Il recula pour reprendre son souffle et ses doigts caressèrent mes lèvres.

- Tu veux visiter ? Sourit-il doucement quand mes yeux s'ouvrirent pour rencontrer les siens.

Je hochai la tête avec entrain et il m'embrassa chastement avant de prendre ma main et de me traîner derrière lui. Nous fîmes quelques pas avant de rentrer dans son salon. C'était joli, raffiné. Ni trop grand, ni trop petit. Chaleureux. Un grand canapé en cuir marron occupait presque toute la pièce. Une jolie table basse en verre était posée sur un tapis synthétique. J'eus l'envie de le caresser, ça avait l'air tellement doux. Il y avait une cheminée, et je jetai un coup d'œil à Edward qui me sourit.

- Je suis le seul de l'immeuble à en avoir une... L'avantage d'habiter tout en haut...

Je secouai la tête en réprimant un rire. Une grande télévision était accrochée au mur, et, sur ma droite, dans une immense bibliothèque, trônaient des centaines de livres, de CD et de DVD. Je m'approchai, lâchant sa main et admirai d'un œil émerveillé tous ces livres. Edward me regardait faire, son regard brûlant tantôt ma nuque, tantôt mon visage. Je caressai distraitement la couverture de certains livres, certains CD.

- Kings of Leon hum ? M'amusai-je.

Je constatai qu'il les avait tous... Et dans toutes les versions.

Il rit doucement en s'approchant.

- Ouep... c'est une sorte de... d'obsession, admit-il, un sourire au coin des lèvres.

Je tentai de ne pas trop le dévisager et continuai mon exploration de la pièce. Il y avait aussi des bougies un peu partout.

- Alice et Esmée sont passées par là, expliqua-t-il en haussant les épaules négligemment.

A nouveau, j'eus envie de rire. Une toile attira mon regard. Sur le mur opposé à celui de la télévision, il y avait un tableau magnifique, représentant une prairie, au bord d'une rivière. Je regardai chaque détail avec émerveillement, des fleurs sauvages violettes au reflet du ciel dans l'eau.

- C'est superbe, chuchotai-je en me postant devant, admirant la qualité du dessin. De loin on pourrait jurer que c'est une photo...

- C'est... Sam peignait à ses heures perdues, murmura-t-il en passant derrière moi, nouant ses mains sur mon ventre.

Ma main remonta jusqu'à sa nuque et je passai mes doigts dans le soyeux de ses cheveux.

- Il était très doué, dis-je juste, en me contentant d'admirer son chef d'œuvre.

On resta quelques secondes dans le silence avant qu'Edward ne se décale et prenne à nouveau ma main pour poursuivre ma visite.

- La cuisine, souffla-t-il en passant devant le bar de celle ci.

J'en fis brièvement le tour d'un coup d'œil. Rouge et noire. Belle, sublime. Je souris, laissant traîner distraitement mes doigts sur la surface lisse et froide du plan de travail en me disant que j'adorerais cuisiner ici. Il m'entraîna à nouveau à travers le salon et fit coulisser une porte que je n'avais même pas vue. Elle était dissimulée derrière un miroir et révéla une vaste pièce dans laquelle un magnifique piano à queue occupait la place d'honneur. Quelques photos décoraient les murs mais je n'y prêtai pas attention, n'ayant d'yeux que pour ce sublime instrument. Edward s'y appuya et me regarda faire le tour, osant à peine le toucher.

- Il est magnifique, admis-je en reportant mon regard sur Edward.

Un sourire en coin naquit sur ses lèvres.

- La pièce est insonorisée, expliqua-t-il en avançant vers moi, me faisant vaguement penser à un félin.

- Vraiment ? M'étonnai-je, cependant incapable de quitter ses lèvres des yeux.

- Vraiment, sourit-il en posant ses mains sur mes hanches.

Avec une facilité déconcertante, il me souleva pour m'asseoir sur son piano et de s'insinua entre mes jambes.

- Donc... je peux... crier autant que je veux ? Demandai-je difficilement quand sa bouche trouva mon cou, faisant prendre feu à mon corps et rendant ma respiration difficile.

- Tu veux une démonstration ? S'amusa-t-il, un sourire perçant sa voix.

Je me mordis la lèvre pour ne pas gémir quand sa langue trouva ma peau, juste sous mon oreille, envoyant des décharges électriques dans tout mon corps.

- Je... j'ai vraiment envie de... Commençai-je, avant d'inspirer profondément.

Il recula légèrement, sa bouche à quelques millimètres de la mienne.

- Finir cette visite, affirmai-je, en ne pouvant m'empêcher de sourire devant sa mine déconfite.

- Bella...

- Après on... on avisera, rigolai-je en descendant de mon perchoir.

Il rit légèrement en passant une main sur son visage.

- Tu seras ma mort, Swan...

- Et toi la mienne, Cullen, dis-je en lui prenant la main pour qu'il reprenne sa visite.

Il m'entraîna rapidement derrière lui.

- La salle à manger, la chambre d'amis, mon bureau, énuméra-t-il rapidement en traversant un long couloir.

Je ris malgré moi. Il ouvrit une porte et s'écarta pour me laisser passer.

- Va voir, sourit-il en me lâchant la main.

J'entrai, légèrement hésitante dans la pièce. La salle de bains. Mon souffle se coupa en découvrant une sublime baignoire à l'ancienne en plein milieu de la pièce, surélevée par une estrade en bois. Une grande fenêtre donnait une vue incroyable sur la ville.

- Waouh, commentai-je en touchant le robinet cuivré.

- Ouais, soupira-t-il en s'appuyant contre le chambranle de la porte, croisant les bras sur son torse.

J'eus du mal à penser à autre chose qu'à Edward dans cette baignoire. Nu. Et avec de la mousse. Beaucoup, beaucoup de mousse.

Une douche à l'italienne, toute en pierres noires attira mon attention, et je réprimai les pensées les plus impures et déplacées loin de mon cerveau détraqué. Du moins, j'essayai.

- Pièce suivante ? Demandai-je presque brusquement en le repoussant dans le couloir.

Il fronça les sourcils pendant que je tentai de penser à tout sauf... à cette foutue baignoire.

- Cette baignoire te pose problème ? S'inquiéta-t-il pendant que je fermais la porte derrière nous.

- Pas du tout elle est très... bien.

Une moue adorable prit place sur son visage et son sourire s'agrandit.

- Des projets pour cette baignoire ? Rigola-t-il pendant que je piquais un fard en regardant tout sauf sa personne.

- Arrête, Cullen.

- C'est toi qui a commencé... Rétorqua-t-il alors que je levais les yeux au ciel.

- Non.

- Si.

- Non !

- Bien sûr que si. Veux-tu une démonstration des... différentes fonctionnalités de cette baignoire ? Demanda-t-il, soudain intéressé en reposant une main sur la poignée.

- Non, soupirai-je quand son sourire s'agrandit.

Celui ci s'affaissa légèrement.

- Tu me vexes, rétorqua-t-il, faussement abattu, je suis certain que tu aurais adoré, surtout qu'on peut mettre de la...

- OK, tais-toi ! M'écriai-je en me bouchant les oreilles.

Malgré tout, son éclat de rire me parvint et je le bousculai légèrement pour passer devant lui, continuant ma visite toute seule. Ses bras s'enroulèrent autour de ma taille pour me ramener contre lui alors qu'il riait encore.

- Arrêtes de te foutre de moi, le suppliai-je en tentant de me dégager.

Ses bras m'emprisonnèrent un peu plus et il embrassa ma nuque du bout des lèvres.

- Ma copine a des pensées... intéressantes, j'aimerais pouvoir en profiter...

- Chut, scandai-je malgré le frisson violent qui m'envahissait.

- Si tu pouvais développer, continua-t-il en m'ignorant royalement.

- Edward ! M'écriai-je en ne pouvant m'empêcher de sourire comme la pire des idiotes.

- D'accord d'accord... si Madame veut bien se donner la peine, sourit-il en se redressant pour m'indiquer de ses doigts l'avant dernière porte.

Sa main retrouva la mienne et il noua nos doigts pendant que j'ouvrais la porte. Son parfum assaillit mon nez quand j'entrai dans sa chambre. Je regardai autour de moi. Cette chambre était jolie, décorée avec goût. Les murs étaient crème et le grand lit brun foncé, presque noir, contrastant avec la clarté des murs. Une table de chevet de chaque coté du lit, une grande fenêtre à gauche. Sur la droite, une porte coulissante, encore. Edward m'invita d'un mouvement de tête à l'ouvrir.

- Alice... doit te détester, m'exclamai-je en découvrant un immense dressing.

- A peine, s'amusa-t-il en me lâchant la main pour que je puisse bouger comme bon me semblait. Elle en a un qui fait deux fois celui-ci chez elle, me rappela-t-il.

- Elle est... désespérante, gémis-je avant de rire légèrement.

J'avançai dans le dressing et le parcourus lentement, frôlant les chemises et manteaux qui y étaient suspendus, son parfum régnant en maître ici. Je m'arrêtai devant le grand miroir, au bout des placards, qui donnait l'impression que la pièce était deux fois plus longue. Je croisai son regard dans la glace et lui souris, tout en constatant qu'il avait pris la même position qu'un peu plus tôt, appuyé contre le chambranle de la porte, les bras croisés sur son torse, m'observant faire le tour de la pièce.

- Quoi ? Demandai-je lorsqu'un sourire naquit sur ses sublimes lèvres, le regardant toujours à travers le miroir.

- Rien, s'amusa-t-il.

Je roulai des yeux avant de faire demi-tour pour le regarder.

- On a fini ?

- Hum... non, il te reste à découvrir ma pièce préférée.

Je fronçai les sourcils et il me tendit la main en m'invitant à sortir d'ici. J'atteignis ses doigts rapidement, soupirant presque d'émerveillement quand je retrouvais sa peau chaude. Il nous fit faire demi-tour.

- Tu as... une pièce de torture ? Rigolai-je en traversant sa chambre pour rejoindre le couloir.

Un sourire coquin traversa son visage et je me stoppai.

- Edward t'as quand même pas...

Il éclata de rire en me poussant près de la porte.

- Arrête de dire des bêtises et ouvre.

Je m'exécutai en marmonnant des choses incompréhensibles. Si c'était vraiment une salle de torture, je n'étais pas pressée d'y entrer. Mon soulagement fut de taille quand la porte s'ouvrit, me laissant découvrir une sublime piscine creusée. Tout y était, les palmiers, les transats, les murs de verre sur lesquels le soleil tapait fortement, une partie du toit ouvert, laissant passer une légère brise et les rayons du soleil qui illuminait l'eau, la faisant se refléter sur les murs et le visage d'Edward quand on avança un peu dans la pièce.

- T'en dis quoi ? Sourit-il en me tirant par les deux mains, marchant à reculons de façon à pouvoir me voir.

- C'est... Commençai-je en ne sachant quoi dire.

- Ouais, commenta-t-il en lâchant une de mes mains pour poser les doigts sur le bouton de son pantalon.

Soudain, la pièce prit au moins dix degrés de plus et j'eus du mal à décrocher mes yeux de ses doigts, quand il le défit. Je manquai de trébucher sur un tuyau et agrippai sa main plus fort.

- Alors ?

- Tu, tu veux qu'on...

Il fronça les sourcils avant d'éclater de rire.

- Tu as vraiment l'esprit mal placé !

- Tu te déshabilles, me défendis-je en m'empourprant.

- Tu imagines des choses, rigola-t-il en descendant lentement sa braguette, ses yeux dans les miens.

- OK, ça suffit ! M'écriai-je en faisant demi-tour sous un nouvel éclat de rire de sa part.

J'eus à peine le temps de faire trois pas qu'il enroula ses bras autour de ma taille alors qu'il riait encore.

- Tu dirais quoi d'un petit plongeon ? S'amusa-t-il en nous faisant reculer vers l'eau.

- C'est une super idée, avouai-je en espérant que ça me détendrais complètement.

Ses mains descendirent jusqu'à dans mes poches et il en sortit mon portable, qu'il balança sur un des transats, sur lequel il y avait quelques serviettes que je n'avais même pas vues.

- Qu'est ce que tu fais ? Ne pus-je m'empêcher de lui demander lorsque ses doigts entrèrent dans mes poches arrière, d'où il sortit les clés d'Alice, qui allèrent rejoindre mon téléphone.

- Je te débarrasse de ce qui pourrait être gênant.

- Pour ? Demandai-je en ne voyant pas où il voulait en venir.

Si on allait se baigner, j'allais forcément enlever mon pantalon non ? Et donc, vider mes poches ne servait à rien. J'allais lui faire remarquer quand une petite ampoule s'alluma dans ma tête, et je m'accrochai subitement à ses poignets.

- Edward, tu ne vas pas faire ça.

- Oh si je vais faire ça ! S'exclama-t-il, en nous tournant pour que mes pieds soient juste sur le bord de la piscine.

Mes Converse étaient déjà trempées à cause du mouvement calme de la piscine.

- Si je te supplie, ça va marcher ? Dis-je précipitamment lorsque je l'entendis inspirer profondément, prêt à faire ce qu'il voulait.

- Non. Retiens ta respiration, conseilla-t-il avant d'enrouler ses bras complètement autour de moi et de me faire sauter en avant.

L'eau me percuta, beaucoup moins froide que je l'imaginais, et c'est en riant que j'en ressortis avant de m'accrocher aux épaules d'Edward qui secoua la tête pour remettre ses cheveux en place.

- T'es dingue, rigolai-je avant qu'il ne plonge sur mes lèvres, me faisant oublier de rire, de reprendre mon souffle, de penser.

- De toi, oui, souffla-t-il entre deux baisers, me faisant rougir.

Blue Ocean Floor; Justin Timberlake.

Ses mains trouvèrent mes reins sous l'eau, et il me souleva contre lui pendant que j'enroulais mes jambes autour de sa taille.

- C'était un peu guimauve, dis comme ça, hein ? Sourit-il contre mes lèvres quand mes mains passèrent dans ses cheveux.

- On s'en fout, je le raconterai à personne, murmurai-je près de sa bouche et il rit avant de m'embrasser encore une fois.

Sa langue caressa ma lèvre lentement, je ne pus que gémir quand elle épousa la mienne. Longtemps, dans sa piscine, au cœur de L.A., complètement habillés et trempés, on s'embrassa. Longtemps, il me serra contre lui, ses mains caressant tantôt mes cuisses, tantôt mon dos, allant parfois se poser dans ma nuque, sur mon visage.

- T'as pas froid ? Chuchota-t-il quand il se recula, avant de poser sa joue contre la mienne pour reprendre son souffle.

Je manquai de lever les yeux au ciel. J'avais tout sauf froid. Le soleil tombait directement sur nous, inondant la pièce, et Edward, sa peau chaude et son odeur réconfortante, ses baisers, ses mains qui m'enflammaient, l'eau presque chaude autour de nous, sur nous. Non, je n'avais vraiment pas froid.

- Pas du tout, dis-je juste, savourant sa peau contre la mienne.

Ses mains passèrent sous mon T-shirt trempé et il caressa du bout des doigts mes reins. Il souleva un peu le tissu, tirant légèrement dessus.

- Qu'est ce que tu fais ? Soufflai-je en m'écartant pour pouvoir le voir.

Ses cheveux tombaient négligemment sur son front et je passai mes doigts dedans pour les repousser. Ses yeux, d'un vert éclatant, sondèrent les miens et son sourire en coin revint, faisant accélérer mon cœur dans ma poitrine. Son regard était si déroutant et troublant que je dus détourner les yeux pour pouvoir me souvenir de comment faire pour respirer.

- Tu es trempée, remarqua-t-il, ses doigts effleurant l'attache de mon soutien-gorge.

- Bravo pour ton sens de l'observation, me moquai-je en embrassant brièvement sa joue. Ça va sécher, finis-je par dire au bout de quelques secondes à le regarder rire, émerveillée.

Sa main rejoignit ma joue qu'il caressa, avant de toucher mes lèvres distraitement, ses yeux se perdant sur celles ci.

- Comment tu te sens ? demanda-t-il au bout de plusieurs secondes, d'un sérieux désarmant lorsque ses yeux retrouvèrent les miens.

Leur clarté était telle que j'aurais pu jurer que le soleil les éclairait directement. Il m'éblouissait. C'était ça... J'étais totalement et littéralement éblouie. Il fronça légèrement les sourcils et je me rendis compte que je n'avais rien dit depuis un moment.

- Bien je... je crois, avouai-je après avoir profondément inspiré pour calmer les battements fous de mon cœur. Et toi ? Chuchotai-je, incapable de parler plus fort tant les sensations qu'il faisait naître me bouleversaient.

Ses lèvres s'étirèrent en un mince sourire.

- Bien.

Ses yeux semblèrent chercher la vérité dans les miens pendant de longues secondes. Je ne pus réprimer un frisson face à l'intensité de son regard.

- J'ai... j'ai pas aimé me réveiller sans toi, chuchotai-je en posant mon front contre le sien, mes doigts jouant avec les cheveux sur sa nuque.

Il ferma les yeux, me privant de son regard si profond. Une de mes mains caressa sa joue sur laquelle sa barbe de deux jours me piqua le bout des doigts, cette sensation était agréable. Vraiment agréable.

- Désolé. J'avais besoin... je voulais réfléchir. J'ai pas... j'ai pas fermé l'œil cette nuit.

Je dessinai les cernes mauves sous ses yeux d'un doigt tremblant.

- Je suis désolée, me sentis-je obliger de dire.

Ses yeux s'ouvrirent, éclairés par le soleil, leur couleur bleu-vert ressortant encore plus, ce qui, encore une fois, rendit ma respiration difficile.

- Ne le sois pas. Surtout pas. Je me demande juste... comment peut-on faire du mal à une femme, et encore plus à une femme… comme toi ? interrogea-t-il, son pouce passant sur mes lèvres, me faisant trembler contre lui.

Pour toute réponse, je serrai son menton entre mes doigts et ma bouche retrouva la sienne. Ce baiser me fit presque peur. J'avais la sensation d'être désespérée, d'avoir irrémédiablement besoin qu'il me rassure, qu'il me promette de ne jamais me faire du mal. Sa main, sous mes cuisses, qui me maintenait contre lui, me rapprocha un peu plus de lui, écrasant ma poitrine mouillée contre son torse, pendant que ma langue cherchait désespérément à avoir le dessus sur la sienne.

Il rompit notre baiser quand l'air lui manqua, laissant son front reposer contre le mien et mes doigts masser sa nuque avec douceur, pendant plusieurs minutes apaisantes durant lesquelles mon corps se détendit contre le sien, bercé par sa chaleur, son odeur, son souffle sur mon visage. Je frissonnai contre lui quand une brise passa entre nous.

- Tu devrais sortir et te doucher... je vais faire quelques longueurs. Prends ton temps, souffla-t-il avant de m'embrasser chastement.

Ses lèvres me firent brièvement penser à l'effleurement d'un papillon.

Il me relâcha avant de reculer et de se tortiller dans l'eau pour faire glisser son Jean's le long de ses jambes, puis de le poser sur le bord de la piscine. Son T-shirt passa rapidement par-dessus sa tête et rejoignit son pantalon. Je forçai mes yeux à ne pas descendre sur son corps et remontai rapidement l'échelle pour sortir. Alors que je marchais vers la sortie, Edward nageait déjà et j'observai, incapable de m'en empêcher, son corps long et fin, le mouvement de ses épaules et de son dos quand il commença un crawl parfait. Je soupirai longuement avant de quitter la pièce à regret.

Y avait-il une seule chose qu'il ne faisait pas parfaitement ?

Dans le couloir, je fis glisser mon pantalon trempé et passai mon T-shirt par-dessus ma tête, puis les essorai rapidement au-dessus de l'évier une fois arrivée dans la salle de bains.

Je posai mon jean sur le rebord de la fenêtre ouverte, en le coinçant de façon à ce qu'il ne puisse pas tomber. Vu la chaleur de ce début d'après-midi, il serait sûrement sec très rapidement. Je mis le reste de mes vêtements sur le porte-serviette avant d'entrer dans la douche et d'allumer l'eau. Je profitai de l'eau chaude, détendant mes muscles lentement quand un courant d'air fit frissonner ma peau.

Avant que je ne puisse cligner des yeux, l'odeur d'Edward m'enveloppa et sa bouche se posa sur mon épaule, ses mains sur mes hanches. Mon cœur bondit dans ma poitrine avant de s'arrêter, puis de repartir à toute vitesse, semblant vouloir s'échapper hors de mon corps. Déjà, de longs frissons courraient sur ma peau.

- Je croyais que tu devais nager encore un peu, dis-je, le souffle court sans me retourner.

Ses doigts s'enfoncèrent légèrement dans mes hanches lorsqu'il me colla contre lui, mon dos contre son torse. Ma respiration se fit difficile, dut à nos peaux en contact, à chaque centimètre sous l'eau brûlante, et il embrassa mon épaule à nouveau.

- Je sais... mais j'ai pensé à toi sous cette douche et... je ne pouvais décemment pas t'y laisser toute seule... murmura-t-il en dégageant mes cheveux de mon épaule du bout des doigts.

- Des projets, Monsieur Cullen ? Demandais-je, en fermant les yeux, hypnotisée par ses lèvres sur ma clavicule, sa langue goûtant ma peau.

- Des tas...

- Tu as une liste ? Tentai-je de plaisanter pour calmer le feu dans mon ventre.

- Plusieurs. Dans toutes les pièces de cet appartement... Toutes avec toi, évidemment.

J'ouvris les yeux en sentant mes joues me brûler, d'envie, de gêne, de plaisir.

- Toutes les pièces ?

Ses lèvres traînèrent dans mon cou. Haletante, je penchai la tête pour lui laisser plus d'accès à ma peau. Je frémis au bruit que fit sa bouche en s'ouvrant tout près de mon oreille.

- Toutes, murmura-t-il lentement, sa voix rauque me coupant le souffle.

- Ça promet d'être... intéressant, soupirai-je lorsque ses doigts effleurèrent mes côtes, remontant, dans une caresse brûlante sur ma épiderme.

Même l'eau chaude coulant sur nous me semblait presque froide et inexistante à côté de ses mains douces et sûres d'elles, qui se baladaient lentement mais sûrement sur ma peau hyper-réactive. Je mordis ma lèvre pour ne pas gémir honteusement. Ses doigts remontèrent jusqu'à mon cou et il me fit tourner entre ses bras, sa main emprisonnant mon menton entre son pouce et son index. Ses yeux sombres m'électrisèrent et il me poussa contre le mur derrière moi. Je gémis quand mon dos rencontra la surface lisse et froide de la pierre, et son corps s'appuya contre le mien, le faisant à son tour gémir entre ses dents.

Ma bouche brûlante retrouva la sienne, me faisant cambrer contre lui quand sa langue força la barrière de mes lèvres. Il grogna presque contre moi, en me soulevant entre lui et le mur, ramenant mes cuisses de chaque côté de son bassin. Instinctivement, mes hanches roulèrent contre les siennes, nous faisant gémir dans la bouche l'un de l'autre.

L'eau qui nous tombait dessus semblait à présent brûler ma peau et Edward quitta mes lèvres, sa bouche divine se posant sur ma clavicule, traçant des arabesques totalement indécentes jusqu'à la naissance de mes seins. Il posa son front contre le haut de ma poitrine et inspira lentement, l'eau dégoulinant sans relâche entre nous, sur nous, rendant les choses presque irréelles, brouillant ma vue en tombant sur mon visage.

Mes mains caressèrent ses larges épaules avant de glisser sur sa nuque que je massai doucement, en proie à une émotion bouleversante qui me tordit l'estomac quand il releva les yeux vers moi, me regardant à travers ses cils bruns, faisant ressortir l'intensité et la profondeur de ses pupilles dilatées par l'envie qu'il avait de moi.

La même envie qu'il devait voir dans mes yeux. Tout mon corps me brûlait et mon souffle erratique semblait s'accélérer à chaque respiration. J'avais tellement envie de lui que c'en était presque douloureux.

Notre étreinte était différente de celles que nous avions eues avant. Il restait doux mais je savais qu'il se retenait de ne pas l'être. Une lueur presque sauvage, dure et brûlante, brillait dans son regard. Le désir à l'état pur. Le désir et la peur mélangés. Le désir et la peur de se perdre. La peur de notre passé, de tout le poids qu'il pesait.

Une de ses mains quitta ma cuisse pour remonter jusqu'à ma joue, qu'il caressa d'un revers de main, avant d'embrasser le creux de ma gorge et de descendre dans une lenteur insupportable sur le sillon entre mes seins, sa respiration chaude et rapide sur ma peau me faisant frémir contre lui. Mon corps se cambra contre sa bouche quand sa langue lécha les gouttes d'eau sur ma poitrine, ses dents frôlant ma peau. Je voulus ouvrir la bouche pour arriver à inspirer de l'air, mais seul un gémissement passa entre mes lèvres tandis qu'il me torturait. Sa main saisit mon poing serré sur sa nuque sous les sensations plus intenses, et il ramena ma main sur le mur à côté de mon visage, mêlant nos doigts, pendant que son bassin ondulait contre le mien, ne me laissant aucun répit, aucune chance de faire un geste, d'avoir une parole sensée.

- Ed... Edward, je... Bafouillai-je maladroitement en pressant mes doigts sur sa nuque pour qu'il fasse quelque chose, n'importe quoi, pour calmer le feu en moi.

Sa bouche et sa langue quittèrent mes seins avant retrouver mes lèvres, son bassin ne cessant jamais son mouvement contre le mien, m'envoyant de longues décharges électriques dans la colonne vertébrale. Haletant, il rompit notre baiser, avant de tirer un peu plus mon corps contre le sien de sa main toujours sur ma cuisse. Je gémis lourdement, en le sentant encore plus prêt, et il poussa un peu plus contre moi, faisant cambrer mon dos. J'en voulais tellement plus que ses frottements étaient insoutenables et, s'il continuait ainsi, j'allais perdre pied.

Un bruit nous figea tous les deux, me faisant sursauter et ouvrir les yeux rapidement.

- Que...

- Attends, souffla-t-il, le souffle court, la voix terriblement rauque, en posant deux doigts sur ma bouche.

Il coupa l'eau et je frissonnai comme soudainement consciente de ma nudité, de la sienne, de ce que nous allions ou aurions pu faire. A nouveau, le bruit recommença : L'interphone qui sonnait dans l'appartement.

- Merde, jura-t-il en dénouant mes jambes d'autour de ses hanches.

Je retombai sur mes pieds, légèrement chancelante avec la sensation de ne plus sentir mes jambes.

- Ça va ? demanda-t-il doucement en me soutenant d'une main sur le coude, jusqu'à ce que j'arrive à tenir correctement debout.

- Oui je... oui.

Il attrapa deux serviettes et m'enroula dans une avant de nouer l'autre autour de sa taille. J'eus du mal à empêcher mes yeux de descendre sur son torse parfait et mouillé. J'essayai de reprendre mon souffle, tentative inutile.

- Bouge pas d'ici, je reviens dans une minute, le temps de virer les imbéciles qui ont interrompu... ça, promit-il en m'adressant un sourire si sexy qu'à nouveau, mes jambes me parurent aussi solides que du coton.

Je hochai la tête, ne pouvant répondre à son sourire, et il quitta la pièce rapidement en refermant la porte derrière lui. Chamboulée et à nouveau plus frustrée que jamais, je me laissai glisser sur le sol jusqu'à être assise dans la douche. Je passai une main sur mon front en me mordant la lèvre avant de rire, seule.

Quand Edward revint, à peine une minute plus tard, il avait enfilé un T-shirt et un Jean's.

- Je conclus donc que nous n'allons pas finir... ça, m'amusai-je en me levant.

- Ça me tue de dire ça mais, non. Mes parents sont les... "abrutis" qui nous ont... interrompus.

- Tes... parents ? M'affolai-je en piquant un fard à l'idée que ses parents avaient failli nous trouver... dans cette position-là.

Il rigola et s'approcha jusqu'à embrasser mon épaule dénudée du bout des lèvres.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, gémis-je en posant une main sur son bras pour ne pas tomber à la renverse, tant son contact m'électrisait.

- Panique pas. Ce sont juste mes parents... Tu les connais, non ?

- Oui mais c'était... avant... qu'on...

Je fis un geste incompréhensible avec mes doigts et il éclata de rire.

- Tu vois quoi ! M'exclamai-je en rougissant encore plus.

- Je vois, oui, sourit-il avant d'embrasser mes lèvres rapidement.

Je resserrai ma serviette autour de moi en me rendant compte qu'elle glissait.

- J'ai même pas de vêtements secs, me lamentai-je en laissant tomber mon front contre son torse.

A nouveau, il rit avant de jeter un coup d'œil à mon jean.

- Il doit être sec. Je te ramène un T-shirt. Attend-moi ici, m'ordonna-t-il presque en quittant à nouveau la salle de bains.

Quand il revint avec le vêtement dans les mains, il le posa à côté du lavabo, avant de glisser ses doigts dans mes boucles. Il ouvrit la bouche pour parler mais la sonnette de la porte d'entrée résonna jusqu'à nous. Il soupira lourdement avant de faire demi-tour. A peine arrivé à la porte, il revint jusqu'à moi avant de prendre mon visage en coupe et de m'embrasser chastement. Son contact fit sursauter mon cœur, des papillons s'envolèrent partout dans mon corps.

- Ce sont juste mes parents, les mêmes qu'avant... c'est juste... moi qui ai ouvert les yeux, chuchota-t-il sur ma bouche avant d'y poser un léger baiser. Finis de te doucher et rejoins-nous.

J'acquiesçai, perturbée par sa proximité, ses mots… Il embrassa mes lèvres une dernière fois, avant de disparaître par la porte qu'il referma derrière lui. Je restai quelques secondes à fixer celle-ci, ne pouvant m'empêcher de sourire comme une idiote.

Était-il possible d'aimer autant quelqu'un ? Et que ce quelqu'un soit aussi... parfait ?

Je finis par retourner sous l'eau chaude, au bout d'une éternité, et me lavai énergiquement les cheveux, tentant d'évacuer la frustration qui me rongeait. Sans grand succès. Je sortis de la salle de bains habillée, et avec un nœud dans l'estomac. Je ne savais même pas s'ils étaient au courant pour nous deux. Je supposais que oui, connaissant Alice et sa langue bien pendue. Ma gorge se serra à sa pensée, en pensant à sa révélation sur la plage un peu plus tôt. Je me demandai si Edward le savait, j'en doutais sérieusement... Alice semblait n'en avoir parlé à personne. Je rassemblai mes cheveux sur une épaule en traversant le couloir, suivant les voix et les éclats de rire d'Edward.

- Je te jure que c'est vrai, ils se demandent encore comment ils ont passé les divisions... entendis-je rire Carlisle lorsque j'arrivai dans la cuisine.

- Sûrement un coup de chance, leur quater-back est vraiment nul ! Rit Edward à son tour, alors que je repérai sa silhouette, assis au bar avec son père, me tournant le dos tous les deux.

J'eus à peine le temps de faire un autre pas qu'Esmée, de l'autre côté du bar, me vit et un sourire heureux fendit son beau visage.

- Ma chérie ! S'exclama-t-elle en contournant le bar pour venir me prendre dans ses bras pendant que Carlisle et Edward se tournaient d'un même ensemble.

L'étreinte rassurante d'Esmée me détendit et je me blottis contre elle, respirant son parfum frais et fleuri, qui était le même depuis toujours et qui m'avait toujours tant rassurée.

J'étais à la maison. Comprendre ceci me fit un bien fou et apaisa mon cœur.

- Je suis si heureuse de te voir ! Finit-elle par dire joyeusement, en me relâchant pour prendre mon visage entre ses mains. Tu as maigri ! Edward, arrête d'épuiser cette jeune femme, tu veux ? Il faut qu'elle mange de temps en temps !

Je piquai un fard alors qu'Edward éclatait de rire.

- Maman ! Râla-t-il en suivant son père qui m'avait approchée.

- Salut ma belle, sourit-il en me prenant dans ses bras à son tour, obligeant Esmée à s'écarter.

- J'suis contente de vous voir, soupirai-je quand Carlisle me relâcha pour m'observer.

- J'ai toujours l'impression de ne pas te voir assez ! me reprocha-t-il gentiment, un sourire sincère sur le visage.

De petites rides entouraient ses yeux bleus, et ses cheveux étaient légèrement plus courts que la dernière fois que je l'avais vu. Esmée, elle, n'avait pas changé. Ses grands yeux verts étaient toujours les mêmes, presque à l'identique de ceux d'Edward, et ses longs cheveux auburn tombaient en grosses boucles sur ses épaules.

- Un café ? proposa Edward après un court silence durant lequel on resta à se regarder.

J'avais la sensation étrange de ne plus savoir comment leur parler, comment me comporter avec eux. Moi qui les avait toujours connus, je ne savais plus quel geste je pouvais faire ou non. C'était troublant.

- Oh oui, j'en oublie les bonnes manières ! s'indigna Esmée en repartant derrière l'îlot du bar. Un café ma puce ? me demanda-t-elle tandis que j'observais Carlisle s'asseoir sur une chaise du bar.

- Oui, je... je veux bien, répondis-je juste, souriant à Esmée faisant du café chez son propre fils.

Je regardai Edward du coin de l'œil à cette pensée. Il haussa les épaules avant de s'approcher, pendant que j'écoutais d'une oreille distraite ses parents parler d'un nouveau service à café qu'il faudrait lui acheter. Ses doigts trouvèrent le bas de mon dos, caressant mes reins sous son vêtement.

- Définitivement, je préfère mes vêtements sur toi, soupira-t-il dans mes cheveux avant d'embrasser mon front.

Je rougis, en retenant à la dernière seconde une réflexion on ne peut plus déplacée… Surtout que ses parents étaient dans la même pièce que nous. Ses yeux scrutèrent les miens et un sourire incroyablement sexy et coquin naquit sur ses lèvres. Mon cœur accéléra dangereusement encore une fois.

- Même si je te préfère nue, cela va de soi, chuchota-t-il contre me oreille avant d'embrasser ma joue.

Ma main se posa sur son torse pour éviter que mes jambes ne me lâchent, et mes doigts s'enfoncèrent dans ses pectoraux.

- Arrête, dis-je tout bas, plus rouge que jamais. T'es parents sont là. Tais-toi.

Il rit en reculant légèrement pour me voir.

- Ils ne font pas attention à nous, sourit-il, confiant, en les entendant parler entre eux.

- Que tu crois ! s'exclama son père, me faisant sursauter.

- Laisse les tranquilles, s'indigna Esmée, en lui tapant doucement la main.

Carlisle rigola et elle déposa les cafés sur le bar. Je lâchai Edward après lui avoir jeté un regard noir -ce qui me valut un sourire moqueur- et m'installai sur la chaise qu'il occupait un peu plus tôt. Il prit place dans l'espace entre son père et moi, restant debout et refusant la place que je lui proposais. Esmée resta debout de l'autre côté du bar et refusa, elle aussi ma place.

- C'est un truc de famille, se moqua Carlisle en buvant son café.

- Je vois ça, souris-je à Esmée qui observait tantôt son fils, tantôt mon visage.

Son regard fier sur lui me fit un pincement au cœur. Fut une époque où j'aurais tout donné pour que ma mère me regarde comme ça, ne serait-ce qu'une fois.

- Il faut que tu me redonnes ton numéro de téléphone, me dit-elle, après un moment passé à écouter les garçons parler. J'étais à San Francisco le mois dernier mais je n'ai pas osé passer sans t'appeler avant et je n'avais plus ton numéro...

- Tu aurais du passer quand même...

- Oh non, pas sans prévenir et je...

- Oh, attends, la coupa Edward, c'est pas ce que vous avez fait ici ? Se moqua-t-il en regardant sa mère qui balaya sa réflexion d'un mouvement de main.

- Idiot. Pour Bella ce n'est pas pareil, toi tu es notre fils, on peut débarquer n'importe quand.

- Bien sûr, oui, ironisa-t-il en roulant des yeux, avant de finir son café.

Je me rendis compte que je n'avais pratiquement pas touché au mien. J'en bus une gorgée, amusée de les voir se chamailler. Carlisle se leva au bout de quelques minutes et sortit les clés de sa voiture de sa poche.

- Alice nous attends, on était censé aller là-bas directement mais on a voulu venir voir comment vous alliez, sourit-il pendant qu'Esmée prenait nos tasses pour les mettre dans l'évier.

- Laisse, Esmée, je le ferai, intervins-je en me levant pour la rejoindre de l'autre côté du bar.

- Je peux le faire, je ne suis pas si vieille, rigola-t-elle, son rire cristallin résonnant dans la cuisine.

- Laisse ça, rigolai-je en la débarrassant. J'ai le temps de le faire et Alice vous attend.

- Vrai ! Intervint Carlisle qui embrassait déjà Edward.

- Vous venez ce soir ? Nous demanda Esmée en se réjouissant soudain. Alice a fait préparer un osso-buco ! Tu sais à quel point j'aime ça, glissa-t-elle à mon attention, en dégageant les cheveux de son épaule d'un geste élégant.

Je jetai un coup d'œil à Edward qui me regardait.

- Edward ? Demandai-je en levant un sourcil vers l'intéressé.

- Comme tu veux, sourit-il en s'appuyant contre le bar.

- Je... on sera là, alors, souris-je à mon tour, désireuse de passer plus de temps avec eux.

- Parfait ! S'exclama-t-elle avant de me prendre contre elle.

- Je suis contente de t'avoir vue, chuchotai-je dans ses cheveux, pensant plus que jamais mes paroles.

- Moi aussi, ma puce... Vous êtes beaux tout les deux, murmura-t-elle discrètement, me faisant rougir.

- Merci Esmée.

L'émotion me serra la gorge quand elle se recula et caressa ma joue dans un geste si maternel et tellement affectueux.

- Et je ne plaisante pas, mange plus que ce que tu fais en ce moment...

- Maman c'est bon, elle a compris, rigola Edward en la poussant vers la sortie.

Son rire résonna dans l'appartement. Je me mordis la lèvre pour éviter de rougir comme une idiote. Je ris à mon tour quand elle m'envoya un baiser. Ça faisait un bien fou de la revoir.

- Nous sommes adultes et responsables, reprit Edward en leur ouvrant la porte d'entrée. On saura se nourrir quand il le faut.

- Bien, c'est super ça, approuva Carlisle en me prenant dans ses bras à son tour. N'écoute pas toutes ses bêtises... me conseilla-t-il discrètement.

- Je t'entends papa ! Râla Edward en frappant son front contre la porte, désabusé.

- C'était le but, s'amusa Carlisle en lui tapant dans le dos, en passant à côté de lui pour sortir.

- Amusez-vous bien, les jeunes ! s'écria Esmée depuis le couloir en appelant l'ascenseur.

On attendit qu'ils s'engouffrent à l'intérieur et disparaissent derrières les portes pour refermer celle d'Edward. Son regard rencontra le mien et un sourire prit place sur ses lèvres.

- C'était pas si terrible, rigola-t-il en se penchant vers moi.

- Tu plaisantes, c'était horrible, gémis-je en grimaçant exagérément.

Il rit et posa ses lèvres sur les miennes.

- On fait quoi maintenant ? Demandai-je doucement en passant mes mains sur ses avant bras dans une lente caresse.

- Tu... commença-t-il avant de déglutir quand mes mains attaquèrent son torse. Ne me déconcentre pas quand j'essaye de parler...

- Je ne fais rien, rigolai-je, mes doigts effleurant son ventre qui se contracta à mon toucher.

- Rien du tout, ronronna-t-il de plaisir lorsque mes doigts passèrent sous son vêtement, retrouvant sa peau chaude.

Je ris contre ses lèvres au moment où il m'embrassa et posai ma main à plat sur son cœur qui cognait fort contre ma paume, accélérant à mesure que notre baiser s'intensifiait. Le mien prit le même rythme, quand sa langue retrouva la mienne, me faisant gémir contre lui.

- A vrai dire... je, je voudrais qu'on aille quelque part, dit-il, le souffle court après avoir quitté mes lèvres.

- Tu veux qu'on retourne dans la douche ? M'enquis-je, en espérant secrètement que c'était ce qu'il voulait.

Il rit légèrement avant de me lâcher pour prendre ses clés de voiture sur le bar.

- Viens, sourit-il en me prenant la main.

Je me mordis la lèvre en nouant nos doigts quand il ouvrit la porte, me demandant où il voulait qu'on aille.

- Tu veux qu'on fasse ça dans ta voiture ? Ca fait partie de ta liste ? Lui demandais-je tandis qu'on attendait l'ascenseur, incapable de rester sérieuse, et il secoua la tête.

Un petit rire le secoua, le rendant plus beau que jamais.

- Tu as vraiment un esprit tordu, mais même si c'est dans une de mes listes, c'n'est pas ce qu'on va faire maintenant, se moqua-t-il, et les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.

Il me fit entrer dans la cabine avant lui et appuya sur le bouton du rez de chaussée. Je lui lançai un regard que je voulais noir quand les portes se fermèrent et, à nouveau, son sourire en coin revint, illuminant ses yeux d'une lueur de bonheur que je voulais toujours voir dans son regard.


Hello hello !

Oui je sais, c'était inespéré ! Mais j'ai eu des messages privés à propos de Je suis et… bon, j'ai relu le chapitre et j'me suis dit qu'il fallait VRAIMENT que je prenne le temps de publier ici aussi ! La vie va à cent à l'heure, et, comme j'ai passé ses dernières semaines à écrire (et pratiquement finir) ma fiction Stay, j'avoue que Je suis est passée au second plan… c'est bête parce que, j'aime vraiment cette romance !

Je publie le chapitre suivant dans la foulée pour me faire pardonner.

J'veux vous lire, même si vous connaissez déjà cette romance ! Boostez-moi !

J'vous embrasse,

Tied.