Henry rentra chez lui.

Il raconta tout à ses faux parents mais ne leur parla pas de ses doutes sur tout cela. Il avait commencé à entamer une relation de confiance avec Luxe et August était ravi. Il fallait que Henry lui redonne de l'espoir pour rechercher ses parents biologiques. Mais, Henry, sans le dire, voulait faire tout ça à sa manière.

Il se refusait à par exemple séparer Luxe de Tasha ou les faire exclure de leur appartement, ce que lui avait proposé sa mère adoptive. Bien qu'Henry respectait l'opération Caladrius, il refusa de pencher aux mauvaises pensées de sa mère.

Quelques jours sont passés, Luxe, Henry et Tasha s'étaient beaucoup rapprochés. Luxe donna à Henry une invitation pour une grosse soirée pour l'anniversaire du mec le plus populaire de la classe. Henry était flatté et accepta.

Pendant ce laps de temps, ayant dû faire quelques courses, Regina, seule, rencontra Robin, par hasard. Elle savait qu'il était à New York, elle lui avait donné les clés de l'appartement de Neal.

Regina s'était sacrifiée pour que Robin protège Marian du sort de la reine des glaces qui l'avait ensorcelée. Elle pouvait survivre uniquement dans un monde sans magie.

En revoyant Robin, elle savait qu'elle était toujours amoureuse de lui mais elle ne voulait pas le séparer de sa famille et son nouveau bonheur c'était August. Elle lui dit qu'elle avait essayé de passer à autre chose bien qu'elle l'aimait toujours, mais le revoir n'était pas une bonne idée. Robin était heureux pour elle, il ne voulait que son bonheur.

Luxe et Tasha attendirent Henry en bas de chez lui devant un taxi. August vit pour la première fois sa fille par la fenêtre. Il encouragea Henry à donner le meilleur de lui-même.

Pendant qu'Henry dansait, buvait, s'amusait, August et Regina étaient sur la terrasse, l'un contre l'autre.

"Tu as l'air inquiète ?"

"Ça fait très drôle de voir Henry comme un adolescent normal"

"Il ne sera jamais normal avec une mère comme toi", se moqua t-il, elle lui donna un coup à l'épaule

"A une époque il l'était... Pendant la deuxième malédiction. Emma ne voulait pas qu'il se rappelle, elle aimait la vie qu'ils avaient eu sans souvenirs à New York et maintenant que nous vivons ici, je la comprends même si il a quand même besoin de sa famille au grand complet"

"Bien sûr, on ne restera pas ici indéfiniment, ne t'inquiète pas"

"Qu'est ce que tu vas faire après, une fois que tu auras dit la vérité à ta fille ?"

"Je ne sais pas trop, je vais devoir la ramener à Storybrooke, lui dire tout sur la magie, ça ne va pas être facile, encore mais bon, ça dépendra aussi d'elle. C'est important pour moi qu'elle me suive à Storybrooke. Je ne veux pas qu'elle ait une vie de fugitive comme moi, je veux qu'elle ait sa famille, auprès d'elle."

"Tu penses que tu vas la faire rencontrer sa mère ?"

Il prit un grand soupir, se confronter à Annie après tout ce qu'il s'est passé le mit dans un gros doute.

"Je n'en ai pas très envie mais ce que je sais c'est que quand on est parent, on fait passer le désir de notre enfant avant tout le reste alors si elle veut rencontrer sa mère, c'est à elle d'en décider et je la suivrai si il le faut", dit-il avec un étrange calme

"J'ai l'intime conviction que tu seras un très bon père", dit elle en l'embrassant.

Il lui caressa les bras. Elle plaça ses doigts entre les siens.

"August, il y a deux jours, j'ai croisé Robin"

"Qu'est ce que tu lui as dit ?"

"Que je suis passée à autre chose, qu'une autre personne était capable de me rendre heureuse"

"Alors, tu es heureuse Regina ?"

"Oui je le suis", l'embrassa t-elle, plus longtemps que la dernière fois.

Elle prit une voix un peu plus sexy.

"Henry est avec ta fille, il n'y a pas de méchantes sorcières ni de ténébreuse, on est tout seul dans cet appartement, je me suis dit qu'on pourrait..."

"Si tu as besoin de moi, pour satisfaire tes besoins sexuels, je suis carrément preneur.", sourit-il.

Il posa ses lèvres sur les siennes. Ils étaient enfin prêts à aller plus loin après trois semaines à dormir ensemble, ne voulant pas déranger Henry avec des gémissements. August caressa ses cuisses et emporta ses jambes autour de sa taille tout en continuant à l'embrasser. Il la porta jusqu'à leur lit pour pas que les voisins profitent de leurs ébats amoureux. Il la lâcha et se précipita sur elle. Il mit sa langue dans sa bouche et parcourra toutes les extrémités. Regina se sépara de lui pour respirer et le regarda avec un sourire maléfique. Il se mit à rire.

"Qu'est ce qu'il y a ?"

"Je crois que j'ai envie de m'amuser, j'aimerais qu'on fasse des jeux de rôles" (August était un peu surpris) "Quoi tu ne l'as jamais fait ?"

"A vrai dire non, mais pourquoi pas", la regardant avec une délicate sensualité.

"On peut t'imaginer dans la cabane de Gold, bâillonné et je suis la seule personne à te surveiller"

"La méchante reine veut-elle jouer avec un pantin inoffensif ?", sourit-il avec de la pitié et une bouche qu'elle trouvait adorable.

"Parfaitement"

Il s'assit sur une chaise, devant le lit, elle lui mit un foulard sur la bouche et une corde entre ses mains et ses pieds.

"Tu es masochiste, dis moi"

"Tais toi, pantin", dit-elle, toute fière de prendre son ancien rôle avec amusement.

Elle s'approcha de lui. August était curieux de ce qu'elle s'apprêtait à faire.

Elle mit ses deux jambes autour des siennes jusqu'à sentir sa bite sur sa chatte. Elle tint sa bite avec ses mains et la pressa du haut vers le bas. August gémit.

Regina se releva sur lui et sa tête était au dessus de la sienne. Les yeux bleus d'August s'émerveillèrent et s'illuminèrent devant la beauté du visage de sa belle. Ses seins étaient proches du bâillon d'August.

Elle continua à toucher son sexe en gémissant.

Elle enleva son bâillon avec délicatesse et l'embrassa avec force. Elle refit ce qu'il avait fait : mettre sa langue partout en lui. Elle prit ses cheveux et serra sa tête contre sa poitrine. Puis elle le lécha de partout : sur son cou, sur ses lèvres, sur son front.

Elle redescendit vers sa bite et ses jambes et s'agenouilla devant lui, enlevant sa ceinture et sa braguette. Elle enleva son pantalon jusqu'aux cordes de ses pieds, puis son slip. Elle caressa ses jambes et le baisa jusqu'à son sexe.

D'un coup, elle reposa ses lèvres sur les siennes comme si le goût de ses lèvres lui avait manqué depuis si longtemps.

Elle recula, le regardant avec domination, et enleva sa robe et ses sous-vêtements. Elle lui donna ses seins comme repas et il les suça et mit beaucoup de baiser dessus. Avant qu'il ait pu dire mot, elle s'enfonça en lui et gémit de toutes ses forces qu'ils tombèrent de la chaise.

Ils étaient allongées sur le sol en riant, collés l'un contre l'autre. August, les mains liés derrière, sentit le clitoris de Regina et essaya de le caresser et de mettre deux doigts dedans. Regina s'éloigna de ses mains tout en restant au dessus de lui.

"Le pantin veut profiter de la méchante reine, je ne sais pas si cette dernière est d'accord", sourit-elle

"Accordez moi un peu de reconnaissance pour ce que vous me faîtes, majesté"

"Le mérites-tu ?", dit-elle en se relevant. "Déjà ce pantalon me gène, donc je vais te faire une fleur, je vais te libérer les pieds, tu n'as pas intérêt à fuir, tu es à ma merci, désormais"

Debout, elle mit son pied nus sur son sexe en le balançant avec ses orteils. August en avait presqu'assez qu'elle le domine aussi longtemps, il n'avait pas l'habitude. Avec toute sa force et avec sa jambe, il la fit tomber sur le sol et réussit à se relever.

"Qu'est ce que tu fais ?", s'inquiéta Regina.

Il se mit sur elle, avec ses genoux autour d'elle. Il posa sa tête au creux de son oreille et lécha le derrière.

"Détache moi maintenant, je veux tout toucher de toi" Regina se mordit les lèvres et regarda ses yeux scintillés.

"La marionnette veut s'amuser ?"

"Oui", répondit-il avec un grand souffle dans son oreille. Regina fronça les sourcils.

Elle lui caressa les cuisses jusqu'à atteindre le cordon et le détacha. A peine où il allait poser une main sur elle qu'elle en profita pour lui enlever sa veste et son tee-shirt. Ils étaient désormais tous les deux nus et ne faisaient plus qu'un.

Elle caressa ses épaules et baisa son torse entier.

Il mit ses mains sur le sol et s'enfonça en elle.

Ils gémirent très fort. August ria et lui mit sa main sur sa bouche pour pas qu'elle réveille les voisins. Il lui caressa les cheveux, puis le crâne et s'amusa avec ses seins et ses tétons.

Ils continuèrent à baiser, à s'embrasser et à se caresser à l'infini comme si le temps n'avait pas d'emprise sur eux.

Une heure après, ils étaient sur le lit. Ils alternaient entre Regina sur lui et August sur elle.

Le jeu de rôle n'avait plus aucune importance. Leur caresse et leur baiser était leur jeu à eux et ils ne pensaient à rien d'autre que de vouloir tout de l'autre, corps et âmes.

Mais, soudain, ils entendirent une porte s'ouvrir.

C'était Henry.

Ils étaient stupéfaits qu'ils rentrent si tôt et qu'ils les interrompent mais il était deux heures du matin, cela faisait plus de quatre heures qu'ils faisaient l'amour. Ils n'avaient pas vu le temps passé, qu'ils auraient pu continuer et le faire toute la nuit, à quel point c'était divin. Regina, s'inquiétant pour son fils poussa August sur le côté, se leva du lit et mit une robe de chambre qui lui venait sous la main.

"Maman, je ne pensais pas que tu serais réveillée ?", se surprend-il

Regina était soulagée qu'il n'ait rien entendu.

"J'allais m'endormir", mentit-elle, "tu rentres super tard, Henry, je ne veux pas te voir sortir seul la nuit"

"Luxe m'a raccompagné en taxi, elle n'habite pas loin"

Regina caressa le front de son fils, il se débâta pour lui dire d'arrêter, il avait l'air très fatigué et un peu saoul

"Tu as bu Henry ? C'est la première fois que tu bois de l'alcool"

"Maman, lâche moi s'il te plaît, va dormir, ne t'occupe pas de moi"

"C'était bien la soirée ?"

"Oui c'était très cool, je me suis amusé comme un fou, Luxe est vraiment gentille et marrante mais cette situation m'embarrasse"

"De quoi tu parles ?"

"Laisse tomber"

"Henry dis moi", insista t-elle.

Henry ne répondit pas et se précipita dans sa chambre.

Regina rejoint August dans le lit. Elle enleva sa robe de chambre et mit son visage sur son épaule, très inquiète pour son fils. August l'embrassa le front, délicatement. Elle lui caressa le torse. Il lui caressa le bras. August la réconforta lui expliquant qu'Henry change, qu'il fait sa crise d'adolescence, c'est tout à fait normal. Il décida d'aller le voir le lendemain matin pour qu'il se remette de ses émotions.

Il lui prépara un chocolat chaud à la cannelle avec un donut acheté à la boulangerie du coin. A 11h, Henry n'était toujours pas réveillé. August prit en charge de lui servir tout ça sur un plateau dans sa chambre.

"Debout là dedans"

"Le petit déjeuner au lit carrément. C'est pour me désintoxiquer d'hier ?"

"Non et oui, un peu", ria Pinocchio, "j'avais envie de te parler. Regina est en train de se chercher un petit job aujourd'hui donc on a la journée pour discuter, jouer aux jeux vidéos, regarder des films. Ce sera un petit moment père-fils, comme au bon vieux temps sous la malédiction"

Il vit un petit sourire sur le visage du jeune garçon.

"Tu n'es pas mon père, c'est même toi qui l'a séparé de ma mère"

"Henry, tu sais que je suis désolé pour ce qu'il s'est passé"

"Je sais mais ne dis pas qu'on est une famille heureuse, c'est pas vrai. C'est ce que je dis toujours à Luxe et c'est ça qui lui plaît et qui la fait sourire. Ça lui donne un peu d'espoir sur ce qu'aurait pu être sa vie. En plus, beaucoup de nos camarades de classe ont des parents séparés. Mais si je fais croire ça, j'oublie ma vraie situation et j'échappe à la vraie réalité. Tu sais ce que ça fait quand on oublie tous nos souvenirs. J'ai quand même été abandonné par ma mère jusqu'à mes dix ans et Regina, elle ne s'occupait pas assez de moi, à l'époque"

"Et pourtant c'est toi qui a rassemblé toute ta famille, c'est merveilleux"

"Mais mon père est mort alors que je le connaissais à peine, j'ai très peu de pur moment avec lui. Mes moments avec toi sont même plus importants. Je sais que pour toi c'est facile de mentir mais moi je n'y arrive pas, c'est trop dur"

"Henry, je sais que c'est loin d'être facile, crois moi, mais je ne te l'aurais pas proposé si je n'étais pas certain que tu pouvais y arriver. Tu as fait une chose incroyable, tu es parvenu à retrouver ta mère et à la ramener à Storybrooke et quelques jours plus tard elle était prête à se battre jusqu'au bout pour toi. Je trouve que tu es un jeune homme remarquable, tu es parvenu à rassembler ta famille et à accepter Regina comme ta mère également."

"Luxe fait aussi partie de ta famille, de notre famille. Ton père s'est battu pour elle pendant des années pour qu'elle ne manque de rien, alors continue à rassembler ta famille au grand complet, si tu ne le fais pas pour moi ou pour toi, fais le pour ton père, c'est ce qu'il aurait voulu."

"Tu l'aimais bien mon père ?"

"Honnêtement, je ne le connaissais pas assez bien, on a passé une soirée ensemble mais il s'avère que je suis parvenu à l'apprécier"

"Comment tu veux que je sois un garçon normal en restant moi-même ?"

"Tu sais, tu as sûrement déjà vécu ça quand tu étais petit, tu rencontres un gamin de ton âge tu ne sais rien de lui et pourtant dix secondes plus tard, tu joues avec lui comme si c'était ton meilleur ami parce qu'on ne te demande rien d'autre que d'être toi-même, je veux que tu essayes au plus profond de toi de reressentir ça. Je sais que tu es un garçon au milieu de toute cette univers de conte de fée mais au fond de toi, tu dois retrouver le vrai Henry. Luxe n'a pas besoin de connaître ton histoire pour t'apprécier, montre lui ce que tu aimes, ce que tu détestes, peut-être rappelle toi ta vie avec Emma quand vous étiez sous la deuxième malédiction, ça pourra t'aider. Tu avais peut-être perdu tes souvenirs mais je sais que tu étais toujours toi."

"Tu étais sérieux pour les films et les jeux vidéos ?"

"Bien sûr mais est ce que je peux être clair sur un point ?"

"Lequel ?"

"Je te jure que je ne fais pas tout ça parce que j'aime ta mère ou parce que tu es mon seul espoir pour que ma fille me fasse confiance ou sinon pour réparer ma conscience par rapport à ce que j'ai fait à tes parents, non, je fais tout ça parce que je t'apprécie tel que tu es Henry, tu es un gamin étonnant et puis whaouh tu grandis tous les jours, c'est dingue ! Même si je jouais un peu un rôle pendant la malédiction, j'ai réellement apprécié nos moments passés ensemble lorsque tu lisais mes nouvelles, lorsqu'on mangeait des glaces, lorsque je t'ai dit que tout cela était réel. On était un peu comme deux gamins, c'était très amusant."

"Bien sûr, tu fais encore partie de l'opération Cobra et tu sais quoi depuis que tu as été transformé en petit garçon, ces moments de complicité m'ont manqué, encore plus quand mon père est mort"

Henry était réellement comme son fils et il l'aimait profondément même si il a beaucoup mûri et grandi, il gardait à jamais sa foi et c'était un pur bonheur. Henry et August se promenèrent à Central Park, puis ils allèrent au cinéma voir Seul sur Mars. Lorsqu'ils rentrèrent, Regina était déjà là.

"Et bien vous vous êtes bien amusé, tous les deux"

"Ouai, c'était génial" cria Henry

"Tu vas mieux Henry depuis hier soir ?"

Henry était encore sceptique de cacher la vérité à son amie mais ils voulaient faire bonne figure devant ses parents. Il regarda August qui lui souriait avec réconfort.

"Oui, ça va mieux"

"Tu as trouvé quelque chose", demanda August à Regina

"Non pas trop, tu crois que tu auras assez d'argents pour qu'on s'en sorte"

"On va essayer."

Il la sentit nerveuse, il lui massa les épaules.

"C'était tellement plus facile à Storybrooke."