Nouvelle Spectre dans la place ^^ Lune, tu passes les passages avec B ; ))
Chapitre 195 : Bonds
Nous avons tous, nous autres Spectres, des souvenirs pour le moins marquants.
Comme lors de cette partie de Collin-Maillard royale... durant laquelle mon ennemie a osé posé les mains sur moi, éveillant la vague de rage en moi. Toucher auquel je répondis par plusieurs grognements appuyés, pupilles dérivant de colère, mâchoire si serrée que mes gencives se mirent à saigner, filets passant la barrière de mes lèvres. Si je lâchais la bête maintenant, tout l'édifice y passerait... la force des Titans n'est pas à refaire !...
J'appelle pour la dixième fois au moins, laissant un message vocal cinglant, doublé de SMS non moins éloquents. "Putain, ramène ton cul ici, enfoiré !"
En pleine barbecue party, dans la villa du père d'un ami, B. suit le tout avec ce sourire que je souhaiterai lui faire ravaler !
"Ben dis donc, elle en veut." lui fait remarquer Dick, secouant la main. "C'est Rachel, c'est ça ?"
"Ouais. Bah, elle attendra, hein. Elle n'a qu'à s'offrir un magazine intéressant pour se passer le temps."
"Sois cool, mon pote. Tu sais, elle t'adore, cette gamine."
"Ah mais je suis cool, Dick, je suis cool. J'ai pas dit que je n'irai pas la chercher à l'aéroport non plus. Je la fais juste... mariner."
"Comme ça, elle sera encore meilleure ?..."
"T'as tout compris." se resservant une Desperado.
Il se la ramène enfin, après trois heures d'attente !... Je suis verte de rage !...
"AH ENFIN !"
"Gueule encore un coup, Girl, et je te laisse passer la nuit dans le hall des arrivées." avec ce sourire qui se fout du monde.
"Enfoiré !"
A ma grande surprise, il se charge de mon bagage à main.
"Ouais, c'est la moindre des choses." dis-je.
"Ferme-la, Girl, ou je le réexpédie d'où il vient."
En route jusqu'au parking.
"Qu'est-ce que t'as foutu ? T'étais où ?"
"Chez des potes. Barbec. Tu voulais du rab, Girl ?"
Je soupire en croisant les bras.
"Tu pensais quand même pas que j'allais m'arracher de là-bas dès réception de ton premier SMS, Girl ?"
"Je te rappelle que je traverse l'Atlantique pour toi, B." rageuse.
"Ouais, je connais la musique : T'as un mec super aimant à Paris, blablabla..."
"J'en ai trois maintenant."
Grand éclat de rire qui fait se retourner un paquet de gens. Je ne sais plus où me mettre face au rire de cette moitié de Shinigami !...
"Ta gueule, connard, c'est pas marrant."
"Si, justement, Girl !... T'en as trois, putain ! Et pourtant t'arrêtes pas de venir te foutre dans mes pattes !... Franchement, tu la kiffes à ce point, ma queue ?"
"Inutile de revenir sur le sujet."
"T'es bandante, Girl. Sérieux, t'es bandante." oscillant entre la moquerie ouverte et la tendresse. "T'sais qu'un jour, ce connard de L. est venu me voir et..."
Il capte immédiatement mon intérêt et s'en félicite.
L. était effectivement venu trouver B. qui fumait à une fenêtre - chose strictement interdite, du reste !...
"Que lui trouves-tu, B. ?"
Petit sourire en face. "Tu peux pas piger, L."
"Explique-moi, dans ce cas." posant son dos voûté contre les lambris du couloir.
B. ricana. "Tu peux pas saisir ce qui nous lie, Girl et moi. Toute relation sociale te passe par-dessus la tête, L."
"Réalises-tu à quel point cette relation te place dans l'illégalité, B. ?"
"Plus que tu ne le penses, L. C'est ça qui est jouissif, tu vois ?"
"Tu empêches Hope de parvenir à un développement harmonieux de sa personnalité."
"Conneries. Ici, personne ne peut prétendre se développer harmonieusement, L. On est tous frappés." sur un petit rire, terminant sa cigarette.
"Je ne peux pas croire une chose pareille, B."
"Ah ouais ? Tu le croiras peut-être lorsque plusieurs d'entre nous souhaiteront se venger, L."
"Jamais vous n'oserez vous retourner contre moi, B."
"Ah, tu crois ?! On en crève tous, L. !"
"Ne fais pas de ton cas une généralité, B."
"Putain, achète-toi des yeux, L. ! T'es clairement le mec à abattre !"
L. en demeura estomaqué un moment, fixant B. comme s'il était le démon.
"T'es vraiment à chier niveau relations humaines, L."
L. renifla. Ce n'était pas faux. Mais L. s'en passait parfaitement. Les contacts physiques, à l'exception de quelques rares personnes, lui étaient désagréables. Seuls Watari et B. semblaient échapper à cette règle.
"Je pensais que... tu m'aiderais à comprendre le monde, B..."
"En quel honneur, L. ? Je ne te dois rien. Rien qu'une revanche." appuyant son épaule contre l'ébrasement de porte, mains fourrées dans les poches de son jeans.
"C'est triste, B."
"Comme ton cul, L."
J'admire son profil pendant qu'il conduit. Il a toujours été beau garçon... racé du fait de son métissage parsi. De longs cils, une tignasse hirsute. Mon ventre commence ses incroyables loopings...
"On a toujours été proches."
"Ouais." souriant, main allant vagabonder sur ma cuisse. "... et tu veux que j'te dise ?... T'as vachement plus de potentiel que A. Avec A. je ne serai pas arrivé à la moitié de ce que j'obtiens de toi, petite pute. Tu me fais kiffer grave."
"T'as eu du bol que je ne reprennes pas un vol retour." toujours fâchée d'avoir dû poireauter des heures durant !...
"Hahahaha ! T'en aurais pas été cap', Girl. Pas avant que je t'ai baisée plusieurs fois !... Eh ouais, retour sur investissement oblige !..."
"Connard." me marrant vu qu'il n'a pas totalement tort.
"J'connais chacune de tes grimaces de p'tite pute. Pas la peine de tricher avec moi, Girl."
Nous arrivons enfin dans le parking souterrain dans lequel B. gare son 4X4.
Dans l'ascenseur, à nous envisager avec un petit sourire.
"J'te baise dès qu'on arrive ou t'as besoin d'aller vider ta vessie avant ?..."
"Retour de question."
"Ah haaaa !... Surprise, Girl !..."
Nous entrons dans l'appartement.
Je lui fais face derechef. Mon attitude affiche clairement mes ambitions et il en sourit, carnassier.
"Tu bandes ?..."
"Tu sais bien qu'elle réagit toujours au quart de tour avec toi." m'attrapant par la nuque pour m'appliquer un baiser plein et débordant.
Je descends la paume sur l'entrejambe renflée, massant là, commençant à lui arracher les premières salves de "putain !...", signe que son excitation fait un bond.
Il se frotte contre moi sans la moindre pudeur, s'érigeant au maximum.
Ses doigts viennent me chercher, souriant de ce qu'il y trouve, m'envisageant un bref instant. "T'es vraiment ma p'tite pute préférée, Girl."
Inutile de prétendre vouloir regagner la chambre ; le vaste canapé est là pour nous accueillir. Nous y échouons, nous défaisant à la hâte, animés par une excitation grandissante. Son extrémité me trouve enfin, fouillant à merveille, éveillant des sensations folles que nous geignons sans retenue.
"Putain... j'avais presque... oublié à quel point... t'étais... bonne, Girl..."
Il me laisse la place et je le maintiens par la base pour laisser son gland fureter entre mes plis, appelant là toujours plus de moiteur.
Puis nous adoptons un rythme, nous appelant.
Nous sommes tant excités que le moindre contact nous électrise.
Soudain, une vague folle grimpe en nous, nous faisant vibrer des pieds à la tête.
Son regard vairon est totalement dévié, sous ses paupières abaissées de moitié, et son corps entier soubressaute sous moi. Et ça dure... et ça se succède. Il demeure lui-même étonné par la puissance de cette première série d'orgasmes, souriant avant que ses traits ne se froissent dans un nouvel élan charnel. "Ooooooh... putaiiiiin... Girl... trop b... putain... j'sais pas quel... point t'as... stimulé mais woooow... oooooh... ouais... encore..."
Son rire l'entrecoupe, un rire bien rauque de Shinigami à la dérive.
Quel plaisir pour l'un et l'autre lorsque l'orgasme s'étale ainsi, rendant nos sexes sensibles au moindre attouchement.
Affalés sur le canapé, nous regardant avec le sourire. "Putain de... bonne..."
"C'était..." sur un petit soupir qui ne va pas tarder à en redemander.
Ce matin, je pars à l'assaut de B. et comme à l'ordinaire la réponse est immédiate !...
Je le caresse de la paume, le laissant s'ériger à loisir.
"T'aimes, hein, la tenir comme ça dans ta paume, Girl ?" sur un sourire audible.
"Hmm mmm. J'aime surtout sentir comme elle démarre au quart de tour..."
"Avec toi, toujours, Girl."
Nous laissons les sensations enfler.
Puis je le fais circuler, de l'extrémité, contre mes plis, appelant là une moiteur terrible.
"Oooooh... putain... ça... ça monte dans les... tours... Girl !... Kiiiiiiiiiffe !..." se tortillant de plaisir sous moi.
Le plaisir est tel que tout son corps en frappe littéralement.
L'orgasme à venir est très beau, vif.
Puis nous remettons ça, nous caressant immédiatement après, profitant des sensations restantes.
"Je suis impressionnée par la façon dont tu récupères rapidement..."
"Avec toi, ça a toujours été le cas, Girl."
L'instant d'après, nous refaisons l'amour, ce qui débouche sur une autre jouissance, beaucoup plus profonde et diffuse, celle-là.
Puis nous nous câlinons pour ne pas rompre immédiatement le contact, chose assez inédite avec B.
"Tu veux un scoop, Girl ? J'me suis mis au surf, en bon Californien qui se respecte."
"Et tu kiffes ?"
"Ouais, ça commence à devenir intéressant."
"Avec un coach ?"
"Nan, seul. J'ai maté quelques vidéos et j'imite."
"Tu me montreras ?..."
"Ouais."
B. fait monter la fermeture à rallonge de sa combinaison. Puis il récupère sa planche.
Je prends mon camp sur le drap de bain étendu à même le sable blond brûlant.
Il ne se débrouille pas mal du tout - comme dans tout ce qu'il entreprend !...
Mes souvenirs me ramènent à la Wammy's. A ce matin radieux de printemps. A ce vingt-quatre avril. Au moment où les rumeurs ont commencé à enfler.
"Quoi ? Tu délires, mon pote !..."
"Naaaaan ! Je le tiens de C. !..."
"C'est impossible !..."
"Ouais, je suis d'accord, personne n'est capable de détrôner L. !..."
"Pourtant... j'ai entendu Mr Melton en discuter avec Watari hier !..."
"C'est impossible, impossible ! T'as dû rêver !..."
J'écoutais d'une oreille de moins en moins distraite.
"Alors ça... t'y crois, toi ?..."
"Bah écoute... si Mr Melton le dit..."
"J'ai vraiment... du mal à y croire. Et même à l'admettre !..."
"Ouais, je m'y attendais pas, je ne pensais pas que ce soit possible..."
"La ferme, le voilà." s'écartant pour faire place à B.
Le caïd bouscula D. au passage, dans un acte purement gratuit.
Puis il vint se fixer à mes côtés, croquant dans une pomme, affichant ce petit sourire particulièrement sûr de lui.
"T'es au courant de quelque chose ?..."
"Ouais."
"Alors ?..."
"Mes dernières copies ont supplanté celles de L." avec une immense fierté.
J'entrouvrais la bouche.
"Girl, tu sors avec celui qui vient de foutre la raclée à cet enfoiré de B."
"Comm..."
"J'ai conservé un double de la clé du bureau de Wat'." regard vairon au zénith. "Sale temps pour L. !..." sur un rire terrible de Shinigami, sons roulant au plus profond de sa gorge. "J'suis sûr que le vieux va tout faire pour trafiquer les résultats au profit de sa puce savante !..." serrant le poing dans sa poche.
Justement... le voilà qui arrive dans le couloir.
"B. Dans mon bureau."
B. se détacha du mur, poussant des hanches alors qu'il circule derrière Watari, faisant mine de l'enculer à son insu.
Dans le bureau :
"Prends place."
B. s'y vautre. "Bon, abrège, Wat', j'ai pas toute la journée."
A l'absolue surprise de B., Watari sortit les exceptionnelles copies de B., les étalant sur son bureau. "Tes derniers résultats sont tout à fait remarquables."
"Je t'ai dit d'abréger, Wat'." toujours dans la provocation qui lui était propre.
"Tu es parvenu à de meilleurs résultats de L., notamment en mathématiques et en sciences appliquées. Félicitations, B." presque sincère.
"Ça te fait chier dans le fond, hein, Wat' ?..." sur ce sourire de guerre.
"Il ne faudrait pas que ceci te monte à la tête. L. possède des capacités exceptionnelles."
"Surtout celle de te lécher les pieds, j'suis certain qu'il excelle dans l'exercice."
"Tu es imbuvable, B. Jamais tu ne posséderas le raisonnement de L."
"Je l'ai déjà niqué sur ses matières de prédilections. Ecoute-moi bien, Wat'..." se penchant en avant, coudes en appui sur ses cuisses, regard vairon se faisant terriblement dur. "... je vais persévérer. C'est que le début de votre chute à tous les deux. Je vais vous ridiculiser, L. et toi."
Watari déchaussa ses verres ronds pour les essuyer d'un tissu noble, peu impressionné par ce qui se jouait face à lui.
"Tu possèdes bien trop de tares pour y parvenir avec succès, B. Tes résultats demeurent très médiocres en philosophie et en histoire de l'art, par exemple."
B. serra le poing à s'en faire blanchir les jointures. "Je vais vous niquer. Tous les deux. Dans l'année qui vient. En commençant par toi, fils de pute, qui m'a spoilé, biens et fortune."
"Qu'en aurais-tu fait, mon cher B. ? Tu aurais tout dilapidé. Tu ne possèdes aucune contenance."
"C'est mon problème, ça, Wat'. Tu piges ?!"
"Tu peux disposer, B. Désormais, nous nous assurerons tous ici que plus jamais tu ne feras de l'ombre à L."
B. se laisse tomber sur le drap de bain, récupérant ses verres teintés pour les placer sur ses yeux, combinaison ouverte et descendue sur les hanches, se séchant sous le soleil californien.
"Jamais L. n'aurait pu se fabriquer une vie comme tu l'as fait."
"C'est sûr. Cet abruti ne savait que faire le beau devant ce connard de Wat'."
Minos nous aborde avec ce petit sourire qui indique qu'il tient un scoop.
"Hmm mmm ?" questionne Aiacos, sans même détacher les yeux du plan qu'il est en train de finaliser.
"Vous brûlez de savoir, pas vrai ?..." s'installant d'une cuisse sur le bord du bureau.
"Faut-il y mettre un prix ?"
"Hahahaha ! Prix dont tu t'acquitterais volontiers, pas vrai, Léviathan ?" se marre Aiacos.
"Un peu de sérieux, je vous prie. L'affaire est de haute importance." déclare Minos, se raclant la gorge avant l'annonce. "Sa Seigneurie s'apprête à accueillir un nouveau Spectre dans nos rangs."
"Oh ?..."
Minos agite les mains. "Des questions ! Des questions, je vous prie !..."
"Tu es pénible, Griffon !..." rit Aiacos. "Bon. Mâle ou femelle ?"
"Femelle."
"Huh ?... Étoile terrestre ?..."
"Huhu. Céleste."
"Ooooh !..."
"Spectre de ?..."
"Simurgh."
"Han !..."
"Et ?..."
"Nièce d'Hadès Sama. Fille de Déméter." très fier de son exclusivité. "Et le plus vexant pour toi, Cos : elle a été confiée aux bons soins de notre Wyvern."
"Mazette !"
"Mauvais début dans nos armées !..." se fend Aiacos. "Elle va déprimer avec Rhada !... Sauf, bien sûr, si elle est adepte de parties de chasse et de whisky millésimés !..."
Aux Enfers :
"Rhadamanthys."
"Seigneur."
Wyvern en imposait. A sa façon de se déplacer, à sa haute carrure, à sa mâchoire serrée, à cet air constamment froncé, à ce sérieux impeccable.
Il fit immédiatement forte impression - fort agréable, du reste !... - sur la nouvelle venue.
"Rhadamanthys, mon cher Juge, je te confie Mia qui n'est autre que ma nièce, la fille de Déméter, ma sœur."
"C'est... un honneur, Seigneur."
"Je compte sur toi pour lui enseigner les rudiments de nos règles et les capacités de son surplis."
"Je m'en acquitterai avec le plus grand dévouement, Seigneur."
"Va, Mia." avec un petit geste encourageant. "Je suis certain que tu feras honneur à nos armées."
Il était... impressionnant. Mia avait l'impression d'être ridiculement petite et chétive à ses côtés... il était... immense ! Et ses ailes, bien que repliées, n'arrangeaient rien.
Mia avait parfaitement étudié les rangs qu'elle venait de rejoindre et ce Spectre était bien sur le dessus du panier !... Il s'agissait d'un Juge, d'un général de son oncle !...
Elle en vibrait d'excitation !...
Rhadamanthys avait la réputation d'être un Juge sérieux - moins méticuleux que Minos, cela dit - et extrêmement précautionneux. Il était également connu pour sa loyauté sans faille. Ces traits de caractère plaisaient beaucoup à Mia et elle décida d'en faire son modèle dès son entrée au service de son oncle.
Pour le moment, elle notait à quel point les Enfers étaient vastes et comportaient de multiples strates.
Elle eut dès lors envie de faire une petite blaguounette à Rhadamanthys : "Avez-vous prévu un centre d'appels si quelqu'un venait à s'égarer ?..."
Rhadamanthys haussa le pan gauche de son monosourcil. "Les nôtres ne s'égarent jamais. Quant aux intrus, grand bien leur fasse."
Mia rentra la tête entre les épaules. Ouch !... Elle devra apprendre à manier l'humour avec une certaine prudence à l'avenir...
"A... quelle faction vais-je appartenir ?..."
"Nous en déciderons au vu des talents que tu seras susceptible de développer lors de campagnes."
Secrètement, elle espérait pouvoir affilier le groupe d'élite de Rhadamanthys !...
"Où nous dirigeons-nous ?"
"Je t'emmène découvrir le fonctionnement du premier Tribunal, tenu habituellement par Minos..."
"... dont l'intérim est assuré par Rune du Balrog."
Rhadamanthys cligna. C'est qu'elle en savait long !... Fort bien, elle était intéressée !...
"M'ennuie..." tapotant la pointe du stylo sur le calepin, en pleine réunion de formation.
Rire d'Aiacos. "Toi, tu serais davantage d'humeur à écumer les boutiques !..."
"J'ai repéré un joli petit jeans slim chez Archange."
"A mon avis, ça justifierait nettement une absence." tentateur.
"Silence, Cos." le reprend Minos.
Ce soir, je reçois la visite de Lune et de Rogue.
Le magicien semble mal à l'aise sur Terre, ce qui fait rire Lune. A son rire enfantin, le sorcier esquisse un doux sourire, osant égarer les doigts dans ses cheveux.
"Des... nouvelles de Loki ?"
"Pas des moindres ! Il aurait pu au moins s'excuser !... Platement, je veux dire. Ramper."
"Te lécher les pieds ?..." amène Severus, plaisantant à moitié.
"Hein ? Non, arrête, il est bien capable de se changer en chien pour ce faire !..."
"Chaque fois qu'on parle de chien, j'ai l'image de Rhada qui apparaît..." dis-je.
Lune pouffe. "En même temps... clebs un jour, clebs toujours !"
Mia regagna sa couche avec des images pleins les yeux !... Le premier Tribunal était somptueux !... Balrog y faisait régner la loi du silence et interrogeait les âmes en jugement avec fermeté. Elle aurait cependant souhaité voir Minos - un Juge dont la réputation était louée pour son impartialité - à l'œuvre !... Elle avait tant entendu sur le compte de Minos du Griffon !...
Et que dire d'Aiacos, ce Juge notoirement sadique ?...
Elle rêvait de les rencontrer !...
Il lui tardait également de faire la connaissance de la troupe d'élite de Rhadamanthys, notamment Valentine de la Harpie.
Malgré son excitation évidente, le sommeil la gagna en quelques instants, baignée par les ondes bienveillantes de son surplis.
Il appartenait véritablement à ce monde et il s'agissait, en prime, d'un cadeau de son oncle !... Elle s'était toujours bien entendue avec Hadès. Et il le lui rendait bien.
