Réponses aux reviews anonymes :

Guest : Merci ! J'espère que la suite te plaira et merci pour ta review :)

DNP : Hahaha je comprends la flemme de se connecter (du coup tu as la réponse ici) ! En effet, elle ira en Italie (sans trop de surprise) et j'espère que son séjour te plaira ;). Ah je suis bien d'accord, il serait préférable que Ron et Hermione ne finissent pas par se disputer, mais bon... on a deux gros caractères l'un face à l'autre haha. Merci beaucoup pour ta review ! :)

Drou : Aaah l'italie comme tu dis ! Ça va nous faire un peu voyager haha. J'espère que la suite te plaira et merci pour ta review !


Chapitre XIII


Hermione avait perdu la tête. Elle avait complètement déraillé. C'était la seule explication qu'elle avait trouvée après avoir envoyé la lettre à Drago. Pourquoi avait-elle accepté ? Pourtant, personne ne l'avait obligé à accepter. Quelques heures plus tard, elle avait reçu une réponse de Drago qui lui indiquait quel portoloin prendre pour arriver à Manarola et qui lui assurait qu'elle pouvait venir quand elle le souhaitait et pour le temps qu'elle désirait.

Elle avait toisé la lettre pendant plusieurs minutes, sans une seule expression sur son visage. Elle n'allait pas partir en Italie en vacances avec Drago. Non. C'était de la folie.

Pourtant quelque chose en elle lui disait que c'était justement ce dont elle avait besoin. Elle avait besoin de casser sa routine, de faire des choses pour elle, de changer d'air. Elle étouffait à Londres, dans sa vie. Tout lui rappelait son ancienne vie, ses problèmes, son mariage foireux, ses derniers échecs. Et surtout, elle avait besoin de vacances.

Hermione était épuisée.

C'était ce quelque chose en elle qui l'avait poussé à envoyer cette lettre à Drago, à accepter. Elle l'avait fait et elle n'était pas assez lâche pour se débiner maintenant. Elle allait partir en Italie ? Oui. Elle hocha la tête vivement, seule dans son bureau. Oui, elle allait le faire. Elle se leva de la chaise de son bureau alors qu'on toquait à sa porte de bureau. Elle l'ouvrit et se trouva face à Pansy et Lina qui l'attendaient pour déjeuner ensemble. Elles partirent alors ensemble vers la cafétéria de l'étage de leur étage et achetèrent un peu de nourriture.

Elles ne mangeaient pas régulièrement ensemble au Ministère, mais elles essayaient de s'organiser ça de temps en temps. Sachant que les vacances de chacune arrivaient, elles avaient décidé ce midi-là de partager ce moment. Elles parlaient des vacances qui arrivaient.

- Je n'ai pas encore posé mes vacances pour être honnête, marmonna Pansy. Si Harry n'arrive pas à en avoir cette année, je ne pense pas que j'en prendrai beaucoup. Et toi, Lina ?

- J'ai posé deux semaines en Aout. Je vais sûrement rejoindre mes parents en Écosse pendant quelques jours voire une semaine, puis partir quelques jours avec mon conjoint en Grèce et profiter un peu du soleil, sourit-elle.

Hermione lui sourit alors que Pansy lui donnait quelques conseils, étant allée en Grèce quelques années auparavant. Les regards se tournèrent par la suite vers Hermione qui était la première à prendre ses vacances. Elle haussa les épaules et plongea son regard dans son assiette.

- J'ai posé trois semaines et je n'ai pas réellement de plan… J'aimerais bien m'aérer l'esprit.

- Trois semaines ? s'étonna Pansy. C'est bien la première fois que tu poses autant de vacances d'un coup, félicitations ! dit-elle sarcastiquement.

Hermione leva les yeux au ciel puis sourit. Pansy ne manquait pas une occasion pour lui faire remarquer qu'elle travaillait trop.

- Tu n'as pas une idée de ce que tu vas faire ? s'étonna Lina. Tu pourrais partir à l'étranger. Les vacances en solo, c'est thérapeutique !

- Je vais sûrement partir quelques jours en Italie, en fait, avoua-t-elle en évitant sciemment le regard de ses amies.

- Oh, vraiment ? s'étonna Pansy en haussant un sourcil. Laisse-moi deviner, tu vas à Manarola.

Lina fronça les sourcils alors qu'Hermione rougissait. Sans raison, vraiment. Pansy intercepta le regard confus de la collègue d'Hermione.

- Drago l'a invitée dans sa maison de vacances là-bas, expliqua-t-elle. Je pensais que tu ne comptais pas y aller.

- J'ai besoin de me changer les idées, répondit Hermione. Et sa mère m'a assuré qu'il y avait une super bibliothèque, une superbe vue et que c'était le parfait endroit pour se ressourcer. Tout ce dont j'ai besoin, souffla-t-elle.

- Quand tu parles de "superbe vue", tu parles de Drago Malefoy ? sourit narquoisement Lina alors que Pansy éclatait de rire après avoir échangé un regard entendu avec elle.

Hermione rougit puis leurs fit les gros yeux.

- Vous n'êtes pas possibles toutes les deux ! s'offusqua-t-elle. Nous sommes amis.

- Ça commence toujours comme ça, ricana Pansy. Regarde, nous étions amis avec Harry aussi.

Lina lâcha un petit rire aussi alors que Pansy prenait la main de sa meilleure amie. Hermione détourna son regard et fronça les sourcils.

- On te taquine, Hermione, rit Pansy. Je sais que vous êtes en quelque sorte amis et si tu veux mon avis, tu as raison de le rejoindre là-bas. C'est le meilleur endroit que je connaisse pour les retraites spirituelles.

- Et plus si affinité, chuchota Lina à Pansy, la faisant pouffer de rire à nouveau.


- Comment te fais-tu à ta nouvelle vie, à tes nouvelles habitudes, Hermione ? demanda Théodore, vers la fin de leur séance.

- Il y a des jours où tout va bien, où j'aperçois le champ des possibles, répondit-elle. Puis, il y a d'autres jours où… je ne regrette pas ce divorce mais…, hésita-t-elle. La vie à deux parfois me manque. Certains soirs, la solitude est plus envahissante que d'autres.

Théodore acquiesça d'un mouvement de tête.

- La solitude n'est pas toujours une mauvaise chose, tempéra Théodore, apprendre à vivre seule, apprendre à apprécier ce temps, est souvent la clé pour avancer.

Hermione lui sourit.

- En effet, ce n'est pas une mauvaise chose. J'ai, en plus, toujours eu un tempérament plutôt solitaire par moment, marmonna-t-elle. C'est simplement de nouvelles habitudes à prendre.

Théodore regarda sa montre et vit que la fin de la séance était arrivée. Hermione, alertée par son geste, commença à rassembler ses affaires. Il se leva de son fauteuil pour se diriger vers son bureau et jeter un œil aux notes qu'avait pris sa plume enchantée, pour vérifier qu'il n'y ait pas eu de problème. Il se tourna ensuite vers Hermione et lui fit un petit sourire.

- On se revoit dans deux semaines ? confirma-t-il.

- Peut-être un peu plus tard, j'ai pris trois semaines de vacances donc je ne sais pas exactement où est-ce que je serai dans deux semaines, sourit-elle.

- Très bonne idée. Tu as prévu quoi ?

- Pour l'instant, seulement un plus ou moins court séjour en Italie. Drago m'avait proposée, lors de son anniversaire d'ailleurs, de lui rendre visite.

Théodore fronça l'espace d'un instant les sourcils. La séance était terminée, il n'était en soi plus le psychomage. Pourtant, elle était encore là, dans son bureau. Était-ce par conscience professionnelle ? Était-ce parce qu'il se souciait de son bien-être ? Quelle qu'en soit la raison, il ne pouvait se retenir de rebondir sur sa réponse.

- Es-tu bien sûre que c'est une bonne idée ? questionna-t-il. Enfin… que tu veuilles changer d'air et prendre du temps pour toi, c'est une bonne idée. Mais avec Drago, considérant que c'est lui qui…

- Qui a pratiqué l'avortement ? compléta-t-elle en fronçant les sourcils.

- Il ne faudrait pas tout mélanger, l'avertit-il.

- Il n'est plus mon médicomage, précisa-t-elle. Je sais que ça peut paraitre étonnant mais quelque chose me dit que c'est justement ce qu'il me faut. Avant d'être mon médecin le temps de quelques semaines, il était dans mon cercle d'amis, cela n'a pas changé.

- Dans ton cercle d'amis ? s'étonna Théodore en esquissant un sourire en coin. Ce n'est pas vraiment la version que j'en avais.

Hermione croisa les bras et se recula de quelques pas. Théodore se rendit alors compte qu'il venait de la braquer et il aurait tout donné pour reprendre ses dernières paroles.

- Je crois qu'on dépasse le cadre strictement professionnel, là, avertit-elle. Tu peux me mettre en garde, mais tu ne peux en aucun cas prendre les décisions à ma place, dit-elle finalement d'un ton ferme.

Théodore voulut répondre, mais elle sortit trop rapidement de son bureau, sans dire un mot de plus. Il serra son poing droit et soupira bruyamment. Son regard était fixé sur la porte par laquelle elle venait de sortir et qu'elle venait de claquer derrière elle. Il passa une main dans ses cheveux et se fustigea mentalement pendant plusieurs secondes avant de finalement se détourner vers son bureau. Il posa à nouveau son regard sur le dossier d'Hermione et remarqua que sa plume avait noté ce dernier échange aussi.

Il s'assit à la chaise de son bureau, relut leur dernier échange et soupira à nouveau.

- Quel idiot, marmonna-t-il.

Et il savait qu'il ne pouvait pas lui en vouloir. Oui, il était carrément sorti du cadre professionnel. C'était la première fois que ça lui arrivait avec elle. Était-ce parce qu'il avait eu l'occasion de la voir dans un autre espace que ce cabinet ? Il se mordit l'intérieur de la joue pour s'empêcher de jurer à voix haute. Finalement, il rangea le dossier et se massa les tempes. Son prochain patient devait arriver dans quelques minutes et il devait reprendre contenance avant de le recevoir.


C'était le dernier vendredi avant les vacances d'Hermione. La chaleur du début du mois de juillet commençait à s'installer sur Londres. Elle surprenait ses collègues à penser plus aux vacances qu'à leur travail et elle ne pouvait leurs en vouloir. Elle était dans la même perspective. Elle pensait à tout ce qu'elle pourrait faire pendant ces vacances qui arrivaient. Elle comptait faire un grand tri dans son appartement et partir sur de nouvelles bases. Elle avait une liste de lecture longue comme le bras pour ces quelques semaines. Et bien entendu, l'Italie.

Etait-ce par pur esprit de contradiction ? En tout cas, plus les personnes qui l'entouraient la mettaient en garde, plus elle avait envie d'y aller. Hermione savait bien qu'elle ne courait aucun danger là-bas. De plus, il suffisait d'un portoloin pour repartir en Angleterre, si elle se rendait compte que c'était une mauvaise idée. Mais, elle était sûre que c'en n'était pas une. Drago l'attendait dans quelques jours.

Elle regarda sa montre. Il était presque l'heure pour elle de s'en aller. Elle tenait, tout de même, à finir ses derniers dossiers et à tout laisser en ordre pour Lina qui allait se retrouver seule à la tête du service pour les prochaines semaines. Le pied droit d'Hermione commençait à s'agiter trahissant son impatience mais aussi sa nervosité. D'ordinaire, elle passait ses vacances avec Ron, ils avaient des projets ensemble. C'était la première année, depuis bien longtemps qu'elle se retrouvait seule et à devoir faire des plans seule. Le point positif était qu'au moins, elle organisait ce qu'elle avait réellement envie de faire.

Elle regarda sa montre : 18h. Les bureaux du Ministère commençaient à se vider, y compris celui de Lina. Elle lui avait souhaité de bonnes vacances avec un grand sourire et l'avait pris dans ses bras avant de ne plus la voir pour les trois prochaines semaines.

Hermione sortit brutalement de sa concentration lorsque sa porte s'ouvrit à la volée. Elle leva ses yeux éberlués vers l'entrée, face à son bureau, et vit Ron dans la pièce, les oreilles rouges et les sourcils froncés.

- Ron ? s'étonna-t-elle. Avoir été marié avec moi ne te dispense pas de toquer avant d'entrer, dit-elle plutôt froidement.

Ron reprenait son souffle. Il s'approcha dans la pièce. Hermione commença à s'inquiéter. Est-ce que quelque chose était arrivé à Harry ? Elle posa sa plume dans l'encrier de son bureau et mit de côté les parchemins éparpillés.

- Ron ? répéta-t-elle.

- Tu… commença-t-il. Tu passes tes vacances en Italie finalement ?

Hermione fronça les sourcils, puis cligna plusieurs fois les yeux.

- Oui, articula-t-elle.

- Avec Malefoy ?

- Oui, répondit-elle.

Elle croisa ses bras et le toisa. Il faisait les cents pas dans la pièce. Hermione ferma la porte d'un coup de baguette. Elle attendit. Elle redoutait la conversation qui allait venir.

- Sérieusement ? explosa-t-il finalement. Malefoy ? Parmi toutes les personnes de ce monde… Drago putain de Malefoy ?

- Je ne sais pas quelles idées tu as en tête, Ronald, mais nous sommes simplement amis avec Drago et…

- Oh parce que tu crois qu'il t'invite dans sa superbe villa en Italie par pure sympathie et amitié ?

- À vrai dire, oui, confirma-t-elle.

Leurs regards s'accrochèrent quelques instants. Hermione avait un regard dur. Un regard que Ron ne connaissait que trop bien. Elle était déterminée, elle était assurée dans sa décision et elle ne voyait pas le problème. Lui, Ron, était loin d'être aussi rassuré quant à sa décision. Pourtant il avait tenté de se persuader que ce n'était pas ses affaires, qu'elle faisait sa vie. Mais c'était plus fort que lui. Quand Harry lui avait dit plus tôt dans la journée, ou plutôt quand il avait laissé échapper, le fait qu'elle partait finalement chez les Malefoy, il avait vu rouge, il était devenu fou.

- Tu es complètement tombée sur la tête, marmonna-t-il. Je ne sais pas ce qui vous lie mais...

- Ce n'était pas toi qui me disais qu'il fallait que je sois heureuse ? rétorqua-t-elle en se levant d'un bond de sa chaise.

- Si, mais…

- Mais maintenant que j'essaie de l'être, c'est plus compliqué à accepter, c'est ça ? le coupa-t-elle. « Sois heureuse mais pas avant moi », c'est bien ça, Ron ?

Ils se toisèrent. Les deux avaient le souffle court. Hermione sentait bien que la colère la prenait de court, prenait le contrôle. La situation était profondément injuste. Il n'avait plus à interférer dans sa vie, à donner son avis sur ses décisions. Ils n'étaient plus mariés.

- C'est ça que tu essaies de me dire ? répéta-t-elle sans réellement attendre de réponse. Tu es égoïste.

- Essaie de me comprendre… commença-t-il à répliquer.

- J'en ai assez d'essayer de comprendre tout le monde, de faire les choses pour les autres ! explosa-t-elle finalement en posant les poings sur le plan de son bureau. Toi, essaie de me comprendre, Ronald Bilius Weasley ! rugit-elle.

D'un coup de baguette son bureau fut rangé et les parchemins classés dans leurs cases respectives. Elle contourna le meuble et récupéra ses affaires. Ron la regarda faire, sans réellement savoir ce qu'il devait lui dire. Il avait mille et une choses à dire mais c'était comme si les mots ne pouvaient sortir de sa bouche. Elle se tourna vers lui, à quelques ridicules mètres de lui.

- Là, je fais ça pour moi, que ça te plaise ou non, lui dit-elle fermement.

- Hermione, ce n'est pas la bonne chose à faire et je dis ça pour toi. Malefoy n'a pas forcément les intentions que tu lui prêtes, l'avertit-il.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? rétorqua-t-elle. Tu sais quoi, Ron ? Ça n'a pas d'importance. J'en ai ma claque que vous me disiez tous ce que je devrais faire ou ne pas faire. J'ai trente ans, par Merlin ! Je ne vous ai demandé à aucun d'entre vous votre avis sur mes décisions ! Et je n'ai attendu d'ailleurs personne pour les prendre ! Aucun d'entre vous n'imagine ce que ces derniers mois ont été pour moi, ajouta-t-elle alors qu'elle sentait l'émotion lui serrer la gorge et faire trembler sa voix.

Elle posa sa main sur la poignée de sa porte et lança un dernier regard à Ron qui se sentait impuissant. Il connaissait Hermione. Rien de ce qu'il pourrait dire ne pourrait la faire changer d'avis. Quelque chose en lui lui disait que ce n'était d'ailleurs plus sa place de tenter de lui faire changer d'avis.

- Tu devrais essayer de passer à autre chose, toi aussi, lui lança-t-elle avant de sortir de son bureau, de claquer la porte et de le laisser seul dans la pièce.

Il aurait pu s'arracher les cheveux tant elle l'exaspérait. Et elle l'exaspérait d'autant plus qu'il savait qu'elle avait en partie raison. Ce n'était pas ses affaires et il fallait qu'il passe à autre chose. Cependant, Ron se rendait finalement compte que le processus était plus compliqué que ce qu'il n'avait imaginé.


Hermione entra dans son appartement la tête emplie de sentiments, d'émotions et de pensées, son cœur menaçant de sortir de sa cage thoracique et la respiration courte. Elle partit directement vers sa chambre, ouvrit une valise et jeta dedans tous les vêtements d'été qui passaient sous sa main. Il ne lui fallut que quelques courtes minutes pour tout ranger dedans grâce à la magie. Elle passa par sa salle de bain pour prendre plusieurs produits de toilette et d'hygiène. Elle remerciait le fait d'être une sorcière, en quelques minutes seulement ses affaires étaient prêtes.

Elle espérait que Drago ne lui avait pas dit qu'elle pouvait venir quand elle le souhaitait seulement par politesse, car sinon, il allait être surpris. Elle étouffait dans cette ville, dans son cercle d'amis, dans ses proches et elle devait partir. Sur le champ.

Elle ne prit même pas le temps de se changer et de se débarrasser de son tailleur de travail. Elle transplana de son salon vers l'atrium de Ministère et se dirigea vers le département des transports d'un pas assuré. Elle se posta devant un des bureaux auquel elle pouvait réserver un portoloin.

- Il me faut un portoloin pour Manarola, maintenant, exigea-t-elle alors que l'employée du Ministère haussait un sourcil.

- Normalement, il faut les réserver à l'avance, je ne peux…

- J'en ai réservé un qui devait partir dans quelques jours, expliqua Hermione. Mais je dois partir maintenant, je paierai un supplément bien entendu.

L'employée la toisa, croisa le regard désespéré d'Hermione et jeta un coup d'œil à la valise à ses pieds. Elle n'avait jamais eu l'occasion de travailler avec elle, mais elle n'était pas idiote, elle savait qu'Hermione était à la tête d'un service du Ministère, qui elle était, et qu'elle travaillait à quelques étages d'elle. Elle soupira puis sortit un parchemin de demande de portoloin et le glissa vers Hermione. Cette dernière la remercia sincèrement et le remplit rapidement.

L'employée enchanta une théière ébréchée qu'elle tendit à Hermione.

- La station de départ du Ministère est dans une grande pièce au bout du couloir sur votre droite, en sortant d'ici, l'informa-t-elle. Il part dans cinq minutes.

- Merci, souffla la brune avant de se lever. Vraiment, merci.

Elle prit dans une main sa valise et dans l'autre la théière ébréchée. Elle prit la droite en sortant de la pièce et vit les panneaux qui indiquait la direction de la station de départ. Elle se retrouva seule dans la station, tenant cette théière, le regard perdu dans le vide. Elle allait le faire. Dans quelques minutes, elle allait être en Italie, dans les Cinque Terres. Elle était tombée sur la tête.

Mais, tomber sur la tête n'avait jamais été aussi bon.

Elle regarda sa montre. L'objet commença à vibrer dans sa main. Elle ferma les yeux et se fit comme aspirer par le portoloin. Elle atterrit à ce qu'elle devina comme étant la station de transplanage de Manarola. Elle était bien différente de celle du Ministère de la Magie britannique. Elle était bien plus petite, en extérieur. Le soleil réchauffait déjà Hermione qui regretta de ne pas avoir pris le temps de se changer avant de partir. Elle ne bougea pas d'un iota pendant plusieurs secondes. Elle se rendit compte qu'elle ne savait pas comment rejoindre la villa de Drago. Elle rangea la théière dans son sac à main, sortit sa baguette et invoqua un patronus qui partit rapidement loin d'elle.

Elle attendit, parfaitement immobile à la station de transplanage. Son cœur battait rapidement dans sa poitrine, mais pour différentes raisons. Elle n'était plus énervée. Elle n'était plus agacée. Soudainement, elle était pétrifiée par la peur. Qu'était-elle en train de faire ? Et si tout le monde avait raison ? C'était de la folie. De la pure folie.

Soudainement, elle entendit le bruit d'un transplanage. Drago était devant elle. Une chemise blanche un peu trop large, un pantalon en lin clair et un petit sourire en coin. Dire que tout à coup toutes ses angoisses disparurent aurait été un mensonge. Elles étaient encore là. Et elle était encore agacée par sa journée. Mais elle croisa son regard et une part d'elle lui souffla que tout ceci n'était, en effet, peut-être pas une mauvaise idée.

Il fit voyager son regard sur Hermione et devina qu'elle était partie rapidement, sûrement sur un coup de tête. Elle ne devait arriver que quelques jours plus tard pourtant elle était là, devant lui, encore vêtue d'une tenue de travail, le souffle court, des petits cheveux qui s'échappaient de son chignon.

- Salut, souffla-t-elle.

- Salut, sourit-il. Tu es en avance, ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Elle était en avance de quelques jours mais Drago ne trouvait pas la force de s'en plaindre. Si ça avait été n'importe quelle autre personne, il aurait trouvé quelque chose à redire. Mais c'était Hermione. S'il avait été, certes, décontenancé par son arrivée impromptue, il ne pouvait s'en trouver dérangé ou agacé.

Hermione sourit et laissa échapper un petit rire. Elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille.

- J'ai été dans l'obligation d'avancer ma retraire spirituelle de quelques jours, plaisanta-t-elle.

Il s'approcha de quelques pas et prit dans sa main gauche la valise d'Hermione avant de saisir son avant-bras de sa main droite. Elle le regarda faire, en silence, se rendant compte doucement qu'elle sortait complètement de sa zone de confort pour entrer dans l'inconnu.

- Alors, sois la bienvenue à Manarola, Granger, dit-il d'une voix chaude.


Hello, hello !

J'espère que vous allez tous bien ! Nous voici avec le chapitre 13 et la fameuse arrivée en Italie. Bon je vous laisse avec le petit suspens de savoir ce qu'il va se passer ne m'en voulez pas trop...

J'attends vos opinions sur ce chapitre car mine de rien Hermione a fui ses problèmes en partant en Italie, entre Théodore et Ron... On est bien servi haha !

J'espère que ce chapitre vous a plu et on se retrouve dimanche prochain comme toujours ! Il sera dispo le dimanche en effet, mais peut-être que dans la soirée j'ai un weekend chargé (excusez moi d'avance ! et à voir si je ne vais pas le poster samedi matin plutôt...)

Merci encore et toujours de me soutenir ! (On arrive à 150 reviews, c'est fou fou merci !)
Prenez soin de vous et à bientôt :)