Chapitre 11 :

Vous l'attendiez avec une grand impatience, après des années d'inactivité, je vous présente, le nouveau chapitre ! J'espère sincèrement qu'il sera à la hauteur de vos attentes, décidément, Harry n'a pas changé. J'espère donc que ce sera similaire à ce que j'ai déjà écrit et que mon propre changement ne changera pas le texte, après tout, ça fait des années que je n'y ai pas touché. A part une lecture donc, j'espère que vous retrouverez le même sentiment que lors du chapitre précédent.

« Ecartez vous ! C'est … un inferius ! »

La famille Weasley au complet se recueillait auprès de Georges et Fred dont le corps pâle commençait à prendre une teinte cadavérique. Les roux, trop surpris, ne bougèrent pas. Georges dont le chagrin atteignait des sommets se mit à hurler qu'il refusait qu'on le sépare de Fred. Que rien ne le ferait bouger, pas même Dumbledore. Evidemment, on était inquiet pour les autres membres de l'Ordre qui avaient été emmenés par Voldemort mais pour le moment, la mort du jeune homme témoignait une nouvelle fois de la cruauté du mage noir.

Le seigneur des ténèbres n'avait pas hésité une seule seconde à tuer un jeune adulte, à peine sorti de l'adolescence. Molly ne cessait de caresser les cheveux de son fils, comme si d'un instant à l'autre il allait se réveiller d'un sommeil profond. La poitrine de Fred ne se levait plus pour respirer, il n'y avait que la mort qui habitait son corps et son âme avait disparu dans le lointain. Molly et Georges croyaient en Dumbledore quand ce dernier disait qu'une malédiction habitait sûrement le corps sans vie de Fred, qu'un moment à l'autre il allait revenir à une vie artificielle pour les attaquer mais … ils ne pouvaient pas se séparer de lui.

« Je vous en prie, écartez vous, il vous attaquera …

-Dumbledore par pitié … cinq minutes. Laissez-moi me recueillir, Voldemort attendra bien quelques instants.

-Vous ne comprenez pas. Déclara le vieil homme en posant une main sur l'épaule de la mère endeuillée. Il y a sûrement un sort de traçage sur Fred, il nous trouvera d'ici peu. Je vous en conjure …

-Mon fils … »

Arthur se précipita sur Molly pour l'éloigner doucement du corps de Fred. Il fit signe à Bill d'en faire de même pour Georges. Les deux hommes accompagnèrent leur famille à l'intérieur, là où les limites avec l'extérieur étaient plus franches et où ils étaient protégés. Ils entrèrent au Terrier où Ron se précipita sur ses parents pour avoir des nouvelles, il n'osa pas prononcer un mot en voyant les mines endeuillées de ses parents.

Sa petite-amie, Hermione Granger, s'approcha de lui pour lui caresser le dos en signe de réconfort. Le jeune élève de Gryffondor ne disait rien, mais en voyant Georges sans Fred, il sût ce qu'il s'était passé. Il ne fallait pas être devin … après tout, jamais rien ne séparait les jumeaux. Rien n'était capable de mettre en péril leur complicité, leur amour, si ce n'est … la mort elle-même. Ron les avait toujours connu ensemble, il les avait toujours vu rire ensemble et voir le visage décomposé de Georges c'est comme s'il voyait Fred mort devant lui. Il se demandait pourquoi l'autre jumeau n'était pas mort, mais … la clémence de Voldemort devait être liée à son sadisme. Il n'y avait rien de plus cruel que de séparer ces deux Weasley là. Il commença à pleurer silencieusement en serrant son amoureuse contre lui.

Il n'y avait rien de plus que la tristesse au Terrier. Un silence pesant retomba quand Neville revint du sous-sol, où était gardé le jeune Harry. Il avait perdu son sourire avenant et en voyant Ron, son ami, il s'approcha inquiet pour leur demanda ce qui n'allait pas. Hermione se contenta de lui pointer Georges du doigt :

« Où est Fred ? »

Mais personne ne lui répondit. Il s'énerva et redescendit voir le jeune brun. Il était en colère et était persuadé que le jeune Potter était complice du seigneur des ténèbres et par extension, il était responsable de la mort de Georges.

Neville savait que la mort était partout à cause de la guerre, cependant il prenait à présent conscience que la mort pouvait toucher les gens les plus proches de lui et il en était effrayé. Si son côté Gryffondorien voulait se servir de cette colère pour venger Fred, un aspect de lui souhaitait à tout prix céder à la panique, à la peur et il rêvait de se cacher loin de l'Angleterre, à un endroit où Vous-savez-qui ne pourrait jamais le retrouver. Une autre peur plus sournoise ne le quittait plus non plus depuis qu'il avait contemplé les yeux verts brillant d'Harry. Le jeune homme avait semblé très puissant … Neville savait que les dates coïncidaient et s'il n'avait jamais été question de lui dans la prophétie mais de Harry ? Après tout, les propos de la prophétesse avait été vagues … lui et Harry étaient nés lors du septième mois. Et si Dumbledore s'était trompé d'élu ? Ou si …

Ou si le directeur de Poudlard l'avait choisi en dépit de tout car Harry avait alors disparu ? Le doute ne le quittait pas et il s'arrêta au milieu des escaliers. Il y avait beaucoup de « si » qui tourmentaient ses pensées mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Le jeune élève de Poudlard n'avait jamais été très puissant, tout juste la moyenne … au contraire, Harry l'effrayait.

Harry était chez l'ennemi, seul et complètement isolé pourtant, il n'avait pas hésité à lui cracher au visage. La peur n'habitait pas le jeune brun, au contraire, il n'y avait qu'une froideur animale qui l'habitait. Neville était complètement effrayé par lui mais surtout, il souhaitait plus que tout au monde être l'élu. Harry restait du côté de Voldemort.

D'ailleurs, ce dernier ne bougeait pas, malgré son arrivée. Neville se demandait comment il allait réagir quand il lui parlerait de Fred.

Il n'eut jamais le temps de penser à autre chose. La seule chose qu'il perçut avant de fermer les yeux à jamais, c'est les yeux brillant et narquois d'Harry qui avait réussi à se débarrasser de ses menottes.

Harry avait patienté, il s'était libéré il y a un moment mais avait attendu qu'une proie vienne à lui. Il ne voulait pas affronter tout le monde en même temps. Les pleurs qui lui arrivaient d'en-haut le rassurait, ainsi, il avait l'avantage du moral sur ses adversaires. C'est dans l'ombre, près de la porte qu'il attendit. Il ne bougeait pas et c'est ainsi qu'il avait chassé quand il était plus jeune et donc, plus petit. Il s'était toujours glissé sur un arbre, une chose noire parfaitement immobile et attendait les oiseaux. Il se souvenait que la doyenne lui avait apprit cette technique très tôt puisqu'elle était adaptée à sa taille. Ses crocs venimeux faisaient ensuite le reste.

Neville avait été tué en le regardant dans les yeux puisque ses yeux de basilic pouvaient tuer quiconque le regardait. Il rattrapa néanmoins le corps pour ne pas faire de bruit et ne pas alerter les gens qui se trouvaient au dessus.

Les menottes l'avaient empêché de se transformer ou d'user ses dons de basilic, mais maintenant, il pourrait se battre. Il grimaça tout de même, ses poignets étaient extrêmement douloureux à cause des mouvements qu'il avait dû faire. Il avait même peur qu'ils soient cassés. Harry détestait la faiblesse de son corps de sorcier mais il se jura de faire fi de la douleur pour se battre. Il n'avait pas réellement le choix de toute façon.

A présent, les diverses odeurs de la maison lui parvenaient. Il pouvait se faire une meilleure idée de comment elle s'agençait et pouvait percevoir un aperçu de la puissance des sorciers qui y étaient. Il ne pourrait pas quitter cet endroit sans sa baguette, il y tenait. Ce morceau de bois était sûrement son objet le plus précieux à l'heure actuelle. Il devrait sûrement torturer la matrone des lieux pour la récupérer. Il espérait que l'objet ne soit pas en possession de l'homme fou aux longs cheveux blancs et à la barbe tout aussi longue qu'il avait croisé. Il n'aimait pas cet homme, pire encore, ce sorcier l'effrayait.

Son instinct savait reconnaître le danger, la puissance quand il la ressentait. Cet homme-là … il était persuadé que même sa transformation en basilic ne l'étonnerait guère. Ce Dumbidule, de ce que lui avait dit Neville, le surpassait il en était sûr. Il restait un jeune sorcier inexpérimenté, sa puissance sauvage ne pourrait rien faire face à quelque chose de maîtrisé et le vieux sorcier connaissait sûrement des milliers de sorts. Harry ne l'avouerait jamais mais il pensa : « Il n'y a que quelqu'un comme Tom qui pourrait affronter cet homme. » Il était honteux de penser à une telle chose, cependant, il reconnaissait que Lord Voldemort était un homme puissant et charismatique, Dumbledore semblait être son égal en magie blanche.

D'ailleurs, Lord Voldemort ne viendrait sûrement pas le chercher, son cœur se serra à cette pensée. Il s'était attaché plus qu'il ne souhaitait l'admettre au mage noir. C'est pour cette raison qu'il se leva, bien décidé à se battre pour sa liberté. Il ne comptait pas se battre contre Dumbludure ou il ne savait exactement son nom, il comptait sur sa rapidité pour fuir. Si Dum-Dum le tuait, au moins, il serait mort en essayant de recouvrer sa liberté.

C'est silencieusement qu'il monta les escaliers qui menaient à l'étage supérieur. Il n'oublia pas de récupérer la baguette de Neville. Si le bout de bois lui envoyait des frissons de colère, il ignora le morceau d'écorce pour se concentrer sur la porte d'entrée. Personne ne la gardait et visiblement, il était dans une maison assez moisie qui grinçait. Bien loin de la beauté du manoir de Lord Voldemort. Il repéra un couple de personnes qui s'enlaçait tout en pleurant, debout près de ce qui semblait être la cuisine. Harry se demanda s'il y avait des elfes de maison ici, après tout, il était courant qu'ils protègent et servent leurs maîtres. L'animagi en avait déjà affronté, mais en compagnie de leur maître, saura-t-il les affronter ?

Il cessa de réfléchir pour passer à l'action et lança un sort formulé sur le roux qui bavait dans les bras d'une fille pour prendre son contrôle. Ron Weasley se mit à étrangler Hermione Granger sans contrôler son corps. Seul son regard horrifié témoignait du sort qu'on lui lançait.

Dès que la jeune Gryffondor se mit à hurler, Molly et Arthur se précipitèrent pour voir ce qui n'allait pas. Harry sortit de sa cachette, il les tenait en joue en les fixant de ses yeux colériques.

« Papa, maman ! Je ne contrôle plus mon corps !

-Que ce que tu fais … ?

-Harry, cesse ce sort.

-Cette jeune femme n'a plus que quelques instants à vivre. Votre fils a de la force dans les mains.

-Laisse-les, affronte quelqu'un à ta hauteur ! Arthur, par Merlin, va chercher Neville …

-Je l'ai tué. Il gît ici bas. Votre fils et cette fille vont mourir aussi. Si vous activez ce piège pour m'endormir ou me tuer, je peux vous jurer qu'elle va mourir avant moi.

-Je t'en conjure … sois raisonnable Harry. »

Le jeune homme se retourna pour faire face à Maugrey et envoya le premier sort. La baguette ne lui répondait pas bien, l'homme para rapidement. Pour être sûr de s'en sortir face aux nombreux sorciers qui étaient ses ennemis, Harry força Ron à tuer Hermione puis, le Gryffondor attrapa sa baguette et la pointa sur ses parents. Il hurlait de terreur en sentant son corps se retourner contre les Weasley.

« Maman ! Aide-moi, maman ! »

Le basilic trouvait qu'il criait comme un goret, un jeune cochon qui fuyait sa peur en essayant de faire le maximum de bruit. Harry ignora ces bruits insupportables mais il pouvait percevoir qu'au dehors, il y avait aussi des hurlements et des bruits de bataille. Il était curieux à ce propos mais avait, pour le moment, d'autres préoccupations.

Ron ne savait pas qu'il pouvait se mouvoir aussi vite, et sa rapidité à lancer des sorts le dépassait. Harry lui faisait lancer des endoloris sur ses propres parents. Il continuait d'hurler et de supplier, il voyait Hermione, gisant non loin, morte à cause de lui. Il ne souhaitait pas faire du mal à ses parents, c'était inconcevable, effrayant pourtant, cette main sur cette baguette qui forçait ses parents à esquiver, c'était la sienne. Cette voix qui criait « Endoloris » c'était la sienne et pas celle du seigneur des ténèbres. Il voulait que ses parents l'arrêtent, que ses parents le sauvent. Du coin de l'œil, il perçut que le prisonnier que leur avait ramené Dumbledore se battait extrêmement bien.

Un moment il lançait un sort rouge, l'autre un vert, il esquivait rapidement. Il était un véritable serpent et le moment d'après … Maugrey gisait au sol, peut-être mort lui aussi ?

« Rendez-moi ma baguette. »

Ordonna Harry, sa voix froide résonnant entre les respirations saccadées des Weasley. Molly avait finalement été frappé par un endoloris et gisait au sol, tremblante sous la douleur qui parcourait encore son corps. Le basilic s'agenouilla pour contempler cette chevelure défait, ce visage rouge de douleur et ces traits rugueux de femme qu'il jugeait laide. Bien loin de la beauté de Bellatrix ou encore … il se retint de le dire, mais celle de Voldemort.

Pourtant, la mère cracha à ses pieds pour signaler qu'elle ne dirait rien. Le basilic lui donna un magnifique sourire sadique et reprit la parole :

« Souhaites-tu donc que ton mâle et ta progéniture périssent devant toi ? »

Ron pointa sa propre baguette sur son cou mais Harry continua, impassible face au cri d'effroi de la mère Weasley.

« Je forcerais ton fils à enfoncer son morceau de bois dans son cou, très lentement pour que tu subisses sa douleur et le vois mourir à petit feu. »

Molly ne le pensait pas capable de faire ça, Harry le percevait au fond de ses pupilles noisettes. Elle ne le croyait pas, comme si ce qu'il avait fait à Hermione n'était pas réellement la vérité. Arthur Weasley, lui, y croyait et se mit à crier :

« Tout ce que tu veux, mais je t'en prie, laisse notre famille en paix. »

L'animagi sentait la vérité par l'odeur et savait que le patriarche de la famille ne savait pas où était sa baguette. Il n'y avait que Molly qui savait. Le vieil homme lui avait confié le secret et lui avait demandé de la cacher.

Harry releva rapidement la tête et lança un sort fatal à Arthur Weasley. Molly poussa un hurlement et essaya de se lever pour retrouver son mari mais le basilic lui donna un coup de pied pour la forcer à rester à terre et écrasa sa tête sous le poids de sa botte pour humilier la femme. Ron ne bougeait plus, ne criait plus, sous le choc de la rapidité de la mort de son père.

« Je te le dirais … mais laisse ma famille tranquille désormais.

-S'il n'y a aucun piège.

-Jure-le.

-Tu n'es pas en position de négocier. »

Molly dût se soumettre et indiqua au jeune sorcier dans quel tiroir elle avait caché la baguette. Craignant un piège, Harry envoya Ron chercher son bien. Il fût heureux de retrouver sa baguette. Le même sentiment de bien-être le saisit au cœur, comme la première fois qu'il l'avait touché. Dehors, les bruits de combat s'étaient intensifiés.

Le jeune homme se leva et figea Molly Weasley et son fils par un sort avant de saisir une bûche qui brûlait dans l'antre pour mettre le feu au Terrier. Puis, il sortit, satisfait de son œuvre.