Beta Dray Mione Potter-Malfoy
PDV BELLA
« N'oublie pas Edward, un chargeur complet dans le mille. » lui rappelai-je « Et tu auras plus de liberté. »
« Je n'oublie pas. » grogne-t-il fixant sa cible
Je pars sur la cible à côté de lui et sors un de mes colt. La cible était à 30 mètres. Je visai et tirai jusqu'à ce que je n'aie plus qu'une balle. J'appuie sur le bouton pour faire revenir ma cible. Pour m'amuser, je tire sur la cible d'Edward. J'avais compté ses balles et il lui en restait une à tirer. Ma balle traversa la tête de l'homme en papier.
Je retourne voir Edward qui n'avait plus de balles et faisait revenir sa cible.
« Ah-ah ! » dit-il triomphant voyant un trou dans le papier. « J'ai réussi ! »
« C'est bien mon chéri. » je souris l'embrassant sur la joue.
« Félicitations mon cœur, tu es un homme fort ! » dis-je la plus sérieuse possible.
J'essayais de cacher ma moquerie, je voulais préserver sa fierté d'homme parce que je savais qu'il ne gagnerait pas. Très (peu ?) était les personnes qui atteignaient leur cible du premier coup. Rosalie par exemple se débrouillait bien, Alice avait mis plus de temps. Moi j'avais cela dans le sang, mais après tous mes deux géniteurs étaient des tueurs...
« Tu as vu ça ? » se pavana-t-il
Je levai les yeux au ciel mais restai amusée par son comportement. Mon petit ami très fier de lui s'approcha de moi pour m'embrasser passionnément.
« Ouah... » murmurai-je à bout de souffle. « Recommence quand tu veux Cullen. » rajoutai-je retournée par son baiser.
Il m'embrassa rapidement avant de se repositionner devant la cible.
« Allez, on continue ! »
« Euh non, fini de s'amuser pour ce soir. » dis-je
Je commence à ranger les armes, je les nettoierais plus tard. Pas bien... Pourtant avant d'arriver à la maison, je voulais retarder le moment, je montrais à Edward mes appartements, c'était mon chez moi, peu de personnes y sont rentrés et j'appréhendais sa réaction. C'était dans ces moments-là que je me rendais compte à quel point il était devenu important pour moi. Je voulais que toute ma vie lui plaise et que, bien sûr, il accepte tous les côtés de ma personnalité. Certes, il m'avait vue « au travail » contre certains types mais il ne m'avait pas vue quand je perdais le contrôle de moi-même et à ce qu'il parait, j'étais flippante. Finalement, est-ce que j'aurais hérité du caractère de ma génitrice ? Je ne l'espérais pas elle était bonne à enfermer.
Mais maintenant, je voulais juste qu'on soit tous les deux dans un endroit calme. Je voulais vraiment m'ouvrir à lui, même si j'avais du mal, il m'aidait.
Je m'attendais à ce qu'il soit déçu ou qu'il boude mais à bien l'étudier, il avait l'air curieux de découvrir une partie de ma vie. Mais il avait l'air inquiet (aussi).
Deux mains se posaient sur mes joues, nos yeux ancrés* dans celui de l'autre.
« Tu es sure ? Je peux très bien dormir ailleurs. » murmura-t-il
Au fond de moi, j'étais soulagé qu'il me propose cela, mais je savais qu'à un moment ou un autre, je devais lui montrer et je devais surtout grandir un peu. Bien que j'étais déjà mature pour mon âge sauf sur un plan relationnel.
« Non, c'est bon. » murmurai-je à mon tour. « Viens allons-y. »
Je pris sa main et le conduisis jusqu'à chez moi. Ma chambre était entre celle d'Alice et d'Emmett. J'espérais seulement que nous ne croiserions personne. Les autres n'avaient pas besoin de savoir sa simple présence aurait suffi pour comprendre notre relation. Jamais depuis que l'institution a été créée, un client avait pénétré ces quatre murs.
Soulagée de n'avoir croisé personne, je ferme les yeux et souffle devant ma porte. Le pouce d'Edward caressait doucement le dos de ma main. C'était impressionnant à quel point ce simple geste pouvait me donner du courage. Je pousse doucement la porte et entraine Edward « chez moi ».
Je le lâche et me recule pour l'observer. Il pouvait peut-être me comprendre en voyant mon visage mais je pouvais en faire autant.
Les minutes suivantes me torturaient. Je n'aimais pas ce silence, alors pour me calmer, je faisais les cents pas. Et bien sûr, je n'avais rien pu voir sur son joli visage, il restait trop neutre à mon gout, ce qui m'angoissait encore plus.
Et si ça ne lui plaisait pas ?
Si ce qu'il voyait sur le peu de photos que j'avais ne lui plaisait pas ?
J'avais peu de décorations mais si l'ensemble ne lui plaisait pas ?
S'il avait une sensation de mal aise et qu'il décidait de partir ?
Deux mains se posent sur ma taille pour m'arrêter avant que je fasse un trou dans le plancher.
« Ce n'est que moi. » murmure-t-il à mon oreille avant de m'embrasser dans cou.
Au moins, il avait compris que, lorsqu'on me surprenait, il fallait vite s'identifier avant de finir avec un trou supplémentaire dans le corps ou dans le meilleurs des cas, finir par embrasser le sol.
« Ne stresse pas. » souffle-t-il continuant à m'embrasser le cou et l'épaule.
Je me détendis dans ses bras. Ses mains passaient sous mon tee-shirt et caressaient doucement mon ventre.
« J'aime beaucoup. Ça te ressemble. » continue-t-il sur le même ton.
Un gémissement m'échappa alors que ses mains remontaient sur ma poitrine. Ma tête tomba sur son épaule, mon corps se pressa contre le sien et contre son érection sur laquelle je me frottais.
« Edward... » grognai-je
Mais comme tout moment parfait, il est interrompu par un coup donné à la porte.
« Non ! » grognai-je à l'intention du perturbateur.
Même si je n'étais pas d'accord pour m'arrêter, je me recule quand même de mon petit ami qui siffla de désapprobation. Edward me tira vers lui pour m'embrasser.
« Toujours aussi aimable à ce que je vois ! » entendis-je derrière la porte.
« Et merde ! » grognai-je pour moi-même. « J'arrive chef ! »
Je pouvais voir dans le regard d'Edward que c'était lui qui stressait, il n'avait jamais vraiment rencontré Wesley et il savait que j'estimais beaucoup cette personne.
« Chacun son tour » me moquai-je
J'ouvris la porte alors que Wesley souriait de toutes ses dents.
« J'interromps quelque chose peut être ? » demande-t-il un sourire moqueur aux lèvres.
Effectivement, la position d'Edward assis un coussin sur les genoux laissait clairement entrevoir ce que nous avions prévu de faire. Je n'avais jamais autant maudit mon boss qu'à ce moment précis. J'adorais le sexe avec Edward, c'était orgasmique à chaque fois.
« Tu veux quelque chose ? » demandai-je le plus gentiment possible.
Au vu du sourire de mon boss, je savais qu'il était juste passé pour faire chier.
« Non non, je venais voir comment allait Edward ! » sourit-il fier de lui.
Et après on allait dire que je n'avais pas grandi ? Wesley avait le double de mon âge et c'était parfois un vrai gamin !
« Mais apparemment, il va bien ! » sourit-il en voyant le cousin sur l'entrejambe de mon petit ami et le sourire crispé de celui-ci.
« Et maintenant que tu l'as bien mis dans l'embarras, peux-tu ? » demandai-je lui indiquant la porte.
Il pouffa de rire, oui oui mon boss pouffait avant de sortir de ma pièce.
« Merci. » lui dis-je avant qu'il parte.
« Mais de rien ma belle, ce fut un plaisir. »
« J'en doute pas. »
Je claque la porte avant de rejoindre mon petit ami toujours accroché à son coussin que j'envoie à l'autre bout de la pièce pour prendre sa place.
« Pourquoi « merci » ? » demanda Edward curieux.
« Tu es trop curieux. »
« Je sais ! Alors dis-moi ! »
« C'est comme un bizutage pour Wesley. Rosalie y a eu droit. » expliquai-je
« Je crains de ne pas tout saisir. »
« Chaque personne qui entre dans la maison à droit à son moment d'humiliation. C'est sa façon de te dire bienvenu. »
« Oh. »
J'aurais presque pu voir ses neurones s'entrechoquer tellement il réfléchissait.
« Je dois être flatté ? »
« Oui tu dois l'être Cullen ! » rigolai-je
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« Oh, Edward arrête de bouder ! » je souris toujours amusée
Ce qui était très bizarre, son comportement aurait dû m'énerver à force mais non, je m'en amusais toujours.
« Non. » grogne-t-il
« Aller ! Tu es un homme, un vrai et qu'importe que tu ne saches pas tirer ! Je t'apprécie pour ce que tu es. » le rassurai-je
Enfin, j'essayais.
« Tu savais que j'allais louper notre deal ? »
« Bien sûr que je le savais, mais ça te faisait tellement plaisir d'essayer. Je ne voulais pas te gâcher cela. » expliquai-je
Je pose ma tête sur son épaule tout en marchant, je tenais toujours sa main.
« Et je te remercie pour cela, c'est juste que parfois je me sens d... »
« Aiiieee ! » grognai-je
Mes reflexes de tueuse reprenait le dessus, je trouvais rapidement un endroit à couvert pour nous protéger.
« Bella ! » cria Edward, « Tu saignes ! »
Je me doutais qu'une balle m'avait touchée, je ne voulais pas regarder, mais je me doutais que c'était superficiel, ça me chatouillais juste.
« Ce n'est rien. » grognai-je
Mais cela ne suffit pas à rassurer Edward. Je m'efforçais de cacher ma grimace en bougeant mon bras.
« Le plus important est de te mettre en sécurité. » dis-je
Je jette un coup d' œil dans la rue. La nuit ne m'aidant pas à avoir une bonne visibilité, je ne voyais personne. Au moins, ceux-là étaient intelligents. Ce qui l'était moins, c'était d'avoir emmené Edward au cinéma aussi tard.
« On va devoir courir et rester le plus cachés. » murmurai-je « Ok ? »
« Oui. » souffle-t-il regardant ma blessure.
« Edward. » je grogne « Je te veux concentré. Ok ? »
« Oui. »
« Si jamais il m'arrivait quelque chose, je veux que tu coures le plus vite possible jusqu'au lycée pour aller voir Emmett. »
« On ne peut pas appeler du renfort ? » murmure-t-il
Je regarde mon portable. Je me doute bien qu'ils utilisent un brouilleur.
« Je crains que ceux-là soient plus intelligents que les autres. On va devoir jouer serré. Ok ? »
« Oui. Souffle-t-il d'une voix étranglée.
Je voyais qu'il paniquait.
« Edward, je veux que tu restes avec moi, je sais que c'est perturbant et surement terrifiant mais reste concentré. Concentre-toi sur ton objectif. Atteindre le lycée en vie. C'est clair.
Il acquiesça.
« Edward ? » demandai-je
Je savais nos minutes étaient comptées. Le tueur de l'autre côté aimait jouer au chat et à la souris, c'était pour cela qu'il nous laissait encore en vie, pour faire monter la pression.
« Oui. » couine-t-il
« Ok. »
Je pris sa main.
« N'oublie pas, tu m'écoutes et tu obéis, que tu le veuilles ou non. »
Il serra ma main pour toute réponse.
« Allez Cullen, on va voir si tu es bon à la course ! » plaisantai-je
Cela ne faisait sourire que moi. Le salop en face de nous savait ce qu'il faisait, il ne m'indiquait rien sur sa position, nous allons être aveugle et bordel, j'avais horreur de cela. Je sortis une de mes armes.
« C'est parti. » murmurai-je
Je me doutais que le type en face de nous, avait non seulement un plan mais il allait nous laisser courir sans se montrer, en tout cas c'est ce que j'aurais fait. Pour le reste je ne savais pas, tout dépendait s'il était seul ou non... Prions pour qu'il soit seul, on aura plus de chance...
Je pris mon élan et nous emmenai sous un perron. On continuait d'avancer doucement. Il ne se manifestait toujours pas.
« Il est peut-être parti. » murmura Edward alors que nous étions cachés entre deux poubelles.
« Non. » dis-je d'un ton ferme.
Je regardais partout, comme à chacun de nos arrêts, et je ne voyais rien. Jamais. Je grognais, j'étais vraiment furieuse contre ce type, mais une partie de moi l'admirait, c'était du génie.
« Il nous observe, il sait exactement où nous sommes. » grognai-je « Il joue ce fils de pute. »
J'étais trop concentrée pour le rassurer.
« Je te fais confiance. » murmura-t-il à mon oreille.
Tu ne devrais pas, je sentais que ça allait mal tourner, un foutu mauvais pressentiment. Si seulement les autres pouvaient l'avoir aussi...
« On recommence. » ordonnai-je
Mais cette fois, on devait courir plus longtemps à découvert, le seul endroit était la ruelle mais je la trouvais trop sombre pour nous y mettre.
Nous allions passer à côté de celle-ci, quand un homme surgit à 50 mètres devant nous pour tirer un coup de feu sifflant dans nos oreilles. Je fis demi-tour pour protéger Edward. Ils étaient plusieurs. Je pourrais tirer sur l'homme en face mais je supposais que son collègue me tuerait si j'appuyais sur la gâchette. Alors que si je ne faisais rien, ils continuerait à jouer, parce que c'était ça leur plan.
Nous allions courir dans l'autre sens mais un deuxième surgit, un gros calibre dans les mains, il ne tira pas mais son sourire sadique nous informait qu'il était sérieux.
Avec ce revirement de situation, nous n'avions plus d'autre choix que de nous réfugier dans le ruelle.
« Edward. » dis-je sérieuse le fixant droit dans les yeux. « Je vais m'occuper d'eux et tu devras fuir le plus vite possible. Tu n'auras que quelques secondes pour fuir. »
« Ok. » dit-il peu rassuré.
Je voyais la peur dans ses yeux.
« Ils sont très sérieux et tu n'auras qu'une chance. Ok. » dis-je inquiète pour lui.
Sur ce coup-là, je le sentais vraiment mal.
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A suivre...
Alors ? Alors ?
