Chapitre XII :

« On ne tombe pas. On se tient la tête bien haute. On n'oublie pas de respirer. On ne tombe pas. On sourit. On fixe le dos de Luna sans tomber. On respire doucement. »

Voici ce qui se passait dans la tête de la Gryffondor qui avançait dans l'allée fleurit derrière la Serdaigle et son père. Dès qu'ils étaient arrivés dans le champ de vision des invités, des exclamations émerveillées avaient retenti sous l'ensemble du chapiteau. Les gens saluaient la mariée et la complimentaient quand elle arrivait à leur niveau. Et quand celle-ci passait les invités pouvaient apercevoir Hermione, la tête droite qui regardait fixement devant elle – à savoir le dos de son amie. Elle inspirait et expirait doucement pour faire passer la crise d'angoisse qui menaçait de faire son apparition. Elle se concentrait pour ne pas tomber et garder la tête haute avec un sourire et tentait de faire abstraction des gens autour pour ne pas craquer.

Ils arrivèrent devant l'hôtel et, comme un automate, Hermione se plaça aux côtés de Luna en face du maître de cérémonie. Il commença alors à parler, sans que la Lionne ne l'écoute, trop concentrée sur son objectif, rester debout et ne pas oublier de respirer. Le temps du discours lui parut faire une éternité et ses pieds commençaient à lui faire terriblement mal quand, enfin, le moment tant attendu des échanges de consentement arriva. La Gryffondor regardait l'employé du ministère sans vraiment le voir, elle entendit à peine Luna et Neville prononcer leurs vœux. Seul le vacarme des applaudissements réussit à la faire sortir de sa torpeur. Après avoir comprit ce qu'elle venait de manquer, elle s'en voulu de ne pas avoir été plus attentive. Ses mains finirent par rejoindre les autre, par automatisme, et elle sourit à la vue des mariés qui s'embrassaient. Ils se séparèrent et les acclamations redoublèrent tandis que les époux se retournèrent vers leurs invités tout sourire. La Serdaigle se tourna vers son témoin qui lui lança un grand sourire. Elle était sincèrement heureuse pour ses amis.

La foule commençait à se lever pour approcher les amoureux et l'angoisse revient au galop se loger dans le ventre de la rouge et or. Elle chercha une échappatoire et pensa tout de suite à Drago. Elle scruta l'assemblée à la recherche du regard acier mais ne le trouva pas. Plus les gens s'approchaient plus la Gryffondor avait du mal à respirer. Elle sentait de plus en plus de regards sur elle se qui ne l'aida pas du tout. Et au moment où elle allait basculer, en tentant de reculer, un bras la saisi à la taille pour la retenir. Elle fut surprise de se sentir aussitôt en confiance et encore plus quand elle croisa les yeux qu'elle cherchait un instant plus tôt. Elle poussa un soupir de soulagement et tenta un sourire :

« Merci, souffla-t-elle.

- Mais de rien, lui répondit-il avec un clin d'œil et un sourire charmeur. Ce n'est pas tout les jours qu'une jolie femme me tombe dans les bras. »

La jeune femme pouffa sans relever le compliment. En regardant autour d'elle, la Lionne aperçut des dizaines de paires d'yeux qui la détaillaient de haut en bas, plus ou moins expressives selon leur provenance. En croisant le regard de ses anciens meilleurs amis, son souffle se coupa instantanément et elle eut l'impression de se prendre un seau d'eau froide qui lui glaça les veines. Elle frissonna, se que dû sentir son cavalier qui la força à s'éloigner pour rejoindre le chapiteau où se déroulerait le banquet. Quand ses yeux quittèrent ceux de Harry, elle revient d'un coup à la réalité et la fraîcheur qui l'habitait un instant plus tôt s'évanouit petit à petit. Sans même regarder le jeune homme qui la retenait toujours, elle chuchota :

« Encore merci.

- Décidément il faut que je reste près de toi pour que tu reste sur tes deux jambes », murmura le vert et argent à l'oreille de Hermione.

Celle-ci frissonna quand le souffle du jeune Serpentard lui effleura le coup. La petite bulle de confort dans laquelle elle se trouvait, explosa en éclat quand une tête rousse se précipita vers elle.

« Oh ma chérie, quelle bonheur de te revoir, pleura Molly Weasley en la serrant fort contre elle. Comme tu as maigri ma puce, continua-t-elle en s'écartant d'elle qui en profita pour prendre une inspiration. Tu as bien reçu tout ce que je t'ai envoyé pour noël et tes anniversaires ? Tu es sûre que tu te nourris bien ? Qu'est ce que tu es pâle ma grande.

- Molly, enfin, laisses respirer notre chère Hermione, lança Arthur Weasley en arrivant derrière sa femme. Comment vas-tu depuis le temps ?

- Bien merci M. Weasley. Et, oui, Molly, je mange suffisamment et j'ai bien reçu vos cadeaux de noël et aussi ceux pour mes anniversaires. Et je vous en remercie. J'ose espérer que vous avez aussi reçu les miens.

- Évidemment, évidemment, s'écria Molly. Je garde tes précieux présents. Ça nous faisait très plaisir de recevoir un peu de tes nouvelles chaque années. Ma chérie, viendrais-tu mercredi prochain ? Je t'en pris, cela fait si longtemps que l'on ne t'a pas vu. Et toi aussi Drago, tu es bien évidement le bien venu, termina-t-elle en se tournant vers le Serpentard qui se tenait légèrement en retrait.

- On… On y réfléchira, bredouilla Hermione en lançant un regard incertain vers le concerné.

- Mercredi c'est peut-être pas le bon jour mais c'est gentil d'avoir proposé », leur répondit le jeune homme.

La brune senti alors deux mains lui encerclées la taille. Elle leva alors les yeux vers le responsable et pu apercevoir le blond avec un sourire resplendissant en l'honneur de Mr et Mrs Weasley. Et ils semblèrent tomber sous son charme.

« Bien évidement, bien évidement, répéta Molly avec un sourire ravie. Venez quand vous le voulez, vous êtes les bien venu. Tout les deux.

- Molly nous devrions les laisser tranquille et aller nous asseoir. Vous pourrez discutez après, intervint Arthur avec un sourire.

- Évidement, évidement », répéta-t-elle pour la énième fois, toujours avec un immense sourire.

Malgré ce qu'elle venait d'affirmer, elle ne bougea pas d'un pouce. Ce fut donc avec un soupire et un petit sourire que son mari la pris doucement par le bras et l'entraîna à la recherche de leurs places pour le festin.

Quand ils se furent éloignés, Hermione poussa un long soupire pour essayer, en vain, de calmer son cœur, qui avait depuis un bon moment perdu le rythme adéquate.

« Tu vois pas besoin de stresser, ils t'apprécient tous encore. », souffla une voie rauque à son oreille.

Elle sursauta en se rappelant la présence de son cavalier dans son dos, les mains toujours posées sur sa taille. Elle lâcha un petit rire sans joie, quand elle se rendit compte de la situation improbable dans laquelle ils se trouvaient. Le Serpentard la retourna alors vers lui pour la regarder dans les yeux.

« Qu'y a-t-il de drôle ?

- Rien, répondit la Lionne. Enfin si, tout.

- Tout ?

- Cette situation est drôle par sa non probabilité.

- Tu réfléchis trop, lui répondit alors catégorique Malfoy en fronçant les sourcils mais avec un petit sourire en coin. Cela au moins n'a pas changé. »

Cette dernière phrase fit remonté un sourcil à la jeune femme ne comprenant pas très bien où il voulait en venir. Mais voyant qu'il se contentait de la regarder avec son inlassable air Malfoyen, elle finit par posé la question.

« Que veux-tu dire par "Cela au moins n'a pas changé" ?

- Ça veut dire ce que ça veut dire, esquiva-t-il mystérieux. Nous devrions peut-être trouver nos places », fit-il pour mettre un terme à cette conversation.

Toujours avec une main sur sa taille il l'entraîna vers le chapiteau où les gens commençaient à s'installer, comme Arthur quelques instant plutôt avec sa femme. La jeune Gryffondor était si intriguée par les paroles du blond, qu'elle en oublia de stresser à cause de tout les regards qui la suivaient, se laissant slalomer entre les tables par Malfoy.


Bonjour chers lecteurs,

Voilà le chapitre douze. N'hésitez pas à donner vos avis.

Merci d'avoir lu et à la semaine prochaine.

Biz,

Aliz ;D