Dans la plus petite chambre du 4 Privet Drive, un jeune garçon était déjà réveillé malgré l'heure précoce.
L'aube n'avait pas encore pointé et pourtant il était déjà habillé et peigné, vérifiant consciencieusement le contenu de sa malle.
Perchée sur le bureau, une magnifique chouette Harfang blanche hulula paresseusement, se réveillant de sa sieste.
« houuuhouu moins de bruits houuzz. »
Harry jeta un regard attendri à sa chouette.
Pour le jeune sorcier, ce mois d'août fut l'un des mois les plus agréables qu'il n'eut jamais vécu.
Pendant un temps, Dursley avaient continué leur campagne d'ignorance et le laissait vagabonder comme il voulait.
La plupart de ses journées c'était écoulé au soleil à bouquiner dans le calme.
Quelque fois, il était retourné à Londres, que ce soit pour acheter plus de livre où pour aller parler avec les gobelins de leur « Projet ».
Une après-midi, il en avait même profité pour visiter le côté moldu et faire quelques emplettes dans les magasins de vêtements.
Depuis bébé, Harry n'avait eu que les vieux vêtements de son cousin. Celui-ci avait toujours fait 3 fois sa taille et les vêtements étaient souvent trop large et rapiécer. Maintenant qu'il avait de l'argent cela devait changer.
N'ayant jamais eu à choisir sa garde-robe au par avant, il n'avait pas su quoi choisir au début. Désespéré, il avait fini par faire ce qu'il faisait toujours quand il était perdu et se rendit dans un libraire acheter un magazine de mode pour s'inspirer.
Une fois bien documenté, il avait passé la journée à essayer tenue sur tenue, se constituant toute une garde-robe.
Plusieurs chemises, t-shirts, cardigans, vestons, pantalons et shorts rejoignirent alors ses placards.
Une fois cela fait, il c'était ensuite rendu chez l'opticien faire examiner ses yeux.
Quand il eut enfin sa véritable prescription, il était aller s'acheter deux nouvelles paires de lunettes adaptées.
Il fut long à ce décidé sur le modèle de monture qu'il souhaitait. Après plusieurs essayages et crise de nerf de la vendeuse, il finit par choisir deux modèles simples ;
L'une était en argent, ronde et aplatie sur le dessus, avec des branches fines, très moderne.
La seconde, plus classique, était en demi-cercle avec des branches noires et les verres encadrés de cuivre.
Pour le bien de ses yeux, il prit également des petites lunettes de lecture ovale en argent avec une prescription un peu différente pour reposer ses yeux.
Cela faisait beaucoup d'argent déboursé en quelque jours mais il avait vraiment besoin de nouvelle lunette et de nouveau vêtements.
Alors qu'il retournait une fois de plus sur le chemin de Traverse, il passa devant un magasin de cosmétiques et eut une idée lumineuse.
Quelque minute plus tard il ressortait du magasin avec un pot de fond teint épais et opaque, de la même teinte que sa peau. Une fois appliqué sur son front, sa cicatrice, source de tous les regards, devenait pratiquement invisible.
A moins de l'observer de prêt, personne ne pouvait dire qu'il avait une cicatrice en forme d'éclair sur le front.
Quand il retourna du côté sorcier, ce fut libérateur. Le survivant avait retrouvé un certain anonymat et n'avait désormais plus peur quand quelqu'un dans la rue le fixait.
Il n'était de nouveau personne.
Libérer de sa célébrité, Harry se senti assez en confiance pour visiter plus en profondeur le côté sorcier, découvrant deux nouvelles librairies moins génériques qui lui apportèrent quelques volumes intéressants, bien que toujours rien qui ne parle d'Occlumentie ou de legilimentie…
Il trouva tout de même un ouvrage fascinant sur les dons héréditaire et un autre sur les héritages magiques.
C'était lors de l'une de ses journées ou il se baladait librement sur le chemin de Traverse que l'idée de se procurer un hibou l'avait traversé.
En effet, depuis quelque temps, lui et Griphook entretenait une correspondance régulière sûr l'état de ses coffres et sur ses finances.
Quand il avait découvert son héritage, il avait mis un point d'honneur à surveiller son patrimoine. Sans compter leur « projets », avoir un moyen de communiquer avec l'extérieur une fois à Poudlard était devenu essentiel.
C'est ce qui l'avait poussé à passer la porte de la ménagerie magique et faire la rencontre de Hedwige.
De toutes les chouettes, elle était sans doute la plus intelligente. Là où les autres rapaces ne faisaient que hululer de façon incohérente entre le langage humain et hiboux, cette magnifique chouette blanche sortait du lot.
Déjà, ses hululement était moins irritant, ce qui était un grand plus. Mais ce qui l'impressionna vraiment, c'est de découvrir qu'elle comprenait bien mieux le langage humain que ses congénères.
Le vendeur la décrivait dans sa tête comme « une petite merde trop intelligente ». Celui-ci pensait que les sorts de dressages utilisés pour l'entrainer à comprendre une adresse donnée c'était mal passé avec elle.
En effet, Hedwige était bien plus intelligente qu'une simple chouette.
Seulement quelques jours après qu'il l'eu ramené à la maison, elle avait déjà compris qu'il était différent. La première fois qu'elle eut une pensée humaine cela l'avait surpris.
Il l'avait observé faire des tests, demander à manger par la pensée ou bien qu'on brosse ses plumes.
Son langage était limité, il lui arrivait de ne pas connaître certains mots. Elle était de toute façon peu causante et rapidement, une sorte… d'amitié ? C'était installé entre eux.
Depuis, il avait commencé à lui apprendre la langue des signes et elle avait pris l'habitude de lui répondre avec sa voix, comme si c'était naturel.
Le vendeur avait raison, c'était une petite merde trop intelligente, mais Harry l'aimait. C'était sa première amie.
Faisant moins de bruits pour sa chère amie, il referma sa malle doucement et vérifia l'heure sur sa nouvelle montre mécanique.
Le premier septembre était enfin arrivé, le grand jour pour Harry, il allait à Poudlard.
Il avait tout prévu : en prenant le premier métr 37 il pouvait arriverait à Londres vers 7h pile. Grâce au 3 compartiment, tous ses bagages tenait dans sa seule malle qui était aussi légère qu'une plumes grâce. Même la cage de Hedwige parvient à rentrer dans le compartiment agrandit.
Son amie pouvait se rendre à la gare par ses propres moyens, il c'était déjà arrangé avec elle.
Se regardant dans le miroir, il essaya une nouvelle fois d'aplatirent ses mèches folles en vain. Le coiffeur n'avait rien pu faire à part les raccourcir un peu et essayer de leur donner un style coiffé décoiffé.
Pour ce grand jour, il avait choisi de porter sa chemise préférée bleu foncée par-dessous son pull à coudière crème et des pièces en velours noir sur les coudes. Le tout était assemblé avec un pantalon noir ajusté et ses mocassins en cuir noir.
Il tentait une dernière fois d'arranger ses cheveux quand Hedwige quitta soudain son perchoir pour se poser sur son épaule et commencer à lui mordiller les épis.
« Pas capable de lisser tes plumes houhou »
Harry sourit doucement la laissant faire et signa.
Merci, mais j'aurais pu me débrouiller tu sais ?
Hedwige se contenta de lui mordiller l'oreille pour seul réponse et continua de " lui lisser les plumes". Quand ce fut terminé il devait admettre que c'était moins hirsute. Il lui caressa le plumage et lui donna un miam hiboux au foie qu'elle aimait tant en remerciement avant d'enfiler sa veste en tweed grise et prendre ses bagages. Il était temps de partir.
Prudemment, il descendit avec sa malle, faisant attention de ne pas réveiller les Dursley.
Au début, sa famille l'avait bien laissé tranquille. Mais avec le temps, ils avaient remarqué toutes les choses qu'il s'achetait et c'était devenu tendu.
Son oncle avait essayé de lui réclamer de l'argent et menacé. Évidemment, il les avait envoyés se faire voir en agitant sa baguette pour leur faire peur.
Depuis, leur relation c'était… dégradée, si c'était possible.
Ils avaient recommencé à ne pas lui donner de repas et quand il se levait avant lui, il l'enfermait dans sa chambre à clé. Autant dire qu'il était devenu un lève-tôt assez rapidement.
Une fois dans le hall il aperçut de la lumière dans la cuisine mais n'y fit pas attention alors qu'il quittait la maison.
Hedwige c'était déjà envolé dans la nuit et le rejoindrais à la gare dans quelques heures.
Comme il l'avait fait de nombreuses fois ce mois-ci, il emprunta les voies de métro jusqu'au centre de Londres.
Le train ne partait pas avant 11h, mais il avait préféré partir tôt pour éviter son oncle et sa tante.
Comme il avait beaucoup de temps il en profita pour déjeuner dans un petit café au coin d'une rue et alla ensuite se balader dans St James's parc¹ avant de prendre le métro jusqu'à la gare de King's Cross.
Quand il fut devant le grand bâtiment, Harry fut impressionné. Il observa le bâtiment imposant jusqu'à ce qu'un poids se pose sur son épaule.
Les passants le regardèrent intriguer alors qu'il caressa son amie à plumes. Hedwige lui mordilla affectueusement son doigt comme salutation.
« J'ai faim houhou »
Le jeune sorcier gloussa et signa.
Quand on sera dans le train. Pour l'instant, il est temps de retourner dans ta cage.
Hedwige ébouriffant immédiatement ses plumes, montrant son mécontentement et lui mordit méchamment l'oreille.
Hey ! Je sais que tu n'aimes pas, mais je ne pourrais pas entrer avec toi si tu n'es pas dans une cage. Quand on sera parti je te laisserais voler à côté du train et tu auras un grand paquet de miam hiboux. Deal ?
La chouette sembla réfléchir un instant avant de frotter sa tête plumée contre sa joue pour montrer son accord.
Soulagé, il sourit doucement et posa sa malle pour en sortir la cage. Il fit en sorte que personne ne le voit faire, ce qui fut difficile car certain passant ralentissait pour regarder sa chouette.
Une fois sa cage ouverte, son rapace entra sans faire d'histoire.
Quand il pénétra dans le grand hall, il put constater que la gare grouillait de monde. Mais Harry ne fut pas effrayer pour une fois.
Son livre d'Occlumentie avait été de bon conseil pour renforcer ses barrières mentales.
L'ouvrage donnait plusieurs indications sur les méthodes pour devenir bon occlument : comment vider son esprit, organiser ses pensées et construire ses barrières. Il fut très rapidement bon pour ça. Ce n'était pas très différent de ses propres exercices de méditation après tout.
Bien entendu, il ne contrôlait toujours pas son don et il arrivait que les voix deviennent un peu trop fortes et alourdissent ses barrières, mais elle ne les avait plus jamais percées depuis.
Il était maintenant capable de bloquer les voix jusqu'à les faire pratiquement taire.
Ce n'était pas encore parfait évidemment, il entendait encore les voix des gens trop proches, mais celles plus éloignées n'étaient vraiment plus qu'un bourdonnement.
Cette baisse de volume avait été bizarre au début, il avait dû s'y habituer. Après quelque temps c'était devenu naturel.
Les grandes foules le paniquait encore, il n'aimait pas être coincé de tous les côtés par des dizaines de personnes qui le collait et le poussait… mais au moins, il n'était plus totalement submergé quand il avait un peu trop de monde.
Sans plus attendre il traversa le hall de gare, cherchant les voies 9 et 10.
Après avoir vérifié ses lettres il avait trouvé son billet dans la première enveloppe, mentionnant la gare de King's Cross.
Dans l'histoire de Poudlard, l'emplacement de la voie 9 ¾ était apparemment caché aux yeux des moldu et se trouvait entre les deux voix.
Alors qu'il traînait sa malle et la cage, il se fit soudain dépassé par une armée de tête rousses.
« Il est déjà 10h 45, les enfants vont rater le train… »
« J'ai hâte de voir la tarentule dont Lee nous à parler ! On pourrait la mettre dans le lit de Ron. Il va avoir une crise cardiaque ! »
« On pourrait commencer l'année en mettant le bureau de Rusard en vrac ? Je dois toujours récupérer notre frisbee à dent de serpent qu'il nous à confisquer… »
« Nous allons être en retard, pourquoi maman tenait tant à ce qu'on passe du côté moldue cette année ? Je dois me rendre dans le wagon des préfets avant… »
« Sois gentil avec lui, faite connaissance… et si c'est un idiot ? Je dois quand même être gentille avec lui ? S'il n'aime pas le Quidditch ? »
« J'espère qu'on verra Harry Potter ! Il doit être vraiment beau… et s'il me parlait ? Qu'est-ce que je devrais dire ? »
« Mais où est-il ? Je ne comprends pas, Albus a dit que Hagrid avait oublié de lui parler du passage… il devrait être là ! Le pauvre chou et s'il c'était perdu ? »
En entendant ça, Harry baissa immédiatement la tête, cachant son visage.
La famille le dépassa sans le remarquer, marchant comme un troupeau d'éléphant vers les voies 9 et 10 qui se trouvait un peu plus loin.
Précipitamment, Harry se cacha derrière un pilier et les observa, la femme particulièrement. Ils c'étaient arrêté devant le mur entre les deux voies, et celle qui devait être la mère regardait de tous les côtés, comme si elle cherchait quelqu'un.
Harry resta caché, alors que les enfants traversaient un à un le mur de brick et disparaissant aux travers.
Au moins il avait trouvé l'entrée de la voie.
Quand tous les enfants furent passés, le mari fit signe à sa femme. Celle-ci regarda une dernière fois autour d'elle avant de passer également le mur de brick à contre cœur.
Une fois qu'il fut sûr qu'ils n'étaient plus là, il sorti de sa cachette.
Le jeune sorcier sentait la colère monter en lui. Dumbledore avait envoyé quelqu'un le chercher ? Il voulait le surveiller ?
Il ne savait pas qui était ses gens, mais il était hors de question de les approcher.
Fouillant dans son sac, il sorti son fond teint et son miroir de poche avant de reajus son maquillage. Il les rangea ensuite dans sa poches et se dirigea vers le passage, le traversant sans hésiter.
Aucun choc ne vint. À la place, il se retrouva soudain le long d'un quai ou une énorme locomotive rouge crachait déjà de grosses volutes de fumées.
Au-dessus de sa tête, une pancarte signalait : « Poudlard Express—11 heures ».
Il avait trouvé son Train on dirait.
Un peu plus loin, il aperçut la famille de tout à l'heure. La femme semblait encore à sa recherche alors il se dépêcha de monter à bord. Les premiers compartiments qu'il trouva était occupé et il ne se voyait pas faire le voyage accompagné. Après quelque recherche, il en trouva un entièrement vide et s'y installa, soulagé.
Déposant la cage d'Hedwige sur la tablette, il souleva ensuite sa valise et l'installa sur le marchepied avant de se laisser tomber sur la banquette.
Enfin, il partait pour Poudlard.
« Les miam hiboux maintenant hou ? »
Harry ne put s'empêcher de lâcher un rire incrédule en regardant sa chère amie.
Tu es un ventre avec des ailes
« Et toi un oiseau déplumé » s'ébouriffa-elle.
Hilare, le jeune sorcier ouvrit la cage et sorti le paquet de miam hiboux promis que sa chouette fut ravie de récupérer avant de se percher sur le marchepied aux côtés de ses bagages.
Détendu, il sorti ses lunettes de lecture et L'histoire des sang-pur d'Angleterre de son sac et repris sa lecture.
Du coin de l'œil, il vit les jumeaux roux passé devant son compartiment sans s'arrêter.
Quelques minutes s'écoulèrent avant que le train ne s'ébranle et quitte le quai rapidement.
Son amie avait fini de manger et roupillait doucement sur le marchepied quand la porte du compartiment coulissa vivement, faisant surement un bruit qui la réveilla en sursaut.
Le cadet des enfants roux passa alors la tête dans le compartiment observant autour de lui avant de l'observer attentivement.
« C'est lui ? Il n'a pas de cicatrice… »
Le roux l'examina de la tête au pied avant de remarquer son livre et plisser le nez, l'air écœurer. Il referma la porte et repartit sans dire un mot.
Fond teint 01
Abruti roux 00
Hedwige descendit de son perchoir pour se poser sur le toit de sa cage, hululant vivement, mécontente de son réveil brusque. Pour la réconforter, il ferma son livre et vint lui brosser doucement les plumes.
« Grossier » râla-elle.
Il sourit dépiter et signa.
Je suis d'accord. Tu veux aller te dégourdir les ailes ?
Pour toute réponse elle grimpa sur son épaule et mordilla son oreille affectueusement en hululant contente.
Il se leva et ouvrit alors la fenêtre. Sa chouette élança gracieusement ses ailes dans le vent.
Il l'observa disparaître dans les nuages avant de se réinstalla dans la banquette et enlever ses lunettes de lectures pour ses paires régulières.
Il observa le paysage défilé par la fenêtre un moment avant d'être à nouveau dérangé.
Une petite vieille était là avec son wagon à sucrerie. Comme il était bientôt midi et qu'il commençait à avoir faim, Harry décida de prendre quelque chose. Mais quand il jeta un oeil au choix, il ne reconnut aucune sucrerie. Par curiosité, il prit un peu de tout et paya 11 mornilles et 7 noises.
La Patacitrouille était délicieuse, il en fut immédiatement accro. Les baguettes à la réglisse cependant avait un goût bizarre…
Quand il passa à la boite de chocogrenouilles, il y trouva une très mauvaise surprise.
Cela ressemblait à une carte de collection, mais ce qui le dérangea c'était la personne représentée.
ALBUS DUMBLEDORE, ACTUEL DIRECTEUR DU COLLEGE POUDLARD.
Considéré par beaucoup comme le plus grand sorcier des temps modernes, Dumbledore s'est notamment rendu célèbre en écrasant en 1945 le mage Grindelwald, de sinistre mémoire.
Il travailla en étroite collaboration avec l'alchimiste Nicolas Flamel et on lui doit la découverte des propriétés du sang de dragon.
Les passe-temps préférés du professeur Dumbledore sont le bowling et la musique de chambre.
Le chocolat dans sa bouche devint aigre soudainement. Il le recracha dans l'emballage et le balança dans la poubelle. Quant à la carte, il la jeta dans la cage de Hedwige pour qu'elle s'amuse à la déchiqueter quand elle reviendra.
Cette trouvaille lui avait coupé l'appétit, il jeta les emballages et mit les bonbons restants dans son sac pour plus tard avant de remettre ses lunettes de lectures.
Le paysage changea, passant de campagne aux champs bien dessinés, à une région plus sauvage, avec des forêts, des collines, des rivières qui serpentaient parmi les arbres.
Hedwige était revenue quelque heure plus tard et avait été plus que ravie de mettre la carte en pièce pour lui l'utilisant pour retapisser le fond de sa cage.
En récompense, il lui donna quelque miam hiboux et lui brossa les plumes comme elle aimait avant de reprendre sa lecture.
Quelque minute après, un garçon joufflu passa devant son compartiment. Heureusement, un seul regard noir de sa part le fit fuir à toute jambe.
Il était presque 14h a présent et il était probablement temps de mettre son uniforme.
Il allait le faire, mais la porte de son compartiment s'ouvrit à nouveau.
Agacé, il se retourna pour découvrir la fille agaçante de la librairie accompagnée du garçon joufflu et trouillard.
« Oh non pas lui ! »
De toute évidence, elle l'avait reconnu aussi et ne semblait vraiment pas ravie, sentiment partagé par lui-même.
Sentant à son regard qu'il n'allait pas échapper la confrontation il attrapa son sac pour prendre son bloc-notes mais cela fit juste exploser la fille qui se mit à hurler.
« Encore son bloc-notes ?! Il se prend pour qui celui-là ?! Quoi, il est trop bien pour me parler directement ?! Quel genre de prétentieux fait ça hein ? Ce goujats… »
Sa pauvre Hedwige s'ébouriffa sous ses cris et battit furieusement des ailes.
« Fait la taire hou je lui griffe le visage ! »
Le garçon derrière elle ne savait plus vraiment où se mettre et semblait regretter de l'avoir suivi.
« Je voulais juste retrouver mon crapaud… »
Harry décida de mettre fin à ses germiade rapidement et écrivit vite avant de lui montrer.
Je suis sujet à du mutisme sélectif, je ne peux pas parler.
Ce fut très satisfaisant de voir son visage se décomposer soudainement et pâlir. Elle ouvrit et ferma la bouche, ne sachant clairement plus quoi dire.
Si seulement c'était le cas de ses pensées.
« Oh mon dieu… je suis si stupide ! C'est pour ça qu'il écrit sur son bloc-notes ! Il est trop timide pour me parler ! Comment j'ai pu être aussi stupide… et à la librairie il devait juste être intimidé ! Je suis tellement bête. Ça doit être tellement dur pour lui et je lui ai hurlé dessus en plus ! Oh je suis tellement déso… »
Ses lamentations mentales et sa pitié étaient pires que ses cris.
Pour mettre fin à l'échange il écrivit à nouveau.
Je n'ai pas vu son crapaud, laisser moi tranquille maintenant.
La fille rougit honteuse et reparti avec le garçon joufflu en s'excusant probablement plusieurs fois.
Franchement épuisé par ce qu'il venait de se passer, Harry calma sa pauvre chouette et se changea, reprenant ensuite sa lecture en espérant ne plus être dérangé.
Pile quand il pensa cela, la porte du compartiment s'ouvrit une nouvelle fois.
Qu'est-ce qu'il devait faire pour être tranquille dans ce foutu train ?!
Furieux, il jeta un regard noir au trois arrivant.
Il vit un garçon au teint pâle et ou yeux gris perle étrange, ses cheveux blond platine tiré en arrière.
Debout de chaque côté du garçon, deux grandes brutes bâties comme des montagnes et à l'air féroces lui servaient de toute évidence de gardes du corps.
Le garçon blond balaya le compartiment du regard avant de poser les yeux sur lui critique, le détaillant de haut en bas, regardant son livre puis son front.
« Hum, qui est-ce ? Cela ne peut pas être un sang-pur. Je le reconnaîtrais. Peut-être une famille étrangère ? Vu son livre ce serait logique...Ou bien un sang-mélé ? Peu importe, Il n'a pas de cicatrice, ce n'est pas Potter. »
Fond teint 02
Blondinet 00
Harry leva un sourcil, attendant de voir ce que voulait le blond. Celui-ci sembla se reprendre et inclinant poliment la tête avant de repartir avec ses deux gorilles de compagnies.
Priant pour ne plus être dérangé jusqu'à arriver à destination, Harry se replongea dans son livre, épuisé.
Par chance, ses vœux furent exaucés et le train arriva à destination sans plus d'intrusion inopinée.
Remettant ses lunettes de lectures et son livre dans son sac, il laissa Hedwige s'envoler par la fenêtre, assurant qu'elle trouverait son chemin.
Dans le couloir, il ne vit aucun élève avec ses bagages et en écoutant il comprit qu'il fallait les laisser là. Il prit tout de même son sac, espérant pouvoir finir son livre plus tard.
Quand il descendit du train il faisait nuit et les élèves grouillaient partout autour de lui.
Il en avait tellement qu'il eut du mal à garder son calme et réussi à sortir de ce maelstrom tant bien que mal.
Reprenant son souffle, il regarda autour de lui. Ne sachant pas où aller, il suivit le quai jusqu'à apercevoir Hagrid au loin, faisant de grand signe une lanterne à la main alors que ce qu'il ressemblait à d'autres premières années se ressemblaient autour de lui.
Il les rejoignit rapidement alors que le groupe quittait le quai de gare pour s'enfoncer dans la forêt noire.
Il faisait tellement sombre qu'on ne voyait pas à deux mètres et il fallait se battre pour ne pas glisser dans la boue ou trébucher sur une racine.
Après plusieurs minutes dans cet enfer pour les chevilles, ils atteignirent les rives d'un lac noire d'encre et perchée sur une falaise de l'autre côté se dressait Poudlard.
Harry savait que c'était un château, mais il ne s'était pas attendu à quelque chose de si grand. C'était une immense bâtisse hérissée de tours pointues et qui étincelait de toutes ses fenêtres dans le ciel étoilé.
Il n'était pas le seul à s'extasier et Hagrid les rappela à l'ordre, attirant leur attention sur des dizaines de barques qui étaient amarrées à la rive.
Le géant fit un signe de 4 doigts en hurlant quelques choses et les autres premières commencèrent à embarquer par 4.
Au loin, la fille de tout à l'heure l'aperçu et lui fit un signe timide.
Avant même qu'elle ne dise quoique ce soit, il se pressa de monter dans une barque au hasard, ce retrouvant avec de parfait inconnu.
Peu après, Hagrid vérifia que tous les élèves étaient à bord, il hurla une nouvelle et les barques s'ébranlèrent et fendirent les eaux noires d'un même mouvement.
C'était féerique.
Quelque minute plus tard ils approchèrent des falaises et pénétrèrent dans une grotte. Les élèves durent baisser la tête pour ne pas se prendre les stalactites.
Ils débouchèrent alors dans une sorte de crique souterraine ou les barques accostèrent.
Après avoir débarqué et ils remontèrent un chemin rocheux qui les emmena sur une pelouse qui s'étendait à l'ombre du château. Ils montèrent une volée de marches et se pressèrent devant l'immense porte d'entrée en chêne massif.
Hagrid leurs cria autres choses avant de finalement frapper 3 grand coup aux portes du château.
1 en se baladant dans St James's parc, Harry fit la rencontre de deux bien étranges personnages. L'un dodu, des cheveux blancs comme neige et des vêtements ancien. L'autre grand et filiforme avec de grosses lunettes noires. Les deux énergumènes donnaient du pain au canard en se disputant sur leur absence d'oreilles. ( merci a HinaMJ de m'avoir signalé que centrale park c'était à New York xD )
