Chapitre 12 : Le Banquet du Roi

Eddard

Le Roi était arrivé depuis quelques heures déjà et voici que maintenant, ils allaient se rendre dans la Grande Salle pour le Festin de bienvenue. Il entendait déjà du bruit qui provenait de derrière les portes et Catelyn a dû encore une fois calmer Arya et Sansa qui ne faisaient que de se crier dessus. Sansa. Sa douce Sansa. Elle se voyait déjà reine mais elle ne savait pas que le pouvoir amène plus de soucis et de mensonges qu'autre choses. Or, avec tout les Lannister, ce Varys et le peu qu'il connaît de la Cour, si Ned accepte l'une des propositions alors il sait qu'il ne finira pas s'en mordre les doigts.

Le banquet avait débuté depuis environ deux heures déjà et Robert avait enquillé un nombre impressionnant de bières. Robert avait toujours été un fêtard dans leur jeunesse mais cella dépassait ceci. Il ne c'était jamais comporté de cette manière et la façon dont il traitait la Reine le faisait revoir son jugement sur lui. Ned avait beau ne pas apprécier les Lannister, la Reine ne méritait pas la façon dont Robert l'humiliait. Elle était sa femme et devant elle, devant toute l'assistance, il embrassait les servantes puis les caressait comme si elles n'étaient que de vulgaires putains. Eddard dût se retenir de dire quelque chose et il pût voir que Catelyn se retenait pour cacher son dégoût mais la Reine. La Reine Cercei était aussi glaciale que la glace comme si ceci était habituel, une routine et cela lui serra le cœur. L'une de ses servantes déposa un plat devant lui et son ami d'enfance, en profita pour lui embrasser le cou. Il s'agissait de Marysol, la femme d'un de ses gardes. C'était une jeune femme gentille et dévouée à son mari et à la maison Stark mais le geste et le comportement du Seigneur des Sept Royaumes lui faisaient monter les larmes aux yeux. Ned ne pourrait jurer à cet instant-ci qu'elle lui serait fidèle tout comme son mari, s'il n'arrêtait pas son frère adoptif.

Robert, laisse-là tranquille.

Il vit l'homme qui avait assassiné le Prince Argenté se détourné avant de fesser la pauvre Marysol. Elle se dépêcha de retourner dans les cuisines pour continuer son service mais loin de lui. C'est à ce moment qu'il vit l'un de ses seigneurs banneret se poster devant lui et le roi avant de s'agenouiller. Il s'agissait de Gregor Forestier, Seigneur d'Ironrath. Il était grand et largement bâti avec des cheveux blonds foncés et des yeux bleus glace qui c'étaient focalisés dans les siens. Il était assez impressionnant pour être honnête mais d'après sa posture et son regard, il n'avait aucune mauvaise intention.

Mon Roi, mon Seigneur, j'ai une requête a formulée. Une requête qui concerne votre fils Lord Stark.

Robb ?

Non. Jon Snow, mon seigneur.

Jon. Vous savez où se trouve Jon ?

Je crois savoir où se trouve le garçon.

Où ?

Il est avec le mien, Asher Forestier et ils partaient tous les deux en direction du Mur pour d'après mon cadet, partir à l'aventure. Je souhaiterais accueillir Jon chez moi. Lui et mon fils sont très proche et c'est un bon garçon, ça nous fera plaisir de l'avoir à Ironrath.

Je…

Pardonner-moi, Lord Stark mais je pense que cela soulagerait tout le monde. Je vous demande juste d'y réfléchir.

Quand l'avez-vous vu la dernière fois ?

Il y a dix jours.

Je vous remercie pour votre offre et pour ces informations.

Le Seigneur hocha la tête dans sa direction ainsi que dans celle du Roi qui avait écouté avec attention. Malheureusement, il n'était pas le seul car Catelyn avait les lèvres plissées et le front froncé. Robb avait également entendu car il pouvait voir le sourire qui étirait ses lèvres et le soulagement apparent dans ses yeux. Il se sentait lui-même soulagé d'un poids. Jon était vivant ou du moins il y a dix jours, et il n'était pas seul. Mais pourquoi veut-il se rendre au Mur, si il s'y rend accompagné ce n'est pas pour s'engagé et Ned en ai rassuré. Comment a-t-il rencontré les Forestier ? Et cette proposition de famille d'accueil, il n'aurait jamais pensé qu'un jour il en aurait une pour son enfant silencieux et maussade. C'est alors que surprise pour surprise, un autre de ses bannerets apparut devant lui et Robert. Cette fois-ci, il s'agissait de Torghen Flint surnommé Vieux Flint. Il était âgé mais il pouvait encore se battre, il avait toute la carrure d'un guerrier. Sa tête était large et ses yeux enfoncés semblaient presque noirs, ses longs cheveux blancs étaient attachés ensemble par un lien en cuir mais c'est sa taille qui était le plus impressionnant. Le chef de la maison des Flint des montagnes, est comme son prédécesseur agenouillé puis relevé avant de prononcé une requête.

Mon Roi, mon Seigneur, j'ai une demande a formulée. Elle concerne votre fils naturel Lord Stark.

Vous connaissez Jon ?

Oui, un brave jeune homme. Lui et le jeune Asher Forestier on passés une nuit à Mountainside avant de repartir pour le Mur.

Il me semble que vous avez un fils qui à peu près leur âge, n'est-ce pas ?

Oui et il se trouve actuellement avec eux. Artos a choisit de les accompagner pour une sorte de quête, en partance du Mur.

Une quête ? Intervins Robert.

C'est ce que le jeune Jon m'a dit.

Quel genre de quête ?

Il ne me l'a pas dit, mon Roi. Seulement qu'il rêve du Mur depuis plusieurs jours alors pourquoi ne pas visiter le Nord en passant ?

Ned, ton garçon m'a l'air d'être quelqu'un d'intéressant.

Mmm. Lord Flint, vous désirez alors prendre Jon comme famille d'accueil ?

Non.

Non ! Alors quoi donc ?

Voyez-vous votre fils et ma chère Deidre se sont bien entendus, je dirais même que ma fille aînée a retrouvé le sourire le jour où il est apparu avec Forestier. La pauvre n'arrivait pas à se remettre de la mort de son mari depuis six mois déjà.

Vraiment ?

Vraiment, votre Majesté.

Qu'attendez-vous de moi, Flint ?

Une demande en mariage entre ma Deidre et votre Jon.

Je, je ne sais pas quoi dire.

Je sais que cela peut vous paraître inattendu alors je vous laisse réfléchir.

Je vous remercie de votre proposition.

Avant de vous quitter, je tiens à vous avertir qu'il est courant de qui est sa mère. Il est en colère contre vous pour avoir garder le silence.

Le vieux Flint les salua une dernière fois avant de faire demi-tour et de retourner à sa place. Il avait amené le rire pour laisser place à de la tension dans son sillage. Est-ce pour cela que tu es parti, Jon ? Parce que tu as découvert qui est ta mère ? Robb lui avait bien dit qu'il avait agit bizarrement peu de temps après l'exécution du déserteur. Est-ce la raison ? Comment l'avait-il seulement découvert, qui lui avait dit ? Est-ce Howland ou un membre de la Maison Dayne qui a finalement décidé de parler ? Que voulait dire Flint sur l'entente de Jon avec sa fille, c'était-il produit quelque chose ? Non, ce n'était pas le genre de son fils. Mais le faîte de savoir qu'un noble le croyait assez digne pour sa fille même si elle avait déjà été mariée, le rendait fier. Il n'aurait jamais pût penser à une alliance entre Jon et une fille du fier et orgueilleux Nordien. Par contre, il savait que cela allait lui causer des maux de tête avec sa dame épouse à n'en pas douter. Au moins, il n'était pas le seul à être heureux de ce qui se produisait pour le jeune homme car Robb souriait. Eddard trouvait aussi intéressant que son fils calme et silencieux, était sortit de sa coquille et fréquentait maintenant les enfants de Seigneurs du Nord.

Cette Deidre a retrouvé le sourire, hein, on se demande bien comment ton bâtard s'y est prit.

Robert éclata de rire alors que les membres de la famille qui avaient entendu, y compris la jeune Myrcella rougissaient. Ned espérait vraiment que son fils ne devenait pas son frère renaissant. Il avait adoré Brandon mais pas sa façon de coucher toutes les filles sur son passage.

Oh, ne fait pas cette tête Ned ! Toi et ton foutu honneur.

Robert !

Ton bâtard a l'air d'être plus amusant que toi, vieux croûton.

Ned regardait de la table haute, son ami le Roi qui n'avait cessé de boire et qui se trouvait désormais à deux tables d'ici, en train d'embrasser une jeune fille. Il lui semble qu'elle fait partie de la Maison Norroit mais il n'en est pas certain. La Reine ne disait rien, encore une fois. Elle semblait sculptée dans un bloc de glace, le seul indice de sa fureur. Si c'était Ned qui se comportait ainsi, Cat ne pourrait pas rester aussi immobile. Il n'y avait aucun amour dans le couple Royal, et si Ned acceptait la proposition, il allait devoir doublement se méfier des lions.

Fatigué du banquet. On n'est comme un ours dans un piège. Le fît sursauter Benjen.

Benjen était arrivé peu de temps après l'arrivée du Roi et de sa suite. Il était seul et il ne connaissait pas encore la raison de sa visite mais il était heureux de le voir. Il avait été placé à la table haute comme tous les membres de la famille Royale, de la famille Stark et Théon, ce soir. Il avait été tout aussi surpris que lui, d'apprendre que Jon se dirigeait vers le Mur et connaissait l'identité de sa mère. Ned n'avait jamais dit à Benjen qui elle était, une raison en plus d'être curieux.

Cet homme que j'ai décapité, tu le connaissais ?

Bien sûr que oui, c'était quelqu'un de bien. Un dur à cuir. Un vrai patrouilleur.

Il racontait des insanités. Il disait que les Marcheurs avaient tués ses amis.

Mm…Les deux frères qui l'accompagnaient ne sont toujours pas réapparus.

Une embuscade des sauvageons.

Peut-être. Des loups géants au sud du Mur, à la poursuite des marcheurs. Et mon frère qui deviendra Main du Roi. On peut dire que l'hiver vient.

Oui, l'hiver vient.

Ned était sortit un instant pour se soulager et revenait maintenant pour finir pas tomber sur le Régicide. Il se sentit se raidir et se crisper de tous ses membres. Depuis qu'il a vu Jaime Lannister assit sur le Trône de Fer, juste après avoir assassiné l'homme qu'il avait juré de protéger, il ne pouvait s'empêcher de ressentir du dégoût et de l'amertume envers l'homme et sa famille.

Excusez-moi.

Lord Stark, on dit que nous serons bientôt voisins. J'espère que c'est vrai.

Oui, le Roi m'a honoré de son offre.

Nous aurons sûrement un tournoi pour célébrer votre nouveau titre, si vous acceptez. Ce serait bien de vous revoir sur le terrain. On s'encroûte un peu, faute de combat.

Je ne prends pas part aux tournois.

Ah bon ?! Seriez-vous trop âgé pour ça ?

Je ne concours pas dans les tournois parce que quand je combats un homme pour de vrai, je veux qu'il ignore ce que je sais faire.

Ah, joliment dit.

Ned poussa le Garde Royal pour revenir à sa place et tenter d'aider sa femme qui depuis le début, essayait de faire la discussion à la Reine.

Le festin avait finalement prit fin, et Ned et Catelyn se trouvaient désormais dans la chambre douillette de cette dernière. Après que leur étreinte soit finie, il roula de côté. Ned caressait les épaules nues de sa femme, repensant au comportement de son ami d'enfance.

Comment est-il devenu si gros ?

Il ne s'arrête de manger que quand c'est l'heure de boire. Gloussa Catelyn.

Ned soupira et sauta à bas du lit car il fallait qu'il réfléchisse sérieusement. Nu comme un ver, il arpentait la pièce.

Je suis un homme du Nord et ma place est ici avec toi. Pas là-bas dans le Sud, dans ce repère de rats que l'on appelle la capitale.

Tu ne peux pas. Tu ne dois pas.

Mon devoir est ici. Je n'ai aucune envie d'être la Main de Robert.

Il ne le comprendra pas. Il est roi, maintenant, et les rois diffèrent du commun des mortels. Si tu refuses de le servir, il s'en étonnera puis, tôt ou tard, te suspectera d'être un opposant. Ne vois-tu pas quel danger tu nous ferais courir ?

Aucun. Il ne saurait vouloir de mal ni à moi ni aux miens. Nous étions plus liés que des frères. Il m'aime. Mon refus le fera rugir, maudire, tempêter puis, dans huit jours, nous en rirons tous deux. Je le connais…par cœur !

Tu connaissais l'homme. le roi, lui, t'est étranger.

Ned repensa à la louve morte qu'ils avaient trouvés des jours plus tôt. Des frissons remontèrent le long de sa colonne vertébrale.

J'aimerais tant qu'il ne t'éloigne pas de moi et lui dire : « Ecoute-moi gros lard, tu n'emmèneras mon mari nul mal. Il est ma propriété ! » mais l'orgueil est tout pour un roi, beau Sire. Robert s'est donné la peine de venir jusqu'ici t'offrir en personne ces honneurs insignes, et tu lui jetterais à la face ?

Trop d'honneur !

Pas à ses yeux.

Ni aux tiens, c'est ça ?

Ni aux miens. Et sa proposition de fiancer nos enfants, comment la qualifies-tu ? Sansa régnerait un jour, et ses propres fils exerceraient un pouvoir absolu sur les territoires allant du Mur aux pics de Dorne. Que trouves-tu de si fâcheux ?

Bons dieux ! Catelyn…Sansa n'a que onze ans, et Joffrey…Joffrey est…

Est un prince arrogant qui avait un air malsain. Comment Cat ne voyait-elle pas cela, était-elle trop obsédé à vouloir que leur fille soit reine ? Il allait l'a faire souffrir si Ned acceptait cet offre de fiançailles. Son instinct lui disait de refuser, lui disait qu'il avait raison sur son jugement, pouvait-il se tromper sur le garçon ?

L'héritier du Trône de Fer. Moi, j'avais douze ans quand mon père m'engagea à ton frère.

A Brandon. Voilà. Brandon, lui, saurait quoi faire. Il savait toujours, Brandon. Toi, Winterfell, tout. Tout et le reste. Il était né pour faire une Main du Roi comme pour engendrer des reines.

Il se peut. Mais il est mort.

Tout d'un coup on tambourina à la porte et celui qui osait les déranger à cette heure de la nuit, ne ménageait pas ses efforts.

C'est mestre Luwin, messire. Répondit Desmond de derrière la porte. Il est là, dehors, et demande à être reçu d'urgence.

J'avais interdit que l'on me dérange.

Oui, messire. Mais il insiste.

Bon. Fait-le entrer.

La porte s'ouvre sur un petit homme gris aux yeux gris, dont l'âge avait clairsemé ses mèches grises alors que Ned finissait de s'habiller à la hâte.

Pardonnez-moi, messire, madame. Mais on m'a laissé un message.

Laissé ? qui, on ? Est-il venu un courrier ? Je n'en ai rien su…

Il ne s'agit pas de cela, messire, mais d'un coffret de bois sculpté que l'on a déposé sur la table de l'observatoire pendant que je sommeillais. Mes gens n'ont vu personne, mais seul un membre de l'escorte royale a pu opérer, puisque aucun autre visiteur ne nous est arrivé du sud.

Un coffret de bois, dites-vous ?

Oui, ma dame. A l'intérieur se trouvait une lentille astronomique. Le dernier cri. Une merveille, manifestement fabriquée à Myr. Les opticiens de Myr n'ont pas de rivaux.

Une lentille…, et alors ? En quoi cela me concerne-t-il ?

C'est aussi ce que je me suis demandé. A l'évidence, il ne fallait pas s'arrêter aux dehors d'un tel envoi.

Une lentille est un instrument censé vous acérer la vue…murmura Catelyn qui frissonnait sous ses fourrures.

Exactement.

Mais, dans ce cas, que prétend-on nous faire voir avec davantage de netteté ?

Je me suis posé la même question. Dit mestre Luwin en extirpant de sa manche un document soigneusement roulé, et j'ai découvert ceci, la véritable réponse, dissimulé dans un double fond. Mais il ne m'appartient pas de le lire.

Dans ce cas, donnez. Dit Ned avec la main tendue.

Sauf votre respect, messire, s'excusa le vieux, il ne vous est pas destiné non plus. Il porte la mention « Pour Lady Catelyn, et pour elle seule ». puis-je approcher, dame ?

Cat prit le billet que le mestre avait posé sur la table de chevet, tout en retenant les fourrures contre sa poitrine. Luwin allait se retirer mais Ned intervint :

Restez, là. Qu'avez-vous, ma dame ? Vous tremblez…

J'ai peur. Avoua-t-elle. La lettre portait le sceau de cire bleue où se lisait les armes lune-et-faucon d'Arryn. Cela à été envoyé des Eyrié. Qu'est-ce Lysa fait aux Eyrié ? Elle n'y est plus allé depuis son mariage, et je pressens là du malheur, Ned. Je le sens !

Ouvre.

Catelyn rompit le cachet puis ses yeux parcourent des mots qui à la fin de sa lecture l'a rendit blême. Lorsqu'elle reprit la parole, elle balbutiait :

Elle a pris toutes ses précaution. Elle m'écrit dans la langue qu'enfants nous nous étions inventée…

Tu comprends ?

Oui.

Lis.

Peut-être devrais-je prendre congé.

Non. Vos conseils nous seront précieux.

Repoussant les fourrures, Catelyn sortit du lit et traversa nue, la chambre. Mestre Luwin détournait les yeux, choqué et Ned protesta :

Devant notre hôte… !

Notre hôte a mis au monde mes cinq enfants, et l'heure n'est pas aux pudibonderies.

Que diable fais-tu ?

J'allume un feu.

Elle glissa le message par-dessus plusieurs grosses bûches et Ned se précipita vers elle pour la relever pendant que les flammes montaient et léchaient les bûches.

Parle, dame !

C'est un avertissement pour qui veut entendre.

Ensuite ?

John Arryn est mort assassiné.

Par qui ?

Les Lannister. La reine.

Bons dieux ! Ta sœur est complètement folle. Elle est aveuglé par le chagrin. Elle ne sait pas ce qu'elle dit.

Elle ne délire pas. Tout exentrique qu'elle est, elle a froidement chiffré son message et mis toute son intelligence à le dissimuler. Crois-tu qu'elle risquerait sa vie ainsi que la vie de son propre fils, si elle n'était pas certaine que son mari a été assassiné.

Ned regarda par la fenêtre, il ne savait plus quoi penser, quoi faire. Se pourrait-il que cela soit vrai ? Il avait déjà pensé que son père adoptif avait été tué mais à quoi servirait sa mort au Lannister ? Il n'arrivait pas à comprendre et c'est bien ça qui clochait.

Mes vérités à moi se trouvent ici. Le sud est un nid de vipères, je ne tiens pas à m'y aventurer.

Si cette nouvelle est vraie et si les Lannister conspirent contre le Trône, qui d'autre que vous pour protéger le Roi ?La Main du Roi dispose d'immenses pouvoirs, messire. Notamment celui de faire la lumière sur la mort de Lord Arryn et celui de livrer ses éventuels meurtriers à la justice du souverain. Plus, accessoirement, celui de protéger la veuve et l'orphelin, si le pire devait s'avérer…

Tu prétends aimer Robert en frère. Laisserais-tu ton frère à la merci des Lannister ?

Le Roi a chevauché un mois entier pour vous demander de l'aide, Lord Stark. Vous êtes le seul en qui il a confiance. Vous avez fait un serment au Roi, messire.

Que les Autres vous emportent tous deux ! Mon père ne se rendit qu'une fois dans le sud, et parce qu'un roi l'y convoquait. Sa maison ne le revit jamais.

Une autre époque. Insinua Luwin, et un autre roi.