Chapitre 57 : Lydia
Étonnamment, Lydia l'avait accueilli avec un air bienveillant et enjoué, ce qui n'était clairement pas la réaction à laquelle il s'était attendu. La jolie blonde vénitienne lui était apparue plus splendide que jamais, sereine au possible et souriante. Tout dans son attitude et son comportement rappelait à Stiles la jeune fille avec qui il était sorti pendant quelques temps.
Il n'allait pas s'en plaindre, bien au contraire. Il aimait qu'en sa compagnie la banshee laisse tomber son masque d'arrogance et de prétention. Il y voyait là un privilège durement acquis. La marque d'un lien qui s'était construit avec patience au fil du temps.
Elle le précéda dans la cuisine en parfaite hôtesse de maison.
— Tu veux boire quelque chose ?
— Un verre d'eau et… je ne serais pas contre un antidouleur, si tu as ?
Son poignet le faisait toujours souffrir depuis sa séance. Il connaissait suffisamment Derek pour savoir que celui-ci s'en inquiéterait et il n'avait aucune envie de devoir se justifier. Aussi, valait-il mieux traiter le mal avant qu'il ne s'installe trop confortablement.
Lydia fronça des sourcils, à la fois inquiète et suspicieuse face à sa demande. Elle ne fit pourtant aucun commentaire tandis qu'elle sortait le médicament. Son expression soucieuse ne la quitta pas tandis qu'elle observait le fils du shérif comme pour essayer de lire en lui… Il ne put résister à la tentation de taquiner gentiment la demoiselle.
— Attention ! Si tu continues à me regarder comme ça, tu vas finir par avoir une ride ! Une jolie petite ride du lion… Ce qui t'irait bien avec ta crinière… Quoique, les lionnes n'ont pas de crinières ! C'est d'ailleurs étrange qu'on appelle ça la ride du lion alors que les mâles sont toujours tranquilles… C'est quand même les lionnes qui font tout le boulot pendant que « monsieur » passe la journée à bronzer au soleil ! Tranquille le chat, la patte dans l'eau ! Il n'a aucune raison de s'en faire le gros matou, il se tourne les pouces la crinière au vent ! Tu sais ce qu'il manque chez les lions ? Une rébellion féministe ! Ça a assez duré, il est temps que les lionnes prennent le pouvoir ! Quand je pense que j'adorais Le roi lion quand j'étais gosse alors qu'en fait, Simba c'est rien qu'un gros faignant ! Il va se la couler douce avec Timon et Pumba dans un lieu carrément paradisiaque pendant que Nala, elle, doit supporter son crevard d'oncle qui fricote avec les hyènes ! Moi à la place de Nala, il aurait pu se brosser la crinière avant que je l'embrasse… D'ailleurs, ça ne s'embrasse pas vraiment les lions ! Quand j'y pense… Se coller le nez truffe contre truffe c'est vraiment pas hygiénique ! En fait, je suis pas certain que dans la vraie vie, les lions fassent ça, mais… Attends ! Tu ne m'écoutes pas du tout, je me trompe ?
Lydia lui offrit une mimique des plus scandalisée !
— Quoi ! Moi ? Tu veux rire, je n'écoute que toi !
L'éclat malicieux dans ses yeux et son sourire un peu trop marqué trahissait son ironie !
Elle devait reconnaître qu'elle n'avait pas particulièrement apprécié qu'il lui parle de ride au début de son monologue, mais son irritation avait vite fait place à de l'amusement ! Dès qu'il était nerveux, Stiles partait toujours dans des réflexions totalement incongrues.
Elle avait toujours adoré sa propension à se perdre au fil de son récit... Pourtant, elle ne l'avouerait jamais ! Pas sûr que les autres apprécient qu'elle encourage cette tendance de leur hyperactif adoré.
Une fois le médicament dûment avalé, elle entraîna son ami jusque dans sa chambre où elle se laissa tomber à plat ventre avec une grâce que le jeune homme pensait impossible dans pareille circonstance. Elle se plongea sans attendre dans ses cours étalés devant elle sur le couvre-lit, non sans avoir invité Stiles à se joindre à elle pour réviser.
Celui-ci refusa prestement, préférant déambuler dans la pièce tout en réfléchissant à la meilleure façon d'aborder le sujet. Il tripota les quelques bibelots à sa portée, observant la décoration, les objets personnels de la jeune femme, balançant ses bras exagérément dans l'air pour s'empêcher de se gratter l'intérieur du poignet.
— Tu es nerveux !
Il devait reconnaître qu'en dépit de son air faussement désintéressé, Lydia était une fine observatrice.
— Toi aussi, répliqua-t-il en se tournant vers elle, amusé.
Elle planta son regard cristal dans le sien, ne cachant pas son désarroi et son incompréhension.
— Tu entortilles ta mèche autour de ton index… Tu… Tu entortilles toujours quelque chose, que ce soit un fil de vêtement, une mèche… ou quoi que ce soit d'autre qui te tombe sous la main. Tu as ce tic seulement quand tu es nerveuse !
Il ne pouvait s'empêcher, une fois de plus, de faire de grands gestes désordonnés durant son discours, preuve qu'il avait du mal à gérer son besoin de gigoter.
Elle lui répondit d'un sourire sincère qui illumina ses yeux le temps d'un battement de cils avant que ses traits ne se parent à nouveau de ce petit air mélancolique qui semblait ne pas l'abandonner depuis quelques temps.
Le silence reprit ses droits aussi, Stiles recommença son inspection tandis que la propriétaire des lieux, plus assidue que lui, travaillait ses cours.
Il n'était venu que rarement chez son amie, même à l'époque où ils sortaient ensemble, mais ça ne l'empêcha de remarquer quelques changements.
Son regard finit par accrocher le cadre photo qui avait si longtemps abrité un cliché de Jackson.
Il avait toujours connu cette photo.
Depuis la première fois qu'il était entré dans la chambre de Lydia l'an passé. Même du temps où il sortait avec la jeune femme, l'image de Jackson l'avait nargué. Bien que jaloux, il n'avait jamais rien trouvé à en dire ! Il avait respecté que la banshee ait eu besoin de temps, sachant pertinemment que, malgré le caractère détestable de l'ancien capitaine de la crosse, celui-ci avait été important pour la lycéenne.
Il attrapa l'objet, observant avec émotion la nouvelle photo qui avait détrôné celle de Jackson. Sur le selfie mal cadré et pris d'un peu trop près, l'on pouvait admirer Isaac et Lydia, de toute évidence en plein fou-rire, les yeux brillants de joie et riants aux éclats. Ils étaient magnifiques… radieux et visiblement amoureux !
De quand datait cette prise de vue exactement ?
Stiles ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait eu raison, le louveteau de Derek avait bel et bien remplacé Jackson dans le cœur de Lydia. Ce simple petit détail dans la décoration de sa chambre était criant de vérité tout autant que le peu de temps qu'il lui avait fallu pour franchir ce cap. Car, au final, leur couple n'avait été officialisé que la veille des vacances pour connaître la fameuse crise qui les avait séparé à peine deux semaines plus tard !
— Vas-tu cracher le morceau ou attends-tu que je le fasse ?
Le fils du shérif manqua de sursauter en entendant Lydia parler si près de lui. Il ne l'avait pas entendu approcher.
— J'arrive presque à entendre les rouages dans ton esprit ! Même si dans ton cas, j'imagine plus des centaines de mini Stiles parlant tous en même temps dans une véritable cacophonie !
La moquerie amicale dans sa voix était rafraîchissante, surtout en vue de la conversation qu'ils s'apprêtaient à avoir. Il sourit en se tournant vers elle.
— Tu me connais trop pour mon propre bien.
— Je pourrais en dire autant.
Elle soupira avant de s'asseoir sur son lit sans lâcher des yeux son invité qui tenait toujours le cadre dans la main.
Le cœur battant à tout rompre de nervosité, Stiles acquiesça et força un sourire sur ses lèvres avant de désigner l'objet de toutes ses attentions d'un petit geste du menton sans jamais lâcher les prunelles émeraude de son amie.
— Jolie photo !
Elle eut un sourire presque désabusé.
— Tu sais… Même si j'ai deviné la raison de ta visite, ton message était vraiment ambigu ! Je ne peux m'empêcher d'imaginer la tête de Derek s'il tombait dessus ainsi que sa réaction. Il est tellement jaloux que son sang ne ferait qu'un tour !
Voilà qu'elle recommençait ! Il leva les yeux au ciel face à sa grossière tentative de diversion. Cette fois, elle ne s'en tirerait pas si facilement.
— Tu crois que je ne vois pas ce que tu essaies de faire ? Et puis, il était très bien mon message, qu'est-ce que tu racontes ?
Comme pour prouver ses dires, il dénicha son téléphone de sa poche pour relire le fameux message et… se figea de consternation !
« Toi. Moi. Chez toi dans cinq minutes. »
En d'autres circonstances ou avec un autre destinataire, le SMS était effectivement des plus tendancieux !
— Je ne voulais pas… c'est pas dans ce sens-là que je…
Le rire aérien de Lydia mit fin à ses tentatives d'explications qui n'avaient aucunement lieu d'être puisqu'elle n'avait jamais douté de la raison de son texto.
Avec un soupir, Stiles se laissa tomber à côté de la blonde vénitienne, les mains sur les genoux et le dos légèrement voûté.
— Je devrais vraiment apprendre à réfléchir avant de m'exprimer !
Avec un sourire attendri, elle laissa tomber sa tête sur l'épaule de son ami et ils restèrent ainsi, immobiles, de longues minutes à fixer le cadre devant eux sans vraiment le voir !
— Tu l'aimes, pas vrai ?
Stiles avait beau avoir murmuré ces mots pour ne pas troubler l'instant, Lydia se redressa comme si on l'avait piqué.
Elle se leva et fit quelques pas avant de se retourner pour faire face au jeune homme qui n'avait pas bougé.
— Tu n'abandonneras pas, je me trompe ?
L'hyperactif fut incapable de contenir son sourire malicieux.
— Jamais !
— Tu as conscience que ce serait plus le rôle d'Allison que le tien de tenter de me faire parler et me raisonner ?
— Pitié !
Il offrit à son amie une expression faussement agacée comme s'il trouvait ses dires ridicules.
— Nous savons tous les deux qu'Alli est trop bien élevée pour faire ça !
Le sourire de Lydia fut une victoire que Stiles savoura, lui répondant du sien, ne se retenant pas de la couver de son regard.
Il avait fini par comprendre que son amour pour Lydia ne disparaîtrait jamais.
Ce n'était évidemment pas le même genre d'amour que celui qu'il entretenait pour Derek, mais cet amour, bien que purement amical et fraternel, était si puissant que ce n'était en rien étonnant qu'il se soit fourvoyé si longtemps sur la nature de ses sentiments !
La jeune femme revint s'asseoir près de lui avant de nicher à nouveau sa tête sur son épaule.
— Je sais qu'il m'en veut !
Stiles avait presque perdu espoir qu'elle se confie à lui lorsque sa douce voix s'éleva dans la chambre.
— Je n'ai pas un caractère facile, j'en ai conscience et… peut-être que j'ai été excessive, mais…
Elle soupira, pas certaine de savoir comment continuer !
— Tu l'aimes… et ça te fait peur, parce que tu as peur de souffrir… comme avec Jackson !
À nouveau, Lydia releva la tête pour affronter les orbes miel qui l'observaient avec bienveillance et douceur. Elle avait l'air si fragile à cet instant que Stiles ne résista pas à l'envie de l'attirer contre lui dans une étreinte réconfortante.
La surprise et la douleur dans son regard émeraude étaient un aveu en soi.
— Tu sais qu'il n'est pas comme lui. Isaac tient à toi, te respecte ! Il attend juste que tu le respectes en retour… Il… C'est vrai qu'il s'est senti… Je ne sais pas… Comme si son avis et ses choix ne seraient jamais pris en compte et… je crois… peut-être que lui aussi a peur ! Avec ce que son père lui faisait subir, tu sais… Il ne le montre pas, mais ça restera toujours en lui ! On ne se remet jamais vraiment de ça… On doit juste apprendre à avancer avec ! Je sais que tu peux l'aider à guérir et se reconstruire comme lui le peut avec toi !
Le silence se réinstalla sans que Lydia ne cherche à s'extirper des bras de son ami, se laissant bercer et apaiser par les battements de son cœur qu'elle pouvait sentir contre son oreille.
— Alors… Pourquoi je n'arrive pas à aller le voir pour m'excuser ? Pourquoi je ne supporte pas de le voir traîner avec cette…. pimbêche en porcelaine peinturlurée !
Stiles ne put s'empêcher de rire face au changement d'intonation de la blonde vénitienne.
— Luna ne se maquille pas tant que ça… Ok, c'est pas la question ! concéda-t-il, les mains levées devant lui en signe de reddition quand Lydia se redressa pour le foudroyer du regard.
Pourtant, l'étincelle de défi dans ses iris s'éteignit aussi vite qu'elle y était apparue pour laisser place à une profonde tristesse. Rarement, pour ne pas dire jamais, la jeune femme n'avait montré une si grande vulnérabilité. Pour tout dire, il n'y avait bien eu que lorsque Jackson — encore lui — l'avait quitté comme la dernière des malpropres qu'il avait entraperçu l'espace d'une microseconde cette douleur dans son regard. Pour quiconque, Lydia était l'archétype même de la femme forte et intouchable que rien ni personne ne peut atteindre.
— Et si tu te contentais de faire ce que tu fais le mieux ?
La banshee releva un regard d'incompréhension vers lui.
— Ignorer Luna de toute ta superbe et sortir le grand jeu pour reconquérir ton homme !
L'étonnement se transforma d'un seul coup en assurance. Un sourire guerrier illumina son visage d'une aura extraordinaire tant maléfique que féerique qui laissa Stiles coi !
Ils continuèrent à discuter de tout et de rien même s'il fallait leur concéder que Derek et Isaac étaient les sujets principaux de leur conversation décousue.
Ce fut le bruit d'une voiture se garant devant la maison des Martin qui conclut leur intermède privilégié. À croire que traîner avec des loups-garous avait fini par aiguiser leur attention, les gardant sans arrêt aux aguets, prêts à faire face à un quelconque danger !
Depuis la fenêtre de la rouquine, ils furent étonnés de découvrir qu'un SUV blanc s'était garé dans l'allée de la maison. Quelques secondes plus tard, Isaac en sortit, paré de son sourire le plus renversant. Il leur fit un petit signe de tête arrogant en les découvrant ainsi derrière le rideau. Après un regard plus qu'éloquent, il ne fallut pas une seconde pour que les deux amis se précipitent à la rencontre du bêta.
— À mon tour de te servir de chauffeur ! Désolé pour mon avance, mais je ne voulais pas risquer que tu arrives au loft pour rien ! J'interromps quelque chose ?
Son regard méfiant jurait sur son visage tant il semblait heureux et fier, ainsi adossé à sa carrosserie tandis qu'il faisait tourner la clé de la voiture autour de son index avec une assurance qui n'était certainement que feinte, mais qui faisait malgré tout son petit effet !
— Pourquoi, t'es jaloux ?
La provocation malicieuse était un peu facile, pourtant Stiles avait été incapable de s'en empêcher et même le coup de coude que Lydia lui envoya dans les côtes ne parvint pas à gâcher ce plaisir simple. Isaac ne le prit pas mal, au contraire, il lui répondit à sa boutade en levant les yeux au ciel comme s'il n'avait jamais considéré l'hyperactif tel un rival… ce qui n'avait pas toujours était le cas !
— Derek ne s'est pas foutu de ta gueule en tout cas !
Il avait beau faire le malin, le fils du shérif était enthousiaste de découvrir la Chevrolet Captiva de son ami. Il en fit le tour avec un regard conquis et appréciateur qui ne fit que conforter le louveteau dans sa propre satisfaction.
C'était tout à fait le genre de voiture qui plaisait à l'hyperactif ! Loin des sportives tape-à-l'œil, celle-ci semblait à la fois fonctionnelle et confortable !
— Oh merde ! Derek ! réalisa-t-il ensuite en consultant l'heure sur sa montre.
Il fonça vers son propre véhicule avant de se stopper net, incapable d'abandonner ses deux amis si brusquement !
— Euh ! Mon père a lancé l'idée d'une soirée pizza ce soir et il t… il vous a invité tous les deux ! Je compte sur vous ! Je lui ai déjà dit que vous étiez partant… donc à toute !
Il avait volontairement parlé rapidement pour empêcher l'un ou l'autre de se désister, accompagnant son phrasé de gestes amples, avant de disparaître dans sa Jeep sur un dernier clin d'œil.
— Il m'épuise !
Nul besoin de lire dans les pensées pour savoir que le louveteau n'en pensait pas un mot ! Son sourire était éloquent tandis qu'il observait la voiture bleu ciel de son ami s'éloigner.
Feignant de vouloir admirer le nouveau bolide du bouclé, Lydia s'en approcha doucement d'une démarche qu'elle voulait féline. Elle planta un regard intense dans celui du lycan qui déglutit bruyamment en l'observant passer son doigt sur la carrosserie et… Merde ! Ça n'aurait pas dû être à ce point sexy !
Elle fut ravie de constater que, malgré ses tentatives, Isaac ne parvenait pas à la quitter des yeux. Sa respiration se fit de plus en plus courte si bien que, même si la banshee était incapable de percevoir les battements de son cœur, elle pouvait deviner sans mal à quel point ceux-ci étaient désordonnés !
— Elle te plaît ?
Arrivée près de lui, la blonde vénitienne releva vers lui un regard pourvu de grands cils qui mettaient en valeur ses yeux de biche. Son visage de porcelaine se para d'une moue prétendument indécise qu'elle savait irrésistible. Le plan pour reconquérir son louveteau était en marche et rien ne l'arrêterait.
— Je ne sais pas trop… L'intérieur est aussi confortable qu'il en a l'air ?
Le souffle d'Isaac se coupa !
— Tu... Il est… Monte !
Après une légère hésitation, il contourna le véhicule afin d'ouvrir la portière côté passager dans un geste galant qui n'était pas pour déplaire à l'adolescente.
Il s'installa ensuite au volant et décida de démarrer. Il ne se lassait pas de conduire son nouveau jouet !
— On dirait qu'elle ronronne, chuchota Lydia avec un sourire… Un peu comme toi, quand je te câline !
De la pulpe du doigt elle effleura, séductrice l'angle de la mâchoire du garçon qui ferma les yeux sous la sensation.
Il ne pouvait pas lutter ! Son corps et son cœur réagissaient instinctivement à la présence de la rouquine. Il l'avait littéralement dans la peau !
— Qu'est-ce que tu fais, Lydia ? parvint-il malgré tout à demander d'une voix tremblante dénuée d'animosité.
— Je me disais juste que… Tu sais ? On pourrait étrenner les sièges arrière de ton nouveau bijou…
Oui ! Elle devait admettre que sa méthode n'était pas la plus raisonnable, mais elle n'avait jamais su présenter ses excuses !
Parler viendrait après… Ou pas ! Mais elle voulait montrer à Isaac à quel point, il lui avait manqué et aussi, se faire pardonner de la plus jolie des façons !
La respiration déjà courte du lycan s'accéléra encore davantage. Il hésita, se demandant certainement si elle était sérieuse, avant de hocher la tête, bien décidé à les conduire dans ce petit endroit romantique qu'il savait tranquille et à l'abri des regards indiscrets… Il avait beau lui en vouloir, il tenait trop à elle pour refuser sa proposition ! Elle avait fait un premier pas vers lui… leur offrant une seconde chance. Et l'effort était apprécié à sa juste valeur !
