Chapitre 11 :

Avant de commencer ce chapitre je tenais à m'excuser... encore, encore et encore pour cette LONGUE attente (bien trop longue) que je vous ais infligé mais disons que je n'ai malheureusement pas eu le choix. Je manque beaucoup trop de temps. Cet été c'était les jobs maintenant c'est la fac et bien sur, les aléas de la vie (qui s'amuse pas mal avec moi je trouve, peut-être même un peu trop). Bref je vous présente mais plus plate excuse pour le trop grand retard. J'espère que ce chapitre vous plaira.

On se retrouve en bas !

Un grand merci à Madoka qui est toujours fidèle au poste pour corriger mes coquilles :) .


Une journée c'était écouler depuis la disparition de Lena et le départ de la Danvers de la propriété des Luthors, et depuis, Sam ne cessait de tourner en rond. Elle se faisait du souci pour la femme qui l'avait recueilli et élevée. Elle faisait les cent pas dans le salon, tiraillée entre l'attendre ici ou partir à sa recherche dans la forêt sachant pertinemment que si Lena ne voulait pas être retrouver cela ne servirait à rien. Elle ne pouvait pas être bien loin de toute manière... et la châtain en était sûr, elle finirait par revenir mais la patience et elle ça faisait deux et ça depuis toujours.

Lena avait toujours été quelqu'un de très sage et réfléchis, les nombreux siècles à son actif y étaient pour beaucoup. Elle avait vue passé toute sorte de conflit sociaux, moreaux ou encore politique durant son existence. Les guerres, l'esclavage, les droits civiques, l'égalité pour tous, l'émancipation des femmes, le droit de vote... mais quand il s'agissait de son amour, cette rationalité et cette sagesse s'envolait en un claquement de doigt et ça, Sam le savait pertinemment et c'est bien pour cela qu'elle s'inquiéteait autant.

Sans oublier le fait qu'elle s'était transformée avant de s'enfuir... ça ne lui disait rien qui vaille. Il y a bien longtemps, Lena lui avait confié que sa forme animale était une malédiction, une punition en quelque sorte, suite à quelque chose qu'elle avait essayé faire, elle n'avait jamais voulu lui dire quoi. Mais en tout cas, quelque chose d'assez grave pour que les dieux lui imposent la présence de cet animal sauvage en elle. A sa première transformation elle avait totalement perdu le contrôle, la renarde en elle avait profiter de sa fragilité psychologique et a pris le dessus sur son humanité avec une facilité déconcertante, puis elle s'était perdue dans l'obscurité. Elle était si fragile à cette époque, si brisée par la vie, qu'elle n'avait pu faire le poids... et l'animal avait pris le dessus. Jusqu'à ce que des années plus tard on lui rappelle ce que c'était d'être humain...

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Une petite fille aux yeux noisettes qui ne devait pas avoir plus de sept ans se baladait seule dans les montagnes du Nevada, seulement vêtue d'un tee-shirt trouée et d'un pantalon tout aussi usé. Son oncle qui, jusqu'ici, était son seul parent connu l'avait envoyé ramasser du petit bois pour allumer le feu de ce soir. Ses petits bras d'enfant s'affairaient à la tâche sans que celle-ci ne prononce la moindre objection. De toute manière elle préférerait de loin s'éloigner de la chaumière dans laquelle ils habitaient reclus dans les montagnes que d'y être enfermée à écouter les divagations de son oncle sous les effets de l'alcool. Il ne cessait de lui répéter qu'elle avait de la chance de l'avoir pour s'occuper d'elle depuis que ses parents l'avait abandonné. Il lui disait que c'était grâce à lui si elle était en vie, si elle avait de quoi manger et des vêtements à se mettre sur le dos.

Il la regardait avec dédain et dégoût la plupart du temps, il avait en lui aucune once d'affection pour elle, tout ce qu'il voyait en elle était un fardeau, si bien que l'on pouvait se demander pourquoi il avait accepté de la prendre en charge au lieu de la confier aux services sociaux...

Tandis que la petite Sam s'attelait à la tâche en s'enfonçant toujours plus dans cette montagne dangereuse pour une enfant, elle entendit ce qui semblait être des gémissements plaintifs d'un animal blessé. Elle releva son petit visage recouvert de saleté en fronçant les sourcils et regarda autour d'elle. Elle entendait les plaintes mais ne pouvait dire d'où cela venait, elle continua donc sa marche, guidée par ce son et découvrit avec stupeur une boule de poils noirs et blancs, recroquevillée sur elle-même cachée derrière un buisson. En s'approchant un peu plus elle découvrit une morsure énorme qui saignait abondamment sur son flanc ainsi que plusieurs autres entailles sur le corps de l'animal.

La petite fille écarquilla les yeux et partit en courant vers la chaumière, elle balança sans aucun ménagement le petit bois non loin de l'entrée et toqua à la porte en bois mais aucune réponse ne lui vain. Elle attendit encore un peu, frappa à nouveau son poing contre le bois avant de pousser prudemment la porte en passant sa tête dans l'entrebâillement. Elle examina, peureuse, l'intérieur de la chaumière.

"Tonton ?" prononça-t-elle la voix tremblante. Elle savait que si elle rentrait sans qu'on le lui autorise, il lui ferait regretter..

A sa grande surprise elle découvrit que le fauteuil de son oncle était vide et que sa carabine n'était plus appuyée contre. Il était sans doute parti chasser pour le repas de ce soir. Elle entra, soulager de ne pas le trouver et se précipita vers un coffre en bois dans l'angle de la pièce. Elle fouilla entre les couvertures et les cadavres de bouteille de Whisky et sortie une mallette avec à l'intérieur tout le nécessaire médical pour soigner une blessure. Une fois en sa possession, elle repartie aussi vite qu'elle était arrivée vers le sentier qu'elle avait emprunté plutôt. Elle courait difficilement à cause du poids de la mallette qui commençait à peser pour ces petits bras mais bientôt elle entendit à nouveau les plaintes de la boule de poils et se permis donc de ralentir le rythme.

Une fois arrivée auprès de l'animal, elle ne perdit pas une seconde et se mis à nettoyer du mieux qu'elle pouvait la blessure de la bête à moitié inconsciente. Ses gestes étaient plus ou moins sûr, elle n'en était pas à son coup d'essai, son oncle lui avait appris les gestes de bases juste au cas où. Il n'était pas rare de croiser des loups dans les parages et c'est surement ce qui avait dû arriver à l'animal étendue près d'elle. Au bout d'un certain temps la morsure arrêta de saigner alors la petite Sam attrapa un bandage propre dans la mallette, le dernier, elle le regarda un instant en réfléchissant. Si son oncle apprenait qu'elle avait "gâché" une bande pour un animal elle le regretterait sûrement...

Mais en voyant les tremblements du petit corps elle se dit que ça en valait la peine et tant pis si elle se prenait quelques coups après tout, elle avait l'habitude... Alors elle enroula la bande du mieux qu'elle pouvait autour de la morsure en envoyant quelques pulvérisations de désinfectant sur le tissu.

Une fois sa tache finie elle s'asseya négligemment à côtés de l'animal qui n'émettait plus aucun bruit depuis quelques minutes. Elle s'approcha alors un peu plus et souleva sa pâte avant noir et blanche qui recouvrait son museau et découvrit enfin le visage de la boule de poile. Un renard. Sam approcha le dos de sa main vers ses naseaux et se rassura en découvrant qu'il respirait encore. Il avait seulement perdu connaissance. Elle reposa alors la patte qu'elle tenait toujours entre ses doigts et entrepris de ranger la mallette avant de la refermer convenablement. Il fallait qu'elle parte... il ne tarderait pas à rentrer et s'il la retrouvait loin de la maison et bien... là aussi elle passerait un mauvais moment. Elle se tourna une dernière fois vers le renard qui était toujours inconscient et se jura de revenir le lendemain matin avec de l'eau et de la nourriture pour cette petite bête qui ne risquait pas de se relever avant plusieurs jours.

Alors que le jour se levait, les premiers rayons du soleil vinrent chatouiller le visage encore endormie de la petite fille allongée sur une paillasse à même le sol. Elle s'éveilla doucement et tourna la tête vers son oncle qui ronflait bruyamment affalé sur le dos une bouteille à la main dans un lit bancale à une place. Elle se leva sans faire un bruit et pris une bouteille d'eau, une barquette en plastique et le cadavre d'une grive que son oncle avait chassé la veille. Elle ne pouvait rien prendre de plus autrement il s'en rendrait sûrement compte… elle sortit donc en vitesse de la chaumière et partie retrouver le renard blessé.

A son arrivée le renard était somnolent, un petit sourire se dessina sur ses lèvres et s'approcha tout doucement. En sentant quelque chose arriver le renard redressa vivement la tête et se mis à grogner férocement en montrant ses crocs. Sam sursauta et arrêta de bouger. Elle n'avait pas pensé que l'animal pouvait être dangereux.

« Je ne te veux aucun mal petit renard. » dit-elle la voix tremblante trahissant sa peur.

Mais l'animal ne la comprenait pas et continuait de grogner et de la fixer de ses yeux verts si particuliers. Mais en voyant que le renard ne pouvait toujours pas se lever, la petite châtain s'avança encore un peu, mit de l'eau dans la barquette en plastique et la posa doucement au plus près du renard en s'étirant au maximum et lui lança la grive qui vint s'écraser juste devant sa gueule. Le renard sursauta et envoya un coup de gueule dans le vide dans la direction de Sam.

La petite fille recula de quelque pas en levant les mains en l'air, elle ne voulait pas lui faire de mal et elle aimerait juste qu'il le comprenne.

« Je ne te veux pas de mal » répéta-t-elle avec un regard tendre dont seuls les enfants ont le secret.

Elle s'asseya à même sol en croisant les jambes et ne fit plus aucun geste. Le renard la dévisageait avec toujours cette même méfiance mais ses grognements s'atténuèrent un peu. C'était déjà ça.

C'est ainsi que Sam continua de venir voir l'animal jour après jour en lui amenant de quoi se nourrir. Le renard avait fini par s'habituer à sa présence et ne grognait plus quand elle tentait de s'approcher. Un jour même, il lui permit de poser sa main dans ses poils noirs et ne se déroba pas à son toucher. La petite Sam était contente d'avoir trouvé un ami, elle pouvait lui parler de tout et de rien et elle s'amusait même un peu avec en le taquinant avec un bâton quand il en avait la force. Elle était heureuse. Si bien que le sixième jour, quand elle le découvrit debout entrain de faire sa toilette, elle se mis à sauter sur place en criant de joie.

« Tu vas mieux Reni ! Tu peux te lever ! »

Le renard sursauta au soudain éclat de voix et dévisagea la jeune fille comme si une deuxième tête venait de lui pousser mais il ne bougea pas pour autant. Au contact de la petite fille l'animal avait perdu de sa férocité si bien qu'une certaine chaleur trop longtemps oubliée refaisait surface dans sa poitrine, comme si, voir cette enfant et tout ce qu'elle représentait lui rappelait que la vie pouvait être autre que pleine de ténèbres. Jour après jour l'animal avait eu le temps d'observer la petite Sam qui venait la voir dès qu'elle en avait l'occasion. Elle avait toujours un regard empli de tendresse et d'amusement pour elle, elle était douce, gentille, attentionnée, drôle, joueuse. Elle ne perdait jamais son sourire même aujourd'hui alors qu'une entaille venait obscurcir sa lèvre supérieure de son sang séché.

Il aimait voir cette enfant, son innocence lui rappeler qu'un rien pouvait sublimer le monde dans lequel on vit. Le renard développait au fil du temps de l'attachement pour cette enfant, un attachement qui n'avait rien d'animal mais bien d'humain. Et cette chaleur dans sa poitrine s'intensifiait, son regard redevenait petit à petit plus doux et un soir quand la petite Sam voulut dire au revoir à la boule de poils de son habituel caresse entre ses oreilles dressées, le renard ne s'assit pas comme à son habitude pour la regarder partir, ce soir-là il la suivit.

Sam força les sourcils soudainement paniqués de voir que son ami la suivait ainsi sans la quitter de ses yeux verts. Elle essaya de le repousser en agitant ses mains dans les airs.

"fil Reni, je reviendrais demain promis ! Mais s'il te plait part ! Si tonton te vois, il te tuera surement !"

Mais le renard continua de la suivre alors que ses oreilles s'agitaient de manière peu habituelle comme s'il écoutait un bruit lointain qui ne le rassurait pas.

"s'il te plaît... pars ! Arrête de me suivre !" implora-t-elle de sa voix d'enfant en stoppant son avancé.

Le renard s'arrêta et pencha sa tête sur le côté la mettant presque au défi de le repousser mais en voyant son regard d'habitude si enjoué s'humidifier, il n'insiste pas plus et regarda l'enfant disparaître de son champ de vision. Mais au bout de quelques minutes à attendre dans la nuit assis au milieu de ce sentier de terre, le renard reprit sa marche d'un pas plus pressé. Une fois arrivée près de la chaumière où vivait Sam et son oncle, il se cacha derrière un buisson sans la quitter des yeux. Son regard était braqué sur la petite bâtisse d'où les éclats d'une voix grave qu'il ne connaissait pas s'élevaient.

Ses yeux s'illuminèrent de colère alors que ses oreilles perçurent des plaintes de douleurs d'une voix qui, au contraire, connaissait que trop bien. Bientôt des filaments blancs vinrent se mouvoir dans ses iris, il fulminait sur place alors que la porte de la chaumière s'ouvrait dans un craquement sonore laissant passer Sam en courant talonné de près par son oncle qui tenait une ceinture à la main.

"Où tu vas comme ça ? Tu crois vraiment pouvoir m'échapper salle mioche ? Qu'as-tu fait de mes oiseaux !"cria-t-il alors qu'il la poussait à terre prêt à abattre une nouvelle fois son fouet de fortune sur l'enfant " Ça fait plus d'une semaine que de la nourriture disparaît ! Qu'en as-tu fait bâtarde ?" s'époumona-t-il en brandissant au-dessus de sa tête la ceinture alors que la petite Sam recroquevillait dans la terre sécher, se cachait le visage de ses avant-bras prête à recevoir la brûlure du cuire.

Mais soudain des grognements sourds fendirent le silence et l'homme releva la tête à la hâte. Face à lui se tenait un renard noir comme la nuit dont les yeux et les marques blanches sur ses pattes brillaient d'une lumière toute aussi blanche. L'homme se figea et son teint blanchi à vue d'œil alors que l'animal continuait d'avancer vers lui en grognant toujours plus férocement, les poils du dos hérissés au possible.

"Reni ?" appela faiblement la petite Sam en relevant son regard noisette baigné de douleur vers l'animal. En voyant ce regard si meurtrie, l'animal redoubla de rage si cela était déjà possible.

Son oncle jeta un regard à sa nièce mais le reporta bien vite sur l'animal qui ne cessait de le fixer de ses yeux assassin. Au fur et à mesure que l'animal avançait, l'homme ne pouvait retenir les sueurs froides qui le parcouraient. Il leva lentement ses mains devant lui en amorçant un pas en arrière.

"tout doux bestiole tout doux !" essaya-t-il comme si cette simple demande changerait quoique ce soit. Mais au lieu de se calmer le renard envoya un coup de gueule dans sa direction en passant devant la petite fille, se retrouvant entre le corps de l'enfant et celui de cet homme. De peur, l'homme tomba au sol avant de se relever précipitamment avec une certaine panique. Il brandit une nouvelle fois la ceinture au-dessus de sa tête et vint l'abattre sur l'animal dans un claquement sonore. Mais le renard ne faiblit pas pour autant, il ne sentit même pas une once de douleur. Il redoubla ses grognements, son regard s'illuminant toujours plus de cette lueur assassine. Et avant même que l'homme ne puisse faire un geste, l'animal lui fondit dessus et vint refermer sa mâchoire avec force sur son mollet.

L'oncle de Sam hurla sa douleur en secouant sa jambe dans les airs avec le renard accroché dessus et lui envoya un nouveau coup de ceinture. Le renard recula et lâcha alors prise en se repositionnant devant Sam pour la protéger en continuant ses grognements.

"sale cabot je vais te frappait jusqu'à ce que tu crève et après je ferais pareil avec cette bâtarde ! " hurla-t-il alors qui brandissait une nouvelle fois son fouet de fortune.

Mais en entendant ces mots le renard arrêta ses grognements et une volonté sans pareil apparue dans son regard. Il devait protéger l'enfant. Il devait la libérer de cet homme répugnant. Il devait faire mieux que ça. Alors pour la première fois depuis de nombreuses années l'animal perdit sa place et l'humaine reprit le dessus. Lena était de retour. Son regard changeât, l'animosité laissa sa place à la volonté et bientôt, sous les yeux de cet homme et de la petite Sam, le renard se mit à grossir et grossir encore jusqu'à atteindre la taille d'un loup géant du nord. L'homme perdit le peu de courage qui lui resté et laissa tomber la ceinture au sol tant la scène qui se déroulait devant lui était invraisemblable. Une peur bleue le prit à la gorge, son corps tremblait tellement que Lena devinait sans mal qu'il n'était pas loin de l'évanouissement, elle se pencha en avant prête à se jeter sur lui mais elle n'eut pas le temps de finir son geste que l'homme partie en courant vers une camionnette rouillée qui devait surement être la sienne.

Elle partit directement à sa poursuite et le mordit à plusieurs reprises, elle le laissa monté tant bien que mal dans sa camionnette en martelant la portière de ses pattes avant et de ses crocs et c'est avec beaucoup de mal que l'oncle de Sam parvint enfin à démarrer et à partir à grande vitesse.

Lena lui courut un peu après pour la forme sachant parfaitement que plus jamais l'homme remettrait les pieds dans cette montagne suite à cette soirée qu'il venait de vivre. Et une fois qu'elle fut sûr qu'il était assez loin elle s'arrêta de grogner et les lueurs se calmèrent un peu. Elle n'en pouvait plus, elle avait du mal à respirer rester sous cette forme en toute conscience était bien plus dur que ce qu'on pouvait croire, mais pour l'heure, elle s'en foutait. Maintenant cet individu ne pouvait plus rien faire à la petite fille, elle pouvait la rejoindre ! Elle se retourna alors vers la chaumière à la recherche de la petite Sam mais rien, il n'y avait personne. Elle s'avança vers le milieu de la cour et tandis l'oreille, elle ne devait pas être bien loin, ses pattes tremblaient et ses yeux se firent de plus en plus lourds, elle devait la retrouver avant de s'effondrer.

C'est alors qu'elle perçut des légers reniflements provenant de la chaumière. Elle agita ses oreilles et se concentra un peu plus sur les bruits qui l'entouraient et entendit enfin les battements affolés de son jeune cœur. Elle s'avança alors prudemment vers l'entrée et passa l'encadrement de la porte avec méfiance et c'est là qu'elle l'a découvrit, recroquevillée dans un coin de la pièce, tremblante. Elle n'avait pas voulu lui faire peur, elle avait tout simplement voulu la protéger de cet homme infâme elle qui avait su, sans s'en rendre compte, l'a ramenée vers la lumière.

Il n'y avait qu'une chose là tout de suite qui lui venait à l'esprit c'était cette volonté de prendre cette enfant dans ses bras, la rassurer et lui chuchoter des mots tendres au creux de l'oreille, des mots dont elle avait trop longtemps été privée. Mais alors qu'elle s'approchait d'elle, elle réalisa qu'elle ne pouvait pas le faire, pas sous cette forme en tout cas... Une toute autre volonté prit alors vie en Lena, la volonté de redevenir la femme qu'elle était, l'humaine qu'elle avait abandonné aux ténèbres que trop longtemps. Pour elle-même, pour son amour perdu et qu'elle devait retrouver maintenant qu'elle s'en souvenait, mais pour l'heure, pour cette enfant.

La petit Sam releva vivement la tête en sentant une présence près d'elle et découvrit l'animal qu'elle avait baptisé Reni qui faisait à présent bien deux têtes de plus qu'elle. Ses yeux inondés de larmes retrouvèrent ceux particuliers de l'animal et elle fut surprise de n'y voir aucune animosité. Mais alors que Reni engageait un pas pour s'approcher d'elle, elle sursauta violemment et se colla un peu plus contre le mur en bois.

Lena comprenait qu'elle ait peur, qui n'aurait pas peur dans pareille situation ? Alors elle ferma les yeux et se concentra sur sa volonté de prendre la petite Sam dans ses bras et de la protéger. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait mais c'était tout ce dont elle était capable, penser à protéger cette enfant !

Sous le regard écarquillé de l'enfant bientôt, les yeux de l'animal s'illuminèrent, et les lianes blanches sur son pellage noir prirent une teinte plus vive encore. Son corps se mit à rétrécir, son visage se changeât progressivement pour une forme plus humain et son pelage sembla se fondre sous sa peau. Et c'est alors, avec stupeur, que Sam put enfin découvrir une jeune femme à la respiration haletante en tenue d'Eve assise sur le sol le visage à demi caché par une chevelure d'ébène.

"Re...Reni ? " prononça-t-elle avec crainte.

Un léger sourire se dessina sur le visage de la femme toujours autant essoufflée. "Salut..." arriva-t-elle à dire non sans difficulté. Elle ouvrit alors les yeux et les reporta dans ceux de la châtain dont la crainte avait laissé place au choc. "tu n'as... tu n'as plus rien à craindre, maintenant je suis là."

Et c'est ainsi que Lena Luthor avait pu sortir de l'ombre une première fois, pour laisser de nouveau rentrer un peu de lumière dans son cœur, mais aussi, une sœur.

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La plus jeune des Luthors se tenait les bras croisés appuyée contre la baie vitrée, le regard perdu dans le vague alors que les souvenirs de leur rencontre lui revenaient en mémoire. Un fin sourire se dessina alors sur ses lèvres. Elle avait eu tellement de chance de la rencontré, qu'aurait été sa vie sans ça ? Elle n'aurait surement pas fêté son dixième anniversaire à bien y réfléchir... Elle lui avait offert un réel foyer, une vie, un avenir, une famille mais surtout de l'amour. Elle lui avait montré ce qu'était l'amour avec un grand A. Que ce soit cet amour qu'elle avait pour elle mais surtout, l'amour qu'elle avait pour Kara au travers de ces histoires qu'elle lui racontait le soir avant d'aller la coucher. Leur histoire. Elle se souvenait de son regard qui s'illuminait toujours plus à la mention de leurs passés commun, elle se souvenait de la passion dans sa voix, de la sincérité de ses sourires ou même de ses rires. Alors Sam ne pouvait que croire en l'amour qui unissait ces deux êtres, ces deux astres. C'est pour cela qu'à cet instant bien précis, elle ne pouvait abandonner ni sa sœur, ni la blonde.

Elle déverrouilla l'écran de son téléphone portable et composa le numéro de la blonde aux yeux clairs avec une volonté qui n'avait d'égale que celle de son aînée. Au bout de plusieurs sonneries une petite voix chevrotante décrocha.

"halo ?"

"Danvers ?"

"Sam ?" demanda alors la jeune femme plus fortement réellement étonnée.

" Viens, il est peut-être temps que je te montre certaine chose au sujet de Lena." elle émit un temps d'arrêt pour être sûr de ses prochaines paroles... "et de toi..."

"Lena est rentrée ? Elle va bien ?" demanda alors une Kara paniquée.

La châtain se pinça l'arête des sourcils en soufflant. "Non. Toujours pas. Mais ne t'en fait pas, elle reviendra. Pour l'heure, dépêche-toi d'arriver, je pourrais changer d'avis si t'es pas là dans les dix minutes qui suivent !"

Un bip familier lui répondit et elle eut de nouveau ce léger sourire si caractéristique sur ses lèvres. Mais bien vite il se fanât quand elle se rappela que bientôt une grande blonde déboussoler aller sonner à sa porte d'une minute à l'autre et qu'elle aller lui montrait le bureau de sa sœur... et c'est bien ce qui arriva à peine cinq minutes plus tard.

Quand elle ouvrit la porte elle tomba sur une Kara essoufflé, coiffé d'une queue de cheval à moitié défaite, les yeux rougis, orné de cernes voilette qui traduisait sans mal la nuit qu'elle venait de passé. Alors elle lui accorda un petit sourire réconfortant et la fit rentrer.

"Allez, suit moi Kara." dit-elle d'une voix plus douce qu'à son habitude en refermant la porte d'entrée derrière elle.

Elles traversèrent en silence le salon où hier encore, la blonde découvrait, une fois de plus, Lena assise derrière ce magnifique piano à jouer ces notes transcendantes. Puis elles montèrent les marches qui menaient à l'étage et s'arrêtèrent au détour d'un couloir devant une porte en bois massive qui devait être ancienne. Elle reporta alors ses yeux fatigués mais surtout interrogateurs sur la châtain à ses côtés qui ne se décidait pas à ouvrir la porte.

"Quand cette porte sera ouverte, tu vas découvrir des choses. Des choses que tu n'imagines même pas. Sur Lena...sur toi. Tu comprendras certaines choses et peut-être que d'autres questions apparaîtront mais je ne pourrais pas y répondre. Ce n'est pas à moi de le faire. Je ne devrais même pas te montrer cette pièce..." prononça-t-elle calmement malgré le son de sa voix qui traduisait une certaine crainte. "je ne sais pas quelles répercussions ça aura sur toi."

La blonde la dévisagea un instant alors qu'une boule se formait dans son ventre et dans sa gorge. Est-ce qu'elle voulait vraiment découvrir tout cela maintenant ? Comme ça ? Alors que Lena est dans la nature ? Est-ce qu'elle le pouvait seulement ? Et puis qu'est-ce qui pouvait encore être plus fou qu'une femme se transformant en renard ?

Et puis la chaleur se réveilla dans sa poitrine, picotant au passage sa tâche de naissance. Elle n'avait rien de douloureuse ou de brûlante comme les fois dernière, non, elle était même rassurante enfin, d'une certaine manière. Tout ce qu'elle voulait dans l'immédiat c'était retrouver Lena et enfin comprendre ce qu'il se passait, comprendre qui elle était pour elle, comprendre pourquoi il y avait cette attraction, pourquoi son cœur l'appelait, la réclamait si fortement. Comprendre pourquoi elle ressentait toutes... toute ces choses. Alors elle avala sa salive et hocha la tête.

Sam lui accorda un dernier sourire, posa une main réconfortante sur son épaule et la pressa doucement.

"Prend ton temps." dit-elle avant de tourner la poignée et de pousser doucement la porte.

Au début Kara ne vit rien, elle était aveuglée par la clarté de la pièce qui baignait dans le soleil. Elle ferma violemment ses yeux en essayant des les rouvrir plusieurs fois afin de s'habituer à cette soudaine luminosité. Puis petit à petit la brûlure de ses iris se calma et elle put enfin découvrir le contenue de la pièce.

Elle avança jusqu'à son centre et tourna sur elle-même émerveillé en premier lieu par la beauté de la pièce éclairé par une immense baie vitré qui prenait tout un pan de mur. En son centre trônait un bureau massif orné d'une Lampe moderne et de différentes style de plumes et d'encrier. Il était également recouvert de livres, de parchemins plus vieux les uns que les autres où des signes étranges y était dessiné. Le sol était jonché de page noircie par une écriture fine et raffiné qu'elle pourrait reconnaître sans mal comme étant celle de Lena. Certaine étaient en boules d'autre seulement envoyé valsé.

Kara ne comprenait pas vraiment en quoi tout cela devrait l'aider, c'était un bureau où manifestement Lena travaillait beaucoup sur quelque chose. Mais quoi ? Et d'une certaine manière elle était mal à l'aise de rentrée ici sans elle. Sans son autorisation.

En s'avançant un peu plus près du bureau une chose attira son attention. C'était un immense rouleau. Elle le souleva délicatement dans ses bras et l'avisa un instant. Il semblait ancien. Elle fit alors quelques pas en arrière s'agenouilla au sol, le posa et commença à le dérouler. Petit à petit une carte du monde s'étendit devant elle sur près d'un mètre. Son cœur prit un rythme plus rapide alors qu'elle découvrait les différents continents barrés à la peinture rouge, ou recouvert de notes dans diverses langues toujours écrites de la même écriture. Certaine étaient ancienne, c'est à peine si on distinguait encore l'encre tant elle était usée par le temps ou par... des larmes ? C'est bien des traces de larmes sécher ? À cette constatation son souffle se brisa quelques peu, Lena souffrait depuis combien de temps maintenant ? Qu'elle âge avait-elle ? Mais surtout, que cherche-t-elle ? Qui ?

Elle tourna la tête vers sa gauche pour regarder Sam qui n'avait pas bougé de l'embrasure de la porte. Celle-ci lui fit un signe de la tête l'incitant a continué. Alors c'est ce qu'elle fit.

Elle continua à observer cette carte plus en détails, commençant à lire ce qu'elle pouvait comprendre. Elle comprit bien vite que tous ces écrits parlaient d'une même chose. Ça parlait de légende, d'amour, de lune et de soleil, d'éclipse... Puis il y avait des dates entourées puis barrés, 1715 la Finlande, 1869 les Etats-Unis, 1870 Madrid, 1919 L'Afrique de l'ouest... la liste était encore longue, puis plus loin il y avait une date dont l'encre était plus récente entourée encore et encore et encore... Une Date qui avait lieu dans deux jours.

Kara écarquilla les yeux tandis que la chaleur dans son corps se répandait toujours plus, sa tête tournait mais elle essayait d'en faire abstraction pour se focaliser sur tout ça, elle se leva et alla vers le bureau et commença à dérouler différents parchemins qui traînaient. Tous parlaient de la même chose une fois de plus, une légende qu'elle ne saisissait pas, certains était constitué d'images représentant deux personnes avec des dessins étranges autour, d'autre représentaient l'univers souvent accompagné de calculs pour essayer de prédire quelque chose semblait-il mais une chose qui lui échappait. Ensuite il y avait des textes, des poèmes, des histoires toutes plus différentes les unes que les autres et qui provenaient d'époques différentes, mais qui parlaient toutes du même chose. L'amour qui unissait la lune et le soleil. La lune et le soleil ? La lune et le soleil... la lune... le soleil... elle effleura sa tâche de naissance sur sa poitrine...

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Kara se tenait debout devant un immense portail constitué de métal d'un blanc éclatant qui ne semblait pas réel tant la lumière ambiante semblait se reflétée dessus. Plus le temps passait, plus son sourire grandissait, elle allait la retrouver. Elle le savait à l'astre lunaire qui rentrait dans son alignement. Bientôt, le chemin se dessina. La marque sur sa poitrine commença à s'illuminer d'une lumière noire intense qui semblait rejeter une petite fumée toute aussi sombre et elle s'en réjouissait. Des ombres de la même couleurs se mirent à apparaître le long de ses doigts remontant le long de ses bras pour finir leurs course sur ses omoplates où apparaissait maintenant un Soleil sur l'une et un croissant de Lune sur l'autre.

Le moment était venu.

Elle prit alors de l'altitude, plus que quelques secondes…

Et le portail s'ouvrit.

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Sa tête se mit à vibrer, qu'est-ce que cela voulait dire ? Qu'est-ce que c'était ? Elle empoigna avec force les bords du bureau en fermant ses yeux pour se maintenir en équilibre, son corps ne répondait plus et sa tête non plus. Elle ne savait plus si elle allait s'effondrer sur le sol ou s'envoler dans les airs tant sa tête lui tournait. C'est alors que deux mains vinrent se poser sur les siennes.

"Tout va bien Kara, reste avec moi." prononça une voix qu'elle identifia comme celle de Sam.

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"Respire... tout va bien. Respire..." continua-t-elle.

Et c'est ce qu'elle essaya de faire.

"c'est ça continue."

Au bout d'un moment elle arriva à retrouver un tant soit peu de calme et rouvrit ses yeux alors que la chaleur dans son corps diminuait un peu.

Elle tourna son visage vers celui de la Luthor et rencontra son regard noisette qui se voulait encourageant. "je ne comprends rien..." prononça alors la plus jeune des Danvers qui n'avait pas encore ouvert sa bouche depuis son arrivée.

Sam eu un sourire énigmatique et lui répondit doucement "tu ne comprends pas... ou tu ne veux pas comprendre ?"

La blonde ne bougea pas et son cœur rata un battement en attendant ces mots, peut-être qu'elle avait raison...

Elle ferma les yeux alors qu'une nouvelle migraine apparaissait mais pas seulement. Elle était accompagnée d'images, elles s'imposaient à son esprit quand bien même elle tentait d'y résister pour une raison qui demeureait obscure.

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Kara se réveilla doucement, chatouillée par des rayons de soleil qui semblaient pourtant lointains. Un sourire étirait ses lèvres alors qu'une sensation de plénitude régnait dans tout son être. Elle tourna son visage vers la droite et découvrit une chevelure brune et un visage qu'elle connaissait que trop bien, étendue à ses côtés. Lena. Elle était si paisible à ce moment précis. Si belle, si parfaite. Elle se positionna sur son flanc droit et l'observa dormir ainsi pendant de longues minutes. Elle voulait profiter de ce moment qui, et elle le savait pertinemment, n'allait pas durer. Alors elle porta sa main vers le visage de la femme qu'elle aimait et l'effleura du bout des doigts...

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Elle rouvrit violemment les yeux, la respiration haletante. Était-ce réelle ? D'où cela venait ?

"Tout va bien ?" demanda la jeune Luthor.

Mais pour toute réponse la blonde hocha la tête à l'affirmative, incapable pour l'instant de prononcer le moindre mot.

"Dans ce cas, il te reste une chose à voir..." déclara-t-elle peu sûr d'elle-même. "heum.. Ne bouge pas je reviens."

La châtain lâcha alors les mains de la Danvers la laissant seule dans son tourbillon de questions internes et s'éloigna quelque peu à la recherche de quelque chose dans la pièce. Ses mains tremblaient. Elle les regarda discrètement pour ne pas alerter l'âme sœur de sa propre sœur et découvrit par la même occasion la cause de ses tremblement pour les moins douloureux. Des rougeurs à l'intérieure de ses paumes de mains. Des rougeurs causées par la température de la peau de Kara... Mais au lieu de s'en effrayer elle souriait. Elle n'était plus très loin, l'amour de sa sœur se réveillerait bientôt. Elle le savait, Lena lui avait raconté, sa peau à l'inverse de la sienne, était plus chaude que la norme, bien plus.

Elle ferma ses poings une minute et continua sa route vers un coin de la pièce où reposait une grande toile recouverte d'un drap blanc. Elle déplia le chevalet qui reposait juste à côté sous les yeux interloqués de la blonde et disposa correctement et soigneusement la toile dessus, comme s'il s'agissait d'un bien précieux.

Elle se tourna vers Kara dont les yeux suivaient ses moindres faits et gestes à la vue de cette toile mystérieuse et se gratta avec une certaine anxiété l'arrière du crâne.

" Surtout, ne panique pas... " La blonde la dévisagea comme si elle arrivait d'une autre planète. Elle se demandait réellement si elle était sérieuse ou si elle se foutait littéralement de sa gueule.

"Ok..." repris Sam pour elle-même en soufflant un grand coup et en se tournant vers la toile.

Elle empoigna le drap blanc et le retira lentement en se déplaçant sur le côté pour laisser toute la visibilité possible à la jeune femme qui se cramponnait toujours au bureau en bois.

Et c'est sous le regard noisette de Sam que la blonde perdit toutes ses couleurs. Son cœur s'arrêta de battre, les sons ne lui parvinrent plus et son regard ne distingua plus que cette toile aux couleurs vives mais qu'on devinait, cependant, très ancienne. Époustouflante, elle était époustouflante.

Le corps de la jeune artiste ne répondait plus de rien. C'est à peine si elle se rendait compte qu'elle s'avançait vers celle-ci pour se stopper aussi près qu'elle le pouvait.

Devant elle, à quelques centimètres seulement, se trouvait une toile sur laquelle on voyait très nettement deux femmes de profile aux allures de déesse. L'une avait la peau si blanche que les rayons de pleine lune eux-mêmes pouvaient rivaliser avec. Elle possédait une longue chevelure d'ébène tressée de façon complexe, une tunique blanche et or qui rappellait à n'en pas douter les vêtements coutumiers de la mythologie grecque ainsi que des lianes d'un blanc tout aussi éclatantes serpentaient le long de ses bras jusque sur ses omoplates où l'on pouvait voir un soleil s'y dessiner. Elle tenait dans ses mains celles d'une autre jeune femme. Elles demeuraient ainsi, front contre front le sourire aux lèvres, les yeux clos. Débordante d'un amour l'une pour l'autre plus que certain.

Kara ne pouvait que reconnaître les traits de son visage...Lena... Alors, elle rapporta, tremblante, son regard larmoyant sur la seconde jeune femme. Son cœur, elle en était sûr, allait finir par sortir de sa poitrine tant ses battements devaient rapide et irrégulier.

La jeune femme avait une peau plus bronzée même si elle demeurait blanche. Elle ornait également de longs cheveux mais cette fois si, ils étaient aussi blonds qu'un champ de blé baigné de soleil et était coiffé de la façon la plus simple qu'il soit, on avait l'impression qu'ils flottaient autour de son visage. Elle était vêtue de façon similaire, bien que la tunique restée différente elle demeurait dans le même thème ainsi que dans les mêmes couleurs que celle de l'autre jeune femme. Mais il y avait aussi des marques sur son corps, sur ses bras. Au contraire de l'autre jeune femme, des lianes noires serpentaient le long de ses bras, comme des ombres, et venait terminer leurs courses sur ses omoplates prenant une forme de croissant de Lune. Et dans l'arrière-plan, juste derrière ces deux femmes enlacées, se trouvait une éclipse de soleil totale entouré d'étoile et ne nébuleuse en tout genre dans des tons de bleus, de verts et de violets.

Kara ne pouvait pas croire ce qui se trouvait sous ses yeux, ça ne pouvait pas être possible. Comment cela pouvait être réelle ?

Sam qui jusqu'ici osait à peine regarder le visage de la blonde tant elle trouvait ce moment particulièrement intime, s'avança aux côtés de celle-ci tout en fixant la toile qu'elle avait tant admiré par le passé.

"C'est Lena qui en est l'auteure…" déclara-t-elle dans un souffle à peine perceptible.

"C'est..." la gorge de Kara s'asséchait tout à coup. Elle ne pouvait pas prononcer ses mots. Parce que... ce n'est pas réelle... si ? Elle avala difficilement sa salive et porta une main tremblante à sa bouche alors qu'un sanglot tiraillait son corps. "Lena..." lâcha-t-elle dans un souffle.

La châtain à ses côtés opina du chef lentement. Elle tourna alors son regard vers sa voisine et lui accorda un léger sourire avant de prononcer deux petits mots qui lui procurerèrent un sentiment de soulagement intense mais également une incompréhension profonde. Elle n'était plus seule à le voir, ce n'était pas un rêve, cet instant était bien réel…

"Et toi... Kara..."


Voilà Voilà pour ce chapitre. J'espère qu'il vous aura plus ! J'attends vos retours avec impatience surtout en vue de cette fin 😉. Je m'excuse une fois de plus pour ce retard... et je ferais mon maximum à l'avenir pour ne plus que ça arrive. Mais ça serait vous mentir si je vous disais que j'arriverais à publier un chapitre par semaine comme avant.

Bref, bonne journée/soirée à vous et n'oubliez pas,

Prenez soin de vous.

-Amaryllis.