ATTENTION LA PREMIERE SCENE RISQUE DE CHOQUER LES PLUS JEUNES ET LES PLUS SENSIBLES ENTRE VOUS !
Quelques années plus tard.
Plongé dans le noir, Albafica tire sur les liens qui attachent ses poignets ensemble.
- Ne t'avise pas d'appeler à l'aide, susurre une voix démoniaque à son oreille en enfonçant un bâillon dans sa bouche.
Le jeune homme secoue la tête, cherchant à se libérer du bandeau qui lui masque les yeux. En réponse, le nœud autour du bâillon se resserre.
- Je l'enlèverai si tu es sage.
Le bourreau s'éloigne. Le cœur battant, Albafica l'entend fouiller la pièce, il en profite pour tirer encore sur ses liens, en quête d'une échappatoire. Le mouvement n'a pas échappé à l'autre qui revient immédiatement près de lui :
- Oh très bien, si tu le prends comme ça…
Des mains sournoises défont le pantalon d'Albafica. Celui-ci a beau essayer de donner des coups de pieds, il n'atteint pas sa cible qui arrive à le mettre complètement nu.
Le jeune homme se fige.
- Oooh, Poisson, roucoule le tortionnaire. Tu m'as préparé une surprise.
Ravi Minos observe l'épaisse lanière de cuir qui ceint les hanches de son amant. Une seconde lanière, plus fine et reliée à la première, passe dans la raie de son divin cul. Le Griffon n'a pas besoin d'écarter ses fesses pour savoir qu'un sextoy digne de ce nom est déjà introduit dans le popotin et maintenu en place par ladite lanière. Mieux que ça, la virilité du Sushi est également emprisonnée dans des liens identiques déjà trop serrés alors qu'ils commencent à peine à s'amuser.
- D'accord, ça c'est de la bonne volonté, déclare Minos en se collant à son dos. Ça mérite une récompense.
Joignant le geste à la parole, il défait le bandeau et le bâillon. Albafica cligne des yeux pour se réhabituer à la lumière du jour qui s'infiltre depuis la fenêtre de leur chambre.
- Content ? demande ce dernier à sa Moitié en tournant la tête vers lui.
- Tu sais comment me faire plaisir, mon Sushi nymphomane, roucoule Minos en partant à l'assaut du torse.
A genoux sur le lit, les mains attachées à un montant du lit, Albafica laisse les doigts de son amant venir caresser, pincer ses tétons. Le Roi de Crète lui mordille le cou tout en tiraillant sur les boutons rosés, jusqu'à ce qu'un petit cri franchisse les lèvres du prisonnier volontaire.
Un coup d'œil vers l'entrejambe coincé dans les liens lui permet de constater que le Sushi aime se faire malmener. Ce n'est pas une découverte, il le sait depuis maintenant quelques années. Le temps où Albafica savait tout juste dans quel trou rentrait une bite est bel et bien révolu.
Minos observe le bassin de son divin amant, le lien autour des hanches est trop serré, la chair a commencé à rougir. Il se sent à l'étroit dans son pantalon devant les lanières qui retiennent la virilité prisonnière. Albafica ne fait pas les choses à moitié. Celles-ci étaient déjà trop serrées alors qu'il était encore mou. Plus il va durcir, plus elles vont se resserrer autour de son membre.
L'une de ses mains se faufile entre les fesses, sans prévenir il appuie, enfonçant davantage l'objet qui y est déjà logé. Tout le corps de son amant frémit superbement tandis que ce dernier retient à grand peine un gémissement.
Les yeux de Minos balayent rapidement la chambre, avant de tomber sur un livre grand format, à la couverture rigide. Un sourire diabolique étire sa bouche. Il libère brièvement les poignets d'Albafica qui lui jette un regard étonné :
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je te torture, Sushi, comme tu l'as demandé.
- Oh… Puis-je émettre une requête ?
Le Griffon acquiesce. L'instant qui suit, Albafica a saisit son amant par le col et l'embrasse passionnément. Minos lui rend un baiser tout aussi sauvage en l'attirant plus près de lui. Sans cesser de posséder sa bouche, le Roi de Crète force le Seigneur de la Création à passer ses bras dans son dos et lui ligote à nouveau les poignets en les reliant à la lanière des hanches.
Albafica lui lance un regard assombrit par le désir. Minos se déshabille entièrement, avant de s'agenouiller également sur le lit, devant lui :
- Allez, au boulot. Montre-moi ce que tu sais faire et ne t'avise pas de protester.
Sans plus de cérémonie, il appuie sur la tête de son amant pour le forcer à se baisser davantage et introduit son membre dans sa bouche. Albafica a appris comment faire des fellations qui savent le rendre fou, en particulier depuis qu'il ajoute l'option gorge profonde à sa façon de faire. Minos émet un grognement de bonheur en s'enfonçant directement le plus loin possible, sachant parfaitement que son amant est capable d'encaisser. Les doigts enfoncés dans les cheveux bleus, il savoure les agissements de la bouche et de la langue du Poisson. Il en oublie presque son projet de base. La respiration haletante, il garde une main plaquée sur la tête d'Albafica, et active son Cosmos de l'autre. Un instant plus tard, ses fils de marionnettiste s'enroulent autour du livre qu'il a repéré quelques instants plus tôt et celui-ci vient soudainement s'écraser sur les fesses du jeune homme. Réellement pris de court, celui-ci émet un râle de protestation et cherche d'instinct à reculer la tête. Minos l'empêche de bouger, un sourire sadique aux lèvres :
- Non, non, Poisson, continue, ordonne-t-il en donnant un coup de reins volontaire pour bien se ré-enfoncer dans sa bouche.
Il lui impose un rythme soutenu, ne lui laissant aucun répit. Ses hanches bougent plus vite. Le livre vient à nouveau fesser Albafica dont le corps frémit. Le Griffon ne doute pas un seul instant que la fessé improvisée doit à chaque fois faire bouger le jouet occupant les fesses.
Aux anges, il continue son petit jeu, reluquant son magnifique amant qui reçoit une fessée plus ou moins toutes les trois secondes. Il regarde son corps réagir en frémissant, en se crispant. Il écoute ses gémissements alors même qu'il continue de lui baiser la bouche. Il voit ses mains attachées qui se ferment en deux poings serrées chaque fois qu'il le frappe ou qu'il s'enfonce plus fort dans son gosier. Il intercale alors un nouveau rythme, décidé à rendre son Poisson complètement fou : une fessée, un coup de bite, une fessée, un coup de bite, sans interruption. Son bel amant n'a clairement plus temps de souffler et subit les deux assauts. Ses gémissements se font plus forts, son corps frémit continuellement en se couvrant d'un voile de sueur. Excité, Minos continue jusqu'à éjaculer directement dans la gorge du Divin Aggelos. Essoufflé, il se retire et laisse tomber le livre au sol. Albafica toussote, sachant que le terrible Griffon n'en a pas fini avec lui. En effet, ce dernier le renverse sur le dos et dévore son cou et son torse de baiser. Il marque son territoire, sa possession, laissant des traces de morsure sur le cou, le torse, l'intérieur des cuisses. Il vient à nouveau taquiner les tétons, s'acharnant jusqu'à arracher un nouveau petit cri à son amant.
Il sort soudain du lit, laissant celui-ci toujours attaché et soumis.
- Tu me combles aujourd'hui, Sushi. Tu as droit encore à des récompenses.
Il fouille dans leur tiroir secret de jouets interdits et revient près de lui en montrant ses trouvailles à Albafica :
- Tes deux autres jouets préférés !
Tout content de lui, Minos met en place les pinces à tétons qu'il vient de trouver et active directement leur mode vibreur. Il étouffe la plainte de son amant en écrasant sa bouche contre la sienne :
- Chut, on risque de t'entendre…
- Continue… souffle le jeune homme d'une voix rauque en lui mordillant la lèvre inférieure.
Sans le quitter des yeux, le Griffon obéit en plaçant sa main au-dessus du ventre divin. Il la tourne légèrement de façon à ce que la cire coule de la bougie allumée qu'il tient. Albafica hoquète lorsque les gouttes brûlantes le touche.
Minos l'embrasse encore, puis descend lui lécher l'aine, appréciant le spectacle de son amant dont le corps est agité de spasmes de plaisir. Il embrasse ensuite les délicates bourses de son entrejambe, avant de laisser la cire couler sur elles, se délectant du gémissement qu'il entend juste après. Il se réjouit de savoir que leur chambre est très bien insonorisée, prenant le pari de faire hurler de plaisir sa délicieuse victime d'ici la fin de leurs jeux.
Le nez dans l'oreiller, le corps endolorit, Albafica somnole. Minos lui caresse doucement le dos, observant les marques, rouges dues aux lanières, qui commencent à s'estomper.
On est vraiment très très très loin du petit prude des débuts.
Et le Griffon adore ça. Pendant un temps, il a craint que le jeune homme se lasse finalement de lui, trop occupé à jouer les Seigneur de la Création. Mais non. Albafica est resté avec lui et leurs ébats sexuels se sont pimentés. Et Minos n'est pas peu fier de savoir que c'est lui qui sait le mieux arracher un cri de plaisir au grand Aggelos. Il jubile également de savoir que le Zeus d'Anthéma n'imaginerait jamais son Seigneur totalement soumis et aimant se faire quelque peu malmener.
On toque soudain à la porte et une petite voix de fait entendre :
- Papa ?
Le Griffon se redresse sur un coude :
- Quoi, Aetos ?
- Tonton Sarpy vient de laisser un message. Ils arrivent. On part bientôt ?
C'est Albafica qui répond en se redressant dans le lit :
- D'ici une bonne heure. Dis à ton frère et à ta sœur de ne pas prendre plus de trois jouets. Et je viens faire des pancakes, il faut qu'on déjeune avant de partir.
Le petit garçon derrière la porte laisse passer une exclamation ravie et s'éloigne en courant.
Minos s'étire avec un grognement paresseux tout en reluquant Albafica qui file cul nu dans leur salle de bain. Il sort à son tour du lit pour se préparer.
Bientôt, un joyeux capharnaüm règne dans la Villa. Sarpédon et Aiacos sont arrivés, aujourd'hui ils accompagnent Minos et Albafica sur Anthéma. Et les enfants sont de la partie.
Ravi de retrouver son cousin, Aruna -le fils ainé d'Albafica – lui prend la main en chuchotant d'un air conspirateur :
- Papa a acheté des cookies, je sais où il les cache, Loki !
Les yeux verts du garçonnet d'environ cinq ans pétillent. Les deux garnements se mettent à frôler les murs, en mission secrète, décidés à piller le placard de la cuisine pendant qu'Albafica sera trop occupé avec la cuisinière.
Blasé, le frère jumeau de Loki, Talion, secoue la tête avant de se tourner vers Aetos. Ce dernier fait la moue. D'un tempérament très calme, le deuxième enfant de Minos et Albafica a beaucoup de mal à supporter le pitre Loki qui entraine Aruna dans ses bêtises. Il a déjà entendu dire que son cousin avait osé repeindre le casque de l'Armure du Garuda et il espère qu'Aruna n'aura pas l'idée de faire pareil avec l'Armure du Griffon de leur père.
Tout en portant leur petite dernière dans ses bras, Naya Calysta, Minos ouvre sa boite mail sur son téléphone portable et hoche la tête :
- Eh Alba !
- Oui ? répond ce dernier en sortant les ingrédients pour les pancakes.
- Le nouvel Empereur du Japon souhaite nous rencontrer.
Le jeune homme hoche la tête :
- Ah oui, lui. Moi ça me va.
Le Roi de Crète acquiesce :
- Il me laisse curieux, surtout avec ce que tu as pu m'en dire. Je vais lui répondre favorablement.
Minos s'éloigne. Albafica sourit en se lançant dans la recette, tout en faisant semblant de ne pas voir les deux petits ninjas dans son dos qui sont en train de voler les biscuits.
Le Griffon s'assoit près de la piscine, pensif. Il sait que son amant a apporté beaucoup de changements autour de lui et, à présent, tout le monde sait que le Prince de Knossos est une Divinité. Néanmoins, il semblerait que les modifications ne concernent pas uniquement la Crète et la Grèce. Les choses bougent également au niveau du Japon. Un homme charismatique, d'une beauté lunaire, a démontré et prouvé que le gouvernement en place au Japon était en réalité corrompu et manipulé par des groupes agissant dans l'ombre. L'homme en question a su écarter l'équipe gouvernementale et, pour la première fois depuis des siècles, le peuple a voté pour élire un nouvel Empereur. Les rumeurs racontent que la Déesse du soleil Amaterasu et le Dieu de la Lune Tsukiyomi ont accordé leurs bénédictions à ce nouvel Empereur répondant au nom de Mikazuki Munechika. En le voyant à la télé, Albafica a été catégorique : cet individu n'était pas un humain à proprement parler, mais un Tsukumogami ayant pris une apparence humaine. Dans le cas de Mikazuki, il s'agit plus précisément de l'Esprit d'un sabre. Mieux, ce nouvel Empereur semble avoir à cœur de gérer correctement son pays et s'est même marié dernièrement, avec un homme vêtu de blanc, au visage masqué. En les observant, toujours à la télé, Albafica a hoché la tête en murmurant :
- Ces deux-là sont bien plus que des esprits…
Et quand Minos a voulu en savoir davantage, son amant lui a simplement sourit sans répondre.
Le Roi de Crète s'interroge, se demandant ce que leur réserve encore l'avenir, si même les autres pays se mettent à avoir des gens « non humains » à leur tête.
- Peut-être que les « non humains » sont ceux qui sont les plus aptes à gérer les Hommes, lance Sarpédon en le rejoignant.
Le Griffon grogne :
- Arrête d'espionner les pensées des autres ! Je te l'ai déjà dit.
Le rouquin hausse les épaules :
- T'as qu'à pas penser.
- Crétin.
Il ne reste que quelques minutes avant le départ pour Anthéma. Albafica jette un coup d'œil dans la chambre pour s'assurer qu'il n'a rien oublié, lorsque Minos surgit et ferme la porte derrière eux.
- Euh… ? commence le jeune homme. On est censé partir…
- Ils attendront cinq minutes, rétorque le Griffon. J'ai oublié un truc important.
Albafica lui lance un regard interrogateur.
- Passe-moi ton bracelet.
Aggelos roule des yeux :
- C'est pas le moment de jouer.
- Mais si, mais si, rétorque le Roi de Knossos en présentant sa paume.
Avec un sourire exaspéré, Albafica retire le bracelet ornant son bras et le lui passe.
Ravi, Minos s'empresse de murmurer un ordre que le jeune homme n'entend pas. Par contre, il sent ses jambes se figer, l'empêchant de bouger. Planté au milieu de la pièce, il entend son amant farfouiller dans son dos. Quelques instants plus tard, ce dernier le rejoint et écarte soulève le bas de sa tunique :
- Oh le coquin, il n'a pas mis de sous-vêtements. Sushi, tu es irrécupérable, je crois.
- Minos…
- Lubrifie-toi, le coupe l'intéressé dans un susurrement.
Ça a également été une découverte pour le Roi de Crète. Son Divin amant a, depuis quelques années, la capacité de s'auto-lubrifier naturellement. Autant dire que depuis qu'il le sait, Minos en profite un maximum. Passant une main entre les fesses magnifique, il est on ne peut plus satisfait de sentir l'humidité contre ses doigts.
- Parfait, murmure-t-il.
- Qu'est-ce que tu fais ? marmonne Albafica qui ne peut toujours pas bouger.
- Je marque mon territoire.
Un bras de Minos passe possessivement autour de sa taille. Le jeune homme écarquille les yeux en émettant un râle lorsque son amant fait entrer sans douceur un plug anal bien plus imposant que la moyenne.
-Y'a un truc qui me rend dingue, continue le Griffon d'une voix menaçante en enfonçant profondément le jouet.
- Q…quoi ? demande Albafica en essayant de calmer sa respiration.
La lanière vient enserrer ses hanches. Minos est en train de lui remettre la « tenue » qu'il portait pour leur baise matinale. Il sent les petits fils qui viennent s'enrouler autour de sa virilité, serrant toutefois moins que ce qu'il avait fait lui-même.
- Quand on va sur Anthéma, tu es tellement décontracté que Zeus te voit forcément à poil, ne serait-ce que quand tu vas prendre ton bain.
La dernière lanière est mise en place, maintenant le sextoy au chaud entre ses fesses.
- Et alors… ?
- Et alors, j'en ai marre. Il te reluque à chaque fois, rétorque le Griffon en lui donnant une claque sur les fesses.
Il sourit en l'entendant couiner, puis lui remet correctement sa tunique. Il le plaque ensuite dos contre le mur en lui bloquant les poignets au-dessus de la tête et l'embrasse. Albafica lui rend un baiser fiévreux, lui faisant part par ce biais de son accord.
- Tu es à moi, Sushi, souffle Minos en embrassant son cou. Et je veux voir la tête de cet idiot quand il te verra avec ton attirail.
- Ce n'est pas un idiot, proteste le jeune homme. Et il fait un très bon boulot à Anthéma.
- En attendant, il te matte quand il en a l'occasion et je ne l'accepte pas, rétorque le Griffon en lui rendant son bracelet. Allez, on y va, Sushi, on va être en retard.
La famille se retrouve quelques instants plus tard devant une porte. Albafica ouvre le battant et s'engouffre dans l'ouverture qui donne directement sur Anthéma Doralis.
FIN
Et voilà, les 100 Pétales d'une Rose, c'est terminé ! C'est une aventure qui aura duré pas moins de 7 ans en réalité !
Je remercie toutes les personnes qui ont lu cette fic. Vu le temps que j'ai mis à écrire, je ne suis pas sûre que les lecteurs qui étaient là à l'origine soient encore présent aujourd'hui XD
Je vous retrouve demain, lundi, pour un ultime article où je vous raconterai comment est née cette fic, quelles ont été mes inspirations, quelles sont les idées que j'avais eu à l'origine et qui ont été abandonnées...
