Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling.
Note d'Auteur : Ne lisez pas ce chapitre si vous êtes sensible, c'est l'un de ceux pour lesquels cette fic est en rating M (mention d'abus sexuels par personne ayant autorité). Ce n'est pas une blague ne lisez pas si vous y êtes sensibles.
Chapitre 16 : Les pensées de Dumbledore
La rentrée était dans moins d'une semaine. Dumbledore passa sa main dans sa longue barbe blanche d'un air pensif. Il espérait bien voir Harry refaire apparition à la rentrée. Sinon, tous ses plans allaient se contrarier. Bien sûr, il avait tenté de le retrouver pendant les grandes vacances. Mais même en examinant la scène du massacre de la famille Dursley, il n'avait trouvé aucun indice. Les Dursleys semblaient avoir été tués rapidement et Harry s'était juste volatilisé. Dumbledore avait bien sûr craint le pire: que Voldemort ait réussi à faire main basse sur le gamin. Mais d'après son fidèle espion, Severus, le lord noir avait échoué dans la capture du survivant. Dumbledore en avait été vraiment satisfait, ses plans n'étaient pas totalement voués à l'échec. Mais cela n'empêchait pas le fait que Harry était dans un endroit inconnu. Dumbledore aurait voulu savoir où était le gamin pour mieux le manipuler: il aurait été si facile de le faire culpabiliser par rapport à la mort de sa famille moldue. Harry aurait été détruit et Dumbledore en aurait profité pour renforcer la confiance aveugle que l'adolescent devait avoir en lui.
Dumbledore avait presque retourné l'Angleterre. Il avait chargé Severus d'enquêter auprès de Voldemort qui semblait également chercher Harry. Et il avait demandé aux membres de l'ordre de mettre la main à la pâte: Tonks, Kingsley, Arthur Weasley et Bill Weasley, Maugrey… et bien sûr, celui qui avait été le plus touché par la disparition du garçon, Remus. Ce dernier avait été très actif pendant ces deux derniers mois et c'était en grande partie grâce à lui que Dumbledore savait où n'était PAS Harry. La dévotion du loup avait rempli Dumbledore de satisfaction. Cela faisait des années qu'il manipulait ce pauvre homme. Cela avait même commencé quand Remus était arrivé à Poudlard, la seule école qui avait autorisé un loup-garou. Et c'était bien le seul qui était venu à Poudlard, Dumbledore n'était pas aussi fou qu'il voulait le faire croire. Le directeur avait vu dans ce garçon désespéré, un parfait outil à garder de côté au cas où. Et cela avait bel et bien payé.
Dumbledore s'appuya contre le dossier de son fauteuil avec un sourire. Il ne lui restait plus qu'à faire la même chose avec Harry. En y réfléchissant, Dumbledore était sûr que le jeune Potter reviendrait: Poudlard était sa seule maison. Il s'en était lui-même assuré en légimençant le Gryffondor. Le gamin était attaché à ses amis, au château et à la magie. Il paraissait donc évident qu'il serait là d'ici une semaine… Oui, se dit le vieil homme manipulateur en sentant une certaine confiance monter en lui. Tout se passerait bien comme il l'avait prévu, il en était persuadé. Et il s'était surtout donné tout les moyens possibles et imaginables pour que cela fonctionne, quitte à … sortir des clous. Mais de même que l'enfer était pavé de bonnes intentions, le paradis en était pavé de mauvaises. Acheter Ginny Weasley n'avait pas été difficile, il avait suffi de lui faire miroiter un mariage avec le beau et prestigieux Harry Potter ainsi qu'un petit peu d'argent. Son frère Ron avait été un cas plus délicat. Il aimait l'argent, mais cela n'était pas suffisant. Il souhaitait se démarquer de ses frères, hors devenir l'ami de Harry Potter allait le contraindre à rester dans l'ombre de quelqu'un d'autre. Il avait dut être plus fin et sournois avec ce dernier. Et pour cela, il l'avait séduit. Il pouvait ainsi le contrôler plus facilement, qui plus est le roux faisait un bon substitut à son cher Gellert.
