Bonjour tout le monde,
Je vois que vous êtes toujours beaucoup à me lire ! C'est assez plaisant (et un peu intimidant).
Nous reprenons avec Diane aujourd'hui. J'espère que ça vous plaira toujours autant.
Pour vous tenir au courant de la suite, j'ai de quoi publier jusqu'à la fin de l'année, mais il va falloir que je bosse pour le mois de janvier.
Bises à tous
Nictocris
PS : J'espère que vous vous êtes bien marré en lisant Ron Weasley facts de Midwintertears.
Diane, un peu inquiète, cherchait dans le secrétaire le programme des portoloins. Elle venait de saluer Padma et Gotama, son mari. Leurs enfants étaient partis directement discuter de choses importantes avec les ados de Ron et Hermione et les jumeaux de Rolf et Luna.
Le couple Shavanamama, Padma et Gotama, impressionnait toujours un peu Diane. C'était un très beau couple et ils portaient fièrement leurs origines indiennes. Gotama était un sorcier extrêmement cultivé qui parlait un anglais policé. Il ne s'habillait qu'avec des kurtas longues sur des pantalons unis et il dégageait une sévérité et une austérité qu'il cultivait volontiers, même si à force de le fréquenter Diane le savait parfois excentrique.
Avec son port altier et son charme entretenu, il émanait de Padma une arrogance rigide que Diane savait feinte. Elle appréciait beaucoup l'intelligence et la sensibilité de Padma. Elle était plus avenante que son mari et toujours très bien apprêtée. Elle affichait avec beaucoup de finesse un humour décalé : ce jour-là, elle portait comme à son habitude un superbe sari coloré mais pour l'occasion il était imprimé de tout petits "H" et "40" volants.
Diane les aimait beaucoup. Ils étaient profondément gentils et serviables et ils les avaient beaucoup aidés à protéger leur maison et leur vie privée. Ils avaient compris très vite le besoin de simplicité de son couple.
Après une étude attentive, Diane conclut que le programme était formel : les Weasley-Delacour (on était obligés, dans cette foutue famille, de toujours donner le nom de jeune fille de l'épouse pour s'y retrouver) auraient déjà dû être là. Surtout qu'elle venait d'apercevoir sa mère, ce qui lui donnait un indice assez précis de l'heure, puisque sa mère prenait toujours le dernier créneau.
Elle ouvrit le frigo et fit transplaner les plats du déjeuner sur les tables du jardin. Lorsque toute la nourriture fut à sa place, elle prit une grande inspiration et partit à la rencontre de sa mère pour la saluer.
Diane n'aimait pas toujours se retrouver en tête à tête avec sa mère. Celle-ci pouvait être un peu sèche et parfois franchement désagréable. En revanche, elle adorait Harry puisque qu'il avait, selon elle, délivré sa fille des affres dangereux du rock and roll.
- Bonjour Mère, comment allez-vous ? Je suis contente de vous voir. Je vais chercher Jane pour que vous puissiez lui dire bonjour.
- Tu es la dernière à venir me saluer. Jane m'a montré sa décoration, Harry m'a déjà donné de quoi boire et il est parti chercher Victor pour que je le voie.
Diane se força à rester stoïque et enchaîna :
- Parfait ! Je viens de servir le repas, si vous voulez déjeuner.
- Tu as de la chance que ton mari accepte les excentricités de ta fille. Cette décoration est franchement kitsch et de mauvais goût. Depuis quand ce sont les enfants qui décident du thème des festivités ? Il n'est pas bon que tu assouvisses tous les caprices d'une petite fille de trois ans .
- Cinq, répondit machinalement Diane. Mère, j'espère que vous n'avez pas dit à Jane que vous n'appréciiez pas sa décoration !
- Je dis ce que je pense, comme je le pense.
Diane partit en catastrophe à la recherche de sa fille qui devait pleurer dans un coin du jardin. Elle la retrouva en larmes dans les bras de Ginny.
- Merci Ginny, dit Diane sobrement.
Puis s'approchant de sa fille :
- Désolée ma chérie, Grand-Mère peut être franchement désagréable parfois. Je ne savais pas qu'elle allait être d'aussi mauvaise humeur aujourd'hui.
- Elle m'a dit que papa devait avoir honte de moi !, sanglota Jane, délaissant sa tante pour se blottir dans les bras de sa mère.
- Faut pas croire tout ce que dit Grand-Mère. Elle dit toujours plein de bêtises.
- Ginny m'a dit que Grand-Mère était idiote et qu'elle était jalouse parce qu'elle avait jamais vu des fleurs brillantes aussi brillantes.
- Ginny a raison, renchérit Diane. Papa a dit qu'il n'avait jamais eu une aussi jolie décoration d'anniversaire.
- Qu'est-ce qu'il se passe les filles ?, demanda Harry, inquiet, qui découvrait la scène, Victor dans les bras. Jane, pourquoi tu pleures comme ça?
Diane résuma brièvement la situation et Harry rassura sa fille sur le charme de sa décoration. La petite fille se calma rapidement et décida d'aller raconter sa mésaventure à son grand frère Ted "parce que lui aussi il a fait la décoration et il ne faut pas que Grand-mère soit méchante avec lui".
- Méchante la vieille, commenta Ginny. Il ne faut pas que vous la laissiez seule avec un des gamins.
- Mère n'est pas quelqu'un de facile ou de tendre.
- Faut lui dire que Jane est encore petite, continua Ginny. Elle devrait apprendre le tact !
- Elle vit encore à une époque où les enfants ne s'expriment pas, justifia Diane, un peu vexée par les propos de Ginny.
- Ta mère n'a aucun avis à donner sur la manière dont nous éduquons nos enfants, gronda Harry en donnant Victor à Ginny.
Diane voyait qu'il était très contrarié par ce qui venait de se passer.
Il se dirigea fermement vers sa belle-mère. Diane le suivit, à la fois inquiète et ravie de voir son mari prendre les choses en main. Dans ces moments-là, elle se rappelait pourquoi elle était tombée amoureuse de lui : il était capable d'affronter toutes sortes de menaces, mage noir, dragon maléfique, horde de fan enragés et même belles-mères aigries.
- Madame Abott, avez-vous participé d'une manière ou d'une autre à l'organisation de cette fête ?
La mère de Diane, qui discutait joyeusement avec Percy et Audrey, se tourna vers son gendre :
- Non, malheureusement. Mais c'est une vraie réussite, votre jardin est tellement beau et vos invités très agréables.
- Si ça vous plaît, alors je vous prierai de féliciter ma femme et ma fille pour leur excellent travail. J'espère que vous le ferez avec autant d'enthousiasme que vous m'en avez témoigné, répondit Harry avec un grand sourire en montrant sa femme d'un geste. Au fait, je n'ai pas pu vous amener Victor, il est dans les bras de sa tante Ginny.
Et avant que Madame Abott ait pu esquisser un geste, il prit sa femme par la main et l'emmena avec lui.
Diane courut pour éviter de se faire arracher le bras. Harry l'emmenait vers le buisson où ils avaient l'habitude de se cacher des enfants.
- Tu resteras mon chevalier blanc quelles que soient les circonstances, chuchota Diane au creux de l'oreille de son mari.
- Tu ne m'as pas tout dit, répondit Harry sur le même ton. Elle a été méchante avec toi aussi, comme d'habitude. Je ne veux plus qu'elle soit désagréable comme ça.
Diane embrassa doucement Harry sur les lèvres et lui dit :
- C'est vrai que ma mère est la plus grande menace dans notre famille.
- Je n'aime pas quand on vient empoisonner la joie des gens que j'aime. Et je t'aime, conclut Harry sur la bouche de sa femme.
- Moi aussi je t'aime, mon bonbon au miel qui court pour sauver ses princesses en détresse, se moqua Diane.
- Je viendrai te sauver tous les jours même si tu n'es pas détresse tu sais, ma guimauve en sucre, continua Harry en serrant sa femme contre lui.
- Tu seras toujours mon héros, ma douce gourmandise.
- Pour un flirt, avec toi, je ferais n'importe quoi, mon berlingot câlin.
- Faut vraiment qu'on arrête de se moquer de Ron et Hermione comme ça, ça va finir par ressortir devant eux…
