Chapitre 12 : A l'autre bout du fil
Law rêvait. C'était déjà un fait exceptionnel pour lui qui était plus habitué aux cauchemars sombres et écarlates, mais le contenu de ce rêve le troubla encore plus. Il était avec Luffy, marchant le long d'un rivage. Il n'avait rien à l'esprit sinon la chaleur du sable sous ses pieds nues et le vent salé dans ses cheveux. Simplement. Il tourna son regard vers son compagnon, qui fit de même et lui adressa un grand sourire avant de prendre sa main dans la sienne.
- On est bien là, non ? lui demanda-t-il.
- Oui, répondit Law après un court silence. C'est… apaisant.
Il était bien, serein. Son cerveau lui disait que tout cela n'était que le fruit de son imagination, que ce n'était pas réel, mais cela ne suffisait visiblement pas à briser son tableau de quiétude.
- Law ?
Luffy enroula ses bras autour de lui et l'attira contre son torse. L'aîné ferma les yeux.
- Tu restes avec moi ?
- Où veux-tu que j'aille ? demanda l'aîné, résigné mais paisible.
- Avec eux.
Law fronça les sourcils et ouvrit les paupières. Leur environnement avait changé, et ils se tenaient à présent au centre de l'arène de Dressrosa. De nombreux spectateurs qui scrutaient en silence un point derrière eux, comme d'effrayants mannequins de cire. Law se retourna et son cœur rata un battement. Devant lui se tenait côté à côté son père, sa mère et sa petite sœur, et celui qui avait été un temps bien trop court la seule personne à se soucier de lui.
- Salut mon petit gars ! lui lança Cora avec son sourire idiot.
- Tu nous as manqué, grand-frère, ajouta Lamy, les yeux brillants.
Law les regarda un long moment avant que ses yeux ne se posent de nouveau sur Luffy. Ils repassèrent sur sa famille, puis revinrent une fois de plus sur le petit capitaine.
- Tu restes avec moi ? répéta Luffy.
Quelque chose tira sur son pull, lui faisant baisser les yeux. Une petite fille aux yeux argentés le fixait avec inquiétude.
- Papa ? Pourquoi tu ne dis rien ?
Il ouvrit la bouche pour lui répondre mais aucun son ne sortit de sa gorge. Les yeux de l'enfant se remplirent de larmes.
- Pourquoi tu ne dis rien ? Est-ce que tu ne nous aimes pas ?
Il brûlait de lui dire qu'il l'aimait de tout son cœur, qu'il aimait Luffy, qu'il aimerait toutes les personnes vivants sur terre s'il cela voulait dire effacer cette tristesse qui entachait son doux visage poupin.
- Laisse ton père tranquille, lui ordonna gentiment Luffy en la prenant par les épaules. Tu sais bien qu'il n'a plus de cœur à offrir.
La douleur se rependit en Law comme un poison alors même qu'une intense sensation de vide envahissait sa poitrine. C'était dit avec tant de résignation, de regrets...
- Grand-frère ?
Il se tourna de nouveau vers sa famille, espérant que détourner son attention suffirait à dissiper cet étau qui l'empêchait de respirer, et découvrit un cœur palpitant dans les mains de sa petite sœur. Le sien. Elle le lui tendit, comme un cadeau, le visage triste.
- Tu en as plus besoin que moi.
Law resta un moment immobile avant de tendre la main mais, alors qu'il allait s'en saisir, l'organe noircit subitement, se fissura et finit par tomber en cendres.
Law ouvrit les yeux et, perturbé, s'assura que son cœur était bien dans sa poitrine. Soulagé de le sentir battre, il s'étripa de son lit et alla se passer de l'eau sur la figure. Sa fille choisit ce moment là pour lui donner un petit coup de pied.
- Bien sûr que je t'aime, mon cœur, murmura-t-il. Quant à ton père…
Il laissa sa phrase en suspend et se réinstalla en tailleur au milieu de ses draps, les yeux fixés sur le plafond.
- C'est un goinfre, un crétin et un fonceur. Il a un don certain pour s'attirer des ennuis et il est incapable de suivre le moindre plan. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai voulu l'étrangler pour le faire tenir en place.
Il passa sa main sur son abdomen avec un petit soupir résigné.
- Toutefois… c'est quelqu'un de bien.
Toujours souriant, optimiste, volontaire, ne vivant que pour réaliser ses rêves mais prêt à tout laisser tomber pour aider les siens. Un feu follet au milieu des ténèbres, destructeur et lumineux.
- Le genre personne qui s'insinue dans ton cœur sans même que tu t'en rendes compte et qui ne te lâche plus.
Sachant qu'il ne se rendormirait pas, porté par son rêve et l'étrange sensation de la main de Luffy dans la sienne, il se replongea dans ses souvenirs. Au début, il les garda pour lui et puis, petit à petit, il se mit à les raconter à sa fille tout en commentant les échecs et les victoires que lui et Luffy avaient traversés. Tout en lui parlant, Law fit une constatation déconcertante : quoi qu'il lui dise, il le faisait avec le sourire, y compris pour les choses qui, sur le moment, l'avaient irrité au plus haut point. Son propre esprit avait effacé les mauvais côtés et conservés ce qui lui procurait un bien-être latent.
L'après-midi suivant, sans trop savoir pourquoi, Law décida de ne pas attendre l'appel de Luffy et composa lui-même le numéro du Sunny.
- Allô ?
- Bonjour, Robin, la salua-t-il, reconnaissant sa voix douce.
- Law, quel plaisir. Tu veux parler à Luffy ?
- S'il te plaît.
Il attendit quelques instants avant que Luffy ne prenne l'escargophone.
- Torao ? Ça va ? Il y a un problème ?
Évidemment, il s'inquiétait. Ce n'était jamais lui qui le contactait.
- Non, aucun. J'avais simplement envie de te parler, répondit-il avec légèreté.
- Tu as l'air de bonne humeur ! Il s'est passé quelque chose ?
- Rien de spécial. J'ai simplement eu une longue discussion avec ma fille cette nuit.
Il y eut un blanc avant que Luffy ne reprenne d'une voix prudente. Même s'il faisait des efforts appréciés par l'aîné des capitaines, le bébé restait un sujet sensible entre eux.
- De quoi avez-vous parlé ?
Avant que Law n'ait eu le temps de répondre, un bruit de porte se mit attendre à l'autre bout de la ligne.
- Qu'est-ce qu'il y a, Nami ?
- Une tempête ! lui répondit la rousse, alarmée. J'ai besoin de tout le monde sur le pont !
- J'arrive. Désolé, il faut que j'y aille, ajouta-t-il à l'attention de Law. Je te rappelle tout à l'heure !
- Fais attention à toi.
- Toi aussi !
Law raccrocha et se leva, sa main sur son ventre. Il commençait sérieusement à le gêner dans ses mouvements.
- Nous ferions bien d'aller voir Chopper pour la visite de contrôle de la semaine, déclara-t-il à sa fille. Sinon, il viendra nous chercher par la peau du cou.
Luffy ne rappela pas de l'après-midi. Law s'efforça de ne pas y porter trop d'attention mais il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. Chopper l'était également, même s'il savait pertinemment que son équipage avait affronté de milliers de tempêtes sans le moindre souci. Être éloigné d'eux et ne pas avoir de nouvelles était difficile.
La nuit était déjà bien avancée quand Ikkaku, chargée de la surveillance nocturne pour la semaine, vint frapper à sa porte.
- Le Chapeau de Paille pour toi, lui annonça-t-elle en lui tendant l'escargophone.
Il la remercia et referma la porte.
- Bonsoir Chapeau de Paille, fit Law, un sourire florissant de lui-même sur ses lèvres.
- Torao ! Je ne te réveille pas, j'espère.
- Non, je ne dormais pas. Vous avez échappé à votre tempête ?
- Ouais. On a eu quelques dégâts mais Franky dit que ce n'est rien qu'il ne peut réparer en un rien de temps.
- L'avantage d'avoir un sous-marin, c'est qu'il suffit de descendre dans les profondeurs pour échapper à ce genre de problèmes, plaisanta Law.
Luffy rit doucement.
- Alors, dis moi, qu'est-ce que tu as raconté à ta fille la nuit dernière ?
- Je lui ai parlé de toi. De toutes les bêtises dont j'ai été témoin depuis que nous nous sommes rencontrés. De toutes les choses bien aussi. Je lui ai dit que, si nous ne nous étions jamais croisés à Sabaody, elle n'aurait jamais excité.
- Qu'est-ce qu'elle a répondu ?
- Si j'en crois les coups qu'elle m'a donnée, elle semblait suivre l'histoire avec attention.
Luffy se mit à rire.
- Elle deviendra une grande pirate, comme toi. La Marine a intérêt à bien se tenir !
- Peut-être se trouvera-elle un ami de ta trempe pour l'aider, répondit Law avec amusement. Ça peut toujours être utile.
- Peut-être plus qu'un ami, proposa Luffy.
Law baissa les yeux.
- Quelqu'un qui serait prêt à tout pour elle et l'aimerait parce qu'elle serait la seule et unique personne dans son cœur.
- Elle aurait de la chance, souffla-t-il à voix basse.
- Je voudrais te voir, murmura Luffy. Tu me manques tellement. Cela faisait un moment que nous n'avions pas été séparé aussi longtemps...
- Parce que tu es incapable de réprimer tes pulsions.
- Comment est-ce que je pourrais ? On voit bien que tu n'as jamais eu à te résister ! protesta le petit capitaine avec une véhémence comique. Il suffit que tu apparaisses et j'ai une irrépressible envie de te prendre dans mes bras et respirer ton odeur.
Il eut un rire mutin.
- Si tu étais là, devant moi, je ne résisterai pas à l'envie de m'emparer de tes lèvres et les dévorer jusqu'à ce que tu n'aies plus suffisamment d'air pour respirer. Tandis que tu rependrais ton souffle, je viendrais embrasser ton cou. Je te sentirais frémir contre moi tandis que l'une de mes mains descendrait le long de ta colonne vertébrale pour venir caresser tes hanches.
Law sentit un frisson le parcourir, comme si Luffy l'avait réellement touché.
- Si je descendais encore plus bas, tu me laisserais faire ?
Il lui demandait clairement son autorisation. Law hésita. Son petit jeu n'avait rien de réel mais son homologue voyait-il les choses ainsi ? Il ne voulait pas lui donner de faux espoirs quant à leur relation mais il devait avouer que son contact lui manquait également.
- Hypothétiquement, oui, finit-il par répondre.
Il imagina sans grand mal le sourire et le regard que devait avoir Luffy en entendant ses mots.
- Dans ce cas, j'imagine que je n'aurais pas d'autre choix que venir t'embrasser encore une fois. Ma main s'aventurait sur ton postérieur, sur une fesse puis sur l'autre, tandis que l'autre se glisserait sous ton tee-shirt et remonterait le long de tes côtes tout doucement. Tu fermerais les yeux.
Law obéit sans même y penser.
- Je débouclerais ta ceinture et j'enlèverais ton pantalon et ton boxer d'un geste impatient. Ils sont toujours là où il ne faut pas.
Law esquissa un sourire. Ce n'était pas la première fois qu'il se plaignait de cela et cette réaction impatiente avait toujours eu le mérite de l'amuser.
- Je glisserais ma main sur ta hampe et commencerait de lents vas-et-vients. Tu poserais ta tête contre mon épaule alors que le désir monterait en toi.
Law frissonna de nouveau. Comment pouvait-il sentir les mains de Luffy sur lui alors que ce n'était que des mots ? Peut-être était-ce lié à sa grossesse – il avait entendu dire que certaines femmes voyaient leur libido décuplée à certaines périodes – ou alors au fait qu'il n'avait eu aucune activité sexuelle depuis plusieurs mois.
- Je te regarderais perdre lentement pied tandis que tes hanches commenceraient à bouger toutes seules pour que accélérer mes mouvements. Tu aurais du mal à rester debout mais, ne t'en fais pas, je te soutiendrais. Tu voudrais que j'accélère mais je te de donnerais pas ce que tu veux. Tu n'aimes pas quand je fais ça mais tu sais que ce n'est partie remise.
Comme pour lui donner raison, un grognement s'échappa de ses lèvres. Son entrejambe se réveillait un peu plus à chacun des mots de Luffy dont la voix s'était faite basse, comme s'il susurrait à son oreille. Sa main se dirigea inconsciemment vers sa verge mais il l'éloigna avant de se toucher.
- Pendant ce temps, mon autre main viendrait taquiner ton entrée. Je glisserais un doigt en toi, puis un autre, et un troisième. Je vois d'ici le plaisir dilater tes prunelles et tes joues rougirent alors que tu te cambrerais contre moi en soupirant. Si tu savais comme tu es beau dans cet état... les joues rougies et la bouche entrouverte…Un véritable appel au viol.
Son désir commençait à être un peu trop présent. Il devait mettre un terme à tout ça. Il n'était pas encore décidé à oublier tout ce qu'il s'était passé.
- Luffy, arrête ça, articula-t-il.
- C'est vraiment ce que tu veux ? demanda le concerné en riant doucement.
Il n'avait pas manqué l'utilisation de son prénom et connaissait bien ces intonations dans sa voix.
- Oui,répondit Law alors qu'il avait désespérément envie de dire non.
Il ne céderait pas.
- D'accord. Je t'aime.
Sa reddition immédiate mit Law mal à l'aise. Que devait-il répondre ? Luffy l'allumait malgré la distance et lui disait qu'il l'aimait malgré qu'il ait coupé court à leur échange avant que celui-ci n'atteigne un point de non-retour. Il n'avait même pas protesté. Bien sûr, il était ravi de voir que Luffy semblait enfin avoir appris à suivre ses ordres, mais cela ne lui ressemblait pas. Son côté fonceur, quoique terriblement énervant, faisait parti de lui. Il était comme dénaturé. Aurais-il fallu qu'il cède, comme il l'avait voulu, suivant les conseils de Bepo et Chopper ? Et sa fille dans tout ça ? Certes, Luffy avançait avec elle mais c'était encore loin d'être suffisant. Il devait penser à elle.
Avant qu'il ne se décide à dire quoi que ce soit, Luffy lui souhaita une bonne nuit, lui permettant de mettre un terme à la conversation. Law posa l'escargophone sur sa table de nuit et s'enfouit sous sa couette en soupirant, tâchant d'oublier le désir insatisfait qui ravageait ses reins.
Leur conversation du lendemain se déroula exactement comme toutes les autres. Après les propos osés de Luffy, c'était déconcertant de mener une discussion banale et Law se surprit à regretter légèrement ce qu'ils avaient partagé la veille. Au moment de raccrocher, et après une nouvelle déclaration d'amour un peu trop tendre à son goût, il céda à son impulsion et coupa son homologue.
- Tu veux toujours me voir ?
Il entendit clairement Luffy s'étouffer de surprise.
- Tu es sérieux ?!
- Oui.
- Où et quand ?
Law esquissa un sourire en coin mais ne se permit aucun commentaire sur la bonne humeur explosive du jeune capitaine. Pas quand il ressentait la même chose.
Les Pirates du Heart furent les premiers à arriver au point de rendez-vous. Tandis qu'ils se dégourdissaient les jambes sur la terre ferme, Law décida de s'éloigner un peu de groupe qui scrutait un peu trop ses mouvements. Il savait ne pas avoir le droit de leur en vouloir de s'inquiéter pour lui étant donné qu'ils avaient toutes les raisons de s'en faire, mais cela l'irritait tout de même. Il ne protesta cependant pas quand Chopper lui demanda la permission de se joindre à lui pour chercher dans la forêt des plantes intéressantes qui pourraient lui servir pour ces décoctions. Un duo était le meilleure compromis qu'il pourrait obtenir.
Le capitaine traversa donc l'île tout en regardant le petit renne courir de-ci de-là autour de lui. Sa bonne humeur était contagieuse, aussi Law se prit-il à rêver que c'était sa fille et non son ami qui babillait joyeusement avec lui, s'arrêtait tous les trois mètres et accourant vers lui faire part de ses trouvailles dès qu'il devait par la force des choses faire une pause pour reprendre son souffle et soulager ses membres endoloris par sa grossesse.
Ils finirent par ressortir de la forêt, se retrouvant au sommet d'une falaise contre laquelle l'océan, agité par le vent se levant, venait fracasser ses vagues. Law ferma les yeux, savourant les bourrasques faisant claquer son manteau au vent.
C'est alors qu'une intense sensation d'insécurité l'envahit. Il rouvrit brusquement les paupières et déploya son fluide perceptif. Au même instant, une détonation retentit. Il déploya aussitôt sa sphère et tenta d'intercepter la balle qui filait vers lui, mais sa technique de permutation ne fonctionna pas et le projectile l'atteignit en plein dans l'épaule. Le choc le fit reculer de quelques pas tandis qu'une douleur cuisante se répandait dans son corps. Ses forces le quittèrent, le faisant jurer entre ses dents. Il ne connaissait que trop bien cette sensation qui le tenait : c'était l'effet dévastateur du granit marin.
- Law ! s'écria Chopper en se précipitant devant lui.
Une nouvelle détonation retentit.
- A terre ! ordonna Law en tentant d'attraper son ami.
Mais il ne fut pas assez rapide et le petit renne fut touché à son tour. Il s'effondra dans un cri, rendu impuissant à son tour. Serrant les dents, le capitaine tenta de repérer l'ennemi. Quelle était la probabilité qu'on les attaque sur cette île déserte ? Cela ne pouvait pas être une embuscade, personne à part les Chapeaux de Paille ne savaient qu'ils se trouvaient ici.
- Law, est-ce que ça va ? murmura Chopper, le visage crispé par la douleur, tout juste capable de relever la tête pour le regarder.
Le capitaine sentit un élan de colère l'envahir. Alors que lui-même était blessé, le renne s'inquiétait de son sort. Il était hors de question qu'il arrive quoi que ce soit à son petit gardien. Il ne le permettrait pas. Rassemblant les maigres forces qui ne lui avaient pas été enlevées, Law saisit son ami par la cheville et l'envoya valser dans un buisson épineux non loin.
- Reste caché, ordonna-t-il avec empressement.
Il les entendait à présent approcher. Ils étaient quatre ou cinq. Avec un peu de chance, ils se concentreraient sur lui et oublierait Chopper. Ignorant la douleur qui le tiraillait, il plongea ses doigts dans sa blessure à la recherche du projectile qui le privait de sa liberté de mouvement. La retirer était le seul moyen s'extirper lui-même de cette situation.
Des soldats de la Marine surgirent, arborant des sourires victorieux.
- Qui aurait cru qu'on un bol pareil ? lança l'un d'eux, un gradé selon son accoutrement, tandis que les autres braquaient leur arme à feu sur le médecin. Le Chirurgien de la Mort.
Law lui lança un regard meurtrier et, alors qu'il s'approchait pour lui passer des menottes en granit marin, il lui administra un coup de pied dans le tibia, le faisant reculer avec une grimace de douleur tandis qu'un craquement inquiétant résonnait. L'instant suivant, un coup sec lui fut porter derrière la tête et il perdit connaissance.
Il était à la merci de la Marine.
