N/T: Rien n'est à moi je ne fais que traduire. Le nom original de cette fanfiction est Benefits of old laws et est écrit par ulktante. Je suis désolée pour toutes les erreurs de traduction, d'orthographe ou de syntaxe.

N'hésitez pas à souligner les fautes que j'ai pu faire ou les chapitres qui en contiennent trop pour que je puisse les recorriger (ce que je fais actuellement avec les premiers chapitres, il y a des inepties qui se sont glissées je ne sais pas trop comment, ce qui me navre au plus haut point - -')

Par contre ce n'est pas sûr que la mise à jour soit régulière étant donné que je viens de commencer une formation qui, bien évidemment, passe avant la traduction de cette fanfiction. J'essaierai tout de même de mettre en ligne au moins 2 chapitres par mois (je ne sais pas pour l'instant si c'est réalisable) et il n'y aura aussi peut-être pas en même temps et les 2 chapitres par mois, et la mise à jour de tous les chapitres.

Bonne lecture :)

Musique/Artiste écouté : Peter Gundry

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Garden Party

En entrant dans la salle à manger pour le petit-déjeuner le lendemain matin, Harry eut la surprise de trouver Snape assis à la table avec les autres.

L'homme semblait plus pâle que d'habitude, ce que l'adolescent n'aurait pas cru possible. Comme si le professeur de potions n'avait pas bien dormi ou avait mal à la tête.

Une autre chose le rendit curieux. A côté de la chaise de Voldemort se trouvait un panier rempli de lettres et de parchemins. Au lieu de lire la Gazette du Sorcier, comme ces derniers jours, il avait dans sa main une lettre qu'il laissa tomber, pour en prendre une nouvelle dans le panier au moment où Harry prenait conscience de cette étrange situation. En voyant le regard de l'adolescent tomber sur le panier, Voldemort expliqua : "La Gazette m'a remis aujourd'hui les candidatures pour ton tuteur d'histoire. Celles que j'ai lues jusqu'à présent", indiqua-t-il en montrant une petite pile de parchemin à gauche de son assiette, "ne sont pas très prometteuses". D'un geste de la main, il ouvrit le haut de l'enveloppe et en retira la lettre. "As-tu bien dormi, Henry ?"

Poussé par l'aimable demande, Harry acquiesça joyeusement de la tête et répondit avec enthousiasme "Oui monsieur" et s'assit sur sa chaise habituelle.

Comme tous les autres jours, le choix des aliments pour le petit déjeuner était vaste et Harry avait du mal à décider quoi manger. Il se décida finalement pour des champignons grillés, des tomates et des œufs brouillés avec des toasts. Ils masquaient mieux le goût de ses potions. Hier, il avait passé la journée à étudier et à lire, en essayant de faire rentrer le plus de connaissances possibles dans sa tête, et il avait l'intention de faire pareil aujourd'hui.

La conversation à table se résuma à en une discussion entre Théodore et son père pour régler les derniers détails de la grande fête qui aurait lieu l'après-midi même. D'après ce que Harry avait compris, il y aurait la plupart des Serpentards de l'année de Théodore présents, et certains de leurs parents. Comme Lord Nott en parlait, probablement des Mangemorts, et tous les Serpentards. Mais comme Harry était persuadé qu'il n'aurait pas besoin d'interagir réellement qu'avec les autres enfants, il essaya de l'ignorer.

"Le rapport sur tes notes est arrivé avec le courrier du matin, Henry." Voldemort tenait une épaisse enveloppe à l'encre émeraude familière indiquant l'adresse de l'adolescent aux cheveux corbeau. "Tu avais raison de penser que tu aurais besoin d'un tutorat en potions et en histoire. Bien que le rapport de Binns soit plutôt drôle." Un sourire honnête se manifesta sur le visage de Voldemort, troublant Harry parce qu'il se sentait simplement mal de voir que ce monstre pouvait avoir un visage humain. "Il adresse le rapport à un certain Lord Selwyn, et parle de l'inattention d'Hadrian en classe." Un froncement de sourcils apparut sur le visage de Harry et il se demanda, pas pour la première fois, pourquoi un fantôme enseignait à Poudlard.

"Il y avait un Hadrian Selwyn quelques années plus jeunes que mon père. N'est-ce pas ? " demanda soudain Lord Nott avec une expression surprise. D'un signe de tête jovial, Voldemort sourit presque et confirma : "Oui, de deux ans, je crois. Il est amusant de constater que Binns est tellement décalé dans le temps qu'il a écrit un rapport sur un étudiant qui est maintenant adulte et qui a déjà des petits-enfants".

Sursautant presque hors de son siège, Harry réprima l'envie de rire, regardant le monstre devenu homme, du moins en apparence, avec une horreur à peine voilée. Il ressentait de nouveau un bonheur qui n'était pas le sien, empiétant sur ses sentiments, lui donnant envie de courir et de ne jamais s'arrêter.

Il eut besoin d'un moment pour enregistrer que Voldemort lui parlait en lui tendant la lettre épaisse avec les rapports de ses professeurs. "Henry ? Est-ce que ça va ?" Harry fronça les sourcils alors qu'une brève lueur d'inquiétude l'envahissait, secouant la tête, il leva les yeux et s'excusa : "Désolé, j'étais perdu dans mes pensées". Patiemment, Voldemort lui répéta pour la troisième fois ce qu'il avait déjà dit. "Veux-tu le lire toi-même ?"

"J'aimerais beaucoup cela, monsieur." Répondit l'adolescent en prenant les rapports et en commençant à les lire.

Tandis que le faible murmure de la conversation entre les quatre autres sorciers s'estompait dans le fond, Harry se concentra sur les rapports donnés par ses professeurs. Il ne fit qu'effleurer brièvement le rapport de Binns, confirmant par lui-même que le fantôme avait écrit un rapport qui n'avait rien à voir avec Harry. Il passa ensuite aux autres comptes-rendus, en commençant par celui du professeur McGonagall.

Il y avait un modèle commun à tous ces rapports. Tous les professeurs avaient écrit, avec des mots différents, qu'ils le pensaient capable de plus, seulement s'il s'appliquait davantage dans son travail. Et son écriture était également mentionnée par tous. Son cou rougit lorsque tous critiquaient son écriture parfois illisible.

Il était heureux que Théodore lui ait montré comment se servir correctement d'une plume, et était même reconnaissant que le guérisseur ait trouvé la vieille fracture de son poignet et qu'il allait même faire quelque chose pour y remédier. Voilà que quelque chose de bon sortait du fait que son ennemi mortel l'avait adopté. Il respira profondément, comme il l'avait lu dans le livre sur la méditation, et se souvint de sa détermination à utiliser ce qu'il pouvait tirer de la position dans laquelle il se trouvait. Et si cela incluait une meilleure écriture, qu'il en soit ainsi. Au moins, ses professeurs cesseraient de se plaindre de ne pas pouvoir lire ses essais correctement.

Une petite partie de lui s'inquiétait de devenir reconnaissant pour ce que Voldemort avait fait, car ce serait vraiment bizarre. Il ignora donc cette pensée pour le moment et préféra lire le rapport d'un certain Severus Snape.

Il était un peu curieux de savoir si le rapport ressemblait aux corrections habituelles qu'il recevait en classe, ou si l'homme maussade avait réussi à être professionnel à ce sujet.

Il s'avéra que son professeur de potions avait été professionnel. Outre les plaintes sur l'écriture de Harry, il faisait remarquer le manque de structure de ses essais, son manque flagrant de respect pour lui, le fait qu'il ne semblait pas capable de suivre les instructions écrites au tableau et son manque de compréhension sur l'importance des différentes façons de préparer, brasser ou manipuler les ingrédients.

Harry dut admettre que l'homme avait raison. Mais il ne pouvait pas oublier combien il avait attendu avec impatience son premier cours de potions, seulement pour que son intérêt soit écrasé par le professeur pendant cette toute première leçon.

Finissant les rapports, les pliant à nouveau, Harry laissa son regard s'égarer vers l'homme aux cheveux noirs qui se trouvait de l'autre côté de la table. En observant l'homme, qui se versait une nouvelle tasse de café et ajoutait à celle-ci plusieurs cuillères pleines de miel, les mots de Voldemort lui revinrent à l'esprit. Que son professeur de potions serait suffisamment motivé. Prenant un teint anormalement pâle, Harry se jura de faire de son mieux pour apprendre réellement du professeur pendant les leçons de tutorat.

L'exclamation soulagée de Voldemort tira Harry de ses pensées. "Au moins un candidat compétent. Il a enseigné à Poudlard. Que pensez-vous tous les deux de Remus Lupin ?"

Harry se réjouit au nom de l'ami de son père. Théodore posa sa tasse et répondit avec un léger sourire : "Il était l'un des meilleurs professeurs pour la Défense. Mais il a été renvoyé parce qu'il est un loup-garou".

En secouant la tête, Harry corrigea Théodore : "Non, il a démissionné. Il ne voulait pas attendre d'être renvoyé. Et il était notre meilleur professeur en Défense contre les forces du mal. Il m'a appris le charme du patronus."

Cela lui valut des regards curieux de la part des autres. Voldemort lança à Rogue un regard interrogateur, incitant l'homme à répondre à la question non dite. "J'ai entendu des rumeurs. Et j'ai vu... votre fils... produire un patronus pendant un match de quidditch. Je ne suis pas sûr de savoir s'il était corporel ou non." Harry pensa que la voix de l'homme n'était pas aussi fluide que d'habitude.

Se trouvant sous le regard contemplatif de Voldemort, Harry se tortilla sur son siège. "Penses-tu pouvoir nous montrer, Henry ?"

Déconcerté, il sortit sa baguette d'une des poches de sa robe. "Mais, c'est l'été. Nous n'avons pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école".

Voldemort était visiblement surprit, et il hocha la tête une fois, épinglant Harry du regard. A cet instant, l'adolescent se rendit compte que ses yeux étaient rouges, d'un rouge bordeaux profond. "Il y a plusieurs exceptions à cette règle. Un enfant sous la supervision d'un sorcier adulte est autorisé à jeter un sort. Tout comme un enfant en danger."

Harry bafouilla : "Mais c'est totalement injuste envers tous ceux qui n'ont pas de parents magiques !" Et il était d'autant plus perplexe que Voldemort hocha la tête en souriant.

"C'est le cas, mais si quelque chose tourne mal, les parents non magiciens ne peuvent rien faire. Il ne serait donc pas sûr pour leur enfant de pratiquer la magie. Le ministère est d'avis que les parents magiciens peuvent superviser toute magie pratiquée et sont suffisamment responsables pour s'assurer que leurs enfants ne font rien de trop stupide." L'homme aux yeux rouges fit un geste pour que Harry fasse maintenant la démonstration.

C'était un défi qu'il ne pouvait pas ignorer. Peut-être allait-il prouver que le professeur Lupin ferait un excellent professeur. Fermant les yeux, tenant la baguette fermement dans sa main, Harry se concentra pour trouver une pensée assez heureuse pour produire son patronus. Il pensa à Hermione, à Ron, à Sirius et à Rémus, qui avait postulé pour le poste de professeur d'histoire pour s'occuper de lui. D'une voix claire et forte, il prononça l'incantation "Expecto Patronum" et, dans une lumière blanche et aveuglante, son patronus, Cornedrue, galopa hors de sa baguette, faisant le tour de la pièce et s'arrêtant à côté de lui, comme s'il voulait être caressé.

"Bravo Henry" fit Voldemort élogieux, et Harry ressentit un peu de fierté rapidement suivie d'un sentiment d'horreur devant cette preuve qu'il en était venu à haïr un peu moins le meurtrier de ses parents. "Je vais inviter M. Lupin à une interview." Les yeux rouges se tournèrent vers le Maître des Potions, qui semblait à présent en meilleure santé. "Pourquoi ne pas commencer par la première séance de tutorat pour Henry, Severus ? Je suis sûr que Benjamin vous permettra d'utiliser le laboratoire de potions au sous-sol."

Se levant et faisant un signe de tête au plus puissant sorcier de la pièce, Severus répondit "Comme le souhaiterez, monsieur" avant de faire signe à Harry de le suivre et de quitter la pièce.

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En descendant le couloir jusqu'à l'escalier qui menait au sous-sol, Severus se rendit compte que l'adolescent le suivait tranquillement. Il ne se sentait toujours pas bien. Ses boucliers tremblaient et ne reprenaient pas toute leur force, il était fatigué de passer un temps prolongé en présence du garçon, pouvant si facilement remuer son humeur et ses mauvais souvenirs. Se rappelant qu'il avait fait le serment de protéger le garçon et la compréhension qu'il avait acquise pendant la lente torture de la nuit précédente, il calma son cœur qui battait la chamade et essaya de se débarrasser du sentiment persistant de mépris et de haine envers une image d'Harry Potter qui ne pouvait pas être réelle. C'était un fait que le fils de Lily n'avait pas grandi en prince choyé, attendu à bras ouverts par ses proches. Il avait vu la liste des potions que le garçon devait prendre, pour surmonter les dommages causés par ceux qu'on appelait sa famille. Il avait préparé ces potions. Il avait dû accepter qu'il ne connaissait pas véritablement Harry Potter, il ne l'avait jamais vraiment connu. Et il ne savait que trop bien qu'être soumis à ce type de maltraitance pouvait faire ressortir ce genre de comportement.

Après quelques minutes de silence, ils atteignirent un laboratoire bien éclairé. Sans un mot, ils entrèrent tous les deux et son élève s'assit docilement sur le tabouret derrière la table.

Severus se déplaça vers un mur sur lequel se trouvait un tableau noir, en faisant quelques pas. Enfin, il rassembla son courage et se tourna vers le fils adoptif de son Seigneur.

"J'ai été informé que vous n'avez pas reçu les informations normalement données aux enfants qui ont grandi dans le monde moldus, avant qu'ils ne commencent Poudlard, ". Il vit le garçon tressaillir devant son nouveau nom, mais il décida de l'appeler de cette manière à chaque occasion, il devrait s'y habituer.

"Cela vous a désavantagé. Nous nous efforcerons de remédier à cette négligence". En se dirigeant vers une armoire à outils, Severus ouvrit les portes avec l'un des rares charmes qu'il pouvait jeter en silence et sans baguette. A l'intérieur, il trouva un solide ensemble d'agitateurs et de couteaux. Il sortit les deux et se dirigea vers la table, les déposant devant l'adolescent.

Au cours des quinze minutes suivantes, le maître des potions décrit les différents outils, leur matériau et leur forme ainsi que leurs applications pendant la préparation. Il fut surpris de trouver un étudiant à l'écoute, qui posait des questions non dénuées d'intelligence pour clarifier certains points.

Puis, Severus passa au sujet de la préparation. Pour cette séance, il mit l'accent sur le travail au couteau, en décrivant et en démontrant la différence entre trancher, couper, déchiqueter, hacher et couper en dés. Ensuite, il donna à son élève différentes sortes de racines, une planche à découper et un couteau comme tous ses élèves en possédaient, et lui dit de mettre en pratique les différentes techniques.

Pendant que le garçon se concentrait sur la coupe d'une betterave, le jus rouge sur ses mains et la planche à découper, Severus commença à préparer un autre lot de potion nutritive. Alors qu'il revenait d'une des étagères de stockage, le garçon lui posa une question.

"Savez-vous, monsieur, pourquoi on ne m'a pas donné les brochures d'information que les étudiants élevés dans le monde moldu ont ?"

"Je ne le fais pas, M. Serpentard. Il y a peut-être eu une confusion, parce que vos deux parents étaient magiques. Et que dans presque tous les cas, seuls les élèves nés-moldus sont élevés par ces derniers » Le garçon s'offusqua à l'entente de son nom, et leva les yeux au ciel, mais ne broncha pas.

"Monsieur ?"

"Oui, M. Serpentard" répondit Severus, en mesurant soigneusement l'eau et le jus de grenade pour la base et en ne levant pas les yeux du bécher.

"Le guérisseur qui est venu m'examiner, a dit qu'il y avait une potion qui pouvait réparer mes yeux."

Comme ce n'était pas une question, Severus attendit, allumant une petite flamme sous le chaudron, chauffant lentement les ingrédients de la base, tout en commençant à remuer dans le sens des aiguilles d'une montre.

Hésitant, le garçon leva les yeux de son travail et posa le couteau. "On m'a dit que la potion est considérée comme sombre, car elle nécessite le sang de la personne pour être guérie. Je …" Les yeux vert émeraude regardèrent les fines tranches de betterave : "Je voulais vous demander, si vous pouviez m'expliquer pourquoi le sang est nécessaire. Je sais qu'il est illégal de révéler la recette, mais une explication serait la bienvenue..."

Severus pouvait voir clairement à quel point le fils de Lily était désespéré de retrouver son chemin, après avoir été jeté dans des eaux troubles. Il réfléchit brièvement à la meilleure façon de s'attaquer à cet enchevêtrement de problèmes spécifiques. À long terme, il serait probablement préférable que l'unique enfant de son amie ait une vision plus complète de ce que l'on appelait les arts sombres, plutôt que ce qu'il obtiendrait à Poudlard. Et le mieux serait qu'il lui introduise lentement, plus lentement que toutes les autres personnes avec lesquelles il entrerait sûrement en contact pendant le reste de l'été.

"Cette information que vous demandez M. Serpentard, est sans doute celle que le ministère voulait censurer, car ils ont déclaré cette potion et plusieurs autres semblables comme sombres. Mais comme ils ne l'ont pas explicitement déclarée, je peux, légalement, vous l'expliquer". Il baissa le feu sous son chaudron, comme il fallait le faire à cette étape, et se procura une planche et un couteau pour couper la racine de persil. "Les quelques gouttes de sang, qui sont ajoutées en dernier, peu de temps avant de consommer la potion, sont nécessaires pour que les propriétés curatives de la potion puissent cibler la personne. Sans cet alignement sur la personne à guérir, l'effet ne serait que minime et très probablement temporaire".

"Mais", Severus détacha son regard de son découpage pour trouver un adolescent confus qui le regardait fixement. "Pourquoi cela rendrait-il la potion maléfique ?" Severus sursauta sur le sous-entendu que tout ce qui est sombre est mauvais, et s'éclaircit la gorge : "C'est le concept de cibler une personne avec la potion, par l'utilisation de son sang, qui est considérée comme sombre. Comme vous le voyez, il peut être utilisé pour des potions de guérison, pour augmenter leur efficacité, mais je pourrais aussi l'utiliser pour faire un poison qui n'affectera qu'une seule personne".

Un regard horrifié se forma sur le visage du garçon. "Vous pourriez le jeter dans un pichet de jus et seule la personne ciblée en souffrirait, même si plus d'un en boirait !?"

Hochant de la tête, Severus ne put empêcher un commentaire légèrement hargneux de lui glisser entre les lèvres. "Il semble que tout espoir n'est pas encore perdu. Vous avez raison, M. Serpentard. Et c'est la raison pour laquelle toutes les potions utilisant le sang de cette manière ont été interdites."

Tous deux reprirent leur travail et un silence confortable - seulement rompu par le bruit des racines coupées et des couteaux qui entrent en contact avec le bois - s'abattit sur le laboratoire de potions.

Severus pouvait entendre le garçon marmonner dans sa barbe "Pourquoi interdire quelque chose d'utile, seulement à cause de cela ? Le ministère est fou". Souriant à lui-même, Severus se reconcentra pleinement sur la potion qu'il préparait.

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Dans les bureaux du ministère, Madame Bones était occupée à préparer le procès de Sirius Orion Black. La veille, elle lui avait envoyé une lettre l'informant de la date prévue. Elle espérait qu'il se présenterait. Ses lettres lui étaient parvenues jusqu'à présent, elle en était certaine. Mais les sorts de traçage habituels, placés sur tous les hiboux du ministère, ne donnaient pas plus d'informations outre le fait que les hiboux n'avaient pas quitté Londres. Elle supposa donc que le dernier des Black se trouvait quelque part en ville, probablement sous de lourdes barrières.

Soupirant, elle s'attaqua à la toute nouvelle pile de lettres. Elles arrivaient à toutes heures du jour et étaient distribuées par lots depuis la salle des courriers, trois fois par jour.

La quantité de courrier envoyé à son bureau avait triplé depuis le jour où Lord Serpentard, elle renifla, avait adopté Harry Potter. La plupart du temps, c'était des mensonges, des affirmations ayant vu l'homme faire des choses illégales, ce qui serait un motif de révocation de sa tutelle sur le garçon, etc. La plupart du temps les demandes émanaient de sorcières préoccupées, seuls trois sorciers avaient écrit de telles lettres, pour savoir si le garçon avait été recueilli par l'homme qui avait été autrefois Vous-savez-qui.

Malheureusement, elle ne pouvait pas simplement jeter tout le courrier, mais devait ouvrir et lire toutes les missives. A mi-chemin de la pile, la sorcière trouva une lettre plus intéressante. Elle avait été envoyée par nul autre que Sirius Black lui-même, et lui était adressée. Curieuse, elle ouvrit la lettre - le personnel de la poste devait vérifier qu'il n'y avait pas de mauvaises surprises -, et se mit immédiatement à la lire.

Elle fut soulagée de lire que Black avait l'intention de venir à son propre procès. Et elle comprenait parfaitement qu'il ne voulait pas risquer d'être détenu par le ministère avant le procès. Il l'informa aussi qu'il allait engager un avocat pour le représenter au tribunal, et que celui qu'il choisirait enverrait une lettre et répondrait à toutes les questions posées.

Une fois cette inquiétude calmée, Amelia put passer une journée de travail beaucoup plus détendue.

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Marvolo était assis dans le bureau emprunté, entre deux réunions, et vérifiait ses notes. Il avait été surpris de voir combien de ses disciples pouvaient être considérés comme des cas particuliers. Il s'efforçait actuellement de les rassurer en leur expliquant qu'ils n'avaient pas besoin d'épouser quelqu'un qu'ils ne pouvaient pas supporter du tout. Il les encourageait encore à trouver un partenaire, ou peut-être à chercher une jeune femme cracmol qui pourrait faire partie de leur famille et porter leurs enfants. Enfin, pour les derniers il s'agissait d'hommes qui préféraient les hommes. Ou un couple de femmes qui devait seulement décider laquelle d'entre elles porterait l'enfant.

A présent il était extrêmement heureux d'avoir sorti tous les journaux de la chambre des secrets avant d'avoir obtenu son diplôme. S'il se souvenait bien il y avait des recettes de potions qui permettait à une femme d'être enceinte à partir de l'essence des deux parents, ce qui devait être assez facile à réaliser.

Le mieux était de laisser Severus jeter un coup d'œil aux notes, et d'élaborer une version qui fonctionnerait comme il le souhaiterait.

Marvolo se frotta les yeux. Il y avait une autre raison pour laquelle il devait bientôt parler avec Severus. Il avait eu des accès de peur, de terreur presque, et de désespoir dans les derniers jours. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi, mais il se souvenait encore très bien de la façon dont il avait été agressé par ses sentiments après sa renaissance. Il n'était pas sûr s'il s'agissait là d'un autre effet secondaire du rituel utilisé pour le ressusciter.

Pour se distraire jusqu'à ce que ses prochains disciples arrivent - c'était au deux Greengrass - Marvolo sortit un des journaux, tournant doucement les vieilles pages fragiles avec sa magie jusqu'à une page où était décrite une potion qui pouvait être traduite par " masquer le passé". Il semblait qu'elle n'avait jamais été terminée, car elle n'avait pas été correctement nommée. Peut-être que Severus pourrait utiliser ces notes. Ses yeux rouges suivant les gribouillis sur le parchemin, Marvolo commença à traduire les notes en anglais.

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Dans son bureau circulaire, Albus Dumbledore se lamentait sur les erreurs qu'il avait commises la veille. Il n'aurait pas dû réagir comme il l'avait fait face au désir de Sirius de se faire innocenter.

Maintenant, il avait perdu encore plus que s'il l'avait soutenu. Si, par il ne savait quel moyen, il parvenait à révoquer la garde actuelle de Harry, il était fort probable qu'il serait placé sous la garde de son parrain. Car il ne faisait aucun doute pour Albus que le tribunal statuerait en faveur du dernier des Black.

S'il n'avait pas commis cette erreur fatale - qui l'avait fait expulser de Grimmaurd Place - il aurait au moins pu exercer un certain contrôle sur Harry. Maintenant, les chances qu'il joue un rôle important et qu'il soit proche du garçon seraient faibles dans le meilleur des cas.

Il n'était peut-être pas trop tard pour réparer les pots cassés. Oui, il allait écrire une lettre expliquant que seule l'inquiétude avait parlé hier. Il ne pouvait pas se défaire de l'idée que c'était un piège élaboré par Fudge, pour attirer Sirius hors de sa cachette, pour le mettre entre ses griffes, pour lui administrer le baiser du détraqueur. S'il était assez convaincant, cela pouvait marcher.

Oui, il pourrait peut-être résoudre deux problèmes en même temps. Il était toujours à la recherche d'un nouveau professeur de défense. Peut-être que Sirius aimerait enseigner à Poudlard. Si Tom laissait Harry aller à l'école l'année suivante, il aurait l'occasion de passer du temps avec son filleul.

Heureux de son idée, Albus s'assit derrière son bureau, sortit un morceau de parchemin, prit sa plume de paon préférée et de l'encre vert émeraude, et commença la lettre.

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Les elfes de la Maison Nott avaient travaillé toute la matinée pour préparer le jardin en vue de la fête que Théodore organisait chaque année. Des ballons de différentes couleurs gaies, du vert, du bleu, du jaune, de l'orange et du rouge, flottaient en groupes au-dessus d'une longue table chargée de gâteau aux fraises, de glace, d'assiettes remplies de fruits, de sandwiches et de tous les autres aliments que l'on puisse imaginer manger lors d'un pique-nique. Marvolo se tenait à l'ombre d'un pavillon vêtu d'une robe de lin légère, au-dessus d'une chemise en soie et un pantalon en laine. Il avait choisi des couleurs claires et était curieux de voir comment ses Mangemorts allaient réagir face à cette sélection inhabituelle. Normalement, il préférait les couleurs sombres, mais cette journée était assez chaude pour qu'il profite des vêtements les plus légers pour être au frais. Et jeter un charme de rafraîchissement n'était pas la même chose.

Il fit un signe de tête approbateur à son fils, lorsque l'adolescent franchit la porte arrière pour sortir sur la terrasse, suivi de près par l'héritier Nott. Henry portait lui aussi des vêtements légers, sa chemise était à manches courtes et sa robe était large et fluide. Marvolo avait demandé à l'un des elfes de mettre en évidence les vêtements que son fils devait porter, et il était heureux de voir que le garçon avait obtempéré.

Il était tout aussi heureux du rapport que Severus lui avait remis après la première session de tutorat avec Henry. Il semblait qu'ils seraient capables de travailler ensemble, et de dépasser les difficultés passées.

En signe de gratitude, Marvolo avait envoyé le Maître des Potions en mission de recherche et d'expérimentation. Il avait besoin de deux potions. Ou plus précisément, il avait deux idées de potions, avec des notes et des transcriptions d'expériences ratées. Et comme lui-même n'avait pas le temps, et pas autant de compétences que Severus, il confia la tâche à son disciple. Il sourit au souvenir des yeux brillants et de l'impatience qu'il sentait chez l'homme quand il s'était incliné et avait accepté les traductions que Marvolo avait préparées.

Pour ses étranges et inexplicable crises émotionnelles, Severus lui conseilla de tenir un journal sur le moment où elles s'étaient produites, sur ce qu'il faisait, les personnes qui l'entouraient et sur tout ce qui pouvait avoir de l'importance. Ce serait gênant, mais il n'avait pas d'autre choix que d'accepter puisqu'ils avaient besoin de plus d'informations pour aller au fond de ce mystère.

Les uns après les autres, les invités commencèrent à arriver. Comme il n'était pas l'hôte de ce rassemblement, il pouvait regarder les Seigneurs, les Dames et leurs enfants arriver par cheminette, saluant Benjamin et son fils, qui se tenaient à côté de la cheminée dans le salon de derrière.

Bientôt, les petites tables étaient entourées de sorcières et de sorciers bavards et les adolescents se déplacèrent vers une grande couverture sous un arbre, un peu à part. Marvolo avait regardé de loin Théodore présenter son fils à ses amis de Serpentard. Ils étaient tous des enfants de ses disciples, donc il ne craignait pas qu'ils puissent essayer de faire du mal à son fils. Mais il était toujours curieux de savoir comment chacun allait réagir face à cette nouvelle situation. Jusqu'à présent, tout semblait se dérouler comme prévu.

Satisfait que Théodore ait la situation sous contrôle, Marvolo déplaça son attention vers les adultes. Lucius et Narcissa venaient dans sa direction. Le Lord blond essayant de décider comment agir autour de son Seigneur lors de ce rassemblement. Même s'il n'y avait que de personnes fidèles au Seigneur des Ténèbres, il y avait beaucoup de personnes présentes qui n'étaient pas marquées. Marvolo avait hâte de les rendre encore un peu plus mal à l'aise.

"Lord Malefoy, quel plaisir de vous rencontrer à nouveau." Les salua Marvolo lorsqu'il furent assez près : "Dame Malefoy, comment allez-vous en cette belle journée d'été ?" Il s'inclina et lui embrassa le dos de la main.

Avec un sourire, Narcissa fit une révérence et accepta la salutation avec grâce. "Je vais bien Lord Serpentard. Comment vous et votre nouveau fils vous adaptez-vous ?" Ils bavardèrent avec légèreté, Marvolo apprécia beaucoup l'après-midi. Lorsque Narcissa changea de table pour rejoindre d'autres dames, d'après ce qu'il avait pu voir, Lady Parkinson et Lady Greengrass qui se tenaient côte à côte, mangeant du gâteau, il resta seul avec Lucius un moment.

"Mon Seigneur", Lucius était visiblement nerveux "ma femme voulait que je vous remercie, concernant vos ordres. Elle..." Essayant de ne pas rire, Marvolo interrompit l'autre homme. "Pas besoin de me remercier. Mais peut-être devrions-nous trouver un moyen de régler les différends entre nos familles. Des idées ? Non ? Alors vous feriez mieux d'y penser, à plus tard."

Marvolo passa à une autre table, à un autre groupe d'adultes, charmant les dames et terrifiant les hommes. Il devrait aller à d'autres fêtes.

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Pendant que les adultes discutaient près de l'étang, les jeunes sorciers et sorcières étaient assis sur une grande couverture sous un arbre. Harry était heureux de pouvoir s'asseoir à l'ombre, car il faisait très chaud. Sur la couverture, il y avait des assiettes et des bols avec de nombreuses collations différentes et une cruche avec du jus de citrouille frais. C'était plus qu'un simple pique-nique, du moins selon Harry.

Pour l'instant, aucun des étudiants Serpentard ne lui prêtait attention. Daphné, la jeune sœur d'Astoria et Pansy parlaient avec animation de quelques sorts de beauté mentionnés dans le dernier numéro du mensuel Ado-Sorcière (N/T : le nom original était "teen witch monthly" -mensuel des jeunes sorcières-, j'ai essayé de l'améliorer, je n'aurais pas dû ?). Un sujet que Harry ne voulait pas commenter ou, pire, y être entraîné.

Les garçons, à savoir Vincent, Gregory, Draco, Blaise et Theodore, discutaient de l'équipe de Quidditch de Serpentard et des changements possibles à venir cette année. Ils étaient tous impatients, car les matchs leurs avaient manqués. Une année avec le Tournois des Trois Sorciers avait été agréable, mais une année sans Quidditch, pas tellement.

Harry convint en silence qu'il était super de retrouver de nouveau des matchs de Quidditch. Mais il n'était pas d'accord avec le fait que le tournoi avait été agréable, à ses yeux l'événement n'avait été rien d'autre qu'un désastre.

L'adolescent aux cheveux noirs grignotait des pâtisseries à la cerise, sirotant de temps en temps du jus agréablement frais. Il était conscient des regards que les autres lui lançaient et de la pression que sa présence faisait peser sur le pique-nique. Il ne s'en souciait pas. Ses pensées étaient centrées sur son souhait qu'il soit ici avec Ron et ses frères et sa sœur, Hermione et peut-être Neville. Au lieu de cela, il était forcé de s'asseoir ici avec Malefoy, le con, et d'autres qu'il ne connaissait pas vraiment. Il se sentait un peu coupable de ne pas connaitre la plupart de leurs prénoms, mais il ignora ce sentiment. N'ayant pas vraiment faim, il commença à broyer la pâte, remplissant son assiette de miettes.

Finalement, lors d'une accalmie dans leur conversation, Draco décida qu'il était temps de sortir le Gryffondor de sa torpeur.

"Dis-nous, le balafré, comment un Gryffondor se sent en tant que Serpentard ? Nous devrions te montrer la salle commune, maintenant que tu es une sorte de Serpentard honoraire", sourit-il en essayant de paraître amical. Mais son expression changea rapidement pour devenir confuse devant le regard furieux et les poings serrés de l'autre adolescent.

Ils pâlirent tous devant les paroles furieuses, tendue et froides qu'ils entendirent ensuite.

"Qu'est-ce que ça fait de devoir vivre avec le monstre qui a tué mes parents ? Qui a essayé de me tuer plus d'une fois ? Qu'est-ce que ça fait d'être traîné loin de ses amis et de sa famille ? Que tout change sans qu'on me demande mon avis ?" Harry respirait difficilement en regardant Draco et se tourna vers Théodore qui, assis à côté de Daphné, fronçait les sourcils, inquiet. "Je ne me sens pas bien, Théodore. Je vais aller dans ma chambre." Fermant brièvement les yeux, il ajouta d'une voix calme : "Désolé Théodore, profite de ta fête."

Avant que les autres n'aient pu réagir, Harry avait filé, évitant les adultes, et s'était volatilisé dans la maison.

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"Bravo Draco" dit Daphné sur un ton sarcastique. "Tu as toujours été si délicat sur les sujets sensibles".

Rougissant, Draco essaya de se défendre. "Comment aurais-je pu le savoir ? Être l'héritier de l'ancienne et noble maison de Serpentard est un honneur. Pourquoi quelqu'un réagirait-il de façon aussi dramatique ?" Ils se regardèrent les uns les autres, en se demandant ce qu'ils devaient faire maintenant. Puis se levèrent maladroitement, lorsque deux des adultes s'approchèrent d'eux.

Le jeune Malfoy pâlit subitement, en reconnaissant le Seigneur des Ténèbres, accompagné du père de Théo, se dirigeant vers l'ombre du vieil arbre à l'endroit où il était.

"Y a-t-il un problème ?" demanda l'aîné Nott.

Et comme hôte de la fête, Théodore répondit : "Henry ne se sent pas bien. Il est parti s'allonger dans sa chambre".

Draco bougeait nerveusement sous le regard sceptique de Lord Serpentard. Il essaya de ne pas avoir l'air coupable. Mais c'était plus difficile qu'il ne voulait l'admettre.

"Qu'avez-vous dit à mon fils, héritier Malefoy ?"

Trop embarrassé, Draco ne répondit pas. Au bout d'un moment, le Seigneur des Ténèbres détourna son regard de Drago, qui put alors respirer plus librement, pour le tourner vers les autres, attendant clairement une réponse. Voyant que les garçons essayaient de se faire le plus petit possible, Daphné redressa ses robes de sorcière en soie vert clair au-dessus de sa robe d'été émeraude et fit un pas en avant, attirant l'attention du Seigneur des Ténèbres sur elle.

"Mon Seigneur", dit-elle en faisant une révérence, "dans notre conversation, le sujet de la mort de ses parents a été évoqué. On peut comprendre qu'il en ait été bouleversé".

Le père adoptif d'Henry pinça l'arête de son nez en sifflant quelque chose dans sa barbe, personne ne comprenant. Il se tourna vers l'autre adulte, s'excusant avant de partir en direction de la maison. Peu après, Lord Nott, avec un regard sévère pour son fils, partit lui aussi, laissant derrière lui huit adolescents ébranlés.

"Il est effrayant, putain." dit Vincent avec émotion. Et même si Daphné réprimanda le garçon pour son langage, Draco était sûr qu'ils pensaient tous la même chose. Le Seigneur des Ténèbres était effrayant comme jamais.

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Sur le chemin du retour, Marvolo analysa les informations qui lui avaient été fournies. De toute évidence, l'héritier Malfoy avait dit quelque chose d'insensible, qui avait suffisamment contrarié Henry pour le mettre en colère. L'héritier Nott et l'héritière Greengrass, étaient tous deux assez rusés pour dissimuler la bévue, pour toutes les personnes impliquées et l'impolitesse de son fils ainsi que tout ce que le garçon Malefoy avait dit pour causer cela.

Marvolo ne se demanda pas pourquoi cela s'était produit, cela devait arriver tôt ou tard. Maintenant, il fallait trouver un moyen d'arranger la situation, ou même d'en tirer quelque chose d'utile.

Il passa devant Nagini qui prenait un bain de soleil sur une grande parcelle d'herbe près des portes arrières.

.: Qu'est-ce qui a mis ton jeune en colère ? :. Se renseigna-elle paresseusement.

.: Mon jeune ? :. Siffla-t-il en réponse, surpris. .: Pourquoi l'appeles-tu ainsi ? :.

.: Parce qu'il sent un peu comme toi. Les familles sentent pareil. N'est-il pas à toi ? :.

En regardant son familier d'un air pensif, Marvolo s'interrogea sur cette nouvelle information. Il ne s'attendait pas à ce que l'adoption affecte l'odeur du garçon. Peut-être allait-il devoir approfondir la question une fois qu'il aurait un peu de temps libre. Il renifla de dérision à cette pensée. Vu la façon dont les choses se développaient, il lui faudrait des années avant d'avoir quelque chose qui ressemble à du temps libre.

.: D'une certaine manière, il est à moi. Et il est certainement de la famille :. Marvolo rassura son grand serpent... .: "Qu'est-ce qui l'a mis en colère ? Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Seulement qu'il y a eu une sorte de désaccord, avec les autres jeunes :.

Nagini leva la tête paresseusement. .: Je ferais mieux d'aller le voir alors :. Et sans attendre une réponse de Marvolo, elle se glissa à travers la porte et entra dans la maison.

Se demandant brièvement si c'était une bonne idée ou non, Marvolo entra, se dirigeant vers l'étude. Une fois là-bas, il prit un petit morceau de parchemin et sa plume préférée pour écrire un petit mot.

Henry,

J'ai entendu dire que tu ne te sentais pas bien. J'espère que cela t'aidera à te sentir mieux. Comme il semble qu'ignorer notre passé ne fonctionne pas bien, je te propose que l'on en parle ensemble ce soir.

Marvolo

"Flimm", appelant un des elfes Potter qu'il avait rencontré l'autre jour en visitant les maisons. D'un doux bruit, l'elfe apparut devant lui, vêtu d'une taie d'oreiller blanche et neuve, s'inclinant profondément, mais sans l'expression joyeuse que Marvolo pouvait voir chez les elfes heureux de servir.

"Que peut faire Flimm pour vous, Maître ?" Marvolo était conscient que les elfes Potter ne s'adressaient à lui qu'avec le minimum de politesse possible, et il avait du mal à leur en vouloir, après tout il avait tué leur dernier maître.

"Apporte cette note et un plateau avec du jus et de la glace dans la chambre d'Henry. Il ne se sent pas bien et a besoin d'un peu de réconfort".

S'inclinant à nouveau et faisant léviter la note pour la saisir, l'elfe se volatilisa. Sûr d'avoir fait ce qu'il pouvait pour montrer qu'il se souciait - un excellent moyen de gagner quelqu'un à votre cause - Marvolo retourna dans le jardin. Il avait encore quelques adeptes à taquiner.

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Dans sa chambre, Harry faisait les cent pas, déchiré, un sentiment de malaise dans la poitrine. Il pensait qu'il allait bien, qu'il resterait calme, qu'il profiterait de la situation autant qu'il le pouvait, et le voilà qui perdait le contrôle, qui s'enfuyait de la fête de Théodore, embarrassant l'autre adolescent et risquait d'avoir des ennuis avec Voldemort.

Frustré, il jeta un oreiller qui se trouvait sur le lit, pour ensuite saisir les autres, et les jeter un par un avec autant de force qu'il pouvait contre le mur. Ce n'était pas aussi satisfaisant que de lancer quelque chose qui pourrait se briser, mais c'était mieux que de faire les cent pas.

Il faillit sursauter en entendant le sifflement qui venait de la porte. .: Qu'est-ce que tu fais là-dedans, mon petit ? :. Harry entendit un bruit sourd provenant de la porte, comme si on avait frappé quelque chose contre elle. .: Tu vas bien ? Parle-moi, je sais que tu peux me comprendre :.

"Laissez-moi tranquille !" cria-t-il, en se laissant tomber sur le lit en fixant le baldaquin.

.: Ne sois pas grossier, jeune homme. Tu avais l'air en colère, si bien que tu ne m'as même pas vu. Tu peux me dire ce qui ne va pas, peut-être que je peux t'aider à traquer ce qui t'a mis en colère :.

Frustré, Harry essaya d'imaginer un serpent .: Laisse-moi tranquille. Je ne veux pas parler : .

Il entendit quelque chose comme du cuir glissant sur un tapis .: Tu n'as pas besoin de parler. Je peux parler pour deux :.

Après cela le serpent, (il était presque sûr qu'elle était une femelle), commença une description longue et détaillée de sa journée. Après quelques minutes seulement, Harry souhaita que le serpent parte. Il eut un autre choc quand un elfe de maison apparut soudainement avec un plateau flottant à ses côtés.

"Maître Potter, monsieur ! J'ai du jus et de la glace." Un plateau était posé sur le bureau et l'elfe était incliné si bas que son nez touchait le tapis coûteux. "Si le maître veut quelque chose, il suffit d'appeler Flimm, et Flimm viendra."

.: Qui est avec toi, mon petit ? :.

Se frottant les tempes, un mal de tête pointant le bout de son nez, Harry fit un signe de tête à Flimm. S'il comparait l'elfe aux autres qu'il avait jusqu'alors rencontré, alors en comparaison, cet elfe semblait plutôt calme. "Merci Flimm, je m'en souviendrai." Et avec un autre crac, l'elfe disparut.

Passant ensuite à la nuisance dans le hall. .:Tu vas arrêter de parler tout le temps, si je te laisse entrer ?:.

Il y eu un moment de silence, puis un doux sifflement .: Oui :.

Harry se leva et ouvrit la porte. Un énorme serpent, majoritairement vert, se glissa à travers la porte. Elle alla se réfugier sous une fenêtre, là où le soleil brillait, et se recroquevilla. .: Tu as un endroit bien chaud ici :. après ça, elle resta silencieuse un moment.

Reconnaissant pour ces petites attentions, Harry referma la porte et se dirigea vers le plateau, pour récupérer la glace. Il trouva un mot sous le bol et l'ouvrit. Après avoir lu le mot, Harry s'assit sur le rebord de la fenêtre, et commença à manger la glace encore froide. Merveilleux, une conversation avec Voldemort, sur leur passé. Il pouvait imaginer beaucoup de choses qu'il préférerait faire. Mais il n'avait probablement pas le choix.

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Réponses aux reviews :

Adenoide : Il se trouve que je me suis bien trompé en mettant à jour la chapitre 5 à l'emplacement du 3, je t'invite à aller le lire maintenant que j'ai rectifié mon erreur ;)

Guest : Merci de ton soutient, je suis heureuse que l'histoire te plaise : )

Merci pour toutes vos reviews 3

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Corrigé par la merveilleuse, la génialissime Amegonys!