Ça y est on entre dans ce qui pourrait etre la seconde partie de cette fiction!

En espérant que ça vous plait toujours !

Bonne lecture à tout.e.s


Chapitre 17: Le chemin.

Elles traversèrent la rue, se rendant très vite compte que si elles ne savaient pas ce qu'elles cherchaient elles ne l'auraient jamais remarqué. Le Chaudron Baveur leur faisait face.

Elles entrèrent avec timidité, ne sachant pas vraiment ce qu'elles feraient une fois à l'intérieur, lorsqu'une voix enjouée s'éleva au dessus du brouhaha de la pièce:

-Bienvenu au Chaudron Baveur! Je peux vous aider?

Le regard des jeunes femmes balaya la pièce avant de tomber sur une trentenaire blonde derrière le comptoir. Celle-ci les observait avec un grand sourire.

-Hum… Marie s'avança, répondant en anglais. Nous cherchons une chambre pour deux nuits et à nous rendre sur le chemin de Traverse. S'il vous plaît, ajouta-t-elle précipitamment.

-Ah, première fois à Londres? demanda la tenancière d'un air entendu. Alors je vous montre votre chambre que vous posiez vos valises puis je vous amènerai au passage pour le Chemin.

Elle récupéra les clefs avec des gestes précis et leur fit signe de les suivre. Elles traversèrent la salle, comble en cette période de rentrée, avant de monter à sa suite. Arrivée à l'étage, composé de couloirs improbables et alambiqués, elle leur ouvrit une petite chambre. À l'intérieur, trois lits et une grosse armoire prenaient quasiment toute la place, laissant un passage étroit. Elle y laissèrent leurs imposants bagages et ouvrir les différentes cages des deux hiboux et des chats et fenêtres avant de suivre de nouveau la sorcière.

À peine le pied posé dans le bar, un Mme. Abbot!retentissant se fit entendre. La tenancière s'excusa un instant auprès des jeunes femmes restées bouches bée en comprenant enfin qui les accompagnait.

-Abbot, genre Hannah? murmura Caroline arrachant un regard surprit à ses amies.

-On y va? Les interrompit Hannah en montrant la porte au fond de la pièce.

Une fois celle-ci passée, elles se retrouvèrent dans une petite cour encombrée de fûts de bière et de bouteilles en verres. Hannah Abbot tapota le mur lentement pour s'assurer que ses clientes voient et assimilent les briques à désigner pour ouvrir le passage. Celui-ci s'ouvrit justement au dernier coup de baguette, laissant entrer les bruits et odeurs du Chemin de Traverse.

-Merci beaucoup, Mme Abbot, dit Caroline en se retournant vers celle-ci.

-Ce n'est rien, Mesdemoiselles. Il faut s'entraider entre nous!

Puis elle s'en retourna à son établissement, laissant aux jeunes femmes tout le loisir de découvrir, enfin, le Chemin de Traverse.


Attirées par la devanture pour le moins explosive de Weasley, farces pour sorciers facétieux, elles n'hésitèrent pas un seul instant avant d'en franchir le seuil.

Une fois à l'intérieur, le mot qui venait à l'esprit était sans aucun doute «capharnaüm» . Ça et là s'entassaient des dizaines de dizaines de marchandises, dont certaines avaient une fâcheuse tendance à exploser lorsqu'on les approchait. Un petit cube en verre, d'apparence inoffensive attira l'attention de Caroline. Celui-ci était étiqueté Cube chauffe thé, créé par Seamus Finnigan, attention aux brûlures. Elle rit doucement en tendant la main pour toucher l'exemplaire d'exposition quand une voix enjoué lança:

-Je n'y toucherai pas si j'étais toi! C'est plutôt efficace comme machin!

Les trois jeunes femmes, qui s'étaient éparpillées, se retournèrent de concert et le regard de Caroline croisa celui, espiègle, d'un grand rouquin dégingandé. Le temps avait commencé à marquer son visage mais le vide d'un côté de sa tête ne laissa aucun doute aux jeunes filles.

-George Weasley, pour vous servir! confirma-t-il avec un clin d'œil.

-C'est un honneur, Mr Weasley, avança Marie les yeux écarquillés.

-Honneur, honneur. On parle juste de George là! lui répondit une voix au fond du magasin et une seconde tête rousse apparut derrière l'homme. Ronald Weasley, enchanté!

-Vous aussi… vous aussi c'est un honneur, bégaya la jeune sorcière.

-Merci, merci! fanfaronna un instant le plus jeune des frères Weasley vite interrompu par une tape derrière la tête.

-Que dirait ta femme si elle voyait ce comportement!

Il commencèrent à se chamailler gentiment devant le regard amusé de la clientèle. L'instant d'après, ils s'étaient calmés et, un sourire moqueur sur la bouche,Ron reprit:

-De toute façon, d'un point de vue honneur, vous avez raté de peu Harry. Là, il a de l'honneur!

-Personnellement je préfère vous rencontrer, intervint Caroline une légère rougeur sur les pommettes.

-Eh bien merci! sourit Ron levant un sourcil surprit.

La conversation se poursuivit un peu avec Caroline s'indignant que Harry Potter était sur côté ce qui fit rire les deux frères.

Georges finit par interrompre tout le monde en demandant aux jeunes femmes si quelque chose les intéressait. Après un rapide tour de la boutique, elles repartirent chacune avec des pétards à retardement et des chaussettes changeant de couleurs. Elles leur dirent finalement au revoir avec un grand sourire et retournèrent dans la rue bondée.


Elles s'avancèrent dans la boutique sombre mais étonnement bien rangée du baguettiste. Une petite foule se pressait devant le comptoir. Des premières années excités attendant avec impatience de recevoir, enfin, leur baguette magique. Elle patientèrent calmement dans un coin, les observant, avec un petit sourire, sursauter lorsqu'ils explosaient une lampe ou grimacer lorsque Ollivander fils leur arrachait le bâton des mains sans explication. Il ressemblait beaucoup à son père, tant dans l'apparence que dans le comportement mais il semblait bien plus enclin au ménage que celui-ci.

Quand ce fut enfin à leur tour il les dévisagea intensément avant de demander:

-Déclarées? C'est pour votre première baguette?

-Nous sommes déclarées mais ce n'est pas pour ça que nous sommes là, Monsieur, répondit Maëlla. Nous avons une question.

-Je vous écoute.

-Voilà nous avons toutes les trois des baguettes sœurs, exposa-t-elle en sortant la sienne. Le truc c'est qu'il y en aurait trois autres, toutes fabriquées par votre père, dont deux auraient été vendues ici.

-Je vois. Il leva un sourcil dubitatif et tendit la main. Et vous voudriez savoir à quels sorciers elles appartienne?

-Tout à fait.

-Voyez vous, Mesdemoiselles, juste en les regardant je peux vous dire que ce sont des baguettes que mon père a fabriqué tôt dans sa carrière. Elles sont encore grossières, si je puis m'exprimer ainsi car son travail n'a jamais été grossier. Ainsi, en théorie, les baguettes que vous recherchez pourraient avoir été vendues il y a de ça plusieurs décennies. Mais! s'exclama-t-il en voyant le regard attristé des jeunes femmes. Je n'y crois pas trop. Voyez-vous, mon père et moi-même, avons toujours pris à cœur le sujet des baguettes jumelles. Alors, si il a jugé bon de fabriquer ces baguettes en particulier c'est qu'il y a une raison. Et ce n'est pas par hasard si c'est vous qui possédez ces baguettes. Ainsi, il semble peu probable que ceux qui sont en possession des trois autres baguettes ne soient pas censés croiser votre route. Si ce n'est pas déjà le cas. Prenez gardes néanmoins à ne pas vous perdre avec l'imaginaire des âmes sœurs, il n'en est rien. Je parlerai plus de destinée… En quelque sorte.

-Pouvez-vous trouvez à qui elles appartienne Monsieur? Demanda timidement Caroline.

-Juste en les regardant, non. Mon père a du être celui qui les a vendues, il s'en serait probablement souvenu.

-Alors, il n'y a aucune chance? Ou en tout cas il faudra qu'on vérifie toutes les baguettes de tous ceux que nous rencontrons? déplora Marie, déçue.

-Ou vous me laissez regarder dans les registres, répliqua-t-il avec un sourire amusé. Enfin le temps que je les compulse, il y en a une dizaine, donc oui vous trouverez peut être vos partenaires avant.

-Vous le feriez? Vous regarderiez pour nous? demanda la plus petite pleine d'espoir.

-Oui je peux le faire… Il laissa sa phrase en suspend, semblant attendre.

-Votre prix sera le notre, comprit Maëlla.

-Parfait! s'exclama-t-il en frappant dans ses mains. Partons sur quinze galion!

Les pièces dorées changèrent de mains rapidement puis elles prirent congé en le remerciant une nouvelle fois.


La journée s'écoula tranquillement tandis qu'elles cochaient leur liste au fur et à mesure des boutiques qu'elles visitaient. Elles ne surent pas vraiment si c'était un effet de leur imagination mais, à chaque fois qu'elles entraient dans un magasin, un murmure excité leur parvenait de toute part. Se rappelant les mots échangés avec les frère Weasley, elle se demandèrent sérieusement si elle n'était pas en train de rater Harry Potter en train de faire ses emplettes. Un haussement d'épaule plus tard, elle décidèrent de ne pas s'en préoccuper et de profiter de la journée. Se faisant plaisir avec les glaces de Florian Fortarôme, admirant la banque de Gringotts ou, encore, se laissant porter par les odeurs du marché ouvert.

Les courses faites, la nuit tombant et le cœur léger, elles retournèrent au Chaudron Baveur où elles posèrent leurs affaires avant de s'installer pour le souper.

Hannah Abbot vint les servir mais toute trace de sa joie au matin avaiet disparut, remplacée par une expression de tristesse profonde.

-Tout va bien? tenta Marie, peu confiante.

-Non. C'est… Ces foutus Détraqueurs… J'ai appris la mort d'une amie d'école. Je… On a pas envie de revivre ce genre de chose quand on l'a vécu comme à l'époque. Jamais.

-Toutes nos condoléances, répondit Marie avec compassion puis elle rajouta plus durement: j'espère que les Ministères arriveront à nous en débarrasser!

-Je l'espère aussi. Allez! Mangez tant que c'est chaud, ajouta-t-elle avec un pâle sourire.

Les trois amies se regardèrent tristement. Quelque chose ne tournait pas rond avec les Détraqueurs et, si des sorciers plus expérimentés qu'elles ne pouvaient s'en défaire, qu'en serait-il d'elles? Elles chassèrent rapidement ces pensées noires avant de s'attaquer au ragoût de légumes devant elles.


Le mardi passa rapidement tant elles avaient à faire. En effet, bien que faire les courses ne leur avait pris qu'une journée, elles avaient à cœur de visiter le quartier sorcier de fond en comble. Et c'est ce qu'elles firent. Le soir même, elles auraient pu s'y retrouver les yeux fermées ayant même approché l'Allée des embrumes sans toutefois s'y rendre.

Puis vint enfin le mercredi premier septembre. Elles se réveillèrent tôt et, le visage encore marqué par le sommeil, elles finirent leurs valises et récupérèrent leur hiboux et chats avant de descendre pour consommer un petit déjeuné rapide toujours servit par Hannah.

Elles l'a remercièrent chaleureusement et celle-ci plaisanta en leur disant de transmettre son affection à son mari. Ce qu'elle acceptèrent en riant doucement. La tension était toujours là mais elles voyaient bien dans le regard de leur hôtesse une forme de résignation forcée. Elle avait connu la guerre, finalement et elle en était ressortie plus forte comme tant d'autre avec elle. Les filles lui promirent et se promirent de revenir la voir l'ayant beaucoup apprécié.

Devant l'établissement, le Magicobus, reconnaissable entre mille, stationnait en attendant les futurs élèves et leurs parents. En effet, comme leur avait expliqué Hannah la veille au soir, depuis la publication de la saga chez les Moldus, qui serait un sujet tendu à Poudlard, les restrictions et recommandations de sécurité avaient augmenté chez les sorciers et il était hors de question qu'ils traversent tout Londres avec des cages à Hiboux sur leurs valises. Ainsi, au premier septembre, le Magicobus était réquisitionné comme ramassage scolaire pour les mener jusqu'à King Cross.

-Départ pour la gare dans cinq minutes, tonna Stan approchant maintenant la cinquantaine. Ne traînez pas!

Elles s'engouffrèrent dans le bus sans hésitation et remarquèrent rapidement que celui-ci était clairement plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur pour accueillir tous ceux qui se rendaient au même endroit qu'elles. Elles bataillèrent pour rejoindre des places esquivant les gens et les objets lévitant ça et là. Ce fut pile au moment où elles s'assirent qu'une alarme retentit et que Stan parla, la voix amplifiée par la magie:

-Allez! C'est parti!

Et le bus démarra avec un bruit d'échappement puissant.

Il s'arrêta plusieurs fois, ramassant des gens au passage. Trop de gens. Certains avaient été contraints de rester debout malgré la taille du véhicule, et ça devenait étouffant alors qu'il passaient devant le parvis de la gare et que les grandes fenêtres en arche étaient enfin visibles. Échangeant un regard, elles furent étonnées de voir le bus continuer son chemin avant de s'arrêter.

-Bon, on hésite pas à partir de maintenant! On courre jusqu'à la voix 9 sans se faire voir! Ordonna un envoyé du Ministère en montant dans le bus. Nous ne passons pas par l'entrée principale, mais parfois les Moldus décident de regarder plus loin que leur nez! Alors attention! C'est parti par petits groupes!

D'un regard amusé, les filles décidèrent qu'elles aimaient bien ce type très décontracté pour son poste.

Quand ce fut enfin leur tour, elles ne se firent pas prier et se précipitèrent vers la porte de service encadrée par deux autres mages du Ministère. Une fois dans King Cross, elles réalisèrent que la porte donnait directement sur la passerelle entre les voix neuf et dix. Elles n'eurent pas le temps d'admirer la beauté et la grandeur du lieu que Maëlla, apercevant au loin des compatriotes, s'écria :

-C'est par là regardez! Ils sont entrain de passer la barrière !

Elle s'élança, ses amies sur ses talons et ensemble elles traversèrent la barrière magique.

La fumée de la cheminée apparut avant que le train lui-même ne soit visible. Mais, quand celui-ci se dessina clairement, il ne faisait aucun doute qu'il était plus qu'impressionnant. Marie essuya rapidement une larme sur sa joue. Le Poudlard Express était devant elles.

Mais la foule aussi. Et ce fut pour la seconde fois de la journée que jouer des coudes fut une nécessité. Parvenir à monter dans le train et à rejoindre un wagon leur pris un bon quart d'heure pendant lequel elle crurent voir à plusieurs reprises le roux caractéristique des Weasley mais aussi le blond presque blanc des Malefoy. Elles se demandèrent, même si c'était surtout Marie, si elles croisaient encore une fois Harry Potter sans le voir. Mais elles n'eurent pas le temps de s'en préoccuper car rejoindre le train leur prenait toute leur énergie

Le calme approximatif qu'elles trouvèrent une fois assises dans une cabine fut accueilli avec des soupirs de bien être. Elles entendaient encore les enfants et les parents se dirent au revoir mais personne ne rentra, à leur plus grand soulagement.

Quelques cris de au revoir et de panique plus tard et le sifflet du train retentit, marquant le départ.

Et les paysage anglais défilèrent devant leurs yeux, et le chariot des bonbons passa, et quelqu'un vint leur dire de mettre leur uniforme. Elles allaient à Poudlard.


Tada! Demain on y est! Le chateau de Poudlard va nous ouvrir ses portes!

Rencontre avec Hagrid, Flitwick, Mcgonagall et les autres dans le prochain chapitre : Une nouvelle Maison!

A demain !

(Ce sera donc le dernier jour de publication quotidienne !)