Bonjour, bonjour !
J'espère que vous allez bien ! Pour ma part, je vais très bien ! Noël approche à grands pas et cette période de l'année me rend toujours joyeuse et un peu nostalgique... Bref, je ne m'éterniserai pas sur mes états d'âmes, car vous n'êtes pas là pour ça !
Sur ce, je vous laisse à la lecture du 17ème chapitre ! :)
Bonne lecture
Lilas
Chapitre 17
Jacob : L'amour est un mot comme les autres
Une fois débarrassé du préservatif, je me plantai devant l'évier de la salle de bain et j'essayai de me calmer. J'avais encore le cœur qui se débattait dans ma poitrine tant j'étais encore sous le choc de ce qui venait d'arriver. J'en tremblais encore. Jamais de ma vie, je n'avais été aussi heureux, comblé et… à la fois incroyablement nerveux ! Je me trouvais stupide d'être à ce point stressé après d'avoir prononcé ces quelques mots. Peut-être qu'elle n'avait pas entendu le « je t'aime » qui avait échappé à mon contrôle…
-O-O-O-
De retour à la chambre, je constatai qu'Erin avait éteint la petite lampe de chevet. Marchant vers le lit sans faire de bruit en essayant de ne buter sur rien au passage, j'allai prendre place sur le côté du lit que j'avais adopté la veille et j'entendis Erin pouffer de rire.
Mon cœur fit un bon dans ma poitrine en comprenant qu'elle ne dormait pas encore. J'étais plus que content de cette nouvelle.
Une fois étendu près d'elle, je la cherchai dans le noir et fini par la trouver. Rapidement, elle vint se lover près de moi et je découvris, avec un peu de déception, qu'elle avait enfilé des vêtements, soit un débardeur et une petite-culotte.
– Tu croyais que je dormais ? Dit-elle d'une voix enjouée et en posant sa tête contre mon torse qu'elle embrassa délicatement ensuite.
Un frisson me traversa et je la serrai davantage contre moi.
– Oui. Lui avouai-je.
– Je t'attendais. Tu en as mis du temps… Je croyais que tu avais croisé Sam ou Emily, en revenant. Me révéla-t-elle toujours aussi amusée.
– Je… Non. Ils sont toujours chez ma sœur et Paul, je crois. Répondis-je.
Un silence s'immisça entre nous et je fermai les yeux pour profiter de cet instant. Jamais de ma vie, je ne m'étais senti de la sorte. C'était même presque trop beau pour être vrai… Les seules choses qui me ramenaient à la réalité et qui me faisaient comprendre que je ne rêvais pas, c'était de sentir le bras d'Erin autour de moi qui caressait mon dos de ses doigts et de percevoir sa respiration tiède s'écraser contre mon torse.
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Agacé par la lumière du soleil filtrant par les rideaux de la chambre, je me réveillai peu à peu et repris de nouveau contact avec la réalité. En ouvrant les yeux, je tombai sur une masse de cheveux noirs. Allongée contre moi, Erin dormait encore. Je pouvais sentir son ventre se soulever de façon régulière sous mon bras. Comme la veille, elle s'était lovée contre moi toute la nuit durant, cherchant presque qu'à se fondre en moi.
Soudain, je sentis Erin bouger, mais elle resta dos à moi.
– Bon matin, ma belle. Dis-je en allant embrasser son épaule nue.
Elle frissonna brièvement en sentant mes lèvres sur sa peau et elle lâcha :
– Bon matin, à toi aussi, Jake.
Doucement, elle se tourna sur le dos pour me faire face et elle me sourit. Son visage exprimait un sentiment bien particulier et cela fit tressauter mon érection matinale. Rapidement, elle le remarqua, car elle avait la hanche dessus. Instinctivement, je me figeai, ne sachant comment elle allait réagir. Puis, elle se mit alors à rougir, mais ne se s'éloigna pas, bien au contraire, elle se tourna complètement vers moi, collant son corps au mien et en posant sa main sur ma joue, elle m'embrassa gentiment. Cette réaction m'excita au plus haut point. Encore une fois, mon membre tressaillit contre elle et je lui attrapai les fesses pour la presser un peu plus afin de lui faire part silencieusement de mes désirs. Lorsqu'elle passa sa jambe par-dessus la mienne, afin d'en finir avec la distance, je lui chuchotai entre deux baisers :
– J'ai envie de toi.
Ma voix était si roque, que j'avais peine à croire que c'était bien la mienne.
– Moi aussi. Ajouta-t-elle en glissant sa main entre nos deux corps.
Rapidement, elle faufila sa main entre nous, défit le bouton de mon jeans et attrapa mon sexe. Mon souffle se bloqua instantanément dans mes poumons et je fermai les yeux en gémissant de plaisir. Elle commença ensuite un lent et timide va-et-vient de sa main. Respirant de peine et de misère sous cette torture des plus érotiques, je ne pus que lui répondre en râlant de plaisir.
Au bout de quelques secondes, j'ouvris les yeux et regardai son visage rougi et empreint de malice.
– Tu veux que j'arrête ? Me demanda-t-elle plus rouge qu'une tomate.
– Non. À moins que tu veuilles arrê… Dis-je en sentant sa main accélérer un peu plus le mouvement.
Les yeux mi-clos, la respiration hachée et le cœur battant à cent à l'heure, je sentais que j'arrivais à un point de non-retour.
Elle gloussa, surement en me voyant ainsi soumis à sa torture et je dus user de toute ma concentration restante pour arriver à articuler :
– Erin… Je… vais… jouir si tu continues. Je ne voudrais pas…
– Alors, jouis. Me répondit-elle du tact au tact.
Je lui jetai un regard, afin d'être certain de ne pas avoir halluciné ses mots, mais, à peine, j'eux le temps de croiser ses pupilles noisette que je fus submergé par un orgasme, un puissant orgasme. Fermant les yeux et me retenant de geindre, je sentis les lèvres d'Erin se poser sur les miennes et masquer mes plaintes.
Une fois revenu de mon éjaculation, je sentis Erin retirer la main de mon sexe et cesser de m'embrasser.
Ouvrant les yeux, je découvris le visage de mon Élue empreint d'embarras. Elle n'osa me regarder en face, mais je lui relevai le menton avec deux doigts. Lorsqu'elle croisa mon regard pour de bon, je la vis esquisser un faible sourire.
– Tu veux qu'on aille prendre une douche ? lui demandai-je doucement.
– Ensemble ? Mais, Jake… nous ne sommes pas… seuls… Sam et Emily…
Eh… Merde… J'avais oublié ce détail pendant un instant…
– Et puis… Je crois que tu vas avoir besoin de vêtements « propres » en sortant de la douche, alors, je vais aller les chercher dans la voiture, mais avant, je vais aller me laver la main… Lâcha Erin en rougissant violemment.
À mon tour d'être embarrasser, Erin retira sa main de mon pantalon et elle alla chercher des mouchoirs sur le bureau. Elle s'essuya la main et, en silence, elle enfila un short en flanelle, avant de dire :
– Tu me prêtes tes clés ? Je vais aller te chercher des fringues dans ta voiture ? Tu ne peux clairement pas garder ce pantalon…
Pouffant de rire, elle se mordit ensuite la lèvre inférieure et je cherchai mes clés de voiture dans la poche de mon blouson au sol.
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Lorsqu'Erin revint à la chambre avec quelques sacs de boutiques visitées la veille, je remarquai aussi une pile de vêtements pour homme sous son autre bras. Curieux, je me redressai du lit et elle s'approcha de moi.
– Emily avait laissé ça devant la porte de la chambre, avec une note. Ce sont des vêtements propres…
– Cette femme est une perle ! lâchai-je en me levant, pour me débarrasser de mon jeans.
En défaisant le bouton, je vis Erin détourner timidement le regard en se mordant la lèvre inférieure. Ce petit excès de pudeur me fit sourire et je lui lançai :
– Tu veux bien me passer… des mouchoirs, s'il te plait ?
Rapidement, elle me tourna dos et alla chercher la boîte de mouchoir. Qu'elle me tendit sans me regarder.
Une fois débarrassée de ma semence, je lui demandai de me passer « le bas » et elle me tendit un boxer marin et un jeans bleu que j'enfilai. Cela fait, je lui m'approchai d'elle et lui dit :
– Tu es plutôt mignonne quand tu rougis.
Elle me fit une grimace enfantine en me tendant un t-shirt marron que je n'enfilai pas en disant :
– Tu veux partir vers quelle heure pour aller chez toi ?
Soudain, elle me jeta un regard horrifié, avant regarder partout autour d'elle à la recherche de quelque chose.
– Eh… merde ! Il est quelle heure ?
Jetant un œil au réveil, je découvris qu'il était 8 heures 40. Erin regarda à son tour le petit réveille-matin et en posant la main sur sa poitrine elle soupira :
– Ouf ! Il n'est même pas encore 9 heures. En tout cas, il va falloir se préparer, j'ai dit à ma mère qu'on arriverait vers midi et qu'on serait là pour le déjeuner.
Tout à coup, je réalisai une chose très importante… J'allais rencontrer la famille d'Erin. Détail qui m'avait échappé en acceptant sa proposition. Je ne lui avais même pas demandé si elle vivait seule ou avec ses parents !
– Jake ? Ça va ? Demanda Erin en me scrutant.
– Euh… Oui… Je crois…
– Tu n'as pas l'air très sûr de toi… Lâcha ma merveilleuse… petite-amie ?
Ce qui m'embêtait le plus était de savoir comment Erin percevait notre relation. Pour moi, il était inéluctable qu'après la nuit que nous venions d'avoir, Erin était ma petite-amie, ma future épouse… Mais pour elle, était-ce aussi limpide que pour moi ? Peut-être que non. Sans dire que… hier soir, en lâchant ma main en entendant Seth dire « les amoureux », l'avait clairement rendu mal à l'aise et cela m'avait attristé, car durant tout l'après-midi, Erin s'était comporté comme si elle avait été ma petite-amie devant ce tas d'inconnu au centre commercial, sans la moindre gêne… J'avais du mal à savoir, ce qui se passait dans la tête de mon imprégnée.
– Jake ? questionna Erin inquiète.
Prenant mon courage à deux mains, je lui demandai :
– Je peux te poser une question ?
– Oui, bien sûr.
– Qu'est-ce qu'est-ce qu'on est l'un pour l'autre, Erin ?
Soudain, mon Élue se figea sur place, les yeux ronds comme des billes et commença à rougir. Brusquement, je sentis mon rythme cardiaque s'accélérer et je retins mon souffle attendant qu'elle me réponde. Cette question était des plus franches, mais je savais à quel point elle pouvait être intimidante.
– Euh… Je… je t'apprécie beaucoup… et… après ce qu'on a fait hier soir… Je… dirais qu'on est certainement plus que des amis, mais…
Mon cœur loupa un battement en apprenant qu'elle nous considérait comme plus que des amis, mais elle n'avait pas encore dit ce que je voulais entendre. Je voulais qu'elle le dise, qu'elle voulait être ma petite-amie.
– Mais, quoi ? demandai-je sérieusement.
Je savais qu'elle cherchait comment dire les choses, mais je voulais l'entendre de sa bouche à elle.
– Je ne sais pas… Je dirais… qu'on est peut-être… si cela te convient aussi, mais… un couple ? Seth nous a appelés « les amoureux », hier, et ça m'a semblé être une évidence après ce bel après-midi, mais je ne voulais pas que tu le prennes…
Ne la laissant pas terminer sa phrase, je la pris dans mes bras. Elle resta stupéfaite au début, mais se détendit peu à peu.
– C'était exactement la réponse que je voulais entendre de ta bouche. Lâchai-je en l'écartant de moi pour la regarder.
Malheureusement, elle n'osa encore une fois me regarder, mais ajouta d'une voix timide :
– Oh… Euh… D'accord. Eh bien… C'est officiel, alors ?
– Oui. Dis-je en essayant de refouler l'immense joie qui m'enserrait la gorge tant j'étais soulagé, ému, comblé...
Sur ce, je pris son visage en coupe, afin de croiser enfin son regard fuyant, et cela fait, je l'embrassai passionnément.
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En bas, nous retrouvâmes Emily, qui passait le balai. Elle nous salua et, rapidement, Erin disparut dans la salle de bain. Quelques minutes après j'entendis l'eau de la douche coulée et je ne pus réprimer des images d'Erin complètement nue.
– Alors… À voir la tête que tu tires ce matin, je dirais que les choses vont plutôt bien entre vous.
Me dirigeant vers le réfrigérateur, je lançai une brève œillade à Emily, ainsi que lui fit un petit sourire satisfait, avant de prendre du jus d'orange et du fromage dans le réfrigérateur. Cela fait, je me tournai vers Emily pour lui dire :
– Elles vont même plus que bien. Dis-je en me servant un verre de jus.
– Plus que bien ? Wow. Je suis contente pour toi et ma petite-cousine. Sincèrement. Vous méritez le bonheur. Au moins, je pourrais dire que c'est un peu grâce à moi si vous vous êtes trouvés… Annonça Emily de manière amusée.
Emily avait raison, elle était à l'origine de cette rencontre. Rencontre, qui, même si je ne l'avais pas voulu au début, était la meilleure de toute ma vie ! Le plus beau cadeau du monde… M'être enfin imprégné.
– Je te dois beaucoup, même énormément, c'est vrai. Merci, Emily. Merci pour tout. Dis-je d'une voix sérieuse et pleine de reconnaissance.
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Une fois passé à la douche, étape qui fut rapidement réglée, pour cause de non-masturbation, je me rhabillai des vêtements que m'avait apportés Emily et je sortis de la salle de bain, finalement prêt pour aller affronter la famille d'Erin, ma nouvelle belle-famille.
En ouvrant la porte des W.C., je cherchai Erin des yeux, ne la voyant aucunement dans mon champ de vision.
– Elle est allée terminer ses bagages, Jacob. Me dit Emily qui s'attardait déjà à préparer le déjeuner.
– D'accord. Merci. Dis-je en prenant le chemin de la chambre.
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En entrant dans la pièce qui avait été témoin de notre première relation sexuelle quelques heures plus tôt, je retrouvai ma Erin, dos à moi, qui fermais sa valise. Valise qui était, sois dite en passant, beaucoup trop grosse pour un simple week-end dans sa famille.
– Tu avais l'intention de retourner définitivement chez toi ? dis-je avec un soupçon de douleur dans la voix.
Lorsqu'elle me vit, elle me sourit, avant de répondre :
– Pas du tout. On revient dimanche, mais, comme je n'ai pas de valise plus petite, j'utilise la même. Et puis, je vais surement faire un peu de lessive et apporté d'autre de mes vêtements au passage, alors…
Puis, elle s'approcha de moi tel un félin et me dit :
– Ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de disparaître du jour au lendemain.
Sa dernière phrase me rassura, mais elle me rappela aussi un bien mauvais souvenir.
– Bon… Et comme je vais faire de la lessive, on va pouvoir faire la tienne au passage… Ça va ? demanda-t-elle en inclinant la tête sur le côté, alors que quelques images du passé m'assaillirent.
– Oui… Excuse-moi. J'étais perdu dans mes pensées.
– Pas de problème. J'ajouterai lunatique à ta liste. Répondit-elle en m'embrassant sur la joue.
Malheureusement pour elle, je ne la laissai pas filer ainsi et l'embrassai comme il se devait, mais elle rompit rapidement notre baiser pour dire :
– On va être en retard.
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La route pour nous rendre sur la réserve Makah était semblable à toutes celles de la région, soit entourée d'arbres immenses, de verdure et de Rocheuses. Selon elle, le trajet prenait environ une heure trente, selon les conditions routières, mais, pour une fois, il faisait un soleil radieux.
– Alors, dis-moi, ma belle… Ta famille, elle est comment ? À quoi dois-je m'attendre ? Demandai-je à Erin qui avait décidé de prendre le volant cette fois.
Lui jetant un œil, je la vis réfléchir un instant, hésitante, avant de dire :
– Comme tu le sais, j'ai trois grands frères. Il y a Gabe l'ainée, Dean le second, et Harrison le troisième. Gabe est électricien et il vient parfois à la maison le week-end, mais il habite avec sa copine sur la réserve. Dean est garagiste, alors tu devrais avoir quelques points en commun avec lui et il habite encore chez mes parents. Pour ce qui est de Harrison, il est infirmier à la petite clinique de la réserve et lui aussi il vit encore chez mes parents, mais il dit qu'il va déménager bientôt… J'ai bien hâte de voir ça… Mais, bon… Tu devrais bien t'entendre avec eux. Ils vont surement te taquiner un peu, mais rien de bien méchant. Ils me font penser à Seth et à Embry, toujours à se chamailler…
– Et tes parents ?
Elle esquissa un large sourire et lâcha :
– Mon père s'appelle Peter et ma mère s'appelle Kara. Mon père est propriétaire d'un magasin et ma mère est femme au foyer. Je suis certaine qu'ils vont t'adorer. Surtout ma mère. Mon père, ça va aller… Il ne sera peut-être même pas là… Il travaille tout le temps… Sa boutique, c'est son bébé. Il l'aime même peut-être plus que ses véritables enfants.
Erin semblait adorer sa famille, mais, lorsqu'elle m'avait parlé de son père, j'avais senti un peu de rancune… Visiblement, elle trouvait que son père n'était pas assez présent…
– Je vois… Dis-je pour toute réponse.
– Dans tous les cas, je suis certaine que tu seras bien accueilli. Bon, je ne te cacherai pas que tout le monde sera très surpris de savoir qu'en à peine huit jours, je me suis fait… un petit-ami, mais la pilule devrait passer plutôt facilement lorsqu'ils auront discuté avec toi…
Lorsqu'elle avait prononcé le nom « petit-copain » en rougissant, j'avais senti mon cœur bondir de joie dans ma poitrine.
– Nerveux ? Me demanda Erin sans quitter la route des yeux.
– Non. Si ta famille est aussi fabuleuse que toi, je n'ai aucune crainte à avoir.
Erin rougit sous le compliment et se mordit la lèvre inférieure. Ce petit tic, comme à l'habitude, eut de l'effet sur moi et provoqua un frisson de désir.
– Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour mordre cette lèvre ? dis-je avec amusement, simplement pour voir comment elle allait réagir.
Instantanément, elle vira au rouge cerise et aspira sa lèvre inférieure, en bloquant sa respiration par après. Satisfait, je me mis à sourire et décidai de la laisser un peu tranquille.
