Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.
Résumé : Vivre en colocation est une grande aventure humaine et ce n'est ni Ben ni Roberto qui diront le contraire. [Kill Ben Lyk]
Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Ben et Roberto pour la couverture de ce recueil !
Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi « Sur votre 31, deuxième édition » de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Le but est de poster, tous les jours d'octobre, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème est déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on doit toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu est de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car mars est composé de 31 jours. La variante duo amical est autorisé.
Thème du 29 octobre : Ronfler
Je tiens à préciser que le film n'exploitant pas le passé de Roberto ou de Ben, ce que je peux écrire est donc issu de mon cerveau.
31 anecdotes de colocation
La berceuse du soir
La première nuit passée sans Ben lui parut longue, interminable et angoissante. Suite à la débâcle de la protection de Scotland Yard, Ben avait été envoyé à l'étranger et on lui avait donné un autre nom : Michel Girard. Ben lui avait promis de revenir aussitôt que Londres était de nouveau sûre pour lui, de lui envoyer des nouvelles. C'était avec des larmes aux yeux qu'ils s'étaient quittés. Et là, Roberto était seul dans leur appartement, son appartement désormais, au cœur de la nuit noire, incapable de s'endormir car le silence l'oppressait. Quand Ben vivait encore avec lui, les nuits n'étaient jamais totalement sans bruit car le youtuber ronflait. Ce n'était pas prononcé ou gênant mais depuis son lit, Roberto l'entendait, régulier et calme. En fait, paradoxalement, les ronflements de Ben l'aidaient à dormir, un peu comme une berceuse discrète et rassurante. Il comprenait mieux la peur de la solitude de son ami maintenant qu'il y était confronté. Le silence pesait lourd sur ses épaules et il se retrouvait à chercher un autre son pour se rassurer. L'endroit lui paraissait soudain trop vide, trop impersonnel, trop froid, sans son colocataire. C'était un mal nécessaire, il le savait et ce n'était pas pour toujours. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser que Lamartine avait raison :
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Ben n'était parti que depuis vingt-quatre heures et l'angoisse de la nuit, armée de son silence assourdissant, l'assaillait déjà, les ronflements du jeune homme ne le protégeant plus face à cette menace.
Il s'autorisa à verser quelques larmes.
Il n'y avait personne pour le voir pleurer.
Et même si Ben n'aurait pas voulu le savoir triste, il n'aurait jamais voulu qu'il réprime ses émotions.
Bientôt, Ben serait de retour à la maison, à ronfler comme un bienheureux.
Cette pensée parvint à le calmer un peu, lui permettant de dormir enfin.
FIN
