Heya ! Et oui, déjà un nouveau chapitre !
C'est que j'ai pas beaucoup de cours en ce moment... Vu les circonstances actuelles. Disons que j'ai beaucoup de temps à tuer.
N'hésitez pas à me donner vos avis !
Bonne lecture !
Il régnait une ambiance quelque peu bizarre entre Yami et Yugi depuis leur semblant de dispute. Yami regrettait un peu cette situation, mais il préférait ça à l'idée que son ami puisse être un esclave toute sa vie. Il restait concentré dans son jeu, tout était presque en place, enfin, il l'espérait. Et en attendant il continuait à travailler à la KaibaCorp, tout en se préparant moralement à tenir son engagement supplémentaire. Kaiba profitait bien de son nouvel employé pour tester tous les prochains jeux qu'ils allaient sortir et accessoirement enregistrer les données de ce dernier pour trouver un moyen d'être meilleur que lui. Yami en était parfaitement conscient et il en avait strictement rien à faire : en dehors du fait que sa position de bêta-testeur l'empêcher de se donner réellement à fond -et que de toute façon, pour devenir un pro sur un jeu, il faut y passer beaucoup de temps, or c'était loin d'être le cas- il savait qu'il finirait toujours par le battre à un moment donné. Ça ne l'empêchait pas de jouer parfois comme un manche pour fausser les statistiques de Seto. Et quand celui-ci s'en rendait compte et demandait des comptes à Yami qui répondait généralement par un "Bof, aujourd'hui, c'est un jour-sans" avant de partir en se retenant de rire. Après sa journée de travail, c'était maintenant son père qui le ramener chez lui. Monsieur Sennen avait fini par accepter la situation, même s'il se méfiait encore. Il demandait régulièrement un compte rendu à son fils pour s'assurer que ce dernier allait parfaitement bien et qu'il n'était pas maltraité, harcelé ou autre mauvais traitement pendant son travail et même dans le cadre scolaire. Une fois qu'il avait tout vérifier, le silence s'installer jusqu'à la maison.
Il s'était écoulée quelques jours depuis sa "dispute" avec Yugi, quand un soir en sortant de la KaibaCorp, une personne de l'accueil interpella Yami. Elle lui dit rapidement qu'un petit à lunette accompagné d'un autre portant un bonnet avait déposée une lettre pour lui et qu'un de ses camarades de lycée lui avait laissé un cahier de cours. Il fut un peu surpris, prit la lettre et le cahier puis se précipita à l'extérieur du bâtiment pour rejoindre son père. Il s'installa côté passager, comme d'habitude, posa la lettre et le cahier à ses pieds et de coller son visage sur la vitre, regardant l'extérieur, avant de subir l'interrogatoire habituelle de son père. Une fois cette étape passée, son père commença une autre discussion.
-J'ai vérifié et tu as effectivement raison avec ce dossier. Quelque chose n'est pas normal. Mais tu aurais du m'en parler plus tôt.
-Je sais papa. Je pensais pouvoir gérer ...
-Tu penses encore que quand les adultes s'en mêle, ça peut s'empirer ?
Yami regarda son père pour jauger son humeur. Il savait que si ce dernier était en colère, il ne pourrait pas dire le fond de sa pensée et qu'il risquait très probablement de recevoir une leçon à la façon Sennen... et il en avait pas vraiment envie. Mais son père n'était pas en colère, il avait plutôt l'air inquiet. Yami fit un sourire timide avant de répondre :
-C'est ce que pense la plupart des enfants au moins jusqu'à l'adolescence... mais je suppose que cette fois c'était plus par orgueil...-il marqua une pause- Tu es encore en colère ?
-Un peu
-Je suis...
-Je sais. Ecoute, ce n'est pas ta meilleure idée, mais ça peut marcher. Il faut quand même que tu aies conscience que pour te laisser faire ça, je suis soit un père vraiment très cool, soit un père totalement inconscient. Et aussi que ta mère ne va pas apprécier.
-Je sais.
Yami se rappela de la lettre et l'ouvrit pour la lire, tout en continuant d'écouter son père.
-Mais je te préviens, si elle décide de te punir, je serais d'accord avec elle. Et j'interviendrais si jamais tu es en danger. Est-ce que tu as bien compris ?
-Oui, mais on sait tous les deux que je vais passer un sale quart d'heure... avec maman je veux dire.
Il avait dit ça en continuant de regarder le contenu de l'enveloppe qui était composé d'une lettre manuscrite et de 3 photos.
-Je te le fais pas dire...
-Dis, tu te rappelles qu'on avait vu qu'il n'existait pas de lien claire entre Ushio et la mort de sa mère ?
-Oui, pourquoi ?
-Maintenant il en existe un.
En rentrant chez eux, les deux messieurs Sennen tombèrent directement sur Yugi qui était dans le salon en train de se faire examiner par la mère Sennen. Le père de Yami regarda Yugi avec des yeux tristes avant de se diriger vers son bureau. Yami fit un coucou de la main à Yugi avant de dire à sa mère que ce soir, c'est lui qui préparait le repas et de s'exiler dans la cuisine. Il entendit des brides de la conversation qu'il y avait dans le salon.
-Tu t'en sors très bien. Mais je vais te demander d'éviter de faire trop d'effort. Tu as besoin de repos.
-Merci
-Je suis très sérieuse, jeune homme. Tu as besoin de tes heures de sommeil !
-Je... je vais essayer mam- Je vais essayer.
Yami n'avait pas besoin d'être dans la même pièce pour savoir que Yugi était en train de rougir de honte. Il rigola un peu avant de se rappeler ce qu'il s'était passé un peu plus tôt dans la soirée et d'être triste pour son ami. Puis il commença à préparer le riz pour le repas. Sa mère entra dans la cuisine pour lui demander pourquoi il était si serviable ce soir. Il répondit simplement qu'il en avait envie pour ne pas dire qu'il en avait un peu marre des tests culinaires de la maîtresse de maison. Une fois le repas préparé, il mit la table, alla chercher son père dans son bureau et Yugi dans la chambre avant de s'installer pour manger. Le repas était plus calme, Yami ne râlant pas, cette fois, sur la cuisine infecte de sa mère. Il racontait un peu sa journée, pour faire la conversation et surtout pour rassurer sa mère, en évitant d'entrer dans les détails. Le jeune remarqua que sa version miniature n'osait pas le regarder. Mais il ne chercha pas plus loin durant le repas, pour ne pas le mettre plus à l'aise qu'il ne l'était déjà. Mr Sennen essayait de faire parler un peu Yugi pour que ce dernier ne se sente pas à l'écart. Ce dernier répondait avec des réponses simples et courtes.
-Il faut pas que tu hésites à nous le dire si tu as besoin de quelques choses.
-Oui M'sieur !
-D'ailleurs, j'ai reçu un coup de fil de ton grand-père aujourd'hui, il m'a demandé si tu voudrais aller à Kyoto dans les prochains jours. On peut t'y accompagner si tu veux.
Yugi resta silencieux. Il baissa la tête et son expression s'assombri. Puis, s'apercevant que tout le monde le regardait, il finit par répondre.
-Non merci... je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
A cette réponse, Monsieur Sennen regarda Yami. Ce dernier acquiesça avant de changer de sujet de conversation pour le reste du repas.
Depuis le début du jeu, Yami avait rarement eu l'occasion de ne pensait à juste rien du tout. Après le repas, et malgré la lettre qu'il avait reçue, il avait réussi à trouver du temps pour un de ces moment-là. "C'est pas comme si je pouvais faire quelques choses dans l'immédiat" c'était-il dit en se jetant sur ces cartes "Puis je reste un ado, bordel". Il triait ses cartes Duels de Monstres en jetant de temps en temps un oeil sur les actualités. Comme d'habitude, il n'y avait rien de bien transcendant. " Scandale à Tokyo : monoxyde de dihydrogène*, une substance dangereuse, a été trouvé dans les égouts de la ville ". Il se demandait s'il n'allait pas changer de site pour regarder les actualités. Yugi entra dans la chambre, la tête baissée, en fermant la porte derrière lui.
-Yami, est-ce que tu me détestes ?
Yami arrêta de trier ses cartes pour concentrer toute son attention sur son ami.
-Si je te détestais, Yugi, j'aurais réussi à convaincre mes parents de te faire dormir dans le salon... ou dans la salle de bain, ou sur le trottoir... dans une gare de métro ?
-C'est une question sérieuse !
-Qu'est-ce qui se passe Yugi ?
Des larmes commençaient à naître dans les yeux du jeune homme. Yami se leva pour tenter de consoler son ami qui lui avoua avec beaucoup de mal qu'il avait parlé de lui à Ushio par inadvertance, plus pour faire le malin qu'autre chose. Yami lui rétorqua que c'était pas grave et ça expliquait la lettre qu'il avait reçue un peu plus tôt sans pour autant en révéler le contenu. Après avoir que le plus grand ait réussi à consoler son ami et qu'il lui ait assuré une dizaine de fois que, non, il ne lui en voulait pas, les deux jeunes hommes discutèrent un peu avant de jouer à "Mortal Street Duel**" toute la soirée.
Le lendemain, quand Yami se réveilla, Yugi était déjà parti et il y avait sur le bureau le dossier le concernant avec des petites notes le complétant ainsi qu'une note "Tu peux tout lire. Pour que ça ne recommence pas."
-Tu es sûr que c'est une bonne idée, mon fils ?
Yami était dans la voiture, un peu nerveux. Il prit 3 secondes pour réfléchir avant de répondre.
-Pas vraiment. Mais c'est pas comme s'il y avait beaucoup de choix
Le père prit son talky walky, l'activa avant de dire.
-A toute l'équipe, début de l'opération. On recherche les 10 jeunes garçons du signalement. Pas de violence si ce n'est pas nécessaire durant l'arrestation !
Il désactiva son talky walky.
-Ton ami ne va vraiment pas apprécier.
-Il serait en danger sinon et c'est pas lui qui m'inquiète le plus... Non, c'est maman qui va vraiment pas apprécier...
-Ah oui, c'est vrai... Bon, trop tard pour reculer on y va pour cette journée "père-fils" ?
Yami acquiesça. Il sortit de la voiture, accompagné de son père. Ils étaient accompagnés de plusieurs agents de police bien équipés. Ces derniers se dirigèrent vers la cachette d'Ushio.
Yami observait les jeunes se faire arrêter pendant que son père lui expliquer les ficelles du métier. Sur les 10 employés d'Ushio, 5 se trouvaient dans le repère d'Ushio ce jour-là. 3 autres furent trouvé dans la journée.
-VOUS ÊTES COMPLÈTEMENT MALADE !
Madame Sennen était furieuse. Parfois, entre deux gueulante, elle balançait un objet en travers de la pièce.
-C'est ça pour toi, l'amitié, mon fils ?!
-C'est toi qui me disais qu'il fallait toujours ramener les amis dans le droit chemin
-Yami, c'est pas le moment de faire de l'esprit, elle est en mode fury !
-VOUS DEUX ! Ce pauvre petit bout de chou ! Il doit être effrayé, tétanisé ! Il avait confiance en nous !
-Il avait l'air de le prendre plutôt bien quand on a discuté avec lui tout à l'heure***...
-IL DOIT... Comment ?
Les deux hommes se regardèrent. C'est finalement le père qui prit la parole.
-Ma douce -Yami lâcha un petit rire- Il avait reçu une menace. Alors, pour le protéger il est au poste... mais concrètement, il est avec des amis à lui, autour d'une pizza et d'un monopoly...
-Le monopoly était vraiment une idée de merde par contre, papa...
Monsieur Sennen regarda avec un regard noir avant de reprendre ces explications. Yami se plongea dans ses pensées : il s'était assuré que Yugi ne lui en voudrait pas, sachant que ce dernier ne risquait rien, mais ils se demandaient si cette manoeuvre avait eu l'effet escompté.
Une fois la colère de la maman plus ou moins calmé, les deux hommes allèrent au fast-food, cette dernière refusant de leur faire à manger et les ayant jetés dehors pour la soirée. "Ça c'est plutôt bien passé" avait fini par dire le père de Yami.
Bien que ce n'était ni vraiment le moment, ni vraiment très prudent, ce soir-là, en sortant de la KaibaCorp, Yami ne se dirigea pas vers la voiture de son père, qui n'était pas là, ni vers la limousine de l'entreprise. Il avait envie de marcher un peu en ville, surement parce que, même en sachant qu'il allait bien, son ami lui manquait. Mais imaginer la tête de l'autre crétin lui remontait déjà le moral. Il était allé dans une salle de jeu pour dépenser un peu d'argent. Il repensa aussi à Jôno-Uchi, à qui il devrait un double menu spécial "pétage de bide" au Burger World après toute cette histoire. Soudain, son instinct lui cria de partir le plus vite possible. Il sortit de la salle d'arcade et se précipita de l'autre côté au bout de la rue en jetant un rapide coup d'oeil au-dessus de son épaule. Il était suivi pas Tetsu Ushio.
Il n'était pas vraiment surpris, ces derniers jours, il avait un peu tout fait pour le mettre en rogne. Mais tant qu'ils restaient tous les deux dans des rues bondées, Yami ne risquait rien.
Le tricolore envoya un sms avant de se mettre à marcher un peu plus vite, pour semer son poursuivant. Au bout d'une dizaine de minutes, il tomba sur un vestige du passé : une sorte de Tour-Parc d'attraction construit par la KaibaCorp. Il regarda derrière lui, Ushio était encore là, il accélérait la cadence et il y avait trop peu de monde pour servir de témoin. Il regarda la tour : cette dernière, n'ayant plus de réelle utilité aujourd'hui, avait été laissé à l'abandon, malgré ça, il entra à l'intérieur.
Il faisait plutôt sombre, seule une lumière éclairait le centre de la pièce d'accueil et en dehors de l'entrée, l'extérieur de la pièce était indiscernable. Yami se dirigea vers le centre de la pièce, bien dans la lumière. Une fois le centre de la pièce atteint, il se retourna et envoya un deuxième sms.
-Je vais te détruire.
Yami leva les yeux, Ushio venait d'entrer.
*C'est un des noms scientifique pour dire "eau", utilisé la plupart du temps pour faire des canular.
**Je galère de plus en plus à inventer des noms de jeu faisant référence à des jeu qui existe pour de vrai….
*** La dites discussions fera l'objet d'un chapitre supplémentaire Bonus, si on me le réclame.
