Bonjour à toutes et tous ^^
Aujourd'hui nouvel OS pour poursuivre ce calendrier.
Je vous rappelle qu'il s'agit d'un UA et que les couples sont du au hasard
Réponse Reviews:
Christine:
Chap 13: Je suis contente que mes histoires te plaisent autant et quelles soient le moment de douceur de ta journée. Je suis d'accord avec toi, concernant Fen et Luna.
Chap 14: Le Severus/Gilderoy était un défi d'un ami. J'imagine que ça a du surprendre mais moi j'aime bien. Merci pour ta petite correction, j'avais pas vus que je m'étais trompée. Quoi qu'il en soit, j'espère que le présent OS te plairas.
Voilà, je vous laisse à la lecture.
Bonne après-midi
OS n°15 : Voyage surprise en montagne
Noël approche et avec ça, sa dépression habituelle. Il repense à son enfance solitaire malgré ses parents qui ont toujours été là pour lui. Mais là il se sent seul, assit à son bureau, jusqu'à ce que Cornélius entre et lui propose de l'accompagner pour quelques jours de vacances qui les rapprocherons plus qu'il ne l'aurait espéré.
Ships : Corban/Cornélius, Horace/Poppy
Warning : Yaoi, Histoire se situant avant HP1, no lemon
Voyage surprise en Montagne.
Noël approchait. Il le savait et cela se sentait même jusque dans son bureau du Ministère, malgré son sort de réchauffement. Il n'avait jamais aimé cette période de l'année qui lui rappelait sa solitude, bien que lorsqu'il était petit ses parents se trouvaient toujours là pour lui. Ce n'était maintenant plus le cas. Il avait 40 ans. Loin derrière lui se situait son vécu de petit garçon. Pourtant, il se sentait toujours aussi seul qu'à l'époque. Mal dans sa peau, il regardait le plafond alors que la plupart de ses collègues n'étaient pas là. Il n'avait donc pas grand-chose à faire. La plupart des gens étant partis en vacances, et même les mages noirs se trouvaient calmes en cette saison. Il se perdit donc dans son flot de pensées.
Celui-ci ne fut interrompu que bien plus tard, par l'arrivée de Cornélius Fudge, homme dynamique au visage d'ange, de cinq ans son aîné, sur qui il craquait complètement depuis des années. Hélas le sorcier ne semblait le considérer que comme un ami, ce qui l'attristait un peu. Il chassa cette pensée négative, préférant le saluer poliment, à l'instar de tout travailleur qui se respecte.
- Alors Corban, encore ta morosité de fin d'année ?
- Tu sais déjà la réponse à cette question… soupira le blond su-nommé.
- Je n'aime pas te voir comme ça. Écoute, je pars en vacances demain. Tu accepterais de venir avec moi ? Je serais content d'avoir ta compagnie !
- Tu es sérieux ? demanda-t-il, son regard s'illuminant d'un coup.
- Bien sûr. Je ne te demanderais pas sinon. Alors ?
- Hum… Cela dépend où tu veux aller. Ton frère ne vient pas cette fois ?
- Non, il reste à Poudlard avec Poppy. Et je n'ai pas envie de m'ennuyer tout seul. Au moins avec toi je suis sûr que je serais bien.
- Cela ne me dit cependant pas où tu vas.
- Surprise du chef mon cher. Allez, s'il te plais ! Dis oui !
Il réfléchit un moment, mais ne put résister au regard de chien battu de son ami, alors il accepta. Le brun bondit de joie et l'enlaça tout bondissant avant de partir en lui conseillant de bien se préparer car il allait faire plutôt froid. C'est tout ce qu'il avait accepté de dire sur leur destination mystère. Cela amusait Corban qui se prit au jeu pour faire plaisir à celui qu'il aimait secrètement. Ils se donnèrent rendez-vous devant chez lui pour le lendemain à 14h afin de prendre un Portoloin. Celui ci déposa le duo devant un chalet en montagne, bien entretenu, de la fumée sortant de la cheminée. La vue était splendide, le regard du sang-pur se perdait dans l'immensité de la vallée couverte de neige, avec un beau lac gelé en son coeur, se trouvant à leurs pieds, et le ciel bleu, sans nuages.
Cornélius du l'attraper par le bras pour le tirer de sa rêverie et l'emmena à l'intérieur en souriant. Il aima tout de suite l'atmosphère chaleureuse et l'odeur de pain d'épice émanant de l'endroit. Ils furent accueillis par les propriétaires des lieux qui avaient tenu le chalet prêt pour leur arrivée. Il s'agissait d'un charmant couple de sorciers qui leur laissa l'endroit, une fois qu'ils eurent fait visiter ce dernier à leurs locataires pour la semaine.
- Voilà. Ici nous passerons un bon séjour. Qu'en penses-tu Corban ? demanda son ami quand les deux autres personnes furent parties.
- C'est très rustique. J'aime beaucoup, cela me changera de mon manoir familial.
- Vu comment il est, très pimpant, ça ne m'étonne pas. Un lieu un peu trop grand pour toi seul.
- Certes. Mais pour inviter des gens, c'est bien d'avoir de l'espace. Même si j'admets que j'ai fort peu de personnes à faire venir, à part toi.
- Tu verras, un jour ta maison sera tellement envahie que tu t'empresseras de prendre la poudre de cheminette pour aller ailleurs, dit-il avec amusement.
- Peut-être, qui sait. Nous verrons quand cela arrivera.
- Oui. En attendant… Qu'est-ce que tu as envie de faire en premier ? Promenade ? Ski ? Luge ? Il y a tout le matos qu'il faut dans la remise.
- Je vais passer pour un gamin mais… Je voudrais faire une bataille de boules de neige !
- Tu es sérieux ? Ne me dis pas que tu en a jamais fait petit ?
- Bah… J'étais plutôt du genre à rester à l'intérieur, dans un coin tranquille.
- Je vais en avoir du travail à faire pour te décoincer un peu monsieur le Slytherin, dit Cornélius avec amusement. Allez, habilles-toi chaudement et on y va !
Corban eut un léger sourire en percevant l'impatience de son ami et accéda à sa requête, récupérant bonnet et gants chauds dans sa valise. Une fois paré, il le suivit dehors et alors qu'il s'éloignait lentement du chalet, il sentit quelque chose éclater dans son dos. Il se retourna alors et vit que l'autre préparait une deuxième munition. Il mima ses mouvements pour essayer de faire une sphère bien ronde avec la poudreuse et lança. Il visa bien l'épaule du brun qui éclata de rire en disant :
- Je vois que tu n'as pas perdu tes réflexes de Quidditch mon ami !
- Et toi tu es toujours aussi lent, répliqua le blond en riant.
- Ah oui ? C'est ce qu'on va voir ! Prend ça ! dit-il en lui balançant ce qu'il avait préparé.
Il ne fut pas difficile pour le blond de l'éviter, il eut simplement à se baisser puis la bataille continua. Il commençait à prendre le coups de main pour façonner les boules et vérifiait bien que la neige était pas trop dure. Il ne voulait pas envoyer l'autre sorcier à l'hôpital après tout. En tout cas, il s'amusait beaucoup. Il tomba plusieurs fois dans le manteau blanc, faisant des anges de neiges puis repartait à l'assaut, jusqu'à ce qu'ils commencent tous les deux à avoir trop froid malgré leurs sorts de réchauffement. Ils allèrent prendre une douche pour se changer l'un après l'autre et Cornélius eut l'occasion de voir son invité torse nu, il avait oublié de sortir une chemise de rechange. Il rougit en détaillant les lignes de sa musculature avec les quelques cicatrices présentes sur sa peau.
Il détourna le regard quand le blond retourna dans sa chambre, puis prit sa place dans la salle d'eau. Il prit un moment pour calmer son imagination débordante qui l'avait légèrement tendu. Il alla ensuite au salon, où Corban avait installé des couverture épaisses, préparé un feu de bois crépitant, et du chocolat chaud, avec de la cannelle pour lui et des guimauves pour son ami.
- Wow, quelle organisation Lord Yaxley. Je croyais que tu ferais tout faire par un elfe.
- Oh non, le mien a déjà bien assez de travail au manoir. Je ne vais pas en plus le réquisitionner pour ici. J'ai préféré apprendre à faire certaines choses moi-même que de devoir l'appeler trop souvent. Lui aussi il a besoin de repos, comme nous.
- Je comprends. Cependant, il est rare que les sangs-purs le fasse, à part mon frère je ne connaissais personne parmi les sacrés 28, à bien traiter ses elfes.
- Je sais, nous les anglais, on est un peu trop en retard sur les autres pays niveau tolérance, soupira-t-il en posant les tasses fumantes sur la table basse.
- Malheureusement. En tout cas, merci pour la boisson. J'en avais bien besoin.
- En même temps si t'étais pas tombé dans un trou de neige, tu n'aurais pas aussi froid, ricana-t-il.
- C'est sûr, mais c'est de ta faute ! Tu me poursuivais !
- J'ai pas pus m'en empêcher, c'était tellement drôle.
- Tu aurais moins ris si tu t'étais trouvé dedans à ma place, dit-il, ronchon.
- Ah non tu vas pas bouder quand même ?
- Si, répondit-il en s'enveloppant dans sa couverture avec sa tasse, dos à son ami.
- Tu n'es pas très amusant Cornélius… J'aurais peut-être du rester chez moi, dit-il avant d'aller à la cuisine avec son propre mug, même s'il faisait plus frais là-bas.
Il s'installa sur une chaise et commença à boire, perdu dans ses pensées. Il était triste que le brun lui fasse la tête pour si peu, il soupira donc un bon coup. De son côté, l'autre n'avait même pas remarqué le départ du blond, marmonnant des mots incompréhensibles. Il ne savait même pas qu'il avait blessé Corban avec sa réaction, ne sachant pas à quel point il était sensible, car très attaché à lui, son unique ami depuis des années. Ils ne se parlèrent donc pas de tout le reste de la soirée, même pas pour le dîner et ne se souhaitèrent pas non plus une bonne nuit.
Le sang-pur ne parvenait pas à s'endormir et décida de faire une balade en solitaire autour du chalet, observant les étoiles illuminant le ciel merveilleusement dégagé. Il fit un vœu en voyant passer une comète dans l'immensité astrale, espérant que cela rendra plus joyeux et agréable, la suite de leur séjour. Il resta longtemps dehors, tant et si bien que lorsque Cornélius se réveilla, il pourra voir qu'il était seul dans le chalet. Il enfila alors rapidement manteau et tout le tintouin pour partir à la recherche de son ami, qu'il trouva adossé contre un arbre, transit de froid.
- Espèce d'imbécile ! Qu'est-ce qui t'as pris de passer la nuit dehors ?
- Je ne voulais pas venir te déranger monsieur le boudeur.
- J'ai peut-être boudé un peu trop, je l'avoue. Mais ce n'est pas une raison pour agir comme un débile. Allez viens, tu dois te réchauffer maintenant avant d'attraper la mort. En plus t'es même pas sorti habillé ! T'es encore en pyjama par Magia !
- Pas pensé… Atchoum !
- Bon bah je suis bon pour préparer de la Pimentine et jouer le garde malade aujourd'hui, constata-t-il avant de le ramener à l'intérieur, le serrant contre lui.
- Chouette, mon Eli, mon Hufflepuff préféré, en infirmier personnel. J'adore, dit-il, profitant d'être contre son ami qu'il aimait secrètement.
Il n'était pas vraiment dans son état normal avec la fièvre lui faisant tourner la tête, et dire des choses insensées. Cornélius le porta dans la chambre que son invité occupait et le posa délicatement sur le lit avant de se concentrer sur les soins à faire, essayant d'ignorer les paroles qu'il prononçait, bien que c'était compliqué par moments. Il avait l'impression d'être un intrus dans les pensées secrètes de son patient mais il ne put s'empêcher de rougir en souriant quand il entendit :
- Je t'aimes Eli. Reste avec moi s'il te plais. Me laisse pas tout seul… La solitude… Je l'ai que trop connue… Je t'en pries… Demeure mon ami…
- Ne t'inquiète pas. Je suis là, n'ais pas peur Corb. Tout va bien, dit-il en posant un linge humide sur son front après lui avoir fait boire diverses potions.
Il sentit alors l'autre homme le tirer à lui, le faisant tomber sur le matelas à ses côtés alors qu'il venait à peine de finir les soins. Il trouvait ça si bizarre et naturel à la fois, il ne bougea donc pas. Il verra bien plus tard comment réagira le blond en le voyant ainsi contre son corps. Il jeta ensuite un sort de réchauffement sur le malade puis se changea d'un coup de baguette, afin d'être en pyjama et s'installa de façon à être à l'aise. Il ne pouvait pas partir, la poigne de Corban étant trop forte, et en plus, il avait promis de ne pas le laisser. Sans oublier que cette proximité ne le gênait pas vraiment, bien que cela restait déstabilisant et nouveau. Il essayait d'imaginer le comportement qu'aura l'autre à son réveil. Il lui restait cependant encore un moment incertain à attendre et fini donc par sombrer dans le sommeil à son tour. Il ne dormit pas très longtemps cependant, à peine plus d'une heure. Il avait été dérangé par son estomac qui gargouillait et regarda la pendule. Elle affichait 9h30 déjà !
Il laissa partir un juron avant de se lever, prendre une douche rapide, se préparer, puis vérifier la température de son meilleur ami, avant de se mettre aux fourneaux. Il enfila un tablier jaune pour protéger ses vêtements et concocta un petit déjeuner complet comme les aimaient son patient, avec des rondelles de pomme de terre, des œufs, du bacon, et des toasts. Une fois tout prêt, il disposa l'ensemble sur des plateaux, qu'il fit léviter jusqu'à la chambre.
L'odeur eut pour effet de réveiller le blond qui fut étonné de voir son ami allongé près de lui.
- Cornélius ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je t'ai veillé une partie de la nuit. Et là j'ai préparé de quoi manger.
- Je suis malade ?
- Oui, mais visiblement mes soins t'ont déjà fait pas mal de bien. Tu te sens comment ?
- Mieux. J'ai dis des choses bizarres ?
- Pas vraiment. Juste que…
- Quoi ?
- Je sais pas si tu pensais vraiment ce que tu as dis… Tu délirais… Je me fais sûrement des idées…
- Dis-moi Eli, tu m'inquiète là.
- Tu… Tu m'a avoué que tu m'aimais…
- Oh… Je vois, dit-il en rougissant.
- Alors ? Tu étais sérieux ?
- Eh bien… C'est… Je… Je ressens vraiment de l'amour pour toi. Cela fait longtemps mais jamais osé le dire. Je croyais que tu me rejetterais…
- Jamais je pourrais faire ça Corban ! Tu ne vas peut-être pas me croire, mais… Je t'aimes aussi.
- Vraiment ? Tu ne me mens pas ?
- Pourquoi j'inventerais une telle chose ? Des années que je n'arrive pas à te le dire !
- Il aura fallu que je tombe malade pour qu'on se le dise enfin.
- On est un peu à la ramasse mon cher.
- C'est le moins qu'on puisse dire, admit-il en l'enlaçant avant de profiter du petit-déjeuner en sa compagnie, jusqu'à ce qu'ils remarquent qu'ils ne voyaient qu'à peine la neige s'étant remise à tomber dru, il y a plusieurs minutes.
Curieux de voir à quel point il y en avait, Cornélius essaya d'ouvrir la porte. C'était impossible, le chalet était bloqué sous le manteau blanc.
- Bon bah, on va passer nos derniers jours de vacances à l'intérieur.
- Heureusement que nous avons plein de provisions et déjà acheté les cadeaux, dit son ami, hilare.
- Tu es bien enjoué.
- Au moins personne ne pourra nous déranger.
- Tu n'as pas tort. Je vais quand même envoyer un Patronus à mon frère pour le prévenir.
- Comme tu veux, dit-il en terminant son assiette avant de débarrasser à l'aide de sa magie, ayant la flemme de sortir des chaudes couettes l'enveloppant.
- Quel fainéant, se moqua doucement le brun.
- Je suis bien, c'est tout. Par contre, tu sais ce qui serait mieux ?
- Non, mais j'imagine que tu vas me le dire ?
- T'avoir avec moi dans le lit, dit-il malicieusement.
- Je te savais pas si direct.
- Depuis le temps que j'attends, tu ne vas pas me le reprocher.
- Loin de moi cette idée, déclara-t-il après avoir envoyé son message à son frère.
Il se glissa ensuite aux côtés de son amoureux et se blottis dans ses bras.
Plus tard à la réception du Patronus, Horace décida de ne pas agir tout de suite. Il voulait laisser de la tranquillité à son cadet, devinant qu'il allait se passer certains trucs durant la fin de ce séjour en montagne. Il ne put s'empêcher de rire en imaginant la réaction des autres quand ils retournerons au travail après leurs vacances, ce qui lui attira un regard interrogateur de sa compagne.
- Mon cadet est enfermé au chalet avec Corban. Il va s'en passer des choses.
- Donc tu ne comptes pas aller l'aider ?
- Et l'empêcher d'avoir enfin de l'intimité avec l'homme qu'il aime ? Même pas en rêve.
- Hum… Tant qu'ils ne risquent rien ça ira j'imagine.
Son compagnon sourit puis ils allèrent poursuivre leurs préparatifs de Noël. Du côté des deux sorciers, le temps passant, il y eut des rapprochement, des aveux tendres, de la découverte, et surtout de beaux souvenirs de fait. Corban en avait enfin fini avec sa solitude et profita de chaque instant avec Cornélius, jusqu'à ce qu'ils durent retourner au travail et même après. Les gens assistèrent aux changements dans leur comportement et si certains portèrent sur eux des jugements négatifs, eux s'en moquaient. Ils profitaient de la vie, voilà tout.
