Chapitre 29 : And when you're gone, who remembers your name?

Hello!

Attrapez un bon thé bien chaud, un petit snack sympathique, enfoncez vous dans des couvertures et degustez ce chapitre!

J'ai été faire un tour dans mes stats (ce n'était plus arrivé depuis longtemps), et ces trois derniers chapitres ont été les plus lus du tome. Ca me fait très plaisir, énormément même, et pourtant ce sont ceux qui ont eu le moins de reviews. Et pour une fois... je m'en fiche! J'ai adoré écrire ces chapitres, les relire avant de les poster me fait toujours plaisir et la certitude que vous passez du bon temps en les lisant me fait terriblement plaisir!

Une bonne lecture les coupains 3


Je suis groggy de douleur et de pleurs. J'ai l'impression de ne plus pouvoir rien ressentir. George est contre moi et je tiens sa main en regardant le sol dallé de la Grande Salle. La Grande Salle est bruyante d'allées et venues, de murmures et de pleurs discrets, pourtant le bruit de fond semble être silencieux. C'est étrange, comme si tout ce bruit s'annulait lui-même.

Un cri perce le silence. Un cri horrible. Un cri si horrible que je ne reconnais presque pas la voix du Professeur McGonagall. Je me crispe totalement. George a relevé la tête et je cours à l'extérieur, bénissant Fleur et son sortilège qui ont rendu ma cheville indolore.

À l'extérieur du château, Bellatrix éclate de rire. Voldemort est là. Debout. Souriant. Portant une longue robe noire qui drape son corps… inhumain. Il n'y a pas d'autres mots pour décrire l'être en fasse de moi. Les mangemorts sont derrière lui. Je reconnais les Malefoy, serré l'un contre l'autre avec les yeux rouges. Surtout, je vois Harry. Je vois la dépouille de Harry portée par un Hagrid sanglotant.

- N-non…, je murmure.

- Non ! crie Ginny qui m'a rejoint.

- Non !

- Harry ! HARRY !

Ron et Hermione ont crié eux aussi. Les larmes que je retenais depuis la mort de Fred sont soudainement libres, elles détruisent les murs que j'avais si méthodiquement construit. Je porte ma main à ma bouche alors que Voldemort nous ordonne de nous taire. Je suis prise de pleurs silencieux et sens la main de Neville se poser sur mon épaule alors qu'il nous rejoint, s'avançant encore. J'entends des bruits groupés et rapidement nous sommes tous sur les escaliers. George me rejoint et prend ma main, sans un mot.

- C'est fini, dit Voldemort avec un mauvais sourire. Pose le par terre, Hagrid, à mes pieds, c'est là qu'est sa place !

La dépouille de Harry est posée aux pieds de Voldemort.

- Vous voyez ? continue ce dernier.

Je ne peux pas regarder, détournant les yeux avec une grimace de dégoût. En tournant la tête, je vois Drago Malefoy, dans notre côté. Son visage est marbré par les larmes, et ses vêtements sont brûlés à certains endroits.

- Harry Potter est mort ! s'exclame Voldemort. Comprenez vous maintenant, vous qui vous êtes bercés d'illusions ? Il n'était rien, n'a jamais rien été, qu'un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui !

Je serre le poing devant les mensonges et Ron s'écrie :

- Il vous a battu !

- Il a été tué en tentant de s'enfuir subrepticement par le parc du château, reprit Voldemort, souriant. Il a été tué en tentant de sauver sa propre vie !

J'entends des exclamations, des gens qui tentent de le réfuter. Et moi-même suis prise d'une envie folle de hurler « menteur ! » mais mon corps semble refuser de m'obéir.

Pire. Je vois Neville se jeter vers Voldemort à toute vitesse. Ce dernier le désarme sans difficulté et Neville tombe au sol.

- Neville ! je m'exclame en allant à sa poursuite mais George tient fermement ma main et je manque de tomber en arrière.

- Qui est-ce ? demande Voldemort de sa voix doucereuse. Qui s'est porté volontaire pour montrer à quel sort doivent s'attendre ceux qui poursuivent le combat lorsque la bataille est perdue ?

- C'est Neville Londubat ! s'exclame Bellatrix avec un petit rire. Le garçon qui a causé tant d'ennuis aux Carrows, le fils des aurors !

- Ah oui, je me souviens, sourit froidement Voldemort en regardant Neville.

Je crois que j'ai un gémissement brisé, un espèce de sanglot étouffé. George m'attrape contre lui et me serre contre son torse. Comme un zombie.

Neville se relève, tout seul au milieu des deux camps.

- Mais tu es un Sang Pur, n'est-ce pas mon garçon, toi qui es si courageux ? demande Voldemort.

- Et alors ? demande Neville avec force, poings serrés.

- Tu as montré du caractère et de la bravoure, tu es issu d'une noble lignée. Tu feras un précieux Mangemort. Nous avons besoin de gens comme toi, Neville Londubat.

Je regarde dans la foule et suis soulagée de ne pas voir Augusta.

- Je me rallierai à vous quand il gèlera en enfer ! crie Neville. L'Armée de Dumbledore !

Des acclamations sonores se font entendre, et je crie de toutes mes forces.

- Très bien, dit Voldemort avec une douceur effrayante. Si tel est ton choix, Londubat, nous allons revenir au plan d'origine. Ce sera sur ta tête que ça se passera.

Voldemort brandit sa baguette et un espèce d'oiseau un peu moche atterrit dans sa main. Voldemort déplie le choixpeau magique.

- Il n'y aura plus de Répartitions au collège Poudlard, annonce Voldemort. Il n'y aura plus de maison.

Entre nous, j'ai toujours voulu que ça arrive, mais quelque chose me dit que le plan de Voldemort va pas me plaire des masses.

- L'emblème, le blason, et les couleurs de mon noble ancêtre, Salazar Serpentard, suffiront à chacun, n'est-ce pas Neville Londubat ?

Il pointe sa baguette sur Neville qui se raidit totalement, crispé au possible. Voldemort lui met le choixpeau magique jusqu'au dessous des yeux. Je dégage ma main de celle de George, déjà prête à intervenir.

Faire quoi ? Je ne sais pas. Mais si Neville meurt, je ne sais pas ce qui va m'arriver. Je ne veux pas y penser.

- Neville va maintenant nous montrer ce qui arrive aux gens suffisamment sots pour s'opposer à moi, dit Voldemort.

Voldemort met le feu au choixpeau. Le hurlement que je pousse ne semble pas sortir de mes cordes vocales. Il semble venir de quelqu'un d'autre, je sens quelqu'un m'attraper fermement contre son torse malgré que je me débats pour aller aider Neville. J'entends la voix de Zacharia Smith à mon oreille.-

- Elizabeth… on aura besoin de toi…

- Neville, je murmure entre mes larmes.

Au même moment, je vois le demi frère de Hagrid, le géant, Graup, arrivé en hurlant « HAGGER ». Les géants de Voldemort se dirige vers Graup. J'entends les centaures débarquer à coups de flèches et à grand bruits de sabots. Je vois quelque chose bouger aux pieds de Voldemort mais d'un coup, Neville se libère du maléfice du saucisson, enlevant le choixpeau magique et sortit de celui-ci l'épée de Gryffondor. Je le vois trancher la tête du serpent de Voldemort et…

Mais je n'ai pas la possibilité d'observer, je vois des créatures débarquer (BUCK EST LA) et tourner autour de la tête des géants. Et les mangemorts se précipiter vers nous. Je sors ma baguette et pare les sortilège lancés par ceux-ci. Hagrid crie le nom de Harry alors que nous finissons tous au cœur de la Grande Salle. Je vois Voldemort en personne entrer dans celle-ci en donnant des ordres à ses partisans.

Battez vous ! dit une voix fluette derrière moi, celle d'un elfe de maison. Battez vous ! Battez vous pour mon maître, le défenseur des elfes de maison ! Battez vous contre le Seigneur des Ténèbres, au nom du courageux Regulus ! Battez vous !

D'un coin de l'œil, je vois George en plein combat avec un mangemort.

Non…

Je le rejoins aussitôt, en compagnie de Lee Jordan. Je n'ai jamais vu George dans cet état. Son visage est dur, froid, haineux. Il lance des sorts dans un souffle, ses lèvres bougeant silencieusement. Alors que le mangemort tombe à terre sous nos sorts. Je vois Macnair lancé par Hagrid de l'autre côté de la Grande Salle. Je vois Ron, Neville et Lupin abattre Greyback. Arthur et Percy sur Thicknesse. J'entends les Malefoy crier après leur fils, pendant que Minerva, Slughorn, Alberforth et Kingsley se battent contre Voldemort.

Au loin, j'aperçois Luna, Ginny, et Hermione se battre contre Bellatrix. Un avada kedavra frôle Ginny de peu. Mrs Weasley se rue sur Bellatrix en enlevant sa cape.

- PAS MA FAMILLE ESPECE DE GARCE !

Bellatrix éclate de rire en se tournant vers elle. Mrs Weasley hurle aux filles de s'écarter. Je sens mon cœur battre la chamade en voyant Molly lancer sortilège sur sortilège alors que le sourire de Bellatrix se meurt. Alors que Seamus et moi nous nous avançons pour l'aider, Mrs Weasley s'exclame :

- Non ! Reculez ! Reculez ! elle est à moi !

La plupart des combats ont cessé, un espèce de public regarde Voldemort combattre et Bellatrix et Mrs Weasley.

- Qu'arrivera-t-il à tes enfants quand je t'aurais tuée ? raille Bellatrix. Quand maman sera partie de la même manière que Freddie ?

J'entends un hoquet d'effroi à ma droite et constate que George m'a rejoint. Ses yeux sont bouffis, gonflés. Ses cheveux tombent devant ses yeux.

- Tu… ne… toucheras…. Plus jamais… à nos… enfants ! hurle Mrs Weasley.

Bellatrix éclate du même rire qu'elle a eut avant de tuer Sirius. La pensée que cet idiot nous regarde, frustré de ne pas pouvoir nous aider me réconforte un peu. Mais le maléfice de Molly atteint Bellatrix en plein cœur et elle s'abat sur le sol. Des cris de joie s'élèvent partout autour de nuit alors que Voldemort pousse un rugissement de rage et projette McGonagall, Kingsley, Alberforth et Slughorn en arrière. Voldemort pointe lentement sa baguette vers Molly mais le sort ricoche sur un protego. Voldemort cherche l'auteur de ce dernier à travers la Grande Salle. Et, au bout de celle-ci, Harry enlève sa cape d'invisibilité.

Des cris de joie retentissent dans le château. Je sens une vague de soulagement m'envahir.

- Que personne n'essaye de m'aider, lance Harry d'une voix forte. Il faut qu'il en soit ainsi. Il faut que ce soit moi.

- Ce n'est pas ce que veut dire Potter, siffle Voldemort. Ce n'est pas comme ça qu'il se comporte. Qui vas-tu utiliser comme bouclier aujourd'hui, Potter ?

- Personne, répond Harry. Il n'y a plus d'Horcruxes.

De quoi ?

- Il n'y a plus que vous et moi. Aucun deux ne peut vivre tant que l'autre survit, et l'un de nous va partir pour de bon…

- L'un de nous ? ricane Voldemort dont le corps est tendu, ses yeux rouges sondant Harry du regard. Tu penses que c'est toi qui vas l'emporter, n'est-ce pas, celui qui a survécu par hasard et parce que Dumbledore tirait les ficelles ?

- C'était un hasard quand ma mère est morte pour me sauver ? rétorque Harry. Un hasard lorsque j'ai décidé de combattre dans le cimetière ? Un hasard lorsque, ce soir, j'ai renoncé à me défendre et j'ai quand même survécu pour revenir me battre ?

- Des hasard ! explose Voldemort. Le hasard et la chance et aussi le fait que tu te réfugiais et pleurnichais dans les robes des sorcières et sorciers plus grands que toi, des hommes et femmes que tu me laissais tuer à ta place !

- Vous ne tuerez personne d'autre cette nuit, tonne Harry d'une voix pleine d'autorité.

Ils sont face à face, tournant en cercle simultanément.

- Vous ne tuerez plus personne, plus jamais. Vous ne comprenez donc pas ? J'étais prêt à mourir pour vous empêcher du mal à ceux qui sont ici…

- Mais tu n'es pas mort !

- J'en avais l'intention. C'est cela qui a tout déterminé. J'ai fais ce que ma mère avait fait. Ils sont protégés, vous ne pourrez plus les atteindre. N'avez-vous pas remarqué qu'aucun sortilège que vous leur avez jeté n'a eu d'effet ? Vous ne pouvez pas les torturer, vous ne pouvez…

Le débat continue. Voldemort se moque de Harry et sa naïveté semblable à celle de Dumbledore concernant l'amour. Lorsque Harry prétend avoir une magie dont Voldemort est dépourvu et une arme plus puissante, Voldemort éclate de rire. Mon corps se raidit d'effroi. Finalement, Harry explique le rôle de Severus Rogue dans cette guerre. Harry explique qu'il était un espion, qu'il était amoureux de la mère de Harry. Je pousse un long soupir triste. Le pauvre vieux sera mort seul.

Harry et Voldemort finissent par parler d'une baguette de sureau, je crois que George m'avait raconté un compte sorcier qui parlait de celle-ci. Si je comprends bien, Dumbledore en étant le propriétaire. Puis Drago. Puis Harry, qui a désarmé Drago il y a quelques semaines.

Le soleil se lève et nous déconcentre, mais c'est sans compter sur les réflexes de Voldemort et Harry.

- Avada Kedavra !

- Experlliarmus !

Les sortilèges se heurtent et la baguette de sureau vole des mains de Voldemort pour être rattrapée par Harry. Voldemort tombe au sol, les bras en croix, blanc, et inerte.

Et le silence est pesant pendant quelques secondes, avant d'être remplacé par des cris de joie. Par des exclamations de bonheur. Et nous nous jetons vers Harry pour le prendre dans nos bras. Harry est réclamé par tous et toutes. Je regarde le Survivant, l'Elu, donner de l'attention à tout ceux qui la réclament, malgré son regard épuisé. J'ai l'impression d'être témoin de la scène, pas d'en faire partie. Je crois que j'échange des mots, des sourires, avec des membres de l'AD. Je crois même que j'applaudis, et pourtant tous mes gestes semblent appartenir à quelqu'un d'autre.

McGonagall remet les tables correctement pendant que Lupin, Kingsley et Alberforth vont mettre la dépouille de Voldemort ailleurs. Neville me rejoint.

- El ! Tu as vu Luna ?

Il a encore l'épée de Gryffondor dans les mains et je vois quelques sorcières l'observer d'un regard énamourée.

- Je pense qu'elle est entrain d'aider Madame Pomfresh, je réponds en désignant vaguement un coin de la Grande Salle.

- Je vais lui dire que je l'aime ! me dit-il en s'éloignant en courant.

Je le suis du regard, souriant de toutes mes dents et suis soudainement prise d'une allégresse que je ne croyais pas possible. Peut être que Dumbledore avait raison quand il parlait de l'amour.

Je vois des familles se prendre dans les bras l'un de l'autre. Dans un coin, serrés les uns contre les autres, les Malefoy regardent autour d'eux avec inquiétude. J'inspire et prends un plateau avec quatre bols de soupe. Je les rejoins et pose doucement le plateau à leur côté. Ils sursautent et me regardent comme si j'allais les tuer sur le champs. Leur donnant à chacun un bol, et en gardant un pour moi, je leur explique :

- Quand Voldemort a commencé à attaquer le château, j'ai demandé à mes chers premières années de s'occuper des autres élèves. Même des Serpentards. J'ai expliqué qu'ils auraient peur. Je n'oublie pas ce que vous avez fait, je n'oublie pas les nombreux malheurs que je vous dois.

Je regarde Drago qui semble reconnaissant.

- Mais je n'oublie pas non plus comment votre fils a tenté d'adoucir nos peines.

Je prends mon bol de soupe et m'en vais rejoindre les Weasley, voyant le trio d'or sortir pendant que Peeves chante une chanson sur la mort de Voldemort. Le sortilège de Fleur semble s'estomper parce que la douleur lancinante à ma cheville me reprend soudainement et je manque de tomber au sol, rattrapée de justesse.

- Et, bien, Miss Watson, ce n'est pas le moment de s'effondrer.

- Désolé Professeur, je réponds avec un petit sourire.

- Il va falloir aller vérifier cette cheville.

- Je veux juste aller voir les Weasley quelques temps, j'irais ensuite, je promets.

- Bien, me répond Professeur McGonagall.

- Entre nous, Professeur, il était grand temps que vous deveniez directrice, je souris.

Elle répond à mon sourire.

- Il était temps, approuve-t-elle.