Bonsoir à tous chères lectrices (et peut être lecteurs ?). Toutes mes excuses pour ce post tardif, j'ai eu des soucis de santé aujourd'hui, un appel au samu etc. mais malgré toutes ces péripéties je vous mets tout de même un chapitre car chose promise chose due. Cependant j'ai fais la relecture un peu à la va vite donc ce n'est peut-être pas aussi bien écrit que d'habitude et il y a peut-être quelques fautes d'orthographe, désolée. J'espère que ça vous plaira tout de même et n'oubliez pas qu'une petite review est gratuite et fait toujours plaisir. Sur ce, enjoy !

Chapitre 14

Deux semaines passent. Hermione est désormais enceinte de sept mois et son mal de dos se fait de plus en plus présent. Ceci ne constituant pas un risque pour la vie de la mère, ni celles des bébés, aux yeux du Seigneur cela ne nécessitait aucun traitement. En douce, Drago lui a donné une crème moldu, justifiant cela en disant qu'il ne souhaitait pas avoir à subir la mauvaise humeur d'une femme enceinte qui dort mal. Mais son sommeil ne s'est pas améliorer car, même si la crème que Padma se fait un plaisir de lui appliquer la soulage un peu, cela ne vaut pas grand chose comparé à un sortilège antalgique. Malheureusement, il ne pouvait rien de plus ou en tout cas n'avait pas voulu faire plus. Soit par véritable désintérêt pour sa douleur, soit par peur que quelqu'un détecte les sorts. La gryffondor se dit en grimaçant qu'elle préfère croire en la seconde option.

Toutes deux fatiguées et douloureuses par leur fin de grossesse, Hermione et Emily ont obtenu, péniblement, le droit de se reposer dans la véranda au lieu de sortir faire les courses. C'est l'efle de la maison qui la remplace, au grand damn de celui-ci qui est par conséquent encore plus désagréable avec elle. Profitant de ces rendez-vous quotidiens où elles peuvent parler sans oreilles de soldat indiscrètes, la gryffondor a laissé de plus en plus de mots au sujets de la résistance. Se sentant finalement parfaitement en confiance, elle a confié à sa compagne l'existence de la résistance la semaine dernière. Bien sûr, elle a craint pour sa vie à ce moment là, Emily aurait pu prendre peur et elle avait énormément à gagné à la dénoncer, prouvant ainsi son allégeance au Seigneur des Ténèbres. Mais celle qui est devenue son amie s'était montrée plus que ravie de faire partie de la confidence. Hermione sachant de source sûre que Hannah et Seamus, les majordomes de la maison d'Emily, en faisait partis eux aussi. Un vrai réseau de communication s'était alors installé entre leurs maisons et bien qu'on ne puisse toujours pas garantir la fidélité de Padma, Omar lui est toujours volontaire pour transmettre des messages essentiels. Les deux jeunes filles échangeaient donc aujourd'hui, comme depuis une semaine, leurs informations autour d'un thé.

- Je discutais justement avec Hannah ce matin, les combats font rage dans tout le sud de l'Angleterre. Ils sont au portes de Londres et Bristol est déjà envahie de français. Aucun officiel n'ose le dire à voix haute et les journaux n'en parlent pas, mais cette ville est déjà probablement perdue. Malheureusement les français sont aussi au prise avec l'Espagne, même si aucun territoire français n'est au mains de l'ennemi. Pour l'instant. Les allemands, même s'ils n'interviennent pas directement sur le sol anglais, leur donne main forte du côté des Pyrénées.

- Et cet attentat alors tu as pu en apprendre plus ? Demande Hermione.

- L'oeuvre de moldus ils semblerait. Des moldus anglais qui ayant entendu que les sorciers français avaient débarqué en Angleterre ont décidé de se venger, répond son amie.

- Mais… les français ne viennent pas renforcer les sorciers de Voldemort, ils viennent juste nous libérer des tyrans…

- Oui… ils n'arrivent pas à comprendre que nous, les sangs de bourbe et les sangs mêlés sommes dans le même bateau qu'eux. Et même certains sang-purs…

- Oui, ils voient la magie comme ennemie, point. Qu'est ce que tu veux dire par sangs purs ? Questionne la gryffondor, soudain intriguée par la fin de la phrase.

- Oui, comme les Weasley par exemple, éclaire Emily, dont les joues ont pris une teinte pourpre.

- Il y a autre chose, tu as vu comment tu as rougi ? Tu me caches quelque chose ! S'exclame alors Hermione, vexée.

- Je ne veux rien te cacher simplement, moins nous en savons mieux nous nous portons, si jamais ils venaient nous torturer…

- Il ne me semble pas que j'ai déjà parlé sous la torture. Et pourtant j'en ai vécu plus que toutes les servantes réunies.

- D'accord, d'accord, consent alors la blonde devant le ton plus qu'agacé de son amie. Luna nous a dit que Blaise est avec nous.

- Blaise ? Blaise comme Zabini le pote de Malfoy ?

- Oui. Apparemment il les aidait déjà à Poudlard, il donnait des infos à Ginny, Neville et les autres.

Un froid s'abat dans la pièce à la mention de Neville. Le jeune Londubat était devenu un véritable héros après s'être opposé à Voldemort, avoir été torturé et tué. Les deux amies se sentent obligées de se taire un instant, comme pour rendre hommage à leurs morts. L'horloge sonne treize heures, empêchant leur conversation de reprendre puisque Emily devait retourner chez elle à cette heure ci. Les deux filles se saluent et Hermione se dirige dans la cuisine pour manger avec Padma et Omar.

Hermione aurait adoré tout dire à Padma, la mettre dans la confidence et pouvoir compter sur elle. Mais sa camarade de Gryffondor avait été traumatisée par la mort de sa soeur, Parvati. Celle-ci avait été torturée sous ses yeux et était morte faute de soins dans une cellule du manoir Malfoy. Et depuis que les deux jeunes filles se sont retrouvées au manoir Nott, Padma n'avait fait que de couver Hermione, n'enfreignant jamais aucune règle, l'air tout bonnement terrorisée tout les jours. Elle a encore des crises d'angoisses régulièrement et n'est tout simplement pas digne de confiance, quand bien même elle n'a pas une once de méchanceté en elle. Finalement, ne rien lui dire est sans doute lui faire un cadeau, songe la Gryffondor. Si elle savait, elle ferait sans doute encore plus de cauchemars. Son esprit divague alors sur Zabini. Alors comme ça, le meilleur ami de Malfoy trempe dans la résistance ? Quoique meilleur ami, elle n'en sait rien. Nott aussi avait l'air d'être un grand ami de Malfoy et elle refuse aujourd'hui d'imaginer son… son ami avec une ordure telle que Théodore Nott.

Hermione ne sait toujours pas comment qualifier Draco. Son ami, cela sonne un peu faux. Ils n'ont que peu de choses en commun et le blond ne s'est confié à elle qu'une seule fois. Son amant ? Après tout, ils s'embrassent quasiment à chaque fois qu'il se voit et même si le blond ne peut s'empêcher de lui lancer des pics, la jeune fille est certaine que c'est simplement pour la taquiner et qu'il ne le pense pas vraiment. Peut-être s'est-elle convaincue qu'il la taquine simplement pour continuer cette relation et qu'en réalité le serpentard ne l'apprécie pas vraiment plus que lorsqu'ils étaient tout deux à Poudlard ? Elle refuse d'y croire mais n'arrive pas à faire taire cette partie de son esprit qui lui souffle que Malfoy ne l'aime pas vraiment. De plus, ayant atteint le troisième trimestre d'une grossesse triple, celui-ci vient désormais la voir toute les semaines ce qui ne fait qu'amplifier ce qu'elle ressent pour lui. Elle ne sait pas vraiment si c'est de l'amour, et encore moi si ce qu'elle ressent est réciproque mais elle a décidé que cela n'importe finalement que très peu. Elle veut juste profiter du peu d'amour, de cette relation qu'ils entretiennent, qui fait chavirer son coeur et lui fait ressentir des choses qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant. Justement, elle doit le voir cette après-midi. Tremblant légèrement d'anxiété, elle décide de se rendre à l'infirmerie dès la fin du repas, même si celui-ci ne doit arrivé que vers quatorze heures.

Cette anxiété, elle la ressent depuis un petit moment, depuis que cette graine s'est implantée dans son esprit. Elle y a longuement pensé mais n'arrivait pas à ce décider jusqu'à ce qu'elle apprenne que Zabini fait partie de la résistance depuis très longtemps. Elle s'est donc décidée, décidée à lui parler de la résistance. Il ne la trahira pas, elle le sait dans son coeur. Et il est vraiment très proche du Seigneur, peut-être même son bras droit, depuis le décès de Lucius. Il pourra sans doute leur ramener des informations. Perdue dans ses pensées, elle n'entend pas la porte s'ouvrir et sursaute lorsque le jeune Malfoy entre dans la pièce. Il la salue par un long baiser et pratique l'habituel sortilège de diagnostic.

- Tout va plutôt bien. Je pense qu'il faudra faire une césarienne dans environ quatre semaines, cinq si les bébés ne prennent pas trop de poids.

Hermione acquiesce, légèrement inquiète à propos de l'accouchement prématuré. Le blond le ressent et, pestant contre sa faiblesse, ne peut s'empêcher de s'asseoir à ses côtés et de passer un bras autour de ses épaules pour la rassurer.

- Tout ira bien, ne t'en fait pas. Ils grandiront presque aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.

- Je sais… Ce n'est pas que leur naissance qui m'inquiète. C'est le monde dans lequel ils vont devoir vivre par la suite.

- Ça, on ne peut rien y faire, répond t-il, pressé de couper court aux divagations idéalistes et, à son avis, bien stupides.

- Bah, si, justement, lance t-elle d'une voix hésitante

- Que veux tu dire ? demande t-il en fronçant les sourcils, une partie de lui lui soufflant qu'il ne veut pas entendre la réponse.

- Il y a une résistance. Des sor…

- Stop, je ne veux rien entendre de plus, dit-il en se relevant brusquement. Ton esprit de Gryffondor va te faire tuer ! Résister, et pourquoi ? Il n'y a aucune chance de victoire ! La France n'a aucune chance de gagner contre nous et les espagnols, même si l'Allemagne les aide un peu. Le Seigneur a gagné, ça ne me plaît pas plus à moi qu'à toi, mais…

- Pas plus à toi qu'à moi ? Pas plus à toi qu'à moi ?! S'exclame alors la gryffondor soudain prise d'une immense colère. Tu es un putain de sang pur ! Tu vis ta petite vie tranquille ! Moi je suis une sang de bourbe au cas où tu l'aurais oublié. Mon destin est d'abandonner mes enfants à une famille de tarés et d'aller me faire engrosser par un autre ! Mais oui, vas-y, parle de la domination du Seigneur comme de quelque chose de simplement désagréable.

- Je n'ai jamais dit ça, continue t-il avec son éternel ton glacial qu'il reprend à chaque fois que Hermione lui dit quelque chose qui ne lui plaît pas. Mais je t'en pris, continue, continue à te bercer d'histoires ridicules digne d'un conte de fée. Tu finiras exécutée et il est hors de question que tu m'entraîne avec toi dans le mort.

Le blond tourne alors les talons et s'apprête à ouvrir la porte lorsqu'elle reprend la parole d'un ton presque aussi froid que le sien.

- Dans tout les cas, j'emmènerai Zabini avec moi. Il est avec nous depuis le début. Lui n'est pas aussi lâche que toi, Malfoy.

Drago se fige un instant avant de sortir de la pièce, des larmes de rages coulant sur les joues de Hermione.