Chapitre 12.

A quatorze heures, tout le monde quitta l'appartement pour retourner travailler. Isabella flâna dans l'appartement une bonne partie de l'après-midi. Vers dix-sept heures, elle décida d'aller se promener dans les rues de la ville. Enfermé dans un appartement de luxe n'était vraiment pas pour elle. Elle passa de magasin en magasin sans rien acheter durant une bonne heure. La faim commençait à la gagner malgré le repas fabuleux du midi. Isabella décida d'entrer dans un petit café/restaurant assez charmant, qu'elle connaissait déjà. La serveuse vint prendre sa commande, alors qu'elle prenait place près de la fenêtre.

-Une gaufre au sucre glace avec chantilly et un café noir, sans sucre, s'il vous plaît.

-Bien sûr.

Elle s'en alla la gratifiant d'un petit sourire du bout des lèvres. Bella sortit son cahier de notes et un stylo pour mettre ses idées aux clairs. Perdu dans ses pensées, elle ne remarqua pas tout de suite la personne installée en face d'elle. Edward Cullen dans toute sa splendeur. Elle devait être vraiment très prise pour ne pas l'avoir entendu tirer la chaise et surtout entendu les petites messes bases des personnes autour. Il avait toujours sa cravate et elle le regarda la desserrer doucement, sans la quitter des yeux. De son autre main, il posa sur la table son téléphone portable, un calepin et fit signe à la serveuse nonchalamment. Jetant un petit coup d'œil à l'horloge mural, elle réalisa qu'elle était assise depuis une bonne demi-heure sur cette chaise.

La serveuse répondit à l'appel gestuel d'Edward, ignorant ainsi les autres clients et accourus pratiquement vers eux. Du moins vers Edward.

-Je vais prendre la même chose que mademoiselle. Trancha-t-il doucement.

-Bien sûr, monsieur.

-Et apporter une nouvelle tasse de café à ma compagne. Réclama-t-il, alors que la serveuse l'analyser avec soin.

Elle s'en alla, récupérant l'assiette vide. Edward fit comme si la situation était normale. Il composa un numéro préalablement recherché dans son calepin et porta l'appareil à son oreille.

-Monsieur Cullen pour Monsieur Alibert!

Il eut un long silence. Edward attrapa la tasse de café sur la table, sans lui demander son avis et y but une gorgée avant de grimacer. Il repoussa la tasse à moitié pleine vers la serveuse, quand elle arriva vers eux à nouveau.

-Récupérer ça… C'est gelé. Cracha-t-il durement.

La serveuse attrapa la tasse et fila aussi sec.

-Bonjour monsieur Alibert. Souffla-t-il plus diplomate.

-…

-Oui bien sûr.

-…

-Non. Vous savez que j'apprécie votre travail, ainsi que celui de votre femme.

-…

-En réalité, nous serons sur les terres demain matin.

Edward regarda sa montre et tapota son menton. Isabella en eut l'eau à la bouche. Il était absolument séduisant. Non torride serait le mot le plus juste.

-Dix heures, peut-être… Oui, parfait! Toujours aussi professionnel et réactif monsieur Alibert. Je penserais à vous lors des prochaines négociations annuelles.

-…

Edward rigola grandement, puis raccrocha en le remerciant encore. Il prit sa tasse, y bu une gorgée et grimaça à nouveau.

-C'est censé être du café? me demanda-t-il.

-Comment tu m'as retrouvée? S'enquit la jeune femme face à lui, ouvrant la bouche après tout le cirque des cinq dernières minutes.

Edward sourit fièrement, mais ne dit mot.

-Tu ne comptes rien me dire?

-Pas pour le moment. En effet. Marmonna-t-il.

Elle n'avait pas envie de se disputer avec lui, ce soir. Vraiment pas. Elle fit comme s'il n'était pas là et retourna à son activité. L'écriture.

-Ton café va être froid. Lui dit-il, quelques minutes plus tard.

-Tu pourras alors le faire renvoyer en cuisine et en commander un autre. Lâcha-t-elle, vivement.

Elle le vit arquer un sourcil et incliner la tête sur le côté. Bella retourna à son écriture une fois encore. Sauf qu'Edward ne semblait pas apte à la laisser faire.

-Tu comptes m'ignorer encore longtemps? demanda-t-il à voix basse.

-Oui.

Il sourit grandement et elle ne sait pourquoi fit la même chose.

-J'aime te voir sourire. Souffla-t-il se penchant vers moi. Tu ne le fais pas assez.

-Cela aurait pu être une de mes répliques. Le contrat-t-elle.

Il sourit encore plus en inclinant la tête davantage. Il finit son café et elle fit de même. Son assiette avec la gaufre recouverte de chantilly l'appelait depuis le début. Isabella tendit la main pour récupérer du bout du doigt un peu de crème. Malheureusement, vif comme l'éclair Edward attrapa son doigt, avant qu'elle ne l'apporter à sa bouche.

-Ceci est à moi, jeune fille! dit-il très délicatement.

-Vraiment? Vous n'êtes pas prêteur? s'aventura-t-elle, espiègle.

-Avec ce qui m'appartient? Jamais.

-Alors, je ne vous appartiens pas, monsieur Cullen. Dit-elle, durement.

Il écarquilla les yeux se rendant compte qu'ils ne parlaient plus de la même chose.

-Tu souhaites vraiment que je m'énerve ici? Devant des témoins et surtout un vendredi soir?

-Tu m'as renvoyée! lui rappela-t-elle, arquant un sourcil.

-Tu as dupé la société, mes collaborateurs et moi-même. Nous aurions pu porter plainte contre toi Bella!

Elle en resta bouche bée. Elle n'avait pas réalisé ceci avant aujourd'hui.

-C'est d'ailleurs ce que voulaient dix-neuf avocats sur les vingt à mon service. Te rends-tu compte de la merde dans laquelle tu te trouvais?

-Non. Coassa-t-elle, détournant le regard.

-Ton renvoi été la seule solution, pour éviter un procès.

-J'ai besoin de travailler Edward. Pleura-t-elle, pratiquement.

-Je m'en doute. C'est en rapport avec James et Sophie?

-En grande partie, oui.

-Nous allons trouver une solution, ne t'inquiète pas de ça pour le moment. Profitons du week-end. Tu veux bien?

Elle le regarda quelques secondes stupéfaite.

-Le week-end?

-Oui. Notre week-end. S'amusa-t-il.

-Toi et moi? Tout le week-end?

-J'aimerais beaucoup. Mais, cela ne peut se faire que si tu le désires aussi.

Bella ne savait pas quoi lui répondre, mais un « non » n'était pas envisagé.

-Et, si je change d'avis pour diverses raisons pendant le week-end?

-J'espère que tu ne changeras pas d'avis. Mais, tu peux partir quand te le souhaite Bella. Et, je parle du week-end, mais des autres jours aussi.

Il approcha son doigt couvert de chantilly jusqu'à sa bouche et le fis glisser à l'intérieur. Elle crut défaillir lorsque sa langue vint s'enrouler autour de son doigt. Il relâcha ce dernier dans un petit bruit horriblement sexy.

Sans attendre, il croqua dans sa gaufre. En trois bouchées, il n'y avait plus rien. Heureusement, il récupéra de la chantilly sur son pouce et la lui tendit. Elle eut un sourire immense sur le visage. Isabella le prit délicatement pour le faire passer entre ses lèvres.

-Délicieux. Murmura-t-il lorsqu'elle enroula sa langue autour de son pouce, comme lui plutôt.

Elle fit courir ses dents sur sa peau, quand la serveuse arriva à eux, les surprenant. Edward retira sa main et pointa les tasses de café.

-Vous devriez changer de fournisseur, c'est infect.

-Oh… nous en sommes vraiment désolés.

-Vous le pouvez! claqua-t-il durement, faisant retourner quelques clients vers eux.

-Ne fais pas de scandale, j'aime bien ce petit café! Soupira Bella, rouge comme une tomate.

Il leva les yeux en l'air et posa un billet sur la table. Deux fois le montant de la commande.

-Bonne journée. Dit-il se levant et tendant la main à sa compagne. Bella, il est temps de rentrer ma douce.

Des milliers de paillons s'agitèrent dans son estomac. Il avait un tel pouvoir sur elle, c'était perturbent pour elle. Isabella récupéra ses affaires les mis dans son sac à main, se leva et laissa Edward la tenir par la main.

La voiture luxueuse d'Edward vint se garer à leur côté, dès qu'ils mirent les pieds sur le trottoir. Edward ouvrit la porte arrière avant de l'invité à y entrer. Elle se glissa sur le siège arrière, Edward a ses côtés. Lorsque la porte se referma, le conducteur Jack reprit la route. Un passager dont Bella ignorait l'identité à ses côtés. Edward attrapa le visage de la brune entre ses mains et fit glisser son nez contre le sien. Le mot « sensuel » vint s'installer dans sa tête.

-Nous allons passer notre premier week-end ensemble, Bella?

-Oui. Gémit-elle, alors que la température de son corps montait d'un cran.

-Que souhaites-tu faire?

Elle cligna des yeux ne sachant pas quoi répondre.

-Je ne sais pas.

-Que fais-tu d'habitude? Réclama-t-il doucement posant son front contre le sien.

Isabella se mordit la langue. Elle avait du mal à lui révéler son emploi du temps hors des bureaux de l'agence.

-Bella? Demanda-t-il au bout de quelque temps.

-Je… je crois que j'ai un autre aveu à faire! miaula-t-elle prestement.

Il ferma les yeux, puis se dégagea doucement d'elle. Edward se réinstalla convenablement sur son siège, puis ferma les yeux dans l'attente de cette inédite révélation. Bella s'installa de la même façon que lui. Le silence s'installa entre eux et dans le véhicule.

-Tu me tortures, tu t'en rends compte? L'entendit-elle, murmurer, alors que Jack tournait au croisement les menant à l'un des plus hauts immeubles de la ville.

-Je suis désolée.

-Dis-moi. Supplia-t-il pratiquement tout en attrapant sa main pour la poser sur son torse.

Là où son cœur reposait. Elle faillit perdre le fils de ses pensées à ce moment-là.

-Le week-end, je le passe toujours de la même façon. Commença-t-elle.

-Parle-moi, je t'en prie. Dit-il l'attirant à lui tout d'un coup.

Elle avait la tête contre son torse et son épaule. Le corps contre son flan. Une de ses jambes reposait sur la sienne. Il la tenait étroitement serrée contre son corps grâce à sa main dans le bas de son dos et l'autre sur sa tête.

-Je n'aime pas tes silences.

Isabella sourit tristement malgré elle. Une de ses mains vint se faufiler dans sa chevelure et il lui caressa le cuir chevelu. Un délice.

-Le samedi je vais rendre visite à mon frère et ma sœur. J'ai droit à les voir pendant une heure top chrono. Sa voix mourra sur la fin.

-Et après? Réclama-t-il alors que la voiture ait tourné pour entrer dans le parking souterrain.

-Je rentre chez moi… et je m'enferme pour le reste du week-end.

Un petit silence s'en suivi. Edward reprit la parole dubitative.

-Vous n'avez pas le droit d'être ensemble plus de une heure ?

-Non. Malgré la distance, nous sommes assez fusionnels. Alors, c'est compliqué.

Elle l'entendit soupirer fortement, tandis que Jack se garait à la place réservée d'Edward. Les deux hommes sortis de véhicule, après qu'Edward ait hoché de la tête.

-Rien d'autre ?

-Non. Je travaille sur mes dossiers urgents, ensuite j'attends des nouvelles de James et de Sophie. Ça arrive que j'aie droit de les voir à l'improviste. Mais, c'est très rare.

-James te donne le programme jours par jours? Se renseigna-t-il tendrement.

-Jours par jours… Heures par heures dans le meilleur des cas. Grogna-t-elle. Il se fait discret ses derniers jours, car il a merdé. La responsable ce doute que James me donne tous ses renseignements, alors elle l'avertit généralement à la dernière minute.

-Je suis désolé. Souffla-t-il.

-Tu n'y es pour rien.

Edward tapota sur la vitre et le chauffeur Jack, ouvrit la porte. Bella sortit lui offrant son plus grand sourire.

-Merci beaucoup.

Il inclina la tête, alors qu'Edward passait un bras autour de sa taille.

-Rentrons. J'ai hâte de parler de notre premier week-end

Elle se laissa guider. Dans l'ascenseur, il introduit la carte, mais peu avant que les portes de se ferme une femme courra dans leur direction. Edward arrêta la fermeture des portes intrigué.

-Madame? Trancha-t-il surprit.

-Mince alors... j'ai cru ne pas arriver à temps. Dit-elle respirant fortement n'arrivant visiblement pas à reprendre son souffle.

-Un problème? Reprit-il, la regardant de haut en bas.

-Je viens du Canada. Mon avion a eu du retard... j'avais rendez-vous avec monsieur McCarty en début de matinée.

-C'est à quel sujet? Quémanda-t-il impatient.

Elle plissa les yeux dans sa direction ce qui fit sourire Bella.

-Vous êtes? Réclama-t-elle aussitôt les surprenant tous.

Isabella se mordit la langue pour ne pas rire face aux regards surprit de son petit ami. Même elle, ne pouvait pas imaginer que cette femme ne sache pas son nom. Impossible.

-Son associé, Edward Cullen. Se présenta-t-il, limite en gonflant le torse.

La femme et Bella le regarder presque comme si un troisième œil lui était poussé. Isabella arqua un sourcil face a son jeu d'acteur. Tout ceci était monté de toute pièce. Elle pouvait clairement le remarquer.

-Oh... je suis Polina Harcher, Monsieur Hugh m'envoie.

Le visage d'Edward se ferma aussitôt. Son bras se fit plus ferme autour de Bella, la rapprochant encore plus de lui.

-La journaliste? Quémanda-t-il, tandis que le téléphone de l'ascenseur sonna.

Edward resta immobile durant deux longues sonneries, puis fini par faire un signe de main vers la caméra dans l'angle de la cabine et le téléphone cessa dans la seconde.

-Monter. Claqua durement sa voix en direction de la journaliste.

-Merci Monsieur Cullen.

Elle prit place avec eux dans l'ascenseur. Edward appuya sur plusieurs numéros du cadran et les portes se refermèrent.

-Changement de programme ma douce. Tu veux rentrer ou m'accompagner? Demanda Edward, d'une voix presque douce surprenant autant la femme qu'elle.

-Tu en as pour longtemps? S'enquit-elle, un peu mielleux.

-Je ne sais pas!

Il lui donna un sourire charmeur, son cœur s'emballa aussitôt.

-Je t'accompagne!

Elle n'avait pas envie de le quitter et surtout pas envie de retourner dans l'appartement seul. Elle l'avait été beaucoup trop de fois dans sa vie. Et Bella avait envie de savoir ce que voulait la journaliste.

Emmett vit débarquer un à un les arrivant dans son bureaux. D'abord Isabella et Edward. Son sourire idiot se transforma en une belle grimace, quand madame Harcher passa le pas de la porte.

-Appel Jasper! Claqua durement la voix d'Edward, les faisant encore une fois sursauter la journaliste.

Mon dieu, à ce rythme-là, Bella ne tiendrait pas la fin de la journée. Emmett s'exécuta.

-Une petite urgence de dernière minute. Viens! Clama-t-il, avant de raccrocher.

Edward tira Bella jusqu'à un coin où une table base un divan et deux fauteuils étaient disposés. Ils prirent place dessus littéralement coller l'un à l'autre. Edward posa une main sur la cuisse de sa compagne et fit signe à la journaliste de prendre place sur le siège libre en face. Emmett prit place sur la gauche d'Isabella, sans quitter des yeux ladite journaliste. Tout ceci allait être intéressant. Ne manquer plus que Jasper pour commencer l'interview surprise.

Les deux patrons et Isabella fixé dangereusement la journaliste. Edward était extrêmement tendu. Il n'aimait pas voir tourner autour de ses bureaux ce genre de personne. Il n'aimait pas spécialement parler de sa vie privée non plus. Le temps était suspendu en attendant que Jasper décide de les rejoindre.

-Je sais que je représente une menace pour vous, mais...

-Vous n'êtes en rien une menace. La coupa Edward vivement.

Elle releva un sourcil, mais ne fit aucun commentaire. Jasper arriva à ce moment précis. Bella relacha toute l'air dans ses poumons de soulagement.

-Que puis-je pour vous? Demanda-t-il charmeur en se tournant vers elle.

-Bonsoir, je suis Polina Harcher, monsieur Hugh m'envoie.

Jasper grimaça en serrant la main qu'elle lui tendait.

-D'accord, vous avez une demie heure Madame Harcher. Après cela nous allons devoir vous demandez de prendre congé. Trancha-t-il ouvrant sa veste de costume pour s'installer sur le dernier endroit libre, au côté d'Emmett.

Polina Harcher, ne sembla pas le moins du monde choquée ou énervée par l'attitude des hommes d'affaires devant elle. Polina sortit de son sac une feuille manuscrite. Elle appuya ensuite sur son téléphone. Mince, elle enregistre l'interview, réalisa Bella. Elle se racla la gorge et commença doucement.

-Déjà, je tiens à vous remercier pour le temps que vous me consacrez et surtout à une heure si tardive. De plus, je devais avoir un des trois gérants et me voici avec le gros lot. Dit-elle, alors que Bella arquait un sourcil dans sa direction.

Le silence qui accompagna le tout lui fit comprendre qu'ils ne désiraient vraiment continuer dans ce sens.

-Très bien. Alors... euh... la première question qui me vient à l'esprit, Monsieur McCarty, est la suivante... Comment se porte la société à l'heure actuelle?

-Elle va très bien. Nous n'avons rien à en dire à ce sujet si ce n'est que nous comptons employer encore deux cents personnes supplémentaires cette année et investir encore plus.

Elle se racla la gorge et se tourna un peu plus vers lui.

-Quelle est la meilleure des nouvelles que vous ayez vues publiées dans votre vie?

Emmett ne dit mot durant quelque temps, puis fini par se lancer.

-Obama président, Obama réélu, mais la meilleure n'est pas encore publiée. S'amusa-t-il finalement.

-Vraiment qu'est-ce pour vous la meilleure?

-Mon mariage, pardi.

-Oh... vous allez vous marier? Réclama-t-elle vivement.

-Euh... pour ça va d'abord falloir me trouver une compagne. Lâcha-t-il bougon.

Edward et Jasper rigolèrent déstabilisant encore plus la journaliste.

-Je suis célibataire, madame Harcher. Je crois que vous avez encore des lacunes dans vos recherches.

La femme baissa la tête sur sa liste douchée.

-La question suivante : Une mauvaise habitude que vous avez surmontée?

-J'ai arrêté de fumer, il y a six mois. Clama-t-il fièrement.

-Félicitation, monsieur McCarty.

Il inclina la tête, puis elle se tourna vers Jasper qui se tendit un peu.

-Je me trompe ou vous n'aimez pas être questionné?

-Je n'aime pas les questions trop personnelles. Trancha-t-il.

-Très bien. Alors, monsieur Whitlock : quelle est votre spécialité? Créativité, contact, investigation...?

Il étonna fortement Bella, en ne prenant pas la peine de réfléchir.

-En premier lieu le contact : il est déterminant pour la suite des relations. En second, le conseil, la stratégie. Enfin, le service : dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit.

-Le mot créativité est le protagoniste dans la langue des publicitaires, mais la plupart des annonces sont médiocres, pourquoi? Enchaîna-t-elle une fois encore.

-Il n'y a pas de mauvaise créativité. Mais plutôt nombre de publicitaires fatigués ou dépassés par les évolutions de comportement des consommateurs. Aujourd'hui le consommateur est intelligent et renseigné sur les produits et les marques. Il s'appuie sur son réseau d'amis pour prendre ses décisions d'achat et il décrypte parfaitement les « intentions publicitaires » des marques. La dynamique créative que requiert le social marketing change donc le paradigme classique des publicitaires. Aujourd'hui la créativité ne doit pas seulement attirer l'attention, mais elle doit créer l'engagement avec les « relations » de la marque ou des produits et services. Vous remarquerez que je ne parle plus de cibles!

Isabella le regarda bouche bée comme la journaliste d'ailleurs. La main d'Edward sur sa cuisse se fit plus insistante et elle dut quitter Jasper des yeux pour les siens.

-Que désires-tu manger ce soir?

Elle le regarda la bouche ouverte, ne comprenant rien. Edward lui montra alors son téléphone portable.

« Monsieur Cullen, que désire manger mademoiselle Swan et vous ce soir?

Madame Ross »

Elle haussa les épaules et tapa "Pizza" sur son téléphone.

-Ce n'est pas de la nourriture ça.

-C'est super bon! Soupira-t-elle, en lui tirant la langue.

La journaliste se racla la gorge comme pour les remettre à l'ordre. Ce qui ne passa pas inaperçu. Edward la regarda durement, puis composa un numéro. Sans la quitter des yeux, il parla normalement au téléphone. Lui mettant en l'air son interview. Mais, surtout son temps. Ne pas énerver Monsieur Cullen, une règle d'or qu'elle avait appris à connaître depuis son arrivée dans l'entreprise et encore plus rapidement depuis l'évolution de leur... relation.

-Bonsoir Madame Ross... Bella désire manger des… pizzas! Est-ce possible de nous en faire une ou deux?

-…

-Pizza? S'étonna Emmett. Attends, je viens avec vous moi.

-Non. Clama durement Edward. Nous serons que deux. D'ailleurs, ne faites entrer personne à partir de maintenant. Est-ce clair?

-…

Emmett bougonna faisant sourire Jasper.

-Merci... oh et... vous avez votre week-end Madame Ross.

-…

-Oui. Ce n'est pas une farce. Grommela-t-il, faisant pouffer de rire Isabella.

Il raccrocha et se tourna finalement vers elle.

-Tu gagnes. Encore une fois!

Elle lui donna pour toute réponse un son plus beau sourire.

-Monsieur Cullen? Quémanda madame Harcher, plus qu'impatiente.

Il tourna les yeux vers elle et lui fit signe de continuer l'interview. Elle l'analysa quelques secondes sans bouger.

-Vous êtes-vous déjà senti trompé par la publicité? Demanda-t-elle à Edward, en plissant les yeux.

-Évidemment. Sourit-il. À vrai dire... à peu près à chaque fois qu'une publicité vante très sérieusement les mérites d'un produit. C'est pourquoi nos propres pubs sont volontairement humoristiques et imagées.

Isabella hocha la tête sans s'en rendre compte

-oh... vous êtes d'accord, mademoiselle... ?

-Swan. Isabella Swan. L'informa Edward aussitôt.

-Mademoiselle Swan a un avis sur la question?

-Nous... nous travaillions en effet dans cet objectif. Les publicités de la société sont amusantes pour rendre le produit plus réel.

-Comment le savez-vous? S'étrangla-t-elle.

-Jusqu'à ce matin, elle était chargée d'un quart des publicités de la société. Claqua durement Edward, rabattant ainsi la claque à cette journaliste.

-Vraiment?

Isabella secoua positivement la tête, attrapant la main d'Edward dans la sienne.

-Très bien. Monsieur Cullen, il semble que vous ne soyez plus célibataire?

-C'est une question privée, mais je suis de bonne humeur, alors je vais y répondre. Je suis effectivement en couple.

-Depuis combien de temps?

-Quelque temps.

L'intonation utilisée m'était un terme à cette discussion. De bonne humeur oui, mais pas fou.

-Très bien. Je crois que ma demi-heure est terminée. Je vous remercie encore pour cette interview.

-Quand doit-elle paraître? Se renseigna Jasper.

Elle jeta un petit regard à Edward et Isabella.

-Demain! Trancha-t-elle.

Une fois qu'elle fut partie, les trois hommes restèrent silencieux. Trop silencieux aux goûts de Bella.

-Je pense que je vais y aller. Chuchota-t-elle, essayant de se lever.

Edward l'arrêta par l'avant-bras et la bascula sur ses genoux. Il nicha son visage dans son cou et fit courir sa langue sur sa gorge. Elle en eut des frisons dans tous le corps et trouva cela terriblement excitant.

-Mon cœur?

-Hum?

-Tu n'as pas d'objection à ce que le journal de demain parle de notre relation, j'espère?

Elle releva les yeux vers lui. Ses yeux vert émeraude l'ensorcelaient littéralement.

-Je ne pense pas.

-Très bien. Parce que je crois, que nous allons faire partie des premières pages durant les quelques semaines à venir.

-Vraiment? S'étrangla Isabella.

-Oui. Dès que cette harpie de journaliste écrira son torchon, nous allons nous retrouver sous les feux des projecteurs.

-C'est pour ça que tu voulais que je vienne? Demanda-t-elle surprise.

Il ne dit mot. Pourtant, ils savaient tous qu'en réalité Edward venait de piéger la journaliste. Ou du moins qu'il l'avait amené à poser des questions sur lui. Sur Bella et sur eux. C'était stratégique. Elle n'avait rien vu venir.

-Tu m'as piégée aussi, Edward. Lui dit-elle, sans tendresse.

Il recula pour l'analyser. Il ne dit mot durant quelques secondes interminables. Soufflant de frustration, Bella se leva et salua Jasper et Emmett tout aussi abasourdi que lui. Elle sortit sa carte magnétique et la passa avant que les portes ne se ferment. Une fois à l'appartement, Isabella prit le soin de saluer madame Ross, en pleine discussion avec son mari.

-Oh… monsieur Cullen est toujours au bureau?

-Oui. Je vais prendre une douche. Il peut manger avant moi si cela l'arrange. Lui souffla-t-elle, avant de filer dans la salle de bain de leur chambre.

Isabella se déshabilla et entra dans la douche l'esprit ailleurs. Tellement, qu'elle n'entendit pas Edward faire de même et entrer quelques minutes plus tard après elle. Elle sursauta même légèrement. Il colla le dos de la jeune femme contre son torse et passa ses bras autour d'elle pour l'enlacer. C'était très agréable, réalisa-t-elle de bonheur.

-Je suis désolé! Murmura-t-il à son oreille.

-Je ne comprends pas ce que cela apporte d'avoir un article ou plusieurs de nous dans la presse?

-Bella… c'est pourtant simple. L'informa-t-il tendrement, en serrant encore plus son corps à elle. Je veux que le monde entier sache que tu es à moi. Et qu'en retour, je t'appartiens.

Isabella n'était pas prête à une telle déclaration. Elle failli en perdre l'équilibre.

-Je veux que tu sois associé à mon nom. Mon prénom. Ma famille même. Mes actions.

-Ce n'est… pas un peu trop? S'étrangla-t-elle, angoissée.

-Non. Je n'en aurais jamais assez de toi. Tu me rends dingue. De toutes les façons possibles d'ailleurs.

Un frisson prit possession de son corps. Edward l'embrassa tendrement sur l'épaule, puis très vite ses mains caressèrent ses hanches, son ventre, jusqu'à descendre toujours plus bas. Passant près de son sexe pour venir toucher ses cuisses et ses fesses.

-Edward! Couina-t-elle, sentant entre ses fesses son impressionnante érection.

-Tu commences à comprendre quand je te dis « tu me rends fou ». Articula-t-il commençant à effectuer des mouvements de bassin électrisant.

Plus les secondes défilés, plus la garde de Bella se réduisait, jusqu'au moment fatidique ou elle ondula elle aussi ses hanches pour venir à sa rencontre.

-Oui, bébé, comme ça.

À un moment son sexe se posta à l'entrée de son sexe. Il voulut reculer, cependant Bella recula pour prendre son gland en elle. Un cri libérateur sorti de sa bouche, alors que ses muscles se contractaient déjà.

-Attends, tu n'es pas assez prête.

Lui prouvant le contraire, Bella le fit entrer davantage en elle. Rejetant la tête en arrière lui offrant son cou en offrande par la même occasion. Il posa ses dents contre sa peau, tandis qu'elle le fit ressortir pour le rentrer encore plus profondément.

-Mon dieu, si je m'écoutais, j'éjaculerais maintenant. Lui indiqua-t-il serrant les dents.

-Fais-le!

Il ne voulait pas perdre le contrôle. Il avait envie de lui faire perdre la tête d'abord. Il plia un peu les jambes et la prit plus encore. Cela aida pour la faire coulisser encore plus en vite et plus profondément.

-Tu es une vilaine fille, lui glissa-t-il dans un gémissement avant de poser ses mains sur ses hanches pour entamer une série de coups de reins assez intense.

Tellement intense que ses jambes eurent du mal à rester en place face à ses assauts répéter.

-Edwarrrrrrrrrddddddddddd

Son hurlement, lors de sa délivrance orgasmique, fut tel que même madame Ross dans la cuisine dû l'entendre. Ce qu'elle comprit trop tard, c'est qu'Edward n'en avait pas fini avec elle. Il sortit son sexe tendu à bloc et la retourna. Edward l'embrassa avec une telle ferveur qu'elle en perdit pied. Sa tête tourna un peu et elle s'accrocha fiévreuse à ses épaules. Edward la souleva de terre et elle enroula prestement ses jambes autour de lui comme si elle l'avait toujours fait.

-Accroche-toi bien ma belle.

Ses lèvres soudaient aux siennes, il la pénétrait avec force et rythme. Puis, il l'envoya encore toucher les nuages du septième siècle. Lorsqu'elle sentit son flux au fond de son ventre. Il lui mordit l'épaule et ses muscles se détendirent aussitôt. Quant à Bella, ce n'était plus que de la guimauve entre ses bras.

-Merci. Chuchota-t-elle, comblé.

Il l'aida à poser pieds par terre, attrapa le shampoing pour savonner son corps.

-Ne me remercie jamais pour te donner du plaisir, Bella. Jamais. La réprimanda-t-il tendrement.

-Je crois que j'avais besoin de me détendre, réalisa-t-elle, mettant une main devant sa bouche pour bâiller.

-Dure journée ?! Trancha calmement Edward la rinçant déjà.

-Longue semaine.

-Le week-end nous fera le plus grand bien. Et, je sais ce qui pourrait te faire plaisir. Ronronna-t-il l'invitant à sortir de la douche.

Il coupa l'eau, attrapa une serviette et l'enroula dedans. Il frictionna ses cheveux avec une autre.

-Merci. Dit-elle dans un grand sourire d'enfant.

Elle filait déjà dans la chambre, quand il récupéra une serviette pour s'essuyer aussi. Bella ne résistait pas à son corps nu. Trop tendant et elle était épuisée. Il entra dans la chambre avec une serviette autour de la taille, tout à fait à l'aise. Elle leva les yeux en l'air, en récupérant sa valise toujours au sol. Malheureusement, Edward l'attrapa et la jeta sur le lit.

-Hé! S'écria-t-elle, le voyant vider le contenu sur le lit.

Le regard noir et dur qu'il lui jeta la dissuada de continuer. Il attrapa la seconde valise sous le lit et le vida comme le premier.

-Voilà. Maintenant, tu peux ranger tes vêtements dans cette partie de placard. Clama-t-il pointant le dit placard sur la droite.

Isabella fronça les sourcils, avant d'arquer un sourcil.

-Il est vide depuis deux jours, Bella. Tu as droit à du confort et de l'espace.

Perplexe, elle alla ouvrir le placard qui été effectivement vite sur toute la longue. Elle attrapa un t-shirt et son bas de survêtement, avant de prendre dans ses bras une grosse partie de ses fringues et de les jeter dans l'armoire sous le regard horrifier d'Edward.

-Tu fais quoi là?

-Trop fatiguée pour plier et ranger! S'empressa-t-elle, de dire en refermant comme elle pouvait le placard.

Edward secoua la tête de gauche à droite dépiter, avant de passer un bas de pyjama et de sortir de la chambre, les cheveux moyennement humides.

Isabella le suivit un large sourire aux lèvres. Edward alluma la télévision, lui pointa le divan et fila dans la cuisine. Elle prit place confortablement et chercha de quoi regarder en l'attendant. Lorsqu'il revient, il la trouva hypnotiser, devant Bruce Willis dans Die Hard 4.

-Tu aimes les films d'action? demanda-t-il surprit en posant deux verres de vin blanc sur la table.

-Juste l'acteur! Rétorqua-t-elle, lui administrant un clin d'œil.

Il grogna et retourna en cuisine. Edward revient avec deux cartons de pizza.

-Oh, j'adore les pizzas de chez Lombardi' s.

-Tu m'en diras tant. Grommela-t-il, une fois de plus.

L'établissement avait quatre étoiles à son actif. Elle avait pu en manger une seule fois grâce à la soirée d'entreprise que les PDG avaient offerte aux salariés l'année dernière. Bella se pencha sur lui pour lui tendre ses lèvres, quand il prit place près d'elle. Surprit mais heureux, il l'embrassa en retour.

-Ton Bruce risque de se vexer non? Dit-il, joueur.

-Pas autant que mon Edward.

Elle n'avait pas réfléchis avant de parler. Elle s'en voulu immédiatement d'avoir formulé une marque de possessivité. Bella se recula et attrapa le premier carton de pizza espérant qu'il ne réagisse pas. C'était effectivement mal le connaître.

-Tu peux répéter? murmura-t-il délicatement.

-Non.

-Je t'en prie Bella. C'était tellement bon de t'entendre dire ses mots. En réalité, je crois que je bande encore.

Elle soupira avant de croquer dans sa pizza ravie de pouvoir manger et ne plus parler. Le reste de la soirée fut fort agréable. Du moins comparer à sa matinée et sa journée. Bella s'endormit dans les bras d'Edward, la tête contre son torse, un de ses bras autour de ses épaules, sa main libre dans ses cheveux. Ses jambes le long du divan. Elle n'avait jamais vécu ça, réalisa-t-elle avant de sombrer dans un long et profond sommeil.