Le temps, brumeux, paralyse le moindre de mes sens.

Cette humiditée qui m'empêche de respirer correctement, me fait inspirer et expirer une nuée de vapeurs chaudes qui gèle instantanément au contacte du froid et donc la blancheur donne un "visage" à l'aire qui m'entoure.

La terre sous mes pieds est bien trop meuble pour que je marche normalement. Le bruit que fait la boue au contacte de mes pieds et du poids de mon corps ne me dégoûte pas.

Au contraire je m'en délecte. Il m'amuse. Alors je continue d'avancer, faisant parler la terre à mon bon vouloir.

Sans doute dois-je ressembler à une folle à marcher ainsi dans ce jardin, seule sous la pluie?

Le sol est instable et aucun point d'accroche n'est présent pour ne pas que je glisse.

Mais, alors que j'avance encore, mon pied droit glisse par mégarde et je me retrouve assise les fesses à terre, les mains plongé dans la boue.

J'entends un rire et je frissonne, non pas à cause de la moquerie, mais en sentant la substance visqueuse imprégner mon pantalon et tremper mes manches en coton.

Mes doigts glacés se figent au contacte du liquide froid, je décide de les sortir lentement de l'eau épaisse et granuleuse.

La brise provoque une série de picotement sur le bout de mes doigts et de mon nez, qui passent du rouge au bleu. J'éternue vivement, après quoi une nouvelle salve de rire moqueur en provenance de derrière moi ne résonne. Je continue de l'ignorer.

Un grondement menaçant remplace le son précédent mais malgré la peur qu'il m'inspire je ne m'en préoccupe pas.

A la place, j'avise maladroitement des appuies plus stables. Idiotement, je pose mes mains sur deux rochers saillant prostré de part et d'autre de mon corps tels des crocs acérés.

Grossière erreur! A peine ais-je tenté de prendre appuie sur ces derniers que je sens un tranchant me fendre les paumes. La douleur vive et surprenante me fait monter les larmes aux yeux mais aucune plainte ne sort de ma bouche.

La pluie s'intensifie, or je ne tente toujours pas de me relever. Une fatigue lasse qui me serre le coeur, rend insignifiant le simple fait de vouloir m'abriter du mauvais temps.

De plus, l'impossibilité de prendre désormais appui sur mes mains ne m'aide pas à me motiver à sortir de ma torpeur. Le froid prend peut à peu tout ce qu'il me reste de conscience. Je ravale mes larmes douloureuses et prend de profondes et lentes inspirations.

Distraitement, les yeux voilés, je regarde sans les voirs mes mains.

Elles ressemblent, à mes yeux, plus à une forme pâle moucheté de brun, scindé en deux par un filet rouge dilué par la pluie, qu'a un membre destiné à servir des actions tel que : manger, écrire, utiliser la magie...

Tuer.

Le voile s'obscurcit, et le paysage se fait de plus en plus indiscernable. A moins que ce ne soit ces larmes traîtresses qui se sont mises contre mon grès à couler, qui parasites ainsi la vision?

Je réprimande un nouveau frisson quand des gouttes de pluie, aussi fines soient elles, s'engouffrent dans le creux de mon col, trempant au passage mon pull usé. Je sens mes cheveux se coller à mon front et mes joues à cause du vent.

Au loin le tonnerre gronde. Le son se répercute jusqu'à moi et je me réjouis de sa compagnie, plus agréable que celle de mon surveillant toujours prostrée derrière moi.

Un éclair déchire le ciel au loin. Sa lumière me réveille de ma léthargie.

Je lève les yeux vers le ciel gris et laisse les larmes qu'il produit glisser le long de mon visage, effaçant les miennes au passage et mouillant davantage mes cheveux blond normalement bien coiffé en leur faisant prendre une teinte plus foncé.

Une phrase que je trouve juste s'insinue dans mon esprit et tourne en boucle dans ma tête :

"Le ciel pleure et la terre se nourrit de sa tristesse."

Je ne peux m'empêcher de la formuler à voix haute ce murmure, dans l'espoir fou peut-être d'une réponse. Mais de la part de qui ?

Mes yeux marron se sont ternie, échos du ciel et de mon humeur. Encore cette tinte sombre qui me corrompt!

Le colère s'éveille en moi.

Au final... je ne suis pas si différente de ce ciel, de cette immensité, du tonner qui gronde et de l'éclaire qui éclate?

Je laisse un temps s'écouler, pour repenser à l'affirmation qui vient encore de s'imposer dans mon esprit, consumé par un début de folie.

A bien y réfléchir non.. nous sommes bien trop différent: Le ciel pleure pour moi les larmes que je n'ose verser de plein gré. Il est libre mais intouchable, tandis que je suis prisonnière de mon destin.

Le sol, complice de mon malheur et la gravité qui m'empêche de voler me retiennent cloué de leur contacte. Cloué à se royaume de haine et de trahisons.

Ils m'empêchent de m'élever, d'atteindre la liberté! Comme mon père autrefois.. Comme cette prophétie aujourd'hui.

C'est ironique, moi qui rêvais de liberté, de sensations nouvelles, d'aventures et de rêves... Finalement je n'aurais rien eut de tout cela.

Le toner s'est encore rapproché. Maintenant la foudre frappe à seulement quelques mètres de moi. Éblouie je contemple maintenant la colère du ciel qui gronde de plus en plus.

Cette colère qui fait se déchirer le ciel.

Cette colère qui relie la terre et le ciel en brisant l'équilibre de leur deux forces.

Je songe à la possibilité d'être un éclaire. L' idée me fait sourire.

La chaleur du soleil commence à me manquer, j'aurais bien besoin d'un peut d'espoir pourtant..

Mais la encore, le soleil n'entend pas mon appel. Après tout..moi je ne suis faite que pour régner la nuit.

Alors je songe à la nuit, à l'espace, aux planètes et aux astres. Et je comprend que je suis telle une étoile filante qui a terminé sa course en s'écrasant sur la terre... Mais moi ... J'aurais tant voulu rester en orbite autour du monde. Insouciante de se qu'il s'y déroulait!

En tombant ici.. en naissant, j'ai fait se déchirer le ciel et se déchirer le royaume.

C'est vrai, tout le monde dans des limites de Fiore et au delà nous déteste, me déteste.

Et pourquoi ?? Pour des faits raconté, déformé, erronées ! Manipulé par le bon vouloir d'une seule famille ! Une famille cousine à la mienne, une famille qui ne vit que pour la haine.

Mais moi je n'ai plus de famille.. et quand j'ai crue en avoir une.. je l'ai perdue de nouveau. Inconsciemment mon regard se porte sur le dos de ma main droite.

L'insigne de Fairy Tail y est toujours gravé. En rose ... un rose bonbon, un rose candide, innocent.

Je m'interroge : Pourquoi cette couleur?

La question me frappe sans que je ne sache y répondre.

Pourquoi pas le vert...

Mais quel vert ?

Du vert kakis pour ses valeurs dans le camouflage?

Du vert forêt comme celui des arbres gigantesques qui entourent la propriété ?

D'ailleurs pourquoi penser au vert?

Car elle est la couleur de l'espoir et de la chance?

Si c'est ça alors non... le vert n'aurait certainement pas été ma couleur..

En faite.. à l'heure actuelle, si j'avais eu à choisir.. le gris aurait été un choix plus judicieux.

Car le gris est mon Univers désormais.

Car ce ciel qui me dévore, ce monde qui m'engloutit n'est fait que de gris.

Ma réflexion est coupé par un bruit de pas, des pieds non chaussé qui s'approchent en pataugeant à grandes enjambées vers la ou je suis resté prostré. L'atmosphère se fait plus lourde et je devine non sans mal qui vient à ma rencontre.

Une main glacé et brûlante à la fois d'empoigne le bras pour me relever de force et je sors enfin de mon état léthargique au son de sa voix.

— « Le temps est écoulé ! » Gronde cette dernière en me forçant à tenir debout.

C'est une fois la surpris passé et remise sur pied que ma vision autrefois troublé se clarifie. Je fais face sans baisser le regard au mage le plus dangereux de l'histoire. Acnologia resserre son emprise sur moi et sans un mot de plus me traîne de force jusqu'au manoir. Je trébuche trop secoué et peinant à tenir la cadence, mais le dragon ne ralentit pas.

L'aura meurtrière omniprésente autour de lui me dissuade de me rebeller de nouveau. Mes côtes me font toujours souffrir à la moindre de mes inspirations et je ne tiens pas a me retrouver plus amochée que je ne le suis déjà. L'hématome qui me mange la joue palpite bien assez pour propager la douleur jusque dans ma tête.

Mon cœur se serre à mesure que nous nous approchons de l'entrée du manoir. L'entrée de ma prison doré, celle que je considère maintenant comme la porte des enfers. Et j'ai peur.. oui, je le constate en cessant de me mentir à moi-même : je sais que j'ai peur.

Peur de la suite, de ce qu'ils vont me demander.

Peur de la mort. De mourir seule, sans amis, sans plus aucune famille, sans avoir pu sauver l'honneur de la famille Heartfillia.. sans avoir été aimée.

Peur de mourir face à mon propre reflet, sans avoir pu en connaître plus sur la magie, sur les esprits, sur Fairy Tail, sur ses membres, sur Natsu.. sur moi...sans avoir pu sauver Anna de sa prison.

Mais aussi sans avoir pu connaître d'avantage sur mes cousins les Everfriends, sur mon père, sur ma mère..

Alors oui, indéniablement, j'ai peur.

Et je ne peut plus empêcher les tremblements de secouer mon corps, paralysé mes jambes, crispé mes bras. Faire tambouriner ma tête.

C'est aussi à ce moment-la que je comprend toute la cruauté de ces deux hommes qui ont détruit ma vie.

Ils m'ont accordé un instant de répit, une petite sortie en dehors de mon cercueil.

En dehors du cercueil de ma mère et de mon père.

Il n'ont pas fait cela dans un innocent moment de bonté.

Mais simplement pour me montrer ce que, sans doute, je n'aurais plus jamais. Juste pour me faire entrevoir se fragment de liberté et pour mieux me ramener à mes chaînes. (*)

Lucy suivait à contre cœur celui qui avait pris possession de sa maison. Elle regarda avec appréhension le passage menant au sous sol quand ils passèrent devant. Aussi fut-elle soulagée de ne pas voir l'homme qui la traînait dans son sillage s'arrêter. Elle sentait la poigne de se dernier toujours fermement accrocher à son bras. Ses instincts lui dictaient de garder les yeux rivés sur le sol.

La boue se collait a ses semelles et aux plantes de pied du basanée.

L'idée qu'ils puissent entrer ainsi, mouillé et crotté la fit grimacer. Elle avait terriblement froid et rêvait candidement d'un bon chocolat chaud ou coin du feu.

En revanche, l'idée de retourner dans l'enceinte même du manoir, seule et désarmée, —car oui, elle avait utilisé le peu de magie en sa possession pour entamer son voyage dans l'esprit d'Anna— ne la rassurait pas.

A mesure qu'elle s'avançait et que la pluie tombait, elle repensait à des souvenirs d'enfances. Alors que la moindre de ses sorties en dehors du manoir étaient programmés, elle se remémorait ses soirs de pluie, quand elle se calfeutrait aux côtés de sa mère après une courte promenade à patauger innocemment dans la boue en ryant sous les regard de ses deux gardes.

Généralement son père la réprimandait durement, pour avoir eu un comportement si immature. Le sermon qu'il lui servait à chaque fois produisait toujours se même effet de crainte chez elle. Mais c'était une petite fille ! Et elle avait grand besoin de s'amuser !

Cela finissait toujours par des excuses chuchoté par l'enfant qui courait se réfugier dans sa chambre en pleurant silencieusement.

Mais il lui en fallait plus pour lui faire peur, alors, après un bain rapide elle courait jusqu'à une certaine chambre, pour se glisser dans les draps de sa mère.

Cette dernière affaiblie et allongé la couvait d'un regard bienveillant et se mettait à fredonner un aire doux et familier accompagné à la harpe de lyra l'esprit de la musique.

Les paroles de cette berceuses lui revinrent en tête avec mélancolie:

( si vous le souhaitez vous pouvez accompagner votre lecture du texte si dessous avec la musique : In my arms de Plumb )

Ton baby blues...

C'est si mignon...

Tes traits...

Ton sourire contagieux...

Et alors que je t'observe,

Tu commence déjà à grandir.

Tout ce que je puisse faire,

C'est te serrer fort.

Que les nuages peuvent se déchaîner,

Que les tempêtes peuvent gronder,

Qu'importe tu serras toujours à l'abri dans mes bras.

La pluie peut bien déferler,

Les vagues peuvent bien se briser autour de nous,

Qu'importe tu seras toujours à l'abri dans mes bras.

Les livres d'histoire sont souvent remplis de contes de fées,

De rois et reines et de cieux toujours plus bleus,

Mon cœur est serré rien que de savoir,

Que tu sauras un jours dennouer le vrai du faux.

Les nuages peuvent se déchaîner,

Que les tempêtes peuvent gronder,

Qu'importe tu seras toujours à l'abri dans mes bras.

La pluie peut bien déferler,

Les vagues peuvent bien se briser autours de nous,

Qu'importe, tu seras toujours à l'abri dans mes bras.

Les châteaux peuvent s'effriter...

Les rêves peuvent bien ne jamais devenir réalité...

Mais tu ne seras jamais seule,

Car je serais toujours,

Toujours avec toi.

Oui je le serais...

Oui je le serais...

Les nuages peuvent se déchaîner,

Que les tempêtes peuvent gronder,

Qu'importe tu seras toujours à l'abri dans mes bras.

La pluie peut bien déferler,

Les vagues peuvent bien se briser autour de nous,

Qu'importe tu seras toujours à l'abri dans mes bras.

Dans mes bras..

Cette piqûre de rappel à un souvenir tendre fit comprendre à Lucy, que oui, elle n'était pas seule. Sa mère, Anna, son père.. ils veillaient sur elle de l'au-delà. Elle en était convaincu, et ce du plus profond de son cœur. Car tans qu'elle se souviendrait de cette chanson, elle ne se laisserais jamais décourager.

Elle devait vaincre les ténèbres, ces ténèbres que représentaient les deux mages noirs. Elle devait se battre pour ce en quoi elle croyait, oui, il y avait bel et bien du bon en ce monde et elle devait se battre pour ça.

Pendant ce temps, à magnolia:

Le groupe de Fairy tail se dirigeait vers la gare d'un pas décidé, mais ils se stoppèrent tout d'un coup en se rappelant d'un certain détaille : Natsu à le mal des transport !

Le concerné surpris de ne plus sentir ses amis le suivre se retourna pour les retrouver mortifier.

— « Qu'est ce qu'il vous arrive ? »

— « Natsu, tu n'aurais rien oublier par hasard ? » Gronda Erza.

Un brin effrayer, le jeune homme fit mine de faire un pas en arrière mais se ravisa ne comprenant pas pourquoi elle s'énervait cette fois encore.

— « Q.. Quoi ? Qu'est ce que j'ai fait ? »

— « Tu es vraiment stupide la tête à flamme ! » Se moqua Grey en secouant la tête découragé.

Sa patience mise à dure épreuve le jeune homme sentie une veine palpiter sur sa tempe alors qu'il renouvelait sa question avec colère.

— « Comment tu comptes nous raconter se qu'il se passe si tu es malade à cause du train ? » Répondit Erza en adoucissant son ton.

Pris au dépourvue, Natsu ne su quoi répondra à la jeune femme.

C'est Happy qui apporta une réponse au groupe :

— « Je sais ! » Il déploya ses ailes et cria « Je vais chercher Wendy et Carla !

— « Bonne idée Happy ! » Le félicita Erza alors qu'il s'envolait à tir d'aile vers le bâtiment de la guilde.

Le silence qui s'en suivit fut très vite brisé par la voix de Grey qui s'adressa de nouveau à Natsu :

— « Au faite Natsu, tu as dit vouloir allez chez Lucy, mais pourquoi te rendre à la gare ? Cana à dit qu'elle avait trouver un logement au bord du fleuve. »

— « Je le sais, mais la ou nous allons.. c'est chez elle, la ou elle à grandie. »

— « Parce que tu sais ou elle habite ? »

Cette question le pris au dépourvue... non, bien sur que non, il ne savait pas du tout ou elle habitait ni même dans qu'elle ville. Des rougeurs de gène colorèrent ses joues alors qu'il s'enmélait dans des explications dénués de sens.

Il fut heureusement sauvé par une petite voix qui s'adressa au groupe.

— « Moi je sais ou elle habite. »

Tous reconnurent à qui appartenait la voix en question, ils ne furent donc pas surpris de voir Réby leurs sourirent. Plus de voir Gajeel à ses coté cependant.

La différence de taille entre les deux offrait un spectacle amusant pour les autres. La jeune fée au cheveux bleu se faisait littéralement dévorer sous l'ombre du dragon slayer grand et baraqué qui se tenait à sa gauche, un sourire démonique aux lèvres.

— « Qu'est ce que vous faites la ? » Agressa Natsu à l'attention des nouveau venus.

Gajeel, fâché de se voir parler sur se ton fit un pas en avant et répliqua avec la même verve :

— « On t'a croisé alors que tu sortais comme un dératé de la guilde. Comme on a vue Erza et Grey te suivre on en a fait autant. »

Les trois autres levèrent un sourcil interrogateur.

Le mage aux piercing détourna le regard en marmonnant :

— « Le maître nous a dit de vous suivre ... et puis. » Il lança un regard en coin à Reby en rougissant.

« La crevette à entendu que vous parliez de Lucy alors elle a foncer pour vous rattraper, mais vous comprenez avec ses petites jambes elle.. »

— « GAJEEL !! » La coupa Reby rouge écrevisse alors qu'elle s'approchait de lui en se tordant le coup pour lui faire face, les sourcils froncé les poings sur les hanches. Un dialogue silencieux fait de regard et position corporelle pris part entre les deux.

Ils surent que dragon slayer avait perdu quand se dernier émis un « Tss » mécontent et que la mage aux cheveux bleu leurs refit face.

— « Quand vous m'avez demander d'enquêter sur la famille de Lucy j'ai aussi trouver son adresse. C'est assez en retrait dans les terres de Fiore dans les montagnes. »

— « Ça nous prendrait combien de temps pour y aller ? » Demanda Natsu plus calmement.

— « Si nous partons maintenant environs deux heures de trains et... »

Mais Natsu ne les entendait plus. Une drôle d'impression lui enserra la poitrine. Il eut un vertige et alors qu'il perdait l'équilibre Grey le soutien par l'épaule en l'appelant avec inquiétude. Mais ce dernier, trop plongé dans cette sensation de palpitation qui venait de lui prendre au cœur ne l'entendit pas.

Il avait l'impression que tout son corps allait se mettre à trembler en proie à une angoisse qu'il ne s'expliquait pas. Cette impression si vive ne semblait cependant pas provenir de lui. C'était comme si, il ressentait se que quelqu'un d'autre ressentait à se moment précis.

La main droite empoignant son manteau à l'emplacement de son cœur, le jeune homme se concentra sur le phénomène. Alors qu'il se focalisait sur la magie qui coulait dans ses veine, son inspection lui laissa deviner une présence étrangère, la tapis au fond de son être. Une impression de malaise le troubla d'autant plus qu'il avait l'impression de connaître cette chose..

Sans savoir pourquoi, le jeune homme se surpris à vouloir à tout pris fuir cette ombre qui se tapissait en lui.

Un vieille instinct animal voulu éjecter cet inconnu mais Natsu l'en empêchât en se concentrant d'avantage sur l'essence magique qui parcourait son corps. Et c'est la qu'il la devina. Une trace, une infime trace de magie parcourait son corps. L'entité doré dénotait de manière flagrante au milieu des flots rouge noirâtres.

Quelque chose dans cette magie lui sembla familière. Il se concentra dessus et se fut un visage qui s'imposa immédiatement dans son esprit. Celui d'une jeune femme, une jeune femme arborant une longue chevelure blonde et un sourire chaleureux. Lucy.

Après cette prise de conscience, l'image se troubla pour laisser entrevoir une jeune femme au regard terrifier, le visage tuméfier par un bleu qui tirait sur le violet et englobant sa joue gauche. Puis tout s'effaça et il ne fut plus au sein de son propre corps mais devant ses amis qui le regardaient avec inquiétude.

— Je j'ai.. il viens de se passer quelque chose de vraiment étrange...

Il balbutiait incapable de mettre des mots sur se qui venait de se passer, son esprit s'embrouillait mais quelque chose dans tout ces évènement l'alertait sur la gravité possible de la situation.

— On y va.. maintenant.

— Attend et Ha..

—On est la !! Hurla le future interpellé.

Tous levèrent la tête pour voir le compagnon de Natsu arrivé, entraînant dans son sillage la petite Wendy porté par son exeed Carla.

Ils atterrirent dans un nuage de poussière et la jeune magicienne toussa en chassant cette dernière qui lui obstruait la vue.

Après les avoir tous salué, la jeune fille s'approcha en trottinant de Natsu qui lui offrit son sourire le plus, bienveillant, sourire qu'il n'offrait qu'à la petite mage chasseuse de dragon. Tous ceux présent se doutaient que pour le jeune homme, Wendy était comme une petite sœur, et inversement, Natsu avait le délicat rôle de grand-frère, voir de figure paternelle aux yeux de l'adolescente.

Elle lui appliqua un sort de Troya qui avait la particularité de calmé le mal des transport, malheureusement cette dernière devenais inefficace en cas de sur utilisation.

Quand elle eut fini, Natsu la remercia et lui demanda de retourner à la guilde. Mais la petite ne l'entendit pas de cette oreille et fait face au dragon slayer de feu avec un aire effronté.

— Pas question que je rentre à la guilde ! Je vous accompagne !

Et avant que Carla qui se considérait comme la protectrice de la demoiselle, n'ai pu protesté Natsu s'en chargea :

— Mais c'est beaucoup trop dangereux Wendy ! Ce n'est pas n'importe qu'elle mission ! La nous nous attaquons à plus fort que tout ce que tu as pu déjà affronter !

— Je sais, mais je ne suporterais pas de rester les bras croisés à ne rien faire !

Après un silence à l'affronté du regard, elle se détendit et dit :

— En plus, imagine que Lucy ne soit blessée... ou si l'un d'entre-vous se retrouve blessés aussi.. avec ma magie de dragon céleste je pourrais vous soigner !

Le jeune homme ne sut quoi répliqué face à ces arguments .. alors, il jetta un œil en direction de Carla, d'un signe de tête ponctué d'un sourire crispé, la chatte blanche lui donna sa bénédiction.

Si fait, le mage aux cheveux rose la remercia d'un sourire et se retourna vers sa considéré petite sœur pour lui annoncé qu'elle viendrait.

Cette dernière sautilla de joie mais se repris vite en affichant ce même aire déterminé que lui-même pouvait afficher. Avec un dernier sourire complice il se détourna pour faire face aux six autre en lui caressant affectueusement le sommet du crâne.

Il leurs dit après s'être assuré de la détermination qui brillait dans le regard de chacun :

— Maintenant il n'y a plus une seconde à perdre !

Tous aquiéssèrent dans un cris, et le groupe s'engouffra dans la gare pour sauter dans le premier train en direction de Conglomérat, la ville de naissance de Lucy comme l'avait rappelée Réby.

Natsu se sentie soulagé de ne pas ressentir d'habituelle nausée en mettant un pied dans le train, ni quand ce dernier se mis en route.

Regardant une dernière fois par la fenêtre le jeune homme songa : « Papi... on reviendra vite promis.. et avec Lucy ! »

Le visage de cette dernière apparue derrière le voile de ses paupière et une sensation de pincement au cœur le troubla alors qu'il sentait que chaque mages autour de lui était prêt à écouter son récit.

Après un énième soupire il se lança dans ce qu'il lui semblait être.. le conte de fée le plus abominable de l'histoire.

Une pensée amusante et inhabituelle lui traversa l'esprit : Prisonnière de sa propre prison doré, le dragon qu'il était, se devait de délivré la princesse des étoiles des sorciers noirs qui la torturaient.