Le lendemain matin, j'entendis que Potter et son ami Weasley étaient arrivés dans une voiture volante. Et lorsque je me rendais dans la grande salle, je les vis installés à leurs table. Ils essayaient de se faire tout petit.

Je me dirigeais vers ma table et m'assis entre Blaise et Drago qui étaient entrain de déguster un bol de porridge. Je me demandais comment il pouvait manger ce truc. Quand à moi je me servis une assiette d'œufs au plat avec un toast. Le ciel magique était nuageux au-dessus de nous.

J'allais commencer à manger quand le courrier arriva et je reçus une lettre dans mon assiette. Je la pris du bout des doigts pour découvrir qu'elle m'avait été écrite par mon cher petit frère, Max. J'étais prêtes à me lever pour chercher un endroit tranquille, quand j'entendis un cris résonner dans toutes la grande salle. Je me bouchais les oreilles en me tournant vers la table des Gryffondors pour y voir une lettre voler. La Beuglante criant après le jeune Weasley qui se ratatinait sur sa chaise comme pour se cacher. Après avoir vu la situation, je partis précipitamment pour aller lire ma propre lettre.

Je me réfugiais dans un recoin du deuxième étage et ouvrit précautionneusement l'enveloppe.

Chère sœur,

je t'écris car j'ai su que t'étais toujours vivante. Je vis maintenant avec tante Carole. Tout va bien. Mais j'espère te voir aux vacances de Noël avec nos frères. Tu me manque énormément. Je veux te voir.

Réponds moi quand tu peux.

M.M

- Ah je t'ai enfin trouvé. Dépêche toi on va en cours de botanique avec les Gryffondors. S'exclama Drago en me sortant de ma lecture.

- Oui, j'arrive. L'informais-je, repliant la lettre et la replaçant dans l'enveloppe.

Une fois arrivé devant les serres, on attendait le professeur Chourave, qui arrivait les bras couverts de bandages suivit du professeur Lockhart. Je me tournais vers le saule cogneur qui portait plusieurs branches en écharpe.

Le professeur Chourave était une petite sorcière potelée, coiffée d'un chapeau rapiécé sur ses cheveux en désordre. Ses vêtements étaient souvent maculés de terre. Gilderoy Lockhart, en revanche, était impeccable dans sa robe de sorcier turquoise, avec ses cheveux dorés qui brillaient. Il me donnait envie de vomir.

- Bonjour, tout le monde ! Lança Lockhart en adressant aux élèves un sourire radieux. Je viens de montrer au professeur Chourave comment il fallait s'y prendre pour soigner un saule cogneur ! Mais n'allez surtout pas vous mettre dans la tête que je suis meilleur qu'elle en botanique. Il se trouve simplement que j'ai souvent rencontré ce genre de plantes exotiques au cours de mes voyages...

Mais oui bien sur et moi je suis la sainte des sainte. Rien qu'à entendre le rythme de son cœur je pouvais savoir qu'il mentais. Et je suis sur que tout ses soit-disant aventures ne sont qu'un tissu de mensonge pour se vanter ses mérites et attirer l'attention sur lui.

- Serre numéro trois, aujourd'hui ! Dit le professeur Chourave qui avait perdu sa gaieté habituelle et paraissait de très mauvaise humeur.

La serre numéro trois était celle qui contenait des plantes beaucoup plus intéressantes et beaucoup plus dangereuses comparé à la numéro un. Quand le professeur de botanique ouvrit la porte je fus envahie par l'odeur de terre humide et d'engrais qui me fit remonter de vieux souvenir.

Flash-back

Ma mère était dans notre jardin, dans un magnifique kimono blanc a motif floral qui était couverte de terre fraîche. Elle était entrain de rempoter des hortensias. Elle avait une manière bien à elle de prendre soin des fleurs. Elle chantonnait toujours un petit air pour les fleurs.

- Pourquoi tu chantes toujours quand tu t'occupe des fleurs maman ? Lui avais-je demander une fois.

- Car elles sont plus apaisées et elles s'épanouissent plus belles encore. Regardes-les ma chérie, ne les trouves tu pas magnifiques? M'avait elle convaincue en regardant les magnifiques plantes qu'elle avait remises en pot. N'oublies jamais, les fleurs aiment les chansons.

Fin du flash-back

Je me trouvais devant un pot avec quelque-chose dedans qui remuait qui remuait. J'entendais des cris étouffés et je compris très vite qu'on se trouvaient devant de jeunes pousses de mandragore. Mais mon angoisse fut de courte durée, quand je sentis un bouquet d'odeurs que j'aurais préférer ne pas retrouver en face de moi. Je levais la tête et vis ce Vivien Casa qui me souriait bêtement. Comme si j'allais tomber dans le panneau. Il me prend pour qui ?

Quand Potter revint de son entretient avec le professeur de DCFM le cours commença.

- Aujourd'hui, nous allons rempoter des mandragores, annonça Mme Chourave lorsque Harry eut pris place en Weasley et Granger. Qui peux me dire quelles sont les propriété de la mandragores ?

Je ne fus pas surprise de voir la main de Granger se lever, comme d'habitude elle devait avoir dévoré son manuel. Quand à Drago je le sentis ruminer assez bas, ce qui me fit sourire légèrement.

- La mandragore possède de puissante propriétés curatives, récita-t-elle. On l'utilise pour rendre leur forme d'origine ou leurs santé aux victimes de métamorphoses ou de sortilèges.

- Excellente réponse. Dix points pour Gryffondors, dit le professeur Chourave. La mandragore constitue un ingrédients essentiellement dans la composition de nombreux antidotes. Mais c'est également une plante dangereuse. Qui peut me dire pourquoi ?

J'avais vu Granger lever la main prête à répondre, mais je lui coupais la parole.

- Le cri de la mandragore est mortel pour quiconque l'entend. Répondis-je fière de moi.

- C'est exactement ça. Dix point pour Serpentards. Les mandragores dont nous allons nous occuper aujourd'hui sont encore très jeune. Poursuivit le professeur alors que Miss-je-sais-tout faisait la tête.

- Tout le monde prend une paire de cache-oreilles, dit le professeur Chourave.

Nous en avions pris un chacun sur une table dans un coin de la serre et les avions posés devant nous.

- Lorsque je vous dirais de les mettre, reprit le professeur, vérifiez bien que vos oreilles sont complètement couvertes. Je vous ferais signe en levant le pouce quand vous pourrez les enlever sans risque. D'accord? Alors, allons-y. Mettez-les.

Je pris mes caches-oreilles et je remarquais que je n'entendais rien malgré mon ouïe extrêmement développée. Le professeur Chourave, les oreilles également protégées par de grosses boules roses, retroussa les manches de sa robe, saisit une des petites plantes et l'arracha d'un coup sec.

Je trouvais que la jeune mandragores était différente du dessin que j'avais vu dans un livre trouvé pendant les vacances à la bibliothèque.

La plante n'avait pas de racines, il y avait à la place un petit bébé très laid et plein de terre. Ses feuilles lui sortaient du crâne. Sa peau marbrée avait une couleur verte pâle et de toutes évidences, il hurlait à pleins poumons.

Le professeur Chourave prit un grand pot qui se trouvait devant elle et y plongea la mandragore en l'enterrant dans un compost humide qui ne laissa bientôt plus apparaître que les feuilles. Le professeur s'essuya les mains, leva les deux pouces et enleva son propre cache-oreilles.

- Nos mandragores étant encore au stade infantile, leurs cris ne peuvent pas tuer, dit-elle d'une voix neutre, comme si elle n'avait rien fait de plus étonnant que d'arroser des bégonias. Cependant leurs cris peuvent quand même vous assommer pendant plusieurs heures et comme je suis sûre que personne parmi vous ne veut marquer cette première journée de cours, assurez-vous que vos cache-oreilles sont bien en place pendant que vous travaillez. Je vous ferais signe quand le cours sera terminé. Mettez-vous au travaille, vous trouverez le compost là-bas, dans les sacs, et attention à la Tentacula Vénéneuse, elle est entrain de faire ses dents.

Elle donna un coup sec à une plante épineuse et je vis se rétracter aussitôt les longs tentacules qu'elle avait sournoisement glissés sur l'épaule du professeur. C'était impressionnant.

Drago et moi étions allés chercher le terreau pour l'exercice et nous rendîmes à nos places. Nous remirent nos cache-oreilles et quand tous le monde eut finit, je pris fermement ma mandragore et la tirais d'un coup de la terre ce qui la fit crier. Quand je la vis la faire, j'eus le réflexe de chantonner la l'air que ma mère avait toujours utilisé pour calmer les plantes. Cela eut l'effet escompté et je pus la changer de pot sans souci.

Une fois le cours finit, Drago et Tyson m'emmenèrent dans un coin à l'entrée du château.

- Qu'est-ce que tu as fait ? Me demanda Tyson en se retournant vers moi.

- Ta mandragore était plus calme que les autres. Renchérit Drago sans me laisser le temps de répondre.

- Je n'ai rien fait de spécial. J'ai juste chanté comme notre mère le faisait auparavant. Tu te souviens ? Demandais-je en me tournant vers Tyson qui me regardait tristement.

- Tu reprend le contrôle sur ton pouvoir je penses. Me dit simplement Tyson sans plus répondre à ma question.

Je ne répondis pas et regardait Drago espèrent y trouver un soutien. Chose qui n'arriva pas exactement comme je l'espérais. Il me sourit simplement, un sourire réconfortant et encourageant.

Après le déjeuner, Drago, Blaise et Théodore, Pansy et moi étions sortis pour nous assister à notre cours de défense contre les forces du mal. Pour aller plus vite nous avions coupés par la cour. C'est la que mon frère blond vit le trio de Gryffondor, il se dirigea donc vers eux.

- Une photo dédicacée ? Tu dédicaces des photos maintenant, Potter ? Déclara Drago cinglant, sa voix résonna dans toute la cour.

Il s'était arrêté derrière un petit blond de Gryffondor flanqué d'un appareil photo. Le première année semblait intimidé par cette intervention.

- Tout le monde en rang, Harry Potter distribue des photos dédicacée ! Lança Malefoy à la cantonade.

Nous n'avions pas eu la chance de placer un mot que le Survivant répliqua sans ménagement.

- Ce n'est pas vrai ! Répliqua Harry avec colère, les poings serrés. Ferme-là, Malefoy !

- Tu es jaloux, voilà tout, lança le jeune Gryffondors dont le corps entier avait à peu près l'épaisseur du cou de Crabbe.

Ce petit me fit pouffer de rire. Il avait un sacré cran, moi qui le voyait comme une petite chose. À l'odeur j'avais comprit que le pauvre Drago n'avait pas beaucoup aimé que je rigole de lui.

- Jaloux ? Dit Drago qui n'avait plus besoin de crier. En effet, la moitié des élèves qui se trouvaient dans la cour nous entouraient et écoutant attentivement ce qui se disait. Jaloux de quoi ? Je n'ai pas envie d'être défiguré par une cicatrice, moi ! Je ne crois pas qu'il suffise d'avoir un trou dans la tête pour être plus fort que les autres.

Je n'en revenais pas, il allait trop loin là. Je me demandais bien ce qu'il lui reprochait ? Merde il lui avait rien fait ce Gryffondor. J'allais répliquer et embarquer mon frère, mais je n'en eus pas le temps. Weasley intervint pour défendre Harry.

- Va donc manger des limaces, ça te fera du bien, Malefoy, dit Weasley, d'un ton furieux.

Je sentais que la tension commençait à monter. J'étais prête à intervenir si jamais le roux menaçait de jeter un mauvais sort à mon frère.

- Fais attention, Weasley, répliqua Drago d'un ton méprisant. Tu ferais mieux de te tenir tranquille, sinon, ta maman va venir te chercher. Et il se mit à crier sur un ton très aiguë qui me fit crisser les tympans. Si jamais tu refais la moindre bêtise...

Des Serpentards de cinquième année qui se trouvaient là se mirent à se moquer de lui, le pauvre se mit à rougir si fort que son visage se confondait avec ses cheveux.

- Weasley voudrait bien que tu lui dédicaces une photo, Potter, enfonça encore plus Drago.

Il pourrait la vendre plus cher que sa maison.

Tous à coup je sentis une odeur de rose et de fraise que j'avais déjà repérée à la cérémonie de la rentrée. Je me retournais pour voir le professeur Lockhart arriver avec un grand sourire. Sans attendre je choppais le bras du blond et partis sans attendre en direction de la salle de cours. Cela ne plus pas du tout à Malefoy, mais là je m'en fichais royalement.

Une fois arrivés à la porte de la salle de cours je m'arrêtais pour laisser Drago reprendre son souffle.

- Pourquoi... ? Pourquoi on devait s'enfuir devant ce Lockhart ? En quoi tu a peur de lui ? Me questionna Blaise qui nous avais suivit. Apparemment Théodore, que je n'avais pas vu, était là, aussi essoufflé que mon frère.

- Je n'est pas peur de lui ! Explosais-je rageusement. Je n'aime pas son parfum ! On dirait des ordures et de la pourriture. C'est un menteur notoire. Il aura beau s'embaumer autant qu'il veux que son odeur corporelle restera toujours. Expliquais-je agacée et dégoûtée.

- Tu a pus sentir ça à la distance où il était ? Me demanda Théo étonner de mes propos.

- Euh ...! J'avais oublié que Blaise et Théo n'étaient pas au courant de ce que j'étais en réalité.

- C'est à cause du vent. Même moi j'ai pus le sentir. Me sauva Drago en mentant à ses amis. J'avais une nouvelle dette envers lui.

- Oui c'est ça ! M'empressais-je de confirmer pour sauver les apparences et qu'ils ne découvre la supercherie de mon identité.

Notre professeur de DCFDM n'étant autre que Lockhart, bien sur, ce cours m'eut été le plus insupportable. Avec son odeur et ses manières si exagérées, il m 'exaspérait en tout points. Il prit sur la table de Londubat un de ses nombreux livres et montra la photo qui se trouvait sur la quatrième de couverture, où on pouvait le voir, tout sourire, entrain de faire un clin d'œil.

- Ça, c'est moi, dit-il, le doigt pointé sur la photo et en clignant de l'œil à son tour.

- Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, troisième classe, membre honoraire de la ligue de défense contre les forces du mal et cinquième fois lauréat du prix du sourire le plus charmeur, décerné par les lectrices de Sorcières-Hebdo, mais ne parlons pas de ça. Croyez-moi, lorsque j'ai réussis à me débarrasser du spectre de la mort, ce n'était pas grâce à un simple sourire.

Je crois qu'il attendait des rires, mais à ma petite satisfaction il n'eut que de simples sourires pour certaines. En ce qui me concernait je ne l'écoutais que d'une oreille, préférant me concentrer sur les battements de cœur de mes camarade. Ce qui me fit revenir sur terre, fut un pouls plus rapide que les autres qui se trouvait tout près de moi. Quand je me tournais en direction de ces palpitations, quelle fut pas mon étonnement quand je remarquais qu'elles appartenait à mon frère Drago. Il semblait fixer Harry. C'était vraiment très étrange.

- Je vois que vous avez tous achetés la collection complète de mes livres. C'est très bien. J'ai pensé que nous pourrions commencer le premier cours avec un petit questionnaire. Rien de bien méchant. Simplement pour vérifier si vous avez bien lu ce que j'ai écris et voir ce que vous avez retenus, ontinua ce menteur invétérer qui nous servait de professeur.

Il distribua les questionnaires, puis retourna s'asseoir derrière son bureau.

- Allez-y, vous avez une demi-heure pour répondre à toutes les questions.

Je me penchais sur ma copie et fut effarée de voir que ce questionnaire ne portait seulement que sur lui. Ce qui me déprima au plus au point. Je sentais que les cours cette année allaient êtres très ennuyeux. Je décidais de marquer juste mon nom et mis ma copie de côté pour pouvoir m'étaler sur la table, attendant que le temps s'écoule.

Une demi-heure plus tard, Lockhart ramassa les copies et y jeta un coup d'œil devant la classe.

- Allons, allons, je vois que personne ne se rappelle que ma couleur préférée, c'est le lilas. Je l'ai pourtant indiqué clairement dans une année avec le yeti. Et certains d'entre vous feraient bien de relire attentivement promenades avec les loups-garou, j'y explique dans le chapitre douze que mon cadeau d'anniversaire idéal serait l'harmonie entre tous les hommes, qu'ils aient ou non des pouvoirs magiques. Mais il est vrai que je ne dirait pas non si on m'offrait un magnum d'Ogden's Old Firewkisky !

Il lança un nouveau clin d'œil canaille qui me dégoûta. Comment il pouvait autant se vanter comme ça. Et s'il était si fort, pourquoi il avait pas défait le Seigneur des ténèbres. Comme ça, ça nous éviterait une guerre et des morts. Même Drago semblait s'ennuyer de ces inlassables mensonges et de cette exposition de sa vie et de ses goût.

- ... Mais mis Hermione Granger sait que mon ambition secrète serait de débarrasser le monde des forces du mal et de lancer ma propre marque de produit pour les cheveux. Bravo ! Excellente élève. En fait il lut intégralement sa copie, elle avait tout bon ! Qui est Miss Hermione Granger ?

Miss-je-sais-tout leva une main tremblante.

- Excellent ! S'exclama Lockhart avec un sourire radieux. Vraiment excellent. Dix point pour Gryffondor ! Et maintenant, au travail...

Il se pencha et posa sur son bureau une grande cage couverte d'un morceau de tissu.

- Il est de mon devoir de vous armer contre les créatures les plus répugnantes qui soient, connues dans le monde des sorciers ! Vous aurez peut-être dans cette classe les plus belles peurs de votre vie. Mais sachez que rien de fâcheux ne peut arriver tant que vous êtes en ma présence. Tout ce que je vous demande, c'est de garder votre calme.

Je relevais un peu la tête pour bien voir la cage. Le professeur Lockhart posa la main sur le morceau de tissu qui la recouvrait. Deux Gryffondors arrêtèrent de rire et Londubat se recroquevillat sur sa chaise au premier rang.

- Je vous demanderais de ne pas crier, dit Lockhart d'une voix grave. Ça pourrait les énerver.

Il découvrit alors la cage.

- Eh oui, en effet, dit-il d'un ton solennel, ce sont bel et bien des des lutins de cornouille fraîchement capturés.

Un Gryffondor ne put se retenir. Il laissa échapper un éclat de rire que même Lockhart ne pouvait confondre avec un hurlement de terreur.

- Oui ? Vous avez quelque chose à dire. Demanda-t-il au Gryffondor avec un sourire.

- Ils ne sont ... Ils ne sont pas très dangereux, répondit le Gryffondor en s'étranglant de rire.

- N'en soyez pas si sûr ! Dit le professeur en agitant l'index d'un air agacé. Ce sont parfois de petites pestes parfaitement diaboliques !

Les lutins étaient haut d'une vingtaine de centimètre, ils avaient une couleur bleu électrique, avec des têtes pointues et des voix si aiguës qu'on avait l'impression d'entendre des perruches se disputer. Dès que la cage fut découverte, ils se mirent à piailler et à s'agiter en tous sens, tapant sur les barreaux, faisant toutes sortes de grimaces bizarres aux élèves assis devant eux.

- Maintenant, on va voir comment vous allez vous débrouillez avec eux, dit Lockhart d'une voix forte.

Et il ouvrit la cage.

Ce fut un charivari indescriptible. Les lutins se répandirent dans toute la classe en filant comme des fusées. Deux d'entre eux attrapèrent Londubat par les oreilles et le soulevèrent dans les airs. Deux autres fracassèrent les carreaux et s'enfuirent par les fenêtres en répandant une pluie de verre brisé sur le dernier rang. Quand aux autres, ils entreprirent de dévaster consciencieusement la salle avec plus d'efficacité qu'un rhinocéros fou furieux. Ils attrapèrent les encriers et les renversèrent un peu partout, lacérèrent les livres encore intacts et allèrent les jeter par les fenêtres. En quelques minutes, la moitié des élèves avait disparut sous les tables et Londubat se balançait au lustre.

- Allons, allons, attrapez-les ! Vite, voyons, attrapez-les, ce ne sont que des lutins ! Hurla Lockhart.

Il retroussa ses manches, brandit son doigt et cria :

- mutin lutin malinpesti !

Mais la formule n'eut aucun effet. Gilderoy Lockhart étouffa une exclamation et plongea sous son bureau, en évitant de justesse d'être écrasé par Londubat qui venait de tomber avec le lustre. Je me précipitais sur lui avec Tyson et on détachant ses vêtements du reste du lustre. Tyson l'aida à se lever et se réfugia sous une table avec lui, alors que j'attrapais un grimoire pour le jeter sur un lutin en faisant mouche. Il tomba au sol assommé par le livre.

Lorsque la cloche sonna, ce fut la ruée hors de la classe. Dans le calme relatif qui s'ensuivit, Lockhart se releva, nous aperçut Potter, Weasley, Granger, Drago et moi qui nous apprêtions à franchir la porte et dit :

- Je vous demanderais simplement de remettre ceux qui restent dans leur cage.

Puis il sortit de la classe en passant devant nous et referma la porte.

- Non, mais qu'est-ce que c'est que ce bonhomme ? Rugit Ron tandis que l'un des lutins lui donnait un cou sur l'oreille . J'en profitais au passage pour assommer cette bestiole avec un grand coup de livre que j'assommais à coup de livre.

- Hey ! Qu'est-ce que vous fait là, vous ? Nous lançat-il.

- Si ça te convient pas, on peut partir et vous laisser vous débrouiller avec ces chose. Déclara Drago avec colère alors qu'il se disputait avec lutin le bouquin qu'il utilisait pour se défendre.

- Ça suffit vous deux ! Criions nous, Hermione, Harry et moi en chœurs avec autorité .

- Quand au professeur il a voulu nous faire faire des travaux pratique, continua Hermione qui immobilisa aussitôt deux lutins à l'aide d'une formule magique et les enferma dans leur cage.

- Des travaux pratique ? S'exclama Potter en essayant d'attraper un lutin qui lui tirait la langue. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il fallait faire !

- Pour une fois je suis d'accord avec le balafré, ce con n'est bon à rien ! S'exclama Drago, alors qu'il attrapait un lutin qui lui passait près du visage, pour l'enfermer dans un pupitre. Il y posa ensuite dessus, des livres et une chaise.

- Vous dites des bêtises, répliqua Hermione. Vous avez lus les livres ? Vous avez bien vus tous les prodiges qu'il a accomplit !

- Ça c'est ce qu'il prétend ! Murmura Ron.

- Et c'est un menteur, rien de plus. Renchéris-je plus fort pour que tous les autres entendent.