Bonjour !
Et un nouveau chapitre et un ! Encore une fois merci pour les personnes qui prennent le temps de lire et poster des commentaires. Ca me fait vraiment plaisir. Merci aussi à Lagasy pour son travail de correctrice.
Je suis contente, j'ai retrouvé les smileys de gaellezjey ;) mais aussi les fidèles commentaires de Pims10.
J'ai reçu un commentaire me demandant si j'allais faire Thanksgiving. La réponse est affirmatif.
Je sais pertinemment que Thanksgiving à une histoire dramatique. Cependant, il est important de préciser que cette fête perds de plus en plus le côté historique et devient finalement plus un moment de communion. Un peu comme Noël qui perds son côté chrétien pour finalement n'être qu'un moment dans l'année ou nous nous réunissons dans l'année en famille pour partager un bon moment.
Thanksgiving est devenu un moment dans l'année où les américains se réunissent en famille pour passer du bon temps et les natives américains ne sont pas en restent dans cette pratique. Pour beaucoup aussi c'est devenu un moment de recueillement pour honorer la mémoire des morts du génocide. Et enfin, certains ne fêtent pas cette fête mais une autre qui était pratiqué à l'époque en rapport avec les récoltes.
Alors peut-être que ça plaira ou ne plaira ma volonté de parler de cette fête. Mais pour l'avoir vécu plusieurs fois, pour l'avoir célébré avec des personnes de tous horizons. Je peux vous affirmer avec certitude que la vision que les téléfilms nous donnent sur cette fête n'est pas la réalité. Cependant, je n'affirme pas avoir rencontrer tous les amérindiens des USA et donc connaître tous les avis sur cette question. Mais je pense avoir assez longtemps vécu là bas pour me permettre de prendre certains partie prit.
La même guest : je remercie pour ton commentaire. En effet, ca fait très commentaire de texte mais ça me rappel de bons souvenirs ;). J'aime vraiment le temps que tu prends pour commenter à chaque fois. Tes commentaires sont toujours très bien construits. Pour ce qui est de mon historique de recherche... Ca va, ça pourrait être pire ^^. On va dire qu'il y a beaucoup de ce que j'ai déjà vécu dans cette histoire ce qui aide tellement pour écrire mes bêtises. Une de mes amies m'a d'ailleurs demandé récemment si il se passait une journée sans qu'il ne se passe pas quelque chose de farfelue dans ma vie. La réponse : absolument pas. Peut-être que Bella et moi nous nous ressemblons plus que je ne le voudrais.
Bref !
Sinon, nous nous rapprochons doucement de la fin. C'est un peu bizarre pour moi mais je suis tellement heureuse de vivre cette aventure.
Sur ceux... Bonne lecture :)
A lundi prochain !
Chapitre 16 : Elle est de plus en plus folle.
Honnêtement s'occuper de Riley devenait de plus en plus facile. Bien sûr, il y avait des moments un peu plus difficiles car Riley restait un enfant et même si il était incroyable, il lui arrivait d'avoir des jours sans. Mais heureusement pour moi, avoir Paul à mon côté était un véritable plus, je n'avais pas à affronter seule les crises de colères et de larmes. Elles étaient rares, mais existantes. Paul était aussi là pour me raisonner, j'avais vraiment tendance à le couver. Je le savais, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Dans ma tête se jouait toujours un million de scénarios catastrophes avec ma mère débarquant et m'étant la ville en feu et en sang pour récupérer Riley.
De ce fait, Paul avait décidé de me garder occuper au maximum chaque jour. Je n'avais pas une minute à moi entre la librairie, Riley, lui, Biers, et surtout nos amis et familles qui étaient complices. Mes seuls moments de libre étaient quand Phil était là et encore uniquement si il décidait d'emmener Riley hors de la ville, mais en même temps j'étais tellement heureuse que je m'en moquai complètement d'être épuisée à la fin de semaine. Et puis ce n'était qu'une solution temporaire, Riley ne serait pas pour toujours avec nous même si Phil venait à accepter le poste à Portland ou Seattle.
Il fallait ajouter à cette occupation perpétuelle la préparation de Thanksgiving. Sue avait décidé que nous devions tous être présent. Nous allions donc nous retrouver à plus d'une trentaine pour fêter. À proprement parlé, nous ne fêtions pas Thanksgiving, c'était juste un prétexte pour nous réunir tous car nous étions quasiment tous libres à ce moment là de l'année. Et je n'avais toujours pas compris comment nous allions réussir à faire entrer tout ce petit monde chez nous, mais ça faisait plaisir à Sue. Elle avait essayé d'inviter nos amis, mais ils allaient tous dans leurs familles respectives, sauf Jared et Kim car la mère de Jared était l'une des meilleures amies de Sue et donc elles avaient décidé d'organiser ça ensemble. Claire et Quil seront aussi présent, car Claire était la cousine d'Emily et que celle-ci serait présente avec sa famille, la mère d'Emily étant la sœur de Sue. Donc ma belle-mère avait décidé de rassembler tout le monde. J'avais franchement perdu le fil des justifications de Sue à ce moment là, tant qu'elle était heureuse c'était le principal pour moi.
Le seul petit détail qui me chiffonnait c'était que notre maison allait se retrouver convertie en salle des fêtes. Ce n'était pas d'accueillir tout ce monde qui me gênait, mais plus le fait de ne rien gérer car Sue et Ann, la mère de Jared, ne voulaient rien déléguer ou même m'inclure dans l'organisation. Et sur ce point, c'était encore difficile pour moi de lâcher prise. Sue avait décrété que nous avions la plus grande pièce principale et donc la plus apte à accueillir tout ce beau monde. Cette fois-ci c'était Paul qui n'avait pas pu refuser la demande de Sue, sous mon regard moqueur. Elle avait joué la carte de la sensiblerie, et lui était tombé à pieds joints dedans. Ce grand dadais s'était fait manipulé en beauté ! Un vrai géant au cœur tendre.
« Il faut vraiment que tu nous aides, Bella. » Me dit Kim.
« Ce n'est pas encore un plan tordu de Paul ? » Demandai-je méfiante.
« Non, non, je t'assure cette fois-ci il n'y est pour rien. Tu peux mettre la faute sur Jared. »
« Eh, je n'ai rien fait ! » S'exclamèrent ceux-ci en cœur, prouvant qu'ils nous écoutaient malgré la conversation qu'ils avaient ensemble.
« Tu es sûr ? » Demanda Kim en colère.
« Il te draguait ! »
« Il est gay ! »
« Ce n'est pas ce que ses mains disaient ! »
« C'était mes hanches, Jared ! Pas mes fesses ! »
« N'empêche qu'il n'avait pas à poser ses mains là. » Râla-t-il.
« C'est son métier, Jared ! Comment veux-tu qu'il apprenne aux personnes à danser si il ne corrige pas un minimum les positions ? »
J'observai amusée la dispute en face de moi, Kim avait engagé un professeur de danse pour leur mariage qui devait se dérouler en décembre. Au début, les leçons se passaient bien et puis la jalousie de Jared avait atteint son paroxysme au point qu'ils avaient été renvoyés de l'école de danse, à moins de trois semaines du ce que j'avais compris les progrès de Jared n'étaient absolument pas fulgurants. Il avait tellement pesté contre la colère de Kim au travail que Paul avait avoué que je savais danser et que je pouvais peut-être les aider.
« Charmante scène, n'est-ce pas ? » Murmura Paul contre mon oreille en entourant ses bras autour de ma taille.
« C'est vrai, c'est drôle. On devrait peut-être filmer ça et passer le film le jour du mariage. » Gloussai-je en me calant un peu plus contre lui.
« Ma machiavélique petite femme. » Ronronna-t-il avant de m'embrasser la joue.
« Je ne suis pas petite, Lahote ! Tu es trop grand ! » Râlai-je.
« Tu ne t'en plains pas d'habitude. »
Malgré moi, je gloussai à son commentaire très en-dessous de la ceinture.
« C'est pas possible. » Râlai-je pour la forme en tapant sur ses mains pour le faire lâcher prise. « Laisses-moi finir de ranger, au lieu de dire des bêtises. »
« Surtout prends ton temps quand tu rempliras le lave-vaisselle. »
« Paul ! »
« Je me lasserais jamais de cette vue. » Soupira-t-il faussement rêveur.
Cette fois-ci, je ris franchement. En général, il profitait pleinement de la vue sur mes fesses quand je me penchai pour remplir le lave-vaisselle. Pour l'embêter, je n'hésitai pas à le taquiner là-dessus.
« Vas-y donne tout ce que tu as, bébé. » M'encouragea-t-il me faisant encore plus rire.
« Mais qu'est-ce que vous faites ? » Demanda Kim amusée.
« C'est juste Paul qui se transforme en pompom-girl quand je m'occupe du lave vaisselle. » Ricanai-je.
Kim acquiesça en comprenant très bien ce que je voulais dire et me rejoignit pour m'aider à terminer de ranger les restes du dîner. Phil et Riley étaient partis depuis le vendredi soir. Phil voulait faire visiter la ville de Seattle à mon petit frère puisqu'il était en ce moment même en train de faire ses essaies avec les Mariners et que pour le moment ça lui plaisait beaucoup plus que le poste à Portland. Il y avait donc de grandes chances, si tout se passait bien, que les deux emménagent dans cette ville quand la saison de base-ball reprendra.
« Bon vous me montrez ce que ça donne ? » Finis-je par demander alors que je terminai de me laver les mains.
« Promets moi que tu ne vas pas te moquer, Swan. » Me demanda Jared méfiant.
« Je ne peux rien te promettre avant d'avoir vu la catastrophe que tu es. » Ricanai-je.
Il râla alors que Kim l'entraînait au milieu du salon pour pouvoir nous montrer ce qu'ils étaient capables de faire. Paul déclencha la musique que Kim avait choisit pour leur première danse le jour de leur mariage. Je les regardai attentivement, en ce soit ce n'était pas une catastrophe, mais il était claire que Jared n'était absolument pas à l'aise et la chorégraphie beaucoup trop ambitieuse. Paul ne se priva pas pour se moquer de son meilleur ami à la fin du massacre. Deux enfants, c'était deux grands enfants ! Au même moment, Kim et moi levions les yeux au ciel face à leurs attitudes. Il n'y en avait décidément pas un pour rattraper l'autre.
« Je sais que faire une première danse digne des plus grands films est à la mode, mais tu sais que ce n'est pas ça qui compte réellement. Ce qui compte c'est de voir que vous vous aimez réellement et que vous êtes heureux d'entamer ensemble cette nouvelle vie. »
« Je sais, mais quand je vois les vidéos sur Youtube, ça me donne vachement envie. » Soupira Kim.
« Je comprends, mais en toute franchise, je n'ai pas l'impression de vous reconnaître dans cette danse. N'oublies pas que c'est ton mariage et que tu dois te faire plaisir avant tout, avant de faire plaisir aux autres. »
Kim poussa un nouveau soupir avant de s'installer sur un des tabourets du bar. Ça me faisait de la peine de la voir comme ça, la pression du mariage commençait à se faire sentir. Même si Alice l'aidait du mieux qu'elle pouvait, elle commençait à stresser et à s'agacer pour le moindre détail. Ce que je pouvais comprendre. Elle voulait que tout soit parfait, mais en même temps faire plaisir aux autres.
« Je commence à me dire que ta solution du mariage est la meilleure. » Avoua-t-elle.
Je passai un bras autour de ses épaules pour la réconforter. Le véritable problème dans ce mariage était la mère de Kim. Elles étaient en perpétuelles disputes car sa mère n'arrivait pas à accepter que Kim ne voulait pas un mariage traditionnel Quileute, mais bien un mix entre les traditions et la modernité. Kim était fière de ses origines, mais elle rêvait du mariage à la robe blanche depuis qu'elle était enfant. Alors sa mère lui mettait une pression supplémentaire pour que ce mariage mixte soit une réussite pour ne pas avoir honte face à leurs familles.
« C'est ton mariage, Kim ! Arrêtes de vouloir faire plaisir aux autres ! » Pestai-je. « Je sais, c'est facile à dire, mais tu vas te souvenir de ce moment toute ta vie alors fait qu'il soit inoubliable et non sertie de regrets. »
« Bella a raison. » Intervint Jared.
« Mais ma mère... » Commença Kim.
« Je ne me marie pas avec ta mère, mais avec toi, Kim. Je me moque de savoir si on doit avoir un mariage Quileute ou moderne, si tu portes une robe blanche ou un sac poubelle, ou encore qu'on mange du caviar ou de la pizza. Tout ce qui compte pour moi c'est de t'épouser et que tu sois heureuse et satisfaite ce jour-là. »
Les larmes de Kim roulaient sur ses joues et j'étais à deux doigts d'être dans le même état. C'était la déclaration la plus douce et la plus adorable à laquelle je venais d'assister. C'était ça qu'on aurait dû filmer et diffuser au mariage. Jared rejoignit Kim pour la consoler. Paul déclencha une nouvelle chanson avant de me tendre la main pour m'attirer à lui et me faire quitter mon tabouret. La voix d'Etta James sur « A Sunday King of Love » résonna rapidement dans la pièce.
Il avait continué à me faire danser régulièrement depuis la première fois où nous avions dansé ensemble et que j'avais réalisé que je commençais à tomber amoureuse de lui. J'en étais venu à lui apprendre à danser et nous ne nous contentions plus d'un simplement balancement de gauche à droite. Cependant, nous finissions toujours dans la même position à savoir : ma tête contre son torse et la sienne sur la mienne, nous balançant juste doucement sur place. J'aimai tellement écouter son cœur et respirer son odeur.
« C'est ce que je veux. » Dit Kim avec une petite voix en nous montrant.
Elle nous sortie de la bulle que Paul était capable de créer autour de moi et qui me faisait oublier le reste du monde. Dans ces moments là, j'en venais à penser qu'il pouvait bien il y avoir la fin du monde, je ne m'en rendrais pas compte.
« C'est ce que je veux, Jared. » Affirma Kim plus fort.
« Alors c'est ce que tu auras, mon amour. » Lui répondit-il avant de lui embrasser doucement les lèvres.
Ils étaient définitivement trop mignon ensemble, Kim affichait enfin un véritable sourire. À regret, je me détachai de l'homme qui me faisait parfois oublier qui j'étais, pour fournir à Kim des mouchoirs afin qu'elle puisse se débarbouiller.
« Il ne vous reste plus qu'à choisir une chanson qui vous correspond et le reste se fera facilement. » Dis-je. « Vous n'avez pas besoin d'une chorégraphie élaborée, vous avez juste besoin d'être vous. »
« Merci, Bella. » Me dit Kim en me serrant dans ses bras.
Jared m'articula silencieusement ses remerciements, je lui offris un clin d'œil en retour. Le fait de ne plus avoir à faire cette chorégraphie du diable était un véritable soulagement pour lui. Ils finirent par nous quitter car Kim avait décidé de partir dans la quête de la chanson parfaite pour eux. Il ne restait plus qu'à Jared de tempérer sa fiancée sur le choix de la chanson.
« Bien joué ! » Lançai-je à Paul une fois la porte close.
« Tu as vu ça. » Fanfaronna-t-il en repartant vers le salon.
« Ce qui veut dire qu'à notre mariage, je n'aurais pas le droit à une chorégraphie digne de Dirty Dancing ? » Demandai-je en le suivant.
« Non, on risque de faire de l'ombre aux autres quand ils se décideront à se marier. » Expliqua-t-il en ouvrant la porte de la baie vitrée pour laisser sortir Biers une dernière fois.
Je gloussai légèrement en secouant la tête. Il referma la porte avant de me rejoindre.
« Je vois que l'idée de m'épouser t'effraie de moins en moins. » Dit-il en posant ses mains sur mes hanches.
« Peut-être bien. » Avouai-je en posant mes mains sur ses épaules.
« Intéressant. »
« Tant que tu ne me demandes pas de t'épouser le jour du mariage de Kim et Jared, tu peux être sûr que j'accepterais. »
« Je sais. » Dit-il en m'embrassant le front.
« Donc tu y as déjà réfléchis. » Compris-je.
« Peut-être bien. » Avoua-t-il avec un léger sourire satisfait.
J'étais sûre que mes yeux étaient écarquillés. Mon Monsieur déterminé venait une nouvelle fois de frapper, il ne laissait décidément rien au hasard.
« Aurais-tu par hasard construit un plan pour notre vie ? »
« Bien sûr, j'en ai fait un livre complet que tu pourras vendre quand j'aurais réalisé les projets que j'ai pour nous deux. »
« J'ai le droit de savoir ce qui se passe à la fin ? » Demandai-je en gloussant de sa bêtise.
« Pas de spoiler ! C'est notre règle ! »
« Juste un petit. » Suppliai-je.
« Nope, Mademoiselle ! » Dit-il en se détachant de moi pour ouvrir la porte à Biers.
Je gloussai un peu plus avant de rejoindre la cuisine pour ranger les derniers verres qui traînaient. Une fois terminé, Paul m'attira à l'étage pour la nuit et pour une fois je ne dû pas restreindre mon volume sonore puisque nous étions seuls dans la maison. On passa le dimanche rien que tous les deux, ce qui ne nous était pas arrivé depuis que Riley avait débarqué dans nos vies. J'aimai beaucoup ce petit côté routinier que pouvait prendre nos vies certains jours dans la semaine. Surtout quand nous allions courir avec Biers le dimanche matin, si bien sûr le temps était favorable.
Riley rentra surexcité de son week-end avec son père. Et il nous raconta tout ce qu'ils avaient pu faire, durant le dîner du dimanche soir. Phil ne devait retourner à Seattle que le lundi après-midi, c'était d'ailleurs lui qui allait emmener Riley à l'école. On reprit donc doucement la routine Riley, afin d'entamer cette nouvelle semaine en toute tranquillité.
Pour une fois, j'avais un peu paressé au lit le lundi matin comme je n'avais pas à me lever pour conduire Riley à l'école. J'avais donc profité de ma bouillotte personnelle, qui me réveilla de la plus agréable des manières, avant de rejoindre mon frère et Phil pour le petit déjeuner. Repas qui était d'ailleurs déjà prêt quand j'entrai dans la cuisine. J'aimai tellement cette vie où je n'avais pas à cuisiner pour les autres ou pour moi-même. Phil me tendit une tasse de café ainsi que les pancakes qu'ils avaient préparés ensemble. C'était peut-être l'une des rares choses que Phil était capable de cuisiner.
« Prêts pour cette nouvelle journée ? » Demandai-je à mon petit frère en passant une main dans ses cheveux.
« Bella ! » Râla-t-il. « Tu vas me décoiffer ! »
« Oh, intéressant, tu es coiffé ce matin ? »
« Oui. » Répondit-il alors que de légères rougeurs apparaissaient sur ses joues.
« Notre petit Riley ne serait pas en train de rougir. » Remarqua Paul.
« En effet mon cher, il y a anguille sous roche ! » Répondis-je.
« Je dirais même qu'il y a requin baleine sous gravillon. » Rétorqua-t-il.
« Nous devrions enquêter. »
« Bonne idée, partenaire ! » Dit-il en se tournant vers mon petit frère. « Avoues, petit monstre. Depuis quand rougit-on quand on se coiffe ? »
Phil cachait son sourire derrière sa tasse alors que Riley était mi amusé, mi gêné.
« Je ne rougis pas. » Affirma Riley.
« Tu sais que tu peux tout nous dire, nous serons muet comme des tombes. » Déclarai-je. « Bon peut-être pas Biers, mais c'est un risque à prendre. »
« Biers est un chien, Bella. Il ne parle pas. » Dit Riley en levant les yeux au ciel.
« N'écoutes pas ce que dit tonton Riley, mon chéri. Tu es mon bébé. » Roucoulai-je en caressant mon chien qui avait la tête posée sur mes genoux depuis le début.
« Elle est de plus en plus folle. » Remarqua Riley nous faisant rire.
« C'est de famille, mon grand ! » Rétorquai-je. « Alors ces rougeurs ? Ça ne serait pas par hasard à cause d'une demoiselle du nom de Lucy ? »
« Bella ! » Cria Riley scandalisé.
« Ha ha ! Je le savais ! »
« Lucy, hein ? » Demanda Phil.
« Nous devons rencontrer ses parents pour fixer la date du mariage avec eux. » Déclara Paul sérieusement en consultant son téléphone portable.
« Absolument, nous ne pouvons pas laisser notre trésor dans les mains de n'importe qui. » Renchérit Phil. « D'ailleurs vous les connaissez ? »
« Maria et Benito Moreno. »
« Ah c'est la fille de Benito ? Bon choix, mon pote ! » Dit Paul. « Ça sert toujours d'avoir un lien avec le banquier de la ville. »
« Nous allons pouvoir étendre notre pouvoir et devenir les plus puissant de cette ville. »
« À nous le pouvoir, bébé ! » S'exclama Paul.
« Vous êtes complètement fou ! » S'écria Riley à moitié choqué.
Son expression nous fit éclater de rire et arrêter nos bêtises. Autant dire qu'on commençait la semaine en beauté.
« Alors Lucy ? » Demandai-je.
Il haussa les épaules en rougissant un peu plus fort. C'était Rosalie qui m'avait révélé ce petit secret. Elle trouvait l'attitude de Riley tellement adorable qu'elle n'avait pas réussi à garder ça pour elle.
« Je l'aime bien. » Finit-il par avouer.
« Trop mignon. Mon petit frère a une amoureuse. »
« Bella ! » Râla-t-il. « Ce n'est pas mon amoureuse. Elle ne sait même pas que j'existe ! C'est la fille la plus populaire et moi je suis moi. »
« Oh Riley, mais si je suis sûre qu'elle sait qui tu es. » Déclarai-je avant de lui embrasser le front. « Comment peut-elle passer à côté de toi sans te voir ? C'est impossible. »
« Tu dis ça parce que tu es ma sœur. »
« Absolument pas. Je dis ça parce que c'est la vérité ! Et tu sais que je ne t'ai jamais menti. »
« Je sais, mais c'est vrai Bella. Elle ne sait même pas que j'existe ! »
« Vous êtes dans la même classe ? » Demanda Paul.
« Non, elle est chez Monsieur Banner. » Soupira-t-il.
« Et tu veux qu'elle soit ton amoureuse ? »
« Oui, non, je ne sais pas. » Bredouilla-t-il. « Si je sais, je veux juste qu'elle sache que j'existe avant qu'on rentre en Floride. »
« Alors nous allons lui montrer que tu existes ! » Affirma Paul.
« Comment ? » Demanda Riley perplexe.
« Je ne sais pas encore, mais je pense qu'on peut trouver avant les olympiades de Thanksgiving de l'école. »
« Tu es sûr ? »
« Si j'ai réussi à montrer à ta sœur que j'existais, on peut largement réussir avec Lucy. » Affirma Paul.
« Ça veut dire quoi ça ? » Demandai-je.
« Que j'ai la femme parfaite dans ma vie. »
« C'est ça, oui, c'est ça. Rattrapes-toi, Lahote. » Répondis-je sèchement. « En attendant, l'aveugle de service va se préparer. » Déclarai-je en quittant rapidement ma place à table.
« Je crois qu'elle n'est pas contente. » Dit Riley alors que je quittai la pièce.
Je montai en vitesse les escaliers, un Biers sur les talons, avant de rejoindre la salle de bain pour me préparer. Je n'étais pas en colère contre Paul, mais contre moi. Même si j'avais accepté le fait que rencontrer Paul plus tôt aurait été une catastrophe pour lui et moi ce n'était pas pour autant que la culpabilité n'existait plus. C'était d'ailleurs idiot de culpabiliser pour ça, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Je n'arrivai pas à m'enlever l'idée que j'aurais pu connaître ce bonheur de partager sa vie plus tôt.
« Avec des si, on refait le monde. » Déclara Paul en s'appuyant contre le montant de la porte de la salle de bain.
« Je sais. » Soupirai-je en appliquant un dernier coup de mascara.
« Alors arrêtes d'y penser. » Ordonna-t-il en me rejoignant.
« Autoritaire ce matin. »
« Ne détournes pas la conversation, Isabella. » Dit il en me retournant.
Il m'attrapa par la taille avant de m'installer sur le meuble de la salle de bain et de se caler entre mes jambes. Ses bras de chaque côté de moi pour m'empêcher de fuir et son front contre le mien.
« Ce qui compte réellement c'est que nous soyons ensemble maintenant. Nos routes ne se sont jamais rejointes avant car tu n'étais pas prête à vivre cette aventure avec moi. »
« Des fois, je me demande ce que j'ai fait pour mériter une personne telle que toi. » Avouai-je piteusement.
« Tu es juste toi. L'incroyable, douce, généreuse, folle, obstinée, irrésistible et merveilleuse Isabella Swan. » Dit-il doucement.
Mon cœur battit plus vite sous ses mots et je sentis monter les larmes. Cet homme était capable de me faire passer du rire aux larmes de bonheur en l'espace d'un instant.
« Si tu savais comme je t'aime tellement fort. » Déclarai-je.
« Plus que Biers ? » Me taquina-t-il.
« Plus, mais ne lui dit pas. » Murmurai-je avant de poser ma tête au creux de son cou.
Je l'entourai de mes bras pendant que les siens s'enroulèrent autour de moi. Comme d'habitude, une de ses mains traça le dessin de ma colonne vertébrale me faisant frissonner.
« Je t'aime aussi, mon divin amour. » Me murmura-t-il au creux de l'oreille.
« J'aime ça. » Répondis-je contre sa peau alors que des milliers de frissons me traversaient. « D'ailleurs, n'oublies pas que tu me dois un temple. » Le taquinai-je à mon tour en sortant de ma cachette.
« Quand tu m'auras donné trois enfants ! » Me rappela-t-il me faisant rire.
« Négocions car ce n'est pas toi qui vas les porter. » Déclarai-je en me redressant complètement.
« Que proposes-tu ? »
« Commençons par un et si nous voyons que nous gérons on agrandit cette famille. »
« Alors, tu arrêtes ta pilule maintenant. »
« Je veux porter ton nom avant d'accoucher et je ne veux pas me marier enceinte ! »
Il croisa les bras et m'observa attentivement. Je voyais son cerveau tourner à tout allure pour gagner cette négociation.
« Ce n'est pas parce que tu arrêtes ta pilule que tu vas tomber enceinte directement. »
« Je sais, mais je n'ai pas envie de ressembler à une baleine en robe blanche. »
« Tu serais une adorable baleine. »
« N'essayes pas de m'avoir par les sentiments. » Le réprimandai-je.
« Alors, il ne nous reste plus qu'à nous marier rapidement. La semaine prochaine ? »
« Et voler la vedette à Kim et Jared ? Ça ne serait pas sympa. »
« Tu sais que je n'attendrais pas un an avant de t'épouser et surtout d'avoir un enfant avec toi. »
« Je sais, Paul. » Souriai-je face à sa détermination. « Je t'ai donné mes conditions, à toi de décider comment ou plutôt quand les réaliser. »
« Donc mariage et ensuite bébé. Et d'accord pour le moins d'un an ? » Demanda-t-il.
« Parfaitement ! »
« Bien. » Approuva-t-il en hochant la tête. « J'aime négocier avec toi ! » Ponctua-t-il avec un baiser.
« N'oublies pas le temple si nous arrivons à trois enfants sans devenir fous. »
« Es-tu prête à signer cet accord ? » Me demanda-t-il.
J'acquiesçai avant qu'il ne me rapproche à nouveau de lui pour m'offrir un baiser venais enfin de lui accorder ce qu'il voulait de moi pour nous. Il ne me restait plus qu'à me laisser porter par la vague.
« Bella ? » Résonna la voix de Riley.
Je me détachai de Paul avant de sauter du comptoir, de récupérer mon peignoir et de l'enfiler. Je n'avais toujours pas enfilé mes vêtements du jour et je ne pouvais pas me montrer en sous-vêtements devant mon petit frère.
« Qu'est-ce qui se passe champion ? » Demandai-je en le retrouvant au pas de la porte de notre chambre.
« Il est l'heure d'aller à l'école. » Dit-il. « Tu as pleuré ? »
« Mon mascara a coulé ? »
« Oui, pourquoi tu as pleuré ? Est-ce que c'est parce qu'on a dit quelque chose de pas gentil ? »
« Non, non ne t'inquiètes pas, je n'étais pas triste, champion, au contraire. » Déclarai-je alors que Paul essuyait les traces du mascara sur mes joues.
Son visage se fronça, marquant sa concentration à comprendre. Il avait encore du mal à comprendre que parfois les larmes n'étaient pas synonyme de tristesse.
« Est-ce que tu peux garder un secret, Riley ? » Demanda Paul.
« Un grand, moyen, petit ? »
« À toi de décider, Riley. » Répondis-je.
« D'accord. » Acquiesça-t-il. « C'est quoi le secret ? »
« Ta sœur a accepté de se marier et d'avoir un bébé avec moi. »
« C'est pour ça que tu as pleuré ? » Me demanda-t-il, j'acquiesçai en réponse. « Trop bien ! C'est un grand secret ça ! Quand ? »
« Bientôt. » Affirma Paul.
« Donc, je serais bientôt tonton. Trop bien ! »
« Tu es le premier à le savoir donc on compte sur toi pour garder le secret. » Dit Paul.
« Promis, juré craché, promesse du petit doigt. » Dit-il en tendant son petit doigt.
Je le serrai en premier puis ce fut au tour de Paul. Il nous serra rapidement dans ses bras avant de partir en sautillant vers le rez-de-chaussée et de partir pour l'école avec son père.
« Au faite. » Commençai-je en partant vers le dressing pour prendre mes vêtements. « C'est moi ou tu viens de me demander de t'épouser indirectement ? Et j'ai accepté. »
« Exactement, bébé. À partir d'aujourd'hui, tu n'es plus ma petite-amie, mais ma fiancée. Et je pense qu'on devrait fêter ça. » Dit-il en m'attrapant par la taille et en m'emportant vers le lit.
Je poussai un petit cri quand je sentis le matelas sous mon dos. Son corps reposait à moitié sur le mien, ses bras de part et d'autre de moi pour éviter de faire reposer tout son poids sur moi. Je ne résistai pas à l'envie de passer ma main dans ses cheveux courts.
« Plan rondement bien mené, Monsieur Lahote. Toutefois, il manque quelque chose. »
« Qu'est-ce donc, Mademoiselle Swan ? »
« Je me moque un peu de la question fatidique cependant, je pensai que vous alliez me marquer d'une bague pour signifier votre réussite. »
« C'est prévu, Mademoiselle. Cependant, j'aimerais garder cette nouvelle pour nous le temps d'un instant avant d'en faire profiter les autres. »
« Je vais donc avoir le droit à une vraie demande en mariage ? »
« Affirmatif, prochainement. » Affirma-t-il avant de me déposer un baiser sur les lèvres. « Je ne te dis pas quand pour que tu puisses te souvenir à jamais de ce jour. »
« Tu as du mal à chorégraphier le ballet des dauphins sauvages qui doivent faire la demande ? » Me moquai-je.
« Exactement. » Souffla-t-il avant de m'embrasser dans le cou.
Je le laissai faire en continuant à passer ma main dans ses cheveux, mais je l'arrêtai quand sa pluie de baiser arriva vers mes seins qu'il avait réussi à dégager habillement de mon peignoir.
« J'adorerais continuer, mais nous allons être en retard. »
« C'est pour ce genre de situation que nous sommes nos propres patrons, bébé. Pour que personne ne nous reproche notre retard. » Déclara-t-il en continuant de m'embrasser la poitrine.
Si je ne l'arrêtai pas maintenant, je n'aurai plus la force de le faire après.
« Je suis d'accord mais tu as une réunion importante ce matin, mon amour. Et j'ai une livraison à réceptionner. »
Il poussa un grognement avant de se dégager de moi et de rouler pour s'allonger sur le matelas à côté de moi.
« Je déteste quand tu as raison sur ce genre de chose. » Râla-t-il.
« Et moi dont. » Soupirai-je avant de rouler vers lui et de poser ma tête contre son torse.
Sa main se posa sur ma tête et ses doigts naviguèrent dans mes cheveux.
« On devrait partir ce week-end, tous les deux, seuls, loin d'ici. »
« Et Biers ? » Demandai-je.
« Phil peut le garder, si ils restent là, ou nous l'emmènerons avec nous. »
« Un week-end juste toi et moi sans téléphone, sans amis, sans famille. Rien que nous deux. » Murmurai-je un poil rêveuse.
« Je nous organise ça, aujourd'hui. » Déclara-t-il. « Essaye de voir si Maggie peut gérer la librairie samedi toute la journée ou au moins le matin et tu fermes exceptionnellement l'après-midi. »
Je réfléchis un instant à ce qu'il me proposait.
« Ou je peux fermer complètement le samedi comme ça Maggie en profite aussi. »
« Comme tu veux, bébé. Tant que tu es à moi du vendredi soir jusqu'au dimanche soir. »
« On fait comme ça. » Affirmai-je avant de l'embrasser.
Je me dégageai finalement de lui, la première, pour terminer de me préparer, mais surtout rectifier mon maquillage qui avait coulé. Même si Paul avait frotté les résidus un peu plus tôt, je voulais être parfaite pour ma journée de travail. Comme j'allais devoir bouger un certain nombre de cartons et de livres aujourd'hui, je misai sur une tenue pratique et surtout confortable, composait d'une paire de jeans et d'une chemise blanche loose. À défaut de mettre mes converses, j'optais pour ma paire de bottine noire. J'étais sûre d'avoir un peu plus chaud aux pieds avec ça. En deux temps trois mouvements, je terminais de me coiffer et de me remaquiller.
Paul avait quitté la chambre, quand j'étais repassée dans la salle de bain, pour rejoindre le rez-de-chaussée et récupérer les affaires dont il allait avoir besoin pour aujourd'hui. Je me dépêchai de le rejoindre avant qu'il ne parte au travail pour lui souhaiter une bonne journée. Pour une fois, j'étais la dernière à quitter la maison avec Biers. Phil ne devait pas repasser à la maison avant de rejoindre Seattle, il partait directement après avoir déposé Riley à l'école. J'attrapai mon déjeuner dans le frigo avant de récupérer mes affaires à mon tour.
« En voiture, Biers. » Déclarai-je en ouvrant la porte du garage.
Paul l'avait sortie plus tôt ce matin, je n'avais donc pas à attendre qu'il fasse ses besoins pour partir directement à la librairie. De nous deux, je ne savais pas qui était le plus heureux de retrouver la librairie. Il monta rapidement en voiture, comprenant où nous allions, quand je déposais mes affaires sur la banquette arrière de ma Ford. Je me mis en route vers mon travail avec un chien, dans le coffre, excité par l'aventure du jour. Il ne cessait de pousser des petits gémissements quand on se reprochait de la rue principale. C'était toujours très drôle de le voir aussi joyeux à l'idée de passer la journée avec moi.
Biers était devenu la mascotte de la librairie. Les clients étaient même parfois mécontent de ne pas le voir quand ils venaient faire leurs achats. L'association où Paul avait récupéré Biers était venue nous rendre visite, un peu par surprise. Ils avaient été surpris par la transformation du chien qui était passé d'un caractère très calme voir renfermé à quelque chose d'un peu plus expansif. Il restait malgré tout un chien très doux, mais il avait tout de même des quart d'heure de folie, comme nous les appelions.
Ceux-ci se produisaient en général quand il était dans le jardin et qu'il repérait un animal dans la forêt qui avait le malheur de sortir du couvert des bois. Cependant, quand nous étions à la librairie, Biers était une véritable crème qui passait son temps à ronfler comme un bien heureux dans son panier, le tout entre deux caresses et friandises de la part de ses admirateurs. Bon, sa présence avait aussi réussi à calmer l'ardeur d'un des livreurs. Je ne vais pas dire qu'il me draguait, mais il était plutôt lourd avec ses remarques jusqu'au jour où Biers était apparu et lui avait grogné dessus. Un vrai Paul en animal de compagnie. Et j'avouai qu'avoir sa présence avec moi me faisait me sentir un peu moins seule. Même si j'étais toujours occupée, le fait de l'avoir avec moi avait un côté un peu rassurant et calmant.
Je me dépêchai de terminer de faire de la place en réserve pour les nouveaux colis que j'allais recevoir aujourd'hui. J'avais commandé plusieurs livres, à la fois des nouveautés, mais aussi du stock pour certains livres qui étaient partis rapidement, ainsi que des demandes de clients que j'allai enfin récupérer. Il y avait eu un petit retard sur la livraison, je savais que ça faisait partie des aléas, mais ça n'en restait pas moins agaçant.
« J'arrive dans un instant. » Déclarai-je alors que la cloche d'entrée venait de retentir et la porte se refermer.
Je me dépêchai de poser les livres que j'avais en main pour accueillir le livreur puisqu'il était l'heure de la livraison. Je me frottai rapidement les vêtements pour éliminer la moindre trace de poussière éventuelle sur moi avant de passer la porte menant au magasin.
« Bonjour, princesse. » Me salua une voix que je ne connaissais que trop bien.
Mon cœur s'accéléra rapidement alors que mes mains étaient prises de tremblements. Les mots « non pas maintenant » résonnèrent en boucle dans ma tête. Finalement, il fallait croire que pour certaines choses je n'étais pas encore prête.
