Ah que coucou les p'tits loups, ici Little Tartine en direct de son petit déjeuner *beurre une tartine* !
Déjà un grand merci à Hoshiyumechan pour son favori ! :D Bienvenue au lycée Grand Line ! *t'envoie un uniforme et surtout LA JUPETTE*
Et la réponse aux revieeeeews :
KillerNinjaPanda : Ahaha parfaite distraction en effet xD RDHS est là pour aider à décompresser héhé. Nami la chipie ! Toujours là pour aider ses amis... à sa façon xD Akira l'innocence incarnée, elle se rend jamais compte que ses phrases peuvent être VACHEMENT ambiguës ! Contente que leur passage t'ait plu :3 On est d'accord, il a l'air génial ce cours de laser tennis ! *inscris nos trois prénoms* Et t'as bien raison, prévois les klee-klee-nex-nex ! *se demande si elle en a pris assez* merci beaucoup pour ta review :D
Eldelwynne : Bonsooooir ! *regarde dehors* Enfin, bonjouuuur dans mon cas ! Contente que tu apprécies notre histoire ! C'est un festival de conneries comme tu peux le voir, on dit toujours que RDHS regroupe deux principes fondamentaux : la connerie et le sexy huhuhu *essuie sa bave*. Bwahaha Akira et ses phrases des plus ambigües xD Pauvre Ace. Et ouuui les familles sont enfin ressoudées ça fait plaisir :3 Lilly revient, que va-t-il se passer ? Merci pour ta review ça fait plaisir !
29 chapitres donc, où Akira et Lilly ont souffert, galéré, grandi, évolué, muri... Après un arc narratif éprouvant pour nos deux poulettes, voici quelques chapitres sur le signe de... BWAHAHAHA vous croyez que j'allais vous le dire ? /SBAAM de conscience/ Ok, ok je me calme. Je ne veux pas trop vous en dire, mais préparez des mouchoirs et des culottes de rechange *tapote son tas à côté d'elle*. Vous retrouverez ma comparse en nage en fin de chapitre héhé. A tout bientôt !
Chapitre vingt-neuf
Se retrouver
Point de vue Akira :
- Ouvre bien grand tes esgourdes car je ne pourrai pas me répéter, je vais finir par me faire repérer.
Hochement de tête. Bien bien, il écoute. Je reprends :
- Est-ce que tu sais au moins comment mes amis me perçoivent ? Ah non s'il te plaît, par tous les saints, ne me sort pas mon titre de Reine du lycée ! Je ne te parle pas de ça mais de ma tendance à… enfin, tu vois, à faire de grosses GROSSES boulettes qui mettent mal à l'aise autrui !
Un reniflement ultra-sonore puis un nouvel hochement de tête. J'apprécie vraiment son attention, il est un excellent confident.
- Eh ben là je suis bien décidée à ne pas commettre d'impair tout à l'heure lorsque je serai chez les trois frères. Lilly va débarquer ce soir-même et faire une surprise à Luffy. Elle a bien spécifié que je ne dois raconter ça à personne. PER-SON-NE tu entends ? Ah mais attends, je suis en train de tout te dévoiler…
Je hausse les épaules en souriant :
- Bon j'imagine que tu sauras garder un secret mieux que quiconque. N'est-ce pas Stronger ?
Et là, invraisemblable mais vrai, le cheval ouvre la gueule et se met à débiner :
- Lilly… surprise… Luffy.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Mais depuis quand tu fais le perroquet toi ?!
Il hennit puis s'étrangle et éternue sur… moi. Je suis tellement surprise que mon corps bascule en arrière et me voilà les fesses vissées au sol. A terre donc mais aussi enduite de mucus. Oh Seigneur je n'y vois plus rien… En plus de cela j'entends des pas s'approcher. J'espère que c'est Robin. Elle est la seule personne parmi les membres du club à connaître l'existence de cette écurie miniature.
- Par le cou gracieux de Madame de Pompadour ! Quelle est donc cette hâblerie ?!
… De toute évidence je n'ai pas affaire à la présidence du club de botanique. Je me remets maladroitement debout en étirant les bras devant moi et finis par agripper quelque chose. Ça semble soyeux au toucher… Je m'empresse de m'essuyer le visage avec.
- C'est gentil de m'avoir apporté un mouchoir, je fais joyeusement.
- Ce sont mes cheveux ! glapit mon interlocuteur courroucé.
- Oups, pardon.
Je papillonne des paupières et me tiens face à Cavendish. A un Cavendish furax pour être plus précise. A dire vraie, c'est l'expression qu'il exhibe en permanence lorsqu'il s'adresse à moi. J'ai fini par comprendre qu'il ne me portait pas vraiment dans son cœur. Par ailleurs, son ressentiment semble s'être amplifié depuis la journée toute en couleurs proposée par Amerika et Wiper. Mon index se lève par réflexe et vient tapoter son front.
- Arrête de froncer les sourcils, tu vas finir par avoir une ride alors que tu as un joli visage.
Généralement Cavendish est friand des compliments, excepté lorsqu'ils sortent de ma bouche. Là, une fois de plus, cela semble lui déplaire fortement. Il repousse violemment ma main et fulmine :
- Comme oses-tu pourfendre la délicatesse de mes traits en y apposant ton doigt disgracieux ?
- Mais je t'ai juste effleuré…
- Et diantre que fait donc cet équidé ici ? Quand le proviseur va apprendre ça…
- Non ne lui dis pas !
Je me jette à moitié sur lui et lui agrippe les épaules. Depuis notre arrivée à Grand Line, Lilly et moi avons causé un sacré bazar et ce bien malgré nous. Les récents événements ont ébranlé tout le lycée, ce n'est pas le moment de donner à Garp une raison supplémentaire de nous renvoyer. Le blond essaie de se défaire de ma poigne, mais je tiens bon. On dirait que ça le répugne d'entrer en contact avec moi. Il reprend sans me quitter des yeux – l'honneur avant tout hein :
- Et pourquoi donc te ferais-je cette faveur ?
- Euh… Parce qu'on appartient au même club ?
- Alors que tu profites des heures consacrées au jardin du lycée pour venir nourrir ce canasson ? Mépriserais-tu mon sens de l'observation pour me tenir ce genre de propos aberrants ?
Je me mordille la lèvre et sans le vouloir le repousse un peu plus contre le mur de la petite étable branlante. Il n'apprécie pas ce rapport de force mais je ne compte pas le lâcher tant que je ne serai pas certaine qu'il n'ira pas cafarder. Je n'ai pas d'autres arguments à lui fournir alors je lui demande simplement :
- S'il te plaît.
- ...N'affiche pas ce regard là sous mon nez Crimson-san, ça ne fonctionnera pas sur mon humble personne.
Je penche la tête sans comprendre.
- Quel regard ?
Il scrute mes prunelles quasi identiques aux siennes avant de poursuivre en soupirant :
- Soit, je ne divulguerai pas ce qui se trame ici à l'insu de l'administration. Cependant…
- Cependant ?
- Cependant tu me devras une faveur.
Il remue les narines et fronce le nez, l'air passablement dégoûté. Il se penche et s'écrit :
- Nom d'une épine de ronce ! Ton manque de raffinement est tel que je ne devrais même plus t'adresser la parole !
Et il me plante là dans l'incompréhension la plus totale. Qu'est-ce qui lui prend encore ? Je contorsionne mon buste et… Ah je vois… En tombant tout à l'heure mon postérieur a atterri sur du crottin de cheval. Évidemmeeeeeent j'en ai également partout sur les jambes. Et dire que je vais directement chez les trois frères après le club...
/
Tous les badins changent de trottoir lorsqu'ils arrivent à ma hauteur. Pas étonnant, étant donné que je trimballe avec moi un mélange des pires relents qui soient. En bas du podium on retrouve des effluves de transpiration. Fin de journée oblige et en plus je me suis beaucoup dépensée pendant les deux heures de club. Pour sur, j'ai du retirer les mauvaises herbes avant de m'éclipser pour aller entretenir Stronger. A la seconde place, nous trouvons le mucus de mon ami équidé. De la bonne grosse morve de cheval malade qui s'est incrustée jusqu'à la racine de mes cheveux, la joie. Et enfin en haut du podium il y a le crottin de cheval qui me colle aux fefesses. Si j'ai pu nettoyer mes gambettes aux toilettes, ma jupe quémande un aller simple dans une machine à laver.
La logique des choses voudrait que je fasse un saut chez moi pour nettoyer au karcher le ramassis ambulant de saletés que je suis. Seulement, mes parents souhaitent passer le week-end en tête à tête. Ils ont besoin de se retrouver, je ne peux pas leur faire l'affront de briser leur bulle. Sur le chemin, je n'ai pas arrêté de me dire que les trois frères n'étaient pas du genre à se répugner pour « si peu ». Y a qu'à regarder l'état de leurs toilettes du rez-de-chaussée…
J'arrive enfin au 32 allée du cochon de lait. Et c'est au moment où je toque que je me rends compte d'une chose. Mais du genre primordial.
J'ai oublié ma valise chez moi.
J'avais toute la journée pour m'en rendre compte mais c'est seulement maintenant, à l'instant I de ce vendredi, que je percute. J'étais tellement angoissée à l'idée de divulguer par mégarde le retour de Lilly que j'ai omis ma valise. Je n'ai plus le choix, il va falloir que je fasse un détour par chez moi sinon…
- Yo Akira ! Bah qu'est-ce que tu fais, pourquoi t'es retournée ? T'admires les brouettes dans le jardin ?
Luffy vient d'ouvrir la porte. Je n'ai pas le temps de m'expliquer qu'il m'attrape le bras en riant et m'entraîne à l'intérieur. Il arbore un simple t-shirt écrevisse et un bermuda en jean. J'avise des baguettes de batterie dans sa main qu'il fait claquer doucement contre son épaule. Il remue des narines et j'ai l'impression de revivre la même scène qu'avec Cavendish. Sauf que leurs réactions ne sont pas les mêmes :
- Shishishi ! Je suis content.
- Content de quoi ?
- Ben que tu te mettes à l'aise.
Je hausse un sourcil, ne comprenant rien du tout à cet échange. Tiens mais… Serait-ce une guitare que je perçois d'ici ? Cela semble provenir de la cuisine. Ça doit être Ace qui est en train de s'exercer. Comme je ne rétorque rien Luffy se croit bon de préciser :
- T'as raison de péter quand le besoin se fait sentir. T'es ici chez toi alors je suis content que tu sois décontractée.
Ah. Je crois qu'il y a un malentendu. Je m'apprête à lui détailler la sale journée que je viens de passer – dans tous les sens du terme – mais il me devance en s'écriant :
- Je suis sûr qu'Ace sera heureux de l'apprendre aussi. Hééééé Ace ! Ramène-toi, Aki est arrivée et elle est SUUUUUPER détendue !
C'est une parfaite imitation de Franky ça. AAAAAH mais ce n'est pas le plus important ! Il est hors de question qu'Ace me découvre tant que j'exhibe cette dégaine de décharge publique ! Je pousse un cri involontaire et plaque mes deux mains contre la bouche trop bavarde du plus jeune de la fratrie. Comme si ça allait servir à quelque chose, le mal est déjà fait. Et puis tout à coup, il me dévisage avec des étoiles plein les yeux. On dirait qu'il vient d'avoir une épiphanie.
- Homff oommff gwoo !
- Je ne comprends pas, je lui fais remarquer en retirant mes paumes étouffantes.
- C'était quoi ce cri ? La sonorité était juste extra ! Ça m'inspire une mélodie…
Il se met à battre l'air avec ses baguettes, ses prunelles noires perdues dans le vague. Puis il fait volte-face et engloutit les marches de l'escalier à une vitesse folle. Déjà j'entends la porte de sa chambre claquer. Bon. Disons que c'est une bonne chose si mon beuglement l'a transporté. Ah mais… Je n'entends plus le son de la guitare.
- Crimson-san t'es là ? Approche !
Oh saperlipopette, il ne faut vraiment pas qu'Ace me découvre dans cet accoutrement ! A présent je perçois le bruit d'une chaise que l'on repousse. Il arrive ! Je n'ai plus le choix… Je me mets à cavaler dans l'escalier et me plante devant mon pire cauchemar.
La salle de bains des trois frères.
Cette pièce me hante même dans mes cauchemars. Depuis l'accident avec Sabo, je n'ai pu me résoudre à y remettre les pieds. Au point que j'allais faire mes commissions dehors étant donné que les toilettes du rez-de-chaussé sont bouchées depuis… euh… depuis la nuit des temps. Je préfère encore subir quatre heures d'histoire-géo avec Doflamingo-psychopathe-sensei plutôt que d'entrer là dedans. Mais là, je n'ai vraiment plus le choix si je veux être présentable. Je dois me laver et donc affronter mes peurs les plus profondes…
J'actionne la poignée de la porte et passe ma tête par l'embrasure, histoire de vérifier au préalable si Sabo est en pleine séance sportive cul-nu ou si la voie est libre. Le rideau de douche n'est pas déplié cette fois et personne n'est en train de démouler un cake sur les WC. J'inspire et entre à petits pas en refermant derrière moi. Oh ! Il n'y a pas de clé dans la serrure, à croire que cette maison ne connaît pas la définition du mot « intimité ». Ce n'est pas bien grave ça, je n'ai qu'à faire vite.
Je me déshabille à la hâte et pose mon uniforme sur une commode à côté… d'autres habits masculins. Je déglutis et balaie de nouveau la pièce des yeux. Non, il n'y a personne, j'en suis bien certaine. L'un des trois frères a dû laisser son linge sale en plan, ça ne m'étonne pas d'eux. Je me place dans la baignoire et tire le rideau. Pas la peine de gaspiller de l'eau en prenant un bain, une douche suffira. Je fais couler l'eau et me place directement en dessous. L'eau froide stimule la circulation sanguine et permet de bien répartir l'oxygène et les nutriments dans l'organisme. C'est la température idéale pour le corps.
J'analyse les shampoings à ma disposition, ils sont tous pour homme… excepté celui-ci. C'est un produit bio à l'huile de pépin de raisin et au quinoa et il est étiqueté « Izou ». Il doit être adéquat pour sa belle chevelure d'ivoire. Je m'excuse mentalement auprès de lui et me shampouine la crinière avec. Je voulais également m'en mettre sur les poils du minou mais sous les recommandations de Nami, je n'en ai plus. J'avise ma peau encore un peu irritée par endroit. Quelle idée de s'épiler à cet endr…
Splaf splaf.
Je me statufie. Oh non. Ça recommence. Je passe ma petite tête mouillée en dehors du rideau de douche. Personne. Ce sont peut-être les canalisations qui commencent à être bouchées… Oui, ça doit être ça. Respire Akira, et expiiiiiire. Mortifiée, je me nettoie la peau avec un bloc de savon bon marché puis me rince à la va-vite. Je le sens pas… Je le sens vraiment pas. Je sors en trombe de la baignoire, dégoulinante de la tête aux pieds. J'attrape une serviette au hasard et frictionne ma touffe écarlate avec.
Splaf splaf splaf… !
Encore ces « splaf » ?! C'est définitivement le son le plus insupportable de tous les temps ! Sauf que cette fois ils sont accompagnés de vocalises. Oh Seigneur ! Cette pièce serait-elle hantée ? Si seulement ce n'était que cela, je ne serais pas si effrayée ! J'ai le sentiment que la vérité est tout autre.
- J'irai chercher ton âme, splaf splaf, dans les froids dans les flammes, splaf !
Ça provient du lavabo. Je m'y dirige sur la pointe des pieds et me prépare psychologiquement à avoir la peur de ma vie. Maintenant que je suis à proximité de la vasque en porcelaine, je peux distinguer des bulles qui se forment à la surface. Ainsi que des boucles blondes.
J'en perds ma serviette.
Monsieur Tout-nu est recroquevillé en fétus dans le lavabo. DANS-LE-LAVABO ! Comment a-t-il fait pour entrer là dedans ?! Et nom d'un petit Joseph, qu'est-ce qu'il fabrique sous l'eau ?!
La porte claque dans mon dos. Je sais avant même de me retourner que mon cœur va faire un salto dans ma cage thoracique.
- Crimson-san ? J'ignorais que tu étais arrivée.
La voix d'Izou. J'attrape mon courage avec mes deux mains et même mes deux pieds et me retourne pour lui faire face. Bien sûr, j'aurais dû m'y attendre venant du petit copain de Monsieur Tout-nu, il aime également se trimballer en tenue d'Adam et Ève. Donc en résumé Izou est nu. Je suis nue. Sabo est nu DANS-LE-LAVABO. Y a rien qui va dans cette salle de bains !
Le Senpai de Lillynette se met à pouffer de rire de façon élégante et entortille un doigt dans ses cheveux lâchés.
- Je ne savais pas que tu étais partante pour un threesome. Je suis certain que mon ange blond accueillera la proposition avec enthousiasme.
- Un threesome ? Pourquoi tu me parles de golf ?
- Hihi, je vais me faire un malin plaisir à t'apprendre l'autre définition de ce terme. Une signification plus… érotique si tu vois ce que je veux dire.
Non, je ne vois toujours pas et je crois que je ne veux pas savoir. Et pourtant ma salive s'est déjà fait la malle et mes yeux sont en train de dévaler le corps dépourvu de défaut d'Izou. Ses muscles fins, son torse imberbe et… les poils de son aine lisses. Je suis certaine qu'il utilise son shampoing dessus. MAIS QU'EST-CE QUE JE SUIS EN TRAIN DE REGARDER ?!
Paniquée, je fonds sur la commode, attrape un vêtement à la hâte que j'enfile et m'empresse de sortir de ce guêpier. Dos à la porte, je reprends mon souffle et grommelle :
- Plus jamais je n'y remettrai les pieds… PLUS JAMAIS !
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
Ace. Il se tient en haut des escaliers et reluque mon corps. Oh par pitié, dites-moi que j'ai revêtu un habit décent ! Craintive, j'abaisse le menton et pousse un tel soupir de soulagement que j'entends Luffy s'exclamer depuis sa chambre :
- Ça aussi c'est un sacré son, ça m'évoque des trucs !
Fort heureusement, j'ai enfilé un sweat cobalt qui est assez large pour m'arriver au niveau des cuisses. Le garçon aux taches de rousseur arque un sourcil et constate :
- Mais c'est à Sabo ça, c'est quoi cette histoire ?
Ah, bonjour le quiproquo ! J'enchaîne tout de go pour évincer le malentendu. Je lui parle de Stronger, du mucus, du crottin de cheval, de Cavendish, de mes parents, de ma valise oubliée, du fait que je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état, et donc de mon dernier recours : mon pire cauchemar euuuh je voulais dire la salle de bains.
- J'ai vérifié qu'il n'y ait personne avant de me doucher. Je ne m'attendais pas à me faire prendre en sandwich par Monsieur Tout-nu version fétus et Izou en costume d'Adam !
- Attends… quoi ?! Tu t'es faite prendre en sandwich par mon frère et son copain ?!
Les paupières d'Ace sont tellement exorbitées que je crois que j'ai – encore – fait une bévue. Le voilà qu'il fusille des yeux la porte de la salle de bains. Je l'agrippe fermement par les épaules et l'entraîne un peu plus loin dans le couloir. Je reprends :
- Enfin, c'est une façon de parler. Ils ne m'ont pas touchée. Il n'y a que toi qui as le droit de me caresser.
Cette fois l'aîné de la fratrie plante son regard ardent sur moi et je me sens tout à coup minuscule. Il se rapproche jusqu'à ce que je sois collée au mur et se pince l'arête du nez.
- Crimson-san…
- Oui ? je fais d'une petite voix.
- Sais-tu que tes phrases sont à la fois fortement ambiguës et suggestives ?
Je papillonne des paupières et mes joues deviennent aussi rouges que mes cheveux. Son visage tout près du mien, ses taches de rousseur qui me narguent. A chaque fois c'est pareil, et ce depuis notre toute première rencontre.
Ace me fait un effet de dingue.
Surtout lorsqu'il me dévisage de cette façon. Ses prunelles, un abysse affriolant. Son souffle, un arôme salé appétissant. Sa proximité réveille la deuxième Akira. Celle qui a l'esprit déplacé et qui laisse exprimer son corps. Mon buste se soulève à la rencontre de son torse et mon nez caucasien vient taquiner le sien plus droit. Mes lèvres effleurent leurs jumelles cependant celles-ci se dérobent au dernier moment :
- Attends Akira, tu ne m'as pas raconté la suite.
- Quelle suite ? je fais distraite par la chaleur qu'il dégage et par la mention de mon prénom.
- De ton histoire.
- Ah ! Eh ben j'ai enfilé à la hâte un habit au hasard, en l'occurrence le sweat de Senpai et je me suis enfuie.
Ses sourcils se froncent légèrement et sa pomme d'Adam s'agite dans sa gorge. Il reprend dans une murmure rauque :
- Ne me dis pas que… tu ne portes rien en dessous ?
Je me mords la lèvre inférieure, égayée à l'idée de provoquer cette excitation dans ses yeux. J'attrape l'extrémité de son chandail noir et baisse la tête, embarrassée. Je souffle :
- Tu n'as qu'à vérifier.
L'incendie qui enflamme son regard m'informe que s'il m'embrasse, là, maintenant, je vais me consumer sur place. Alors au lieu d'assaillir mes lèvres, les siennes viennent assiéger mon cou. Je gémis involontairement et entoure sa nuque de mes deux bras pour mieux encastrer mon corps au sien. Dressée sur la pointe des pieds, je l'invite spontanément à envahir mes jambes nues.
Et il ne se fait pas prier pour mener l'assaut.
Ses mains puissantes se plaquent contre l'arrière de mes cuisses, palpent la peau puis remontent inexorablement. Je frissonne et meurs de chaud, tout ça à la fois. Et lorsque ses doigts effleurent mes fesses, je suis bien contente de m'être arrimée à lui car je n'aurais pas été capable de me soutenir toute seule. Son index caresse mon épiderme à la recherche d'une culotte.
Seulement, sa quête est vaine.
Il se décale pour plonger son regard dans le mien. Ses prunelles sont mi-amusées, mi-affolées. Mais dans les deux cas elles brûlent de m'attiser.
- Tu es folle…, murmure-t-il.
Et c'est pile à ce moment-là qu'on toque à la porte d'entrée. Aussitôt mes pensées convergent vers Lilly. Ma Lillynette qui est de retour, qui se tient derrière cette porte et qui est venue faire une surprise. J'ai réussi ! J'ai tenu ma langue jusqu'au bout ! Je chuchote :
- On devrait remettre ça à demain… ou à ce soir… ou bien…
Mes yeux hésitent avant de faire une fixation sur sa bouche. Sur son sourire qui me met au défi de me soustraire de cette étreinte sensuelle.
- Ou bien maintenant…, je conclue en soudant enfin nos lèvres.
Nous soupirons en chœur et ses mains viennent étreindre ma taille. Plus proche… Ce n'est toujours pas assez proche…
On toque de façon plus impatiente. Niarf. Qui ça peut bien être déjà ? Oh non, ma Lillynette ! Je me libère non sans mal de ce paradis terrestre que sont les bras d'Ace.
- Il faut vraiment que j'aille ouvrir, mais promis on continuera… ça !
Je dégringole l'escalier, le cœur encore bondissant après ce qu'il vient de se passer. Je me demande jusqu'où nous serions allées si nous n'avions pas été interrompus. Et c'est nue sous le sweat de Sabo, les cheveux humides et les joues en feu que j'ouvre la porte pour ENFIN retrouver…
/
Point de vue de Lilly :
C'est bien le 32 ? Non ? ….
Je trépigne devant la porte. Pas possible qu'il y ait quelqu'un d'autre dans ce monde qui ait des brouettes dans le jardin. C'est forcément la maison des trois frères.
Je trépigne encore et ça devient de plus en plus urgent que je fasse ma petite vidange. Le trajet a été long et l'excitation de retrouver tout le monde me donne une montée de liquide qui va finir par me ressortir par les yeux.
- Pipiiiiiii
Je toque à nouveau et enfin, la porte s'ouvre.
- Surprise héhé !
Les mots sortent de ma bouche pas simple politesse, l'urgence n'est désormais plus aux retrouvailles, mais à la vidange ! Je cavale et heurte je-ne-sais-quoi. Vite, les toilettes ! Avec la vision aussi réduite qu'un sanglier en cavale (je me demande d'ailleurs comment Akiki fait pour voir clair quand elle se métamorphose … passons), j'en défoncerai presque la porte de la salle de bain. Alléluia ! Toilettes en vue ! Mon îlot salvateur, enfin je t'aperçois !
Zou, une culotte naufragée sur le carrelage humide, ouvrez les vannes !
- Pfiiou .. shishi.
Mon champ de vision s'étire enfin et je retrouve à peu près forme humaine et la maîtrise de mon corps. Je me vautre à moitié sur la céramique tiède, tête la première et attrape le rouleau de papier toilette qu'on me tend.
- Oh merci ! C'était vraiment urge…
*cligne des yeux*
- Akikiiiiiiiii !
La culotte à peine remontée sur le derrière, je lui saute dessus. Oh lalalalalallaallaalalalalalal ce qu'elle m'a manqué ! J'ai tellement attendu de la retrouver que peu importe si je la serre contre moi sur le sol des toilettes de la maison des trois frères. L'essentiel c'est que je la serre contre mon coeur. Ses cheveux sentent bon et …
*Suce*
Qu'est-ce que c'est que ce bruit ? Je relève les yeux et aussitôt Akira me bloque le visage en enfouissant mes yeux contre sa petite poitrine.
- C'est .. ils sont trop dangereux pour toi Lillynette, même moi je …
- Qui ? Quoi ?
Je me débats et parviens à zieuter furtivement. Juste assez pour voir le rideau de douche tiré et deux silhouettes entrelacés. Un bout de fesse dépasse du tissu imperméable et voit des boucles blondes qui jaillissent par va et viens hors du voile maculé, j'ai une petite idée de ce qu'il s'y déroule.
Ces quelques images ont suffit à réveiller mon esprit malade, corrompu et pervers. Cette entité diabolique qui prend le contrôle de ma pensée. Des images défilent devant mes yeux. Une infinité de corps nus ruisselants.
- Akikiiii …. c'est trop… fort !
- Je sais Lillynette, moi aussi je lutte !
La joue aplatie contre le sein de mon amie, je lutte intérieurement. Mais j'ai beau les combattre, toutes ces pensées qui m'assaillent, lorsque j'entends des gémissements, j'en arrive à imaginer des positions et contorsions parfaite et sans pudeur. Ma bouche est à présent noyée de bave qui s'en va dégouliner sur la peau d'Akira. Et deux filets de sang dégoulinent de mes narines.
- Je …
- Résiste Lilly ! Il le faut !
C'est trop tard Akira …. Je suis déjà debout et à deux doigts de tirer le rideau. L'envie est trop forte.
J'attrape le tissu et mon amie tente de me retenir par le pied, elle est allongée sur le sol, les fesses vers la porte qui s'ouvre … sur Portgas-san.
Aussitôt cette même porte claque et … ses yeux onyx se perdent quelque part sur le derrière d'Akira. Exposé et ainsi livré, j'espère qu'elle avait une jolie culotte. Parce que sinon … oh ..OH ! Ce ne sont plus les gémissements du couple présidentiel qui résonnent mais les hurlements de l la braguette de Portgas-san. Elle est sur le point d'exploser. De la vapeur s'échappe de ses joues, et ses yeux sont en fusion. Tout va sauter ! Vite, tant pis pour mes projets de voyeurisme, ej dois sauver Akira ! Elle tremble et je me jette au sol pour la recouvrir.
- Akikiiiiii
Encore étourdie par la chaleur de mes pulsions, je me prends les pieds dans ma jupette (qui devait s'être endormie au sol, tranquille sans se douter de la folie qui a gagné la pièce) et me prends un des boutons évadés de la braguette de Portgas-san sur le front.
Le volcan est sur le point d'exploser ! Je répète : irruption en approche !
Plus qu'une seule solution ! Aux grands mots, les grands remèdes. Je pose mon derrière à peine culotté sur celui de mon amie et me retrouve le nez juste à la bonne hauteur du gourdin fumant de Portgas-san. Je plaque mes mains sur les fesses d'Akira et cache ce que je peux. La fessée résonne au-delà de son cri et le silence se fait enfin dans la pièce. Plus de succion ni de volcan en activité, les chapiteaux sont défaits et le rideau est enfin tiré.
- Oh ! Une jolie fille de poche.
Le visage adorable démon sempaï se dévoile derrière le tissu qui me séparait de la démence. Il est armé d'une éponge et à coté de lui, le président du conseil des élèves lutte avec la ventouse coincée sur fond de la baignoire, les épaules nues dans son marcel bleu. Ils étaient donc… en train de faire le ménage …haha …HAHAHAHA….
Ces jours passés en exil ne m'ont décidément pas arrangée.
Les deux sempaïs sortent de la baignoire, tous les deux vêtus de shorts (plus court pour Izou-sempaï, je suspecte que ce soit un modèle pour femme, mais il moule son divin fessier à la perfection). Derrière moi, j'entends soudainement le bruit d'une cascade et je devine avec le reflet du miroir que Portgas-san a pu au moins faire l'une des vidange qu'il souhaitait, même si c'est dans l'évier. Tous sortent, plus ou moins en souriant, de la pièce.
Il n'y a plus qu'Akira et moi.
Le silence lourd de testostérone s'estompe peu à peu et nous codons elle moi dans un fou rire dévastateur, à en faire tomber le toit. Avec la discrétion d'une armée de pelleteuses, nous laissons aller nos nerfs. Vraiment, je n'imaginais pas nos retrouvailles ainsi, mais nous connaissant ….
- Shishishiiiii … Bourkua t'es toute nue … shishi ?
J'en pleure.
- Hahahahahhaah ! Parce que… j'étais couverte de caca …
Akira tient son ventre, secoué par des spasmes de rire.
- SHISHISHIIII !
- HAHAHAHAHHAAHHA !
Pas une pour rattraper l'autre …
Après plusieurs minutes et un chapelets de crispations abdominales, nous nous redressons enfin Akira et moi pour nous prendre dans les bras. Son odeur est bien différente, plus suave, mais je reconnais les effluves de sa transpiration et surtout l'odeur naturelle de ses cheveux. Ça, aucune fragrance ne saurait la recouvrir. Je ferme les yeux et j'ai enfin le sentiment d'être à ma place. De petites larmichettes perlent au coin de me yeux mais ce sont des perles de joie. De joie pure !
Puis un bout de tissu apparait dans l'embrasure de la porte.
- Tiens Akira, enfile ça. Faudrait pas que la maison s'effondre…
La voix suave et lourde de sous-entendus de mon sempaï me déclenche de nouvelles pertes nasales. Surtout quand je vois ce qu'il a tendu à Akira. Un caleçon.
Nous nous regardons elle et moi et je peux voir danser dans ses pupilles, toutes les idées qui défilent dans son esprit. J'ai un (tout) petit pincement au coeur en voyant sa pureté ainsi corrompue, j'ai évidement déteint sur elle. Mais en même temps … je suis si fière.
- Si tu veux Lilly … je te l'offrirai !
- Oh ! Merci Akiki !
Nous hochons de la tête en même temps.
Oui, je suis si fière d'elle !
*Tignasses qui font sboing sboing*
J'enfile donc ma jupette (qui se réveille et reprend du service) et enfonce mon t-shirt et mon sweat dans la ceinture avant de refermer les boutons. Oups, d'ailleurs, il me semble que j'ai envoyé valser mes chaussettes en même temps que mes chaussures dans l'entrée … C'est donc pieds nus mais fesses couvertes, main dans la main, que nous quittons la salle de bains des catastrophes pour rejoindre le salon.
A peine ai-je mis un orteil sur le parquet que Sabo-sempaï m'attrape par le coude.
- Lilly ! Je voulais que tu saches que ceux qui s'en sont pris à toi ont été sévèrement punis ! Le Directeur s'en est chargé … personnellement.
A ces mots, je vois son épine dorsale ainsi que celle de Portgas-san (vautré sur le canapé, un coussin entre les jambes) se dresser et frémir.
- D'accord merci.
Izou-sempaï me tend un verre de jus de fruits avant d'aller se blottir sur le fauteuil (une place) sur lequel son « Trésor Blond » a déjà posé son derrière présidentiel.
- Alors raconte nous ! Qu'est-ce que tu as fait depuis ?
J'avale le jus de fruit bien frais (qui me remet au passage, les idées dans le bon ordre), Akira va s'asseoir au bout du canapé de Portgas-san.
Quelque chose me titille alors.
Izou et Sabo
Akira et Ace
… Je suis seule sur la canapé.
- Oh, je … je vous raconterai ça, quand tout le monde sera là.
Les yeux qui lorgnent sur la place vide à coté de moi, je dépose mon verre sur la table basse et attrape un coussin pour le serrer dans mes bras.
- Luffy est dans sa chambre. Si jamais tu voulais le voir.
Vraiment, si des images pouvaient souligner les intentions de mon sempaï, elles seraient toutes interdites au mineurs. Mais pour le coup, mon coeur s'accélère. Mes doigts se crispent sur le coussin et je mords ma lèvre.
- Oui … j'ai envie de le voir.
Les mots sonnent comme des murmures, pas tout à fait permis. Je regarde l'escalier et j'y suis déjà. Derrière moi j'entends Izou parler avec son roi de la plomberie.
- Ma nymphe des calanques, je crois qu'il va falloir surveiller les fissures de la maison, ça risque de trembler ce soir …
Eh comment.
Pour l'instant c'est moi qui tremble lorsque je monte les marches de l'escalier qui mène à sa chambre. Ça aussi je l'ai imaginé, plein de fois, mais c'est tout à fait différent de le faire. Pour de vrai ! J'avance sur la pointe de mes orteils, presqu'en volant, jusqu'à la porte. Sa porte. Celle avec un dessin horrible scotché dessus, si horrible qu'il en est drôle et parfait. Parce que c'est lui qui l'a fait.
Luffy.
Ohlala … rien que de penser à lui mon coeur cavale et mon corps se réchauffe. Ses cheveux si doux (et propres), cette constante odeur de viande qui l'entoure et son rire, son sourire. Ce soleil qui prend presque toute la place sur son visage mais qui illumine bien plus qu'un horizon.
Je glisse un oeil dans l'embrasure de la porte et fini par le trouver.
Assis sur son lit, je vois juste le haut de son crâne dépasser derrière les partitions qu'il tient dans ses mains. Le casque sur les oreilles, il doit être en pleine composition si j'en crois la mesure que bat le stylo entre ses doigts.
Je veux voir son visage.
Je veux entendre sa voix.
Alors je pousse un peu la porte et pénètre, dans son espace. Il est toujours aussi concentré et la mine bat la mesure. Mon coeur lui bat la chamade !
J'inspire et retire tout doucement la partition de ses mains.
Le papier glisse et me dévoile peu à peu ce trésor que je cherchais, que j'attendais tant. Ses sourcils se froncent et nos yeux finissent pas se croiser. Son expression change du tout au tout. D'une moue boudeuse et concentrée, il m'offre le plus beau des sourires. Le sien, parmi les plus vrais que j'ai jamais admiré.
Et là je sais, toutes mes émotions remontent et je comprends combien il m'a manqué. Au-delà de ces derniers jours séparés, mais toutes les fois où je me suis retenue de lui sauter dans les bras, de me blottir contre lui et de l'embrasser.
Alors là, pas question de passer à côté.
Je ne lui laisse pas le temps d'ouvrir la bouche. Mon genou se plante sur le lit, entre ses jambes et je balance mon buste vers lui. Je veux être tout contre lui. Mes mains attrapent ses joues chaudes et les siennes viennent prendre possession de ma taille. Il me tire vers lui et nos lèvres se rencontrent enfin.
Oula que j'avais peur mais c'est …parfait.
Mes yeux se sont fermés et je suis noyée dans son odeur, dans sa chaleur. Ses lèvres sont douces et rebondies. Nos nez se frôlent et je respire presqu'en gémissant quand il me soulève pour me faire m'asseoir sur ses jambes. Mes genoux basculent et ce sont nos deux corps qui penchent vers l'arrière, il m'attrape les cheveux, la nuque et aplati sa main dans le galbe de mes hanches. Je referme mes cuisses sur les siennes et nos poitrines s'écrasent l'une contre l'autre. En frissonnant.
L'électricité me parcourt jusqu'au bout des seins dans des sensations que je n'avais jamais ressentie mais dont j'aime déjà le goût.
J'ai freiné notre chute en calant ma main contre le mur, pour éviter qu'il ne se cogne mais il me tient, fermement.
Et ne cesse de m'embrasser, de venir appuyer ses lèvres sur les miennes, elles sont intarissables et me crient ses sentiments. Ses cheveux, ses joues, je voudrais toucher tout son corps. Saleté de mur !
Tsss. Eh puis zut ! J'ai trop envie de le toucher !
Je retire ma main et … la bascule est inévitable.
Luffy se vautre sur son lit et nos têtes manquent de se cogner quand je tombe sur lui. Le baiser a cessé, je suis triste. C'était si agréable.
Mais il est toujours là, allongé sur ses draps froissés et chauds. Entre mes cuisses.
- Mon Luffy.
Un voile passe dans ses yeux et je réalise que j'ai pensé à autre voix. Il serre ses lèvres et me regarde avec un sérieux rare.
- Oui.
Il ne doute jamais de ce qu'il dit, c'en est presque affligeant tant il parle avec conviction. Cette même fermeté avec laquelle il tient mes hanches et engouffre ses doigts sous ma jupette. Mais il peut y aller, ma culotte est jolie (et puis ses deux autres frères l'ont déjà vu …).
Je penche un peu la tête et le regarde. Ce garçon. Je ne sais plus depuis combien de temps je t'aime déjà, mais cela doit faire si longtemps.
J'avance mon buste pour aller déposer un nouveau baiser sur ses lèvres. Evidement, ses mains en profite pour s'aventurer en territoire inconnu et c'est amusant de les sentir hésiter, mais quand même continuer. Ses pouces caressent mes cuisent et de nouvelles sensations me gagnent.
Nos baisers font de jolis bruits et je sais désormais que je me lasserai jamais de ce toucher, ce contact avec ses lèvres.
Mes cheveux tapissent son visage et bientôt les draps tout autour, je les écarte et il en fait de même. Il a sacrifié l'un de ses aventurières pour venir laisser nos yeux se croiser à nouveau.
- Tu es là.
Sa voix, elle me fait sourire instantanément.
- Oui.
Il vient repousser mes cheveux d'un seul coté et caresser ma joue. Il y a tant de tendresse et de sincérité dans ses yeux. Je les reçois de plein fouet et ça me donnerait envie de pleurer. Je sais également, que je pourrai faire confiance à ses sentiments.
- Ma Lilly.
Et évidement je glousse… pour gâcher le tableau, je n'ai pas su me retenir. Nos visages étaient si proches quand il m'a dit ça je … rooooh. M'effondre et me liquéfie sur lui.
Après j'ai la joue sur ses pectoraux, c'est vraiment pas mal non plus. Pas mal du tout même.
Luffy attrape l'une de mes mains et glisse ses doigts entre les miens. Puis referme sa poigne.
- A moi.
Il dit cela en attrapant également ma taille. Ses deux mains sont donc agrippées à moi. Je signe. D'autant plus que je profite largement aussi. J'hoche la tête et laisse un petit « oui » s'échapper de mes lèvres. Mes doigts jouent dangereusement avec la couture de son t-shirt et je voudrais bien pouvoir démonter mon épaule et me vautrer encore plus sur lit.
- Viens là.
Luffy relâche ma main et me pousse doucement dans le creux de son bras. J'ai l'impression d'être toute petite contre lui. La tête déposée sur son épaule, je peux voir ses yeux qui brillent. C'est confortable, mais ses pecs … Vite vite, je mets ma main dessus et retrouve amoureusement les reliefs musclés que j'aime tant.
Il caresse mes cheveux et se met à rire.
- Tu aimes me toucher ici ?
Du bout des doigts, il tapote sa poitrine. Je réponds par un hochement compulsif de la tête et un souffle lourd, digne d'un boeuf asthmatique.
- Shishishiiii ! Alors ce sera ta place.
Pour de vrai !? Je dois avoir une myriade d'étoile dans les yeux. C'est peut-être la meilleure nouvelle de toute ma vie ! J'astique donc « ma place » et la couve autant des yeux que de la main.
- A moi.
Il rit encore et je vois une lueur de malice pointer dans son regard. Puis il décale sa main et agrippe mon auguste fessier, sous ma jupette.
- Et là, ce sera la mienne.
Oh. Je ne sais pas trop si c'est ma culotte qui a fait une hémorragie ou si c'est moi qui ai noyé ma culotte … mais … MAIS … ma seule réaction c'est de m'entortiller contre lui.
- D'a… D'ACCORD !
Le nez dans son t-shirt je m'écris contre ses cotes qui se soulèvent par à-coups sous ses éclats de rire. J'ai sans doute mis trop d'acceptation… Mais d'un autre côté, ses yeux descendent vers une autre région de de mon corps. Mes deux collines dissimulées semblent l'intéresser. Nos regards se croisent et j'arque un sourcils.
Mmmh, je ne vois vraiment pas comment je pourrai lui dire non, à ce garçon !
Là, comme ça, je pourrai m'endormir tellement suis bien. Au chaud, contre lui et massée par ses caresses. Ses doigts effleurent tout ce qu'ils peuvent et je … réalise qu'il fait glisser sa peau là où la mienne a été meurtrie. Là où il ne reste plus aucune trace de leurs violence.
Je relève un peu la tête pour voir son visage. Ses sourcils sont légèrement froncé, il est si concentré. Mon coeur se serre. Lui aussi a du avoir si peur.
J'allonge mon bras pour entourer son buste et le tracter encore plus contre moi. Ses bras doivent être élastiques tant j'ai l'impression qu'il les entortille pour me serrer. J'entends son coeur qui bat, c'est le seul son qui perce et je sens toutes mes tentions disparaitre rien qu'en l'écoutant battre. J'enfonce mon nez dans sa poitrine et il dépose un baiser sur mon front.
Je vais vraiment finir par chialer …
- Je suis vraiment content que tu sois là.
Il a murmuré, c'est rare.
L'acceptation, la bienveillance et l'amour … c'est beaucoup plus que je ne pensais recevoir de quelqu'un, en toute vie. Monkey D. Luffy, tu es ma plus grande aventure.
Les secondes s'écoulent si doucement, le temps lui-même ralentit pour nous laisser prendre la mesure de la chance que nous avons. D'être à deux, réunis et heureux.
Cette île lointaine et exilée, elle me parait si loin maintenant.
- Lilly, Luffy, j'ai pas encore colmaté les fissures de la maison alors pas de gymnastique à deux !
Sabo-sempaï …
Luffy éclate de rire et se relève en me tenant dans ses bras.
- Shishishi ! Il est marrant Sabo ! Quelle idée de faire de la gym !?
Hé ? J'arque un sourcil et tend un regard vers Luffy qui remballe ses partitions (ah oui … j'avais oublié qu'il bossait sur un truc à la base).
- Non mais je … je ne pense pas qu'il parlait vraiment de gym …
- Tu crois ? De quoi alors ?
Ne me dites pas que … je suis la seule à y avoir pensé ? OH SAPERLIPOPETTE …. Je suis vraiment irrécupérable, j'en ai presque honte !
- Nan mais tu as raison héhé ! Vive la gym ! Descendons rejoindre les autres ! Héhé …
J'ai eu l'air normale ? Dites-moi que j'ai eu l'air crédible.
Ma jupette a repris son service minimum (= couvrance du popotin et protection anti-intrusion) et je commence à filer en direction des escaliers.
Soudain, je sens qu'une main m'attrape le poignet et me pousse contre le mur. Mon dos se plaque contre la paroi et Luffy presse son corps contre le mien en m'embrassant. .la…. C'est la surchauffe intégrale. Sa langue vient titiller la mienne et j'attrape ses cheveux avec presqu'autant de poigne qu'il agrippe ma cuisse.
Ça là … ce baiser … Woaouuuuuuuuh …
Il retire ses lèvres bien trop tôt, j'avais encore à faire.
Ses yeux vaporeux se posent dans les miens et il me mord le lobe de l'oreille. Je ne relâche pas ses cheveux et mes hanches bougent toutes seules.
- Toi et moi, ce n'est pas une histoire de gym. Ce sera l'aventure.
Je caresse sa joue avec mon pouce et ne me retiens plus de sourire.
- Allons y !
Puis nous descendons comme des dératés l'escalier et déboulons dans le salon. Dès qu'il me voit, Portgas-san sursaute, je crois que l'épisode de la salle de bain est encore marqué dans son esprit. Akira est désormais vêtue ! Elle porte ce qui me semble être l'un des shorts de Izou-sempaï, si j'en crois la coupe. Mon amie tient des pinceaux qu'elle essaie de glisser entre sa lèvre et son nez. Luffy s'en va rejoindre ses frères et je me resserre un verre de jus de fruit.
- Qu'est-ce que vous allez faire ?
- Colmater les murs.
Portgas-san donne un espèce de machin à Luffy qui lui-même ne semble pas trop convaincu de son utilité.
Puis Sabo-sempaï sort de la cuisine pour nous rejoindre. Il a mis des chaussettes.
- Non Akira, pour vous les filles j'ai une autre mission à vous confier !
Oh ? Je dépose le verre sur la table et m'en vais rejoindre mon amie, toutes ouïes devant le Président du Conseil des élèves.
- Ce qu'il s'est passé tout à l'heure m'a convaincu. La maison a beau être grande, il n'y a pas vraiment de place pour la pudeur et je n'ai pas envie que Ace continu à pisser dans l'évier dans lequel je me lave le visage.
L'intéressé sourit fièrement et attrape un rouleau non identifié, il semble prendre très au sérieux les réparations de la maison. C'est louche.
Sabo-sempaï nous tend alors ce qu'il avait caché derrière son dos : deux énormes ventouses, comme celles qu'il utilisait dans la baignoire. Qu'est-ce que ?
- Soyez courageuses les filles, nous comptons tous sur vous ! Les toilettes du rez-de-chaussé seront votre mission !
- HEIIIIIIIIIINNNN
Nous avons crié toutes les deux en même temps.
Les … toilettes du rez-de-chaussé ? Ce gouffre vers l'enfers !?
Je cherche le regard de Portgas-san mais il se dérobe aux yeux d'Akira. Et Luffy a …la tête dans le frigo.
- Pourquoi on devrait …
- Sabo-sempaï me coupe.
Quand tout sera terminé et uniquement dans ce cas, Akira pourra dormir dans la chambre de Ace et Lilly dans cette de Luffy. Si ce n'est pas le cas, ce sera canap' pour vous deux et béquille pour les garçons.
Là, le regard de Portgas-san a changé. Il brûle, littéralement et je peux deviner ce qui se trame dans sa petite tête bouclée :
« DECONNE PAS AKIRA, PREND CETTE $^ù 1& DE VENTOUSE »
…
Les cheveux d'Akira dansent comme des tentacules sous les bouffées de chaleur qu'elle dégage. Et je sais ce qu'elle lui répond :
« J'IRAI CHERCHER LE DIABLE PAR LA PEAU DES FESSES S'IL LE FAUT ET J'ASPIRERAI LE CACA AVEC MA BOUCHE, JE NE RECULERAI DEVANT RIEN »
Tandis que les deux-là s'enflamment … mon Luffy me rejoint, une cuisse de poulet dans la bouche. Il se rapproche et moi et dépose son menton sur mon épaule.
- Akira a l'air d'aime les travaux manuels !
Il mâchouille goulument et me donnerait presque faim.
- Owi …
Surtout quand il s'agit des mains de Portgas-san.
Je remarque alors qu'il a de la buée sur les fenêtres, les deux enflammés dégagent trop de chaleur …. J'attrape Akira par la capuche de sweat et colle une bise sur la tempe de Luffy avant de prendre le chemin vers notre défi.
Devant la porte maudite, les effluves sont …
- Buuuuark .
J'allais enfouir mon visage dans la ventouse et j'ai soudainement eu un flash de ma tête aspirée par la caoutchouc. Je me suis donc ravisée pour coincer mon petit nez dans mon coude.
- Lillynette ! Ton nez est sensible ! Laisse-moi faire !
Même pas le temps de répondre qu'elle a déjà défoncé la porte qui est sortie de ses gongs. Je suis pas tout à fait certaine que mon nez soit sa réelle priorité, vu l'énergie avec laquelle elle arrache la cuvette.
- Akira, le but c'est juste de le déboucher, pas de le détruire … faut qu'on puisse s'en servir.
Elle me regarde et hoche frénétiquement la tête. Le pied sur le trône de faïence et le bras en l'air on dirait qu'elle s'apprête à assiéger un royaume ou déchainer des calamités.
Puis elle abat sa ventouse dans le toilette et commence à pomper. Les yeux grands ouverts, ils en sortiraient presque de leurs orbites. Elle se tourne brusquement vers moi.
- Y'a quelque chose !
- KWA ?
Je cours la rejoindre et je noue mes bras autour de sa taille pour l'aider a déployer sa force. Elle a maintenant les deux pieds sur le trône et peste dans toutes les langues pour déloger la ventouse.
- On y est presque Lilly ! Tient bon !
Je cale mes pieds et fait de mon mieux pour soutenir la pression qu'elle met et son effort. On compte et recompte pour qu'enfin retentisse le * POP* de la victoire.
C'est alors que jaillit le « bouchon » qui obstruait les latrines.
- UNE GRENOUILLE !
- ELLE A UN CACA SUR LA TETE !
Le batracien a sauté et nous a balancé la ventouse dans la tronche. Akira et moi nous effondrons sur le sol et nous cognons l'une contre l'autre.
- Attrapons-le !
La course est lancée ! Nos pieds griffent le sol et nous parcourons le couloir à la recherche du visiteur. Où est-ce qu'il …
- KYAAAAAAAAAAAAAAAA !
Dans la cuisine ! Le cri d'Izou-sempaï !
- Vite Akira !
Nous détalons et retrouvons mon sempaï livide et étendu sur le sol. Je l'aide à se relever et plisse les yeux pour repérer le batracien.
- C'est quoi cette chose ….
- Il est là Lilly !
Oh ! Contre la fenêtre ! Akira attrape un bocal (et la moitié du contenu de l'étagère dégringole) mais il a été trop rapide, elle ne parvient pas à l'enfermé.
Il saute en direction du salon et j'attrape un coussin.
- Akira ! Je te fais la passe !
- ROGER !
Je cours je cours et au moment où le batracien saute je lui décroche un magnifique coup droit avec le coussin (mon père aurait été fière de moi) et l'envoi valser pile en direction d'Akira qui le réceptionne avec la manique du four.
- GATCHA !
Nous crions toutes les deux tandis que je ramasse mon petit corps effondré sur le canapé. Akira s'assied sur le sol et ouvre un peu ses mains capitonnées dans les maniques. Je me rapproche d'elle et découvre cet étrange bouchon. Assise avec mon amie, je reprends mon souffle.
- Oh ! Il est rigolo !
Le pauvre batracien est exténué par sa course, on dirait qu'il dort. Ou alors il est K.O …
- T'as vu ! Sur sa tête.
Oui, il a une « protubérance » au sommet du crâne, en forme de caca.
Akira et moi pouffons de rire. Elle retire délicatement sa main de la manique et caresse le crapaud.
- C'est gluant … mais il est mignon.
- Akira, il n'y vraiment que toi pour le trouver mignon …
Elle est absorbée par ce nouvel ami surprise et j'entends dans la pièce à côté, mon sempaï ramasser l'histoire de sa vie comme s'il avait cru perdre son âme.
- Il faut lui trouver un nom !
- Toilettes ?
Akira secoue la tête.
- Avec la tête qu'il a on peut …
- Gamma-Unko.
La grenouille caca … parfait !
Notre mission est donc remplie, la suite s'annonce … intéressante.
* éponge tout autour avant de pouvoir prendre la parole * Coucou ! alors alors ? comment ça va en cette belle journée chez les trois frères XD ! j'espère que vous vous êtes amusés, nous on s'éclate toujours autant a faire des bêtises ^^' ... et croyez-nous, ce n'est pas fini ! tous ces zigotos réunis au même endroits... c'est trop beau pour laisser passer XD ! MOUHAHAHAHHAAHAHAHHA !"
