts qui y étaient parvenus. Voilà quel être infâme il était. Harry secoua la tête, comme si ce n'était rien, avant de lui essuyer les quelques larmes qui restaient sur ses joues.
— Calme toi, murmura-t-il. Chut, respire. Cela n'a rien à voir. C'est une autre vie pour moi aussi. C'est loin tout ça. Toi et moi on n'est plus pareil.
— Mais enfin... gémit Drago à voix basse.
Il le fixait. Harry ne comprenait pas. Non, il n'avait pas saisi. Alors il ajouta dans un souffle à peine audible, rongé par la honte :
— Je suis Drago Malefoy.
— Tu n'es plus lui, dit Harry avec douceur. Si tu étais encore lui, tu ne serais jamais rentré chez moi, tu ne m'aurais jamais fait confiance et tu ne m'aiderais pas comme tu le fais... Cela n'a plus rien à voir.
— Je suis pareil, affirma Drago en passant une main dans ses cheveux. Le même. Cette fille dans la rue m'a reconnu.
— Tu as le même physique, oui, mais là...
Harry posa une main sur son torse et soupira.
— Là, ce n'est plus pareil. C'est comme si tu disais que j'étais ce petit garçon perdu d'avant. Ce n'est plus moi, c'est une autre vie.
— Alors tu ne me hais pas ? demanda Drago après un long silence.
Il le fixa, attendant sa réponse avec une appréhension sourde.
— Bien sûr que non ! gémit Harry en l'attirant dans ses bras. N'importe quoi.
Le soulagement envahit Drago qui se laissa aller à son étreinte, son cœur reprenant un rythme normal. Pourtant il n'était pas complètement rassuré.
— Pourquoi tu parles de ça d'un coup ? C'est à cause de cette femme ? On s'en fiche des autres, tu sais.
— Non, répondit Drago en se redressant. Mais je n'arrive plus à repousser tous ces souvenirs.
Harry soupira et commença à le bercer.
— Je ne peux pas t'aider là-dessus. Tu veux qu'on appelle le docteur ?
— Non, il le sait déjà. Il dit que je dois me pardonner, ajouta Drago. De tout ce que j'ai fait.
— Est-ce que tu referais la même chose maintenant ?
— Non, répondit Drago d'une voix plus forte que d'ordinaire avant de baisser les yeux.
Harry lui releva le menton pour croiser ses yeux et lui sourit après un baiser sur le nez.
— C'est parfait comme ça. Tu as eu ta part de malheur, oublie tout ça. Cela ne sert à rien.
— Toi, tu as oublié ?
— Moi, j'ai tout enfermé en moi. Je n'y arrive pas avec.
— Avec quoi tu n'arrives pas toi ? Tu as toujours été gentil.
— Non. Je ne suis pas gentil. Juste avec toi. Et j'ai...
Harry hésita mais sa main finit par se poser sur la bague sous le tee-shirt.
— Quelque chose m'est arrivée aussi. Et je n'ai pas tenu.
— On t'a fait du mal ?
— Oui et j'en ai fait en retour. Mais c'était ma faute.
— Pourquoi ils t'ont fait du mal ?
— Parce que je suis Harry Potter. Que je n'ai pas été à la hauteur, pas assez rapide. Que je n'aurais pas dû penser que la guerre était finie.
— Ils t'ont enfermé aussi ? demanda Drago d'une petite voix.
Jamais il n'avait imaginé qu'Harry avait pu souffrir comme lui.
— Non. Ils m'ont pris ce que j'avais de plus cher.
— Tu n'as pas pu le récupérer ?
— Non. Ils...
Harry soupira et tenta de repousser la bile qui lui montait dans la bouche.
— C'était trop tard quand je suis arrivé.
Drago l'enlaça, caressant sa tête et son dos pour le réconforter, avec une douceur extrême.
— Tu vois, tout va bien, on est ici. Ensemble. Juste nous.
— Oui, souffla Drago à voix basse en resserrant son étreinte.
— Cela va mieux ?
— Je crois.
— Bien, il ne faut pas se mettre dans des états pareils d'accord ? indiqua Harry en le câlinant.
— D'accord.
Harry se mit à le bercer délicatement, lui murmurant des phrases douces. Drago mit un long moment avant de se détendre enfin, somnolant même au bout d'un moment, contre lui. Harry le laissa contre lui, avant de soupirer.
— Tu veux parler au docteur ou aller voir Lexi cet après-midi ?
— Je vois Lexi demain matin. Ça ira. Je veux juste rester avec toi. Ne me laisse pas.
— Jamais. Je reste là.
Harry les allongea en travers le lit et le cala contre lui. Drago s'enroula autour de lui, se pelotonnant en s'accrochant et il écouta simplement la respiration d'Harry, observa son torse se soulever régulièrement, se concentra sur ses battements de cœur. Cela dura de longues minutes avant qu'il ne prenne une profonde inspiration et ose enfin.
— Harry ?
C'était la première fois qu'il disait son prénom, le reconnaissant enfin comme Harry, comme un homme, comme un être. Le brun en haussa un sourcil, étonné et hocha la tête.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Fais-moi l'amour, s'il te plait.
Harry fronça les sourcils et se releva sur un coude, pour l'admirer. Il lui caressa la joue puis déposa un baiser sur ses lèvres.
— C'est vraiment ce que tu veux ?
— Oui.
Pour se sentir à nouveau vivant et entier. Pour être certain qu'Harry ne le haïssait plus. Qu'il n'était pas ce Drago Malefoy qu'il avait détesté.
— Avec plaisir alors, sourit Harry en venant l'embrasser délicatement.
Il se redressa pour enlever son tee-shirt, avant de se rallonger sur lui, venant embrasser son cou, puis il remonta le tee-shirt de Drago pour lécher ses cicatrices avec envie. Drago en ferma les yeux, soulagé et vint aussitôt caresser Harry, affamé de son corps. Il voulait retrouver chaque sensation, sentir le brun en lui, la déferlante de plaisir qui l'avait fait se sentir si vivant. Ses mains se perdirent dans la chevelure brune alors qu'il rouvrait les yeux pour le fixer, se redressant pour venir prendre ses lèvres avec avidité. Harry le laissa faire, heureux, avant de lui retirer son haut et d'ouvrir son pantalon. Mais avant de commencer à le toucher plus profondément, il voulait effleurer chaque cicatrice de sa langue, partant du ventre pour remonter sur le torse, puis les bras et finit même par embrasser la marque noire.
— Arrête, souffla Drago en retirant son bras.
— Pourquoi ? Ce n'est plus rien, assura Harry en revenant sur les autres cicatrices. Tout va bien. Il n'y a que nous là.
— Non, c'est une honte. Le symbole de toutes mes erreurs.
Harry se redressa pour le fixer.
— C'est le symbole de ce que tu n'es plus car normalement je tue tous ceux qui la possède, déclara-t-il soudainement. Tu n'es pas ça. Tu n'es pas une vermine.
Drago le contempla de longues secondes avant de venir l'embrasser à en perdre son souffle. Parce qu'Harry et ses mots le rassuraient. Harry sourit mais finit par reprendre le bras pour le lécher un peu, juste pour lui faire comprendre que ce n'était plus rien. Drago eut du mal mais il le regarda finalement faire avant de détourner la tête, la respiration rendue un peu courte par la langue qui le faisait frissonner. Harry reprit sa route, avec ses lèvres et rapidement, il descendit sur les hanches pour le déshabiller. Drago se laissa faire avant d'ôter à son tour les vêtements d'Harry. Il ne voulait pas précipiter les choses, il prit le temps de caresser chaque portion de peau, avec une fascination extrême. Son Voix Grave prenait toujours soin de lui, toujours avec douceur et peu importait qu'il soit de nouveau Drago Malefoy, cela semblait si insignifiant sous ces lèvres qui l'embrassaient.
— Tu veux être au-dessus ? demanda Harry avec un sourire en venant se coller nu contre lui.
— Au-dessus ? répéta Drago en le fixant.
Harry roula sur le côté et l'attira sur ses hanches.
— Comme ça.
— Oh. D'accord, souffla Drago en réalisant qu'il était libre d'aller explorer la peau d'Harry avec ses lèvres.
Ce qu'il commença à faire sans attendre. Harry gronda, mais le laissa faire, heureux de le voir prendre des initiatives et caressa simplement ce qu'il pouvait de Drago, lui laissant la main pour une fois. Le blond promena ses lèvres partout et après de longues minutes, sa bouche se posa sur le sexe d'Harry pour l'embrasser et le lécher.
— Si tu savais comment ça me rend fou, gémit Harry en se cambrant, la main accrochée aux cheveux blonds.
— C'est une bonne chose, non ? s'assura Drago en taquinant le gland de sa langue.
— J'en sais rien mais c'est terriblement bon...
Drago s'en trouva encouragé et continua, avec plus d'assurance, le prenant en bouche avec une sensualité dont il ne se rendait même pas compte, cherchant juste le plaisir d'Harry. Le brun se cambra pour s'enfoncer un peu plus loin dans cet antre chaud, si magique, tout comme Drago l'était. Il en avait tellement envie, qu'il ne bougea plus, restant là, à sa merci. Drago le goûta de longues minutes, explorant chaque millimètre de sa langue, l'emprisonnant de ses lèvres dans un mouvement lent et sensuel avant de se redresser et de remonter le long du torse d'Harry pour revenir à sa bouche. Harry s'enroula autour de lui, l'enlaçant férocement, alors que sa main descendait dans le dos fin. Drago frémit, gémit et écarta les cuisses, collant son bassin à celui d'Harry. Les doigts d'Harry caressèrent les fesses puis après un rapide sort de lubrification, commença à rentrer en lui.
— Tu penses à me dire si tu as mal, s'inquiéta-t-il encore.
Mais le corps de Drago s'arquait déjà pour aller à la rencontre du doigt. Harry sourit et continua de le préparer doucement en lui mordillant le cou.
— Tu es si chaud et si doux, murmura-t-il à son oreille.
Drago frissonna, tellement content de plaire à Harry. Parce qu'il aimait chacun de ses attouchements et il savait qu'il aurait encore envie de recommencer, de se sentir si vivant, d'être aussi proche d'Harry que c'était physiquement possible. Harry finit par le redresser, le sentant prêt et le fixa au-dessus de lui.
— Tu veux rester comme ça ?
— Oui, acquiesça Drago en le fixant d'un regard sombre de désir.
Harry prit ses hanches pour le surélever avant de se placer convenablement en dessous, juste contre son entrée. Une main vint caresser l'érection devant lui, alors qu'Harry souriait.
— Tu n'as plus qu'à descendre doucement pour ne pas te faire mal, assura-t-il. À ton rythme.
Drago baissa les yeux vers le torse d'Harry, y promenant sa main avant de finalement le faire et descendre les hanches. Aussitôt ses lèvres s'entrouvrirent, un lui échappa et ses doigts se crispèrent sur la peau bronzée. Mais il fut incapable de s'arrêter et continua jusqu'à être assis sur le bassin d'Harry, le sentant au plus profond de lui, le faisant frissonner violemment.
— C'est bien, gronda Harry en essayant de rester calme. De cette manière c'est toi qui vois ce que tu veux. Tu décides.
Pourtant Harry avait bougé, incapable de ne faire que maintenir ses hanches fines. Il avait envie de le dévorer autant qu'il le pouvait. Mais il voulait offrir ça à Drago, lui faire confiance et surtout le laisser prendre des décisions. Drago le fixa encore quelques secondes, analysant ce qu'il venait de dire avant de finalement relever les hanches et les rebaisser, se tirant lui-même un gémissement. C'était étrange d'avoir soudain la main mais il ne se fit pas prier pour adopter un rythme lent qui amena sa respiration à une cadence chaotique, tellement hachée qu'il eut besoin de s'appuyer au torse d'Harry pour continuer. Le brun le caressa pour l'encourager alors qu'il ne pouvait s'empêcher de grogner à chaque mouvement. Ainsi, il avait l'impression de le sentir partout autour de lui, de le savourer et il en avait presque envie de pleurer tellement c'était bon. Il devait se concentrer pour ne pas aller trop vite, pour laisser Drago faire comme il le voulait. Il lui caressa donc simplement la nuque, puis le dos alors que sa langue venait lécher la peau près de sa bouche.
Drago laissa échapper un gémissement qui ressemblait presque à un sanglot alors que sa main remontait pour s'agripper à l'épaule d'Harry. Il creusa ses reins et augmenta enfin un peu sa cadence, y trouvant une satisfaction tellement intense qu'il en gémit de nouveau.
— C'est trop bon. Tu fais ça très bien.
— J'adore te sentir, murmura Drago d'une voix chevrotante. C'est délicieux.
— J'ai l'impression que tu es partout sur moi, renchérit Harry en venant prendre ses lèvres.
— Ces sensations... sont ... parfaites, haleta Drago.
Il accentua ses mouvements, affamé d'Harry, de ce qu'il provoquait en lui, de la caresse qu'il lui prodiguait. Il continua de longues minutes, alternant différents rythmes ou l'angle, le souffle court, le corps en sueur jusqu'à ne plus tenir et jouir dans la main d'Harry avec un râle rauque, basculant la tête. Harry gronda, remuant aussi un peu des hanches avant de ne plus bouger, toujours dur, le souffle court. Il s'essuya la main sur les draps pour ensuite attirer Drago à sa bouche et l'embrasser férocement.
— C'était ce que tu voulais ?
— C'est comme si je n'étais plus tout seul, bredouilla Drago en cherchant encore son souffle.
— Tu ne seras plus tout seul. Je reste là, près de toi.
— Merci.
Harry sourit et continua de le câliner autant qu'il semblait en avoir besoin, oubliant pour l'instant son propre désir. Drago le savoura de longues minutes avant de se redresser un peu pour le fixer, les sourcils froncés et le regard encore un peu hagard. Son bassin remua un peu et il vint embrasser doucement Harry qui le stoppa aussitôt en fermant les yeux.
— Non, attends. Je vais aller m'en occuper. Laisse.
— Non. Je ne te laisserai pas tout seul.
Harry leva un sourcil étonné et surpris par le ton décidé.
— Ah bon ? Tu n'es obligé de rien, tu sais.
— Moi aussi, je veux être là pour toi, tout le temps, près de toi.
—Bien sûr mais si tu ne veux pas faire ça, tu n'en es pas obligé. Cela n'a rien à avoir.
— Je veux le faire.
Harry sourit et lui caressa le visage avec tendresse.
— Si tu es sûr, vas-y.
— Vas-y toi, souffla Drago en venant de nouveau l'embrasser. Prends ton plaisir.
Harry le serra contre lui et tenta un coup de bassin pour s'assurer qu'il ne lui faisait pas mal. Mais Drago approfondit le baiser, le caressant pour l'encourager. Harry remonta ses jambes pour poser ses pieds à plat et ainsi bouger avec plus d'aisance en lui. Il gémit presque aussitôt, alors que sa langue jouait avec celle de Drago. Ce dernier l'encouragea encore en ondulant contre lui, venant à sa rencontre. Harry gronda férocement, lui attrapant les hanches pour le ravager pendant un moment, avant de finalement lâcher la tension et retomber dans les draps dans un profond soupir de plaisir. Drago se laissa aussitôt aller contre lui, sa tête dans son cou avec un soupir satisfait, caressant du bout des doigts la peau de son torse dans un geste distrait.
Harry caressa le dos, les reins et une main passa sur les fesses bombées.
— J'ai toujours peur de te faire mal.
— Tu ne m'as jamais fait de mal, assura Drago. Tu n'as jamais provoqué la moindre douleur. Pourquoi as-tu peur de m'en faire maintenant ?
— Parce que cela peut être si facile. Je... Je ne sais même pas si tu l'avais déjà fait avant. Si eux ils l'ont fait... Je ne veux pas que cela te fasse plus de mal que de bien car je tiens à toi.
— Je n'avais jamais fait ça avant, répondit-il en fermant les yeux, les mots « je tiens à toi », déclenchant un frisson agréable sur tout son corps.
— Peut-être que... Je n'aurais pas dû alors. Tu aurais dû choisir la bonne personne pour toi, soupira Harry en passant une main coupable sur son visage.
— Quoi ? Pourquoi ? demanda Drago en se redressant pour le fixer.
— Normalement on le fait avec une personne spéciale, tu sais. Surtout la première fois. Putain, Hermione avait peut-être raison, je suis un connard, grogna Harry en se levant pour s'assoir, dégouté de lui-même.
— Tu es spécial. Tu es la bonne personne, l'interrompit Drago qui était resté accroché à lui.
— Tu ne sais même pas de quoi je parle, soupira tristement Harry.
— Explique-moi, souffla Drago en caressant les traits du visage du brun. Pourquoi ça te rend triste ?
— J'aurais aimé que tu aies pu choisir qui tu voulais, qui tu désirais. Que tu aies pu apprendre à l'aimer pendant quelques rendez-vous et j'en passe. Pas simplement prendre la première personne qui te rassure.
— Pourquoi ? Moi je suis content que ce soit toi.
— Mais tu n'as pas eu le choix.
— Le choix ? De toi ? Personne ne m'a obligé à rester avec toi.
Harry se tourna vers lui, triste.
— Tu aurais trouvé bien mieux que moi dehors.
— Tu ne veux plus de moi ? s'enquit Drago le visage déjà anéanti.
— Bien sûr que si, gémit Harry. Je ne peux plus être sans toi. Mais j'ai toujours l'impression de mal agir. Que ce n'est pas la chose à faire.
— Si cela me va, quelle importance ?
— Cela ne te plait pas uniquement pour moi ?
— Je ne comprends pas.
— Tu prends exemple sur moi, tu agis comme moi et j'ai peur que tu ne veuilles ça, que parce que je le veux.
— Ce n'est pas comme ça.
— Tu es sûr ?
— Je fais les choses que j'ai envie, comme le docteur n'a pas arrêté de me le dire.
Harry eut un sourire triste et vint l'enlacer.
— Si tu le dis.
— Tu n'as pas l'air rassuré.
— Parce que moi je ne me serais jamais choisi, avoua-t-il à mi-mot.
— Pourquoi ?
— Parce que je suis horrible. Que je fais du mal, que je ne suis pas gentil, j'ai une longue liste tu sais...
— Tu n'es rien de tout ça, s'indigna Drago.
— Laisse. Ce n'est pas grave.
Avec un sourire triste, Harry vint délicatement l'embrasser.
—Si tu vas mieux et que les larmes sont passées, c'est le principal.
— Si. Tu n'es pas comme ça. Tu es gentil, doux, délicat.
— Chut, tout va bien. Oublie ce que j'ai dit, assura Harry en venant le prendre contre lui.
— Non, ça te rend triste. Je n'aime pas que tu sois triste.
— Ce n'est rien. Je t'assure. J'ai juste été surpris de ta demande et ta crise, c'est tout.
— Je n'aurais pas dû te demander ça ?
— Si tu en avais vraiment envie, bien sûr que si. Je suis ravi de le faire.
— Mais toi tu n'en avais pas envie, alors.
— Oh si, crois-moi, rit Harry. J'en avais très envie aussi. Vraiment.
— Alors tout va bien, souffla Drago en caressant son visage.
— Oui.
Drago se blottit de nouveau contre lui et savoura sa présence de longues minutes, fermant les yeux alors qu'il se remettait à trop penser.
— Chut, tout va bien. Tu es ici, susurra Harry en le berçant tranquillement.
— Je l'avais mérité, tu sais.
— Non. Bien sûr que non. Personne ne mérite ça.
— Pourquoi me l'auraient-ils fait sinon ? Je n'ai même pas pu protéger ma mère, avoua Drago d'une voix à peine audible.
— Ce sont des vermines, des insectes. Je suis désolé pour ta mère. Tu n'as rien à te reprocher. On était jeune à l'époque, dans nos rôles. J'étais là, j'ai vu que tu n'as pas pu tuer Dumbledore. Tu ne voulais pas de tout ça. Tu n'étais déjà pas si mauvais que ça avant. Tu l'es encore moins maintenant.
— Tu dis tout le temps ça.
— Parce que c'est vrai. On était que des gamins paumés. Tu ne méritais pas ça. Je ne l'ai jamais cru.
— Pourquoi alors ? Ils ont détruit toute ma famille.
— Je ne peux pas te donner de raison. J'aurais aimé tous les tuer d'abord. J'aurais aimé tous les avoir pour les tuer.
— Tu n'es pas un tueur, soupira Drago en caressant le visage d'Harry, le sien affichant une expression perdue, égarée.
— Je l'ai déjà fait. Et je le referai pour tuer tous les mangemorts.
— Tu n'es pas fait pour ça. Pourquoi ?
— Parce que c'est mon destin. Je dois le faire.
— Tu n'es pas obligé.
— On s'en fiche de ça, assura Harry avec un sourire plus triste.
Il posa simplement son front contre le sien et Drago recommença à caresser son visage, avec douceur et tendresse, fermant les yeux pour essayer de chasser sa propre expression mélancolique.
— Tu veux sortir aujourd'hui ?
— Allons à la mer, répondit Drago sans bouger.
— Si tu veux. On remangera une glace. J'espère qu'il n'y aura pas trop de monde.
— Allons juste dans l'eau, tous les deux. C'est tout ce qu'il nous faut.
— Oui. Je nous ai trouvé des shorts pour ça, assura Harry en se levant, encourageant Drago à faire de même.
Le blond aurait voulu rester contre Harry mais il se redressa à regret, posant les pieds au sol et il finit par s'écarter un peu, frissonnant dès qu'il se retrouva privé de la chaleur d'Harry.
— Hé, tout va bien, assura le brun en passant un bras autour de lui. On va sortir, l'air frais te fera du bien.
— Je ne veux pas voir du monde, soupira finalement Drago en secouant la tête. Allons dans un endroit où il n'y a personne plutôt.
— Je vais essayer de nous trouver un endroit désert, promit Harry en lui embrassant le front.
— Merci.
— Viens, on va passer un bon après-midi, je t'assure.
Harry le poussa vers l'armoire, et ils passèrent des vêtements plus adaptés, pour sortir. Drago observait tranquillement Harry, s'habillant et mettant même des chaussures. Harry le ramena contre lui avant de sortir pour ensuite transplaner.
Ils sont adorables hein ?
Love sur vous 3
