Coucou, bon nous revoilà confiné, j'espère que vous allez bien. Ce chapitre est un peu plus court que d'habitude, c'est plus une sorte de transition avant d'attaquer les vacances de nos amis qui seront assez mouvementés.
J'espère qu'il vous plaira et n'hésitez pas à laisser un avis ça fait toujours plaisir :)
Bonne lecture !
Chapitre 30 : Les aléas des voyages en train
Charlotte se laissa tomber sur la banquette du compartiment en poussant un petit soupir d'aise. Elle laissa sa tête reposer sur l'épaule de Louis, et son regard s'égara vers la fenêtre où le paysage commençait à défiler. Le train venait de démarrer, ils retournaient chez eux pour deux semaines. C'était enfin les vacances, elle n'en pouvait plus du rythme éreintant de la 7ème année avec la préparation des examens de fin d'année.
Elle allait retourner en France pour fêter noël, et elle avait hâte de retrouver sa famille française et l'air de la Bretagne, d'où elle était originaire. Elle partait dans deux jours et elle comptait les jours avec impatience.
- Vous allez faire quoi de vos vacances ? demanda-t-elle en sortant de ses pensées rêveuses.
Severus haussa des épaules avant de répondre d'un ton neutre.
- Pas grand-chose.
Il ne s'étendait jamais sur sa famille, ils étaient tous au courant des relations tendus qu'entretenaient Severus et son père depuis le décès de sa mère il y a trois ans. Il allait sûrement essayer de venir squatter chez Louis, Sirius ou Mary la première semaine, et chez Charlotte la deuxième, quand elle reviendrait en Angleterre.
- Dorcas m'a invité à venir chez elle, annonça Sirius de but en blanc en détournant son regard de la fenêtre.
Son visage restait neutre, mais ses amis se doutaient qu'il était bien plus angoissé que ce qu'il laissa transparaître. Severus se retourna vivement vers son ami, une expression excitée éclairant son visage.
- Tu vas rencontrer ta belle famille ! Pas trop stressé mon poussin ? Je peux venir t'aider à te détendre avant si tu veux… proposa Severus d'un air faussement aguicheur en tentant de passer sa main derrière la nuque de Sirius, qui l'envoya paître d'un geste sec.
- T'es lourd Sev, le sermonna Mary. Tout va bien se passer, même si je trouve que c'est un peu tôt dans votre relation pour que tu rencontres déjà ses parents.
- C'est vrai, ça fait quoi, même pas un mois que vous sortez ensemble ? demanda Charlotte.
- Ils ne seront pas là, arrêtez de vous faire des films. Mais il y aura son grand frère.
Severus donna une bourrade encourageante à son meilleur ami en éclatant de rire.
- Tu auras le droit à une bonne intimidation dès que tu auras mis un pied chez elle, j'aurais tellement aimé voir ça, s'exclama Louis avec déception.
Sirius lui lança un regard noir, et il grinça des dents en un signe de nervosité. Il n'était pas le petit-ami idéal, il n'était pas le genre de mec que les familles aimaient, et surtout pas les grands-frères. Il était froid, peu bavard et surtout mal à l'aise en société. Ça allait être un cauchemar, mais quand Dorcas, avec son sourire rayonnant, le lui avait demandé il n'avait pas pu dire non. Après tout, elle, elle avait déjà rencontré son frère, ce n'était qu'une suite logique.
- Tant qu'on est sur le sujet des amours, fit Mary d'une voix curieuse. Chacha tu n'as pas quelque chose à nous raconter ?
La française fronça des sourcils et se tourna vers Mary assise de l'autre côté de Louis. Les regards de ses amis convergèrent sur elle, et elle se sentit comme prise au piège, entourée d'une meute de loup prête à lui sauter à la gorge. Elle n'était pas idiote, elle savait quel sujet Mary voulait aborder : Josh Johnson.
- Arrêtez de vous faire des films, il ne s'est rien passé, même pas un bisou.
Un concert de soupir déçu accueilli son annonce.
- Tu nous as habitué à mieux, grommela Mary.
- Vous avez passé la soirée à vous bouffer du regard et rien, c'est du gâchis, renchérit Louis.
- Ce type est pote avec Rosier, ça ne m'étonne pas qu'il s'y prenne comme un manche.
Charlotte roula des yeux en entendant le commentaire de Severus.
- Il va vraiment falloir que tu fasses quelque chose à propos de ton obsession pour Rosier, ça devient grave, surtout que maintenant vous vous mettez à comploter ensemble. Bientôt on va retrouver un d'entre vous mort dans les couloirs, fit Sirius d'un air pensif.
Charlotte, Louis et Mary n'en croyaient pas leurs oreilles. Severus faisait équipe avec Rosier ? De son plein grès apparemment, au vu des dires de Sirius.
- Comment ça tu complotes avec Rosier ? s'énerva Mary. Tu m'as fait une chiasse parce que c'est mon binôme de potion et toi tu te mets à faire tes petites affaires tranquilles avec lui.
Severus adressa un regard agacé à la blonde assise face à lui, l'air de dire « tu es complétement à côté de la plaque ma pauvre fille ». Louis échangea un regard moqueur avec Charlotte, Severus était irrécupérable.
- Nous avons un but commun, enfin maintenant c'est terminé, vu qu'un certain grand samaritain a décidé de d'aider la veuve et l'orphelin, ou plutôt la voleuse de titre et le casse-couille de service, expliqua Severus avant de lancer un regard lourd de reproche à son voisin de banquette.
Sirius roula des yeux excédés par l'attitude de Severus. Il allait devoir lui expliquer la situation combien de fois ? Severus était aussi buté qu'un enfant de cinq ans.
- Vous étiez en train de traumatiser McKinnon, et j'avais Regulus et Dorcas sur le dos. J'ai dû faire un choix, et entre tes plans tordus et ma tranquillité, le choix est vite fait.
Severus croisa des bras d'un air boudeur.
- Au moins c'est clair, maintenant je sais qui sont les premiers dans ton cœur. Traître, cracha Severus d'une voix enfantine.
Severus se détourna de Sirius dans une posture vexé, il se comportait réellement comme un enfant en bas âge qui n'avait pas obtenu ce qu'il voulait. Sirius le regarda quelques secondes, blasé, avant de reporté son attention sur ses amis. Mary, Charlotte et Louis avaient tous les trois une lueur amusée dans le regard, et lorsque les lèvres de Louis s'étirèrent en une grimace malicieuse, Sirius se renfrogna sur la banquette. Il n'était pas près d'être tranquille.
- Embrassez-vous et on en parle plus, minauda Louis en s'approchant des deux garçons.
Il attrapa la tête de Severus d'une main et celle de Sirius de l'autre et tenta de les rapprocher pour les forcer à s'embrasser. Severus eut un sourire mauvais et se prêta au jeu il s'approcha lascivement vers Sirius en jouant des sourcils. Mary et Charlotte partirent dans un fou rire alors que Sirius ouvrait grand les yeux et tentait de s'écarter le plus possible de son meilleur ami.
- Arrête de me fixer comme ça, et écarte-toi bordel !
- Tu pourrais faire un effort poussin, tu m'as brisé le cœur.
- Mais non ! Je refuse !
Sirius se débattait en jurant mais c'était sans Louis qui lui attrapa les bras et Severus qui prit le visage du garçon entre ses mains. Il lui adressa un sourire joyeux avant de lui murmurer d'un ton doucereux.
- Mes vengeances sont toujours terribles.
Et il planta un baiser baveux sur la joue de Sirius. Il ne voulait pas tenter le diable en l'embrassant franchement, Sirius était capable de l'assassiner dans son sommeil à la rentré ou de le balancer par la fenêtre du train.
Sirius s'essuya la joue à l'aide de sa manche avec un air écœuré alors que ses amis riaient franchement.
- Vous êtes des grands malades.
- Au fond tu ne peux pas te passer de nous, et c'est à cause de ce petit grain de folie, chantonna Louis en se rasseyant à sa place.
Il n'avait pas tort, mais quand même, ils pourraient faire l'effort d'être normaux de temps en temps, pensa Sirius en fusillant ses amis du regard, une nouvelle fois.
-o-o-
Quelques compartiments plus loin les Gryffondors étaient tous entassés les uns sur les autres. Cynthia était confortablement calée sur les genoux de Peter, contre la fenêtre et les deux amoureux regardaient leurs amis se chamailler pour avoir une place confortable. Tracey lançait des regards noirs à tous ceux qui voulaient la déloger de sa place à côté de la fenêtre, face à Cynthia et Peter, et honnêtement personne n'osait l'emmerder. Dorcas et Kat étaient serrés sur la banquette à côté de Tracey alors que Eliott tentait de s'immiscer entre elles et le mur. Kat soupira et d'un air vaincu se leva et laissa Eliott s'asseoir avant de prendre place sur les genoux de son ami.
C'était la règle, quand ils n'arrivaient pas à avoir un grand compartiment, comme c'était le cas aujourd'hui. Il n'y avait que trois places sur chacune des banquettes alors depuis qu'ils faisaient le trajet tous ensemble il n'avait pas eu le choix que de mettre des règles en place. Les premiers assis gardaient leurs places jusqu'à la fin du trajet, qu'ils doivent se lever ou non. Et les derniers devaient prendre place sur les genoux de quelqu'un. Comme Kat avait laissé Eliott s'asseoir à sa place, elle devait donc s'asseoir sur ses genoux.
Face à eux Nick, Josh et Evan se lançaient dans une guerre sans merci pour essayer de s'asseoir sur la banquette. Nick poussa violemment les deux garçons et s'assit à côté de Peter et Cynthia, il laissa tomber tout son poids sur la banquette, s'agrippant à son voisin pour ne pas se faire déloger. Les deux garçons regardèrent la place restante avant d'échanger un air féroce.
- Dessus ! hurlèrent-ils d'une même voix en se jetant sur la place comme des forcenés.
Josh avait un tempérament calme, excepté lorsqu'il fallait prendre sa place dans le train. Il ne supportait plus les trajets assis sur les genoux, ou serré comme une sardine, il voulait avoir sa place à lui.
Les deux garçons se rentrèrent dedans avant de chuter misérablement au sol sous les rires de leurs amis. Ils se regardèrent dans le blanc des yeux quelques secondes avant qu'Eliott prenne la parole d'un air moqueur.
- Un parchemin, chaudron, sécateur en une manche, annonça-t-il.
Les deux garçons soupirèrent avant de se relever. Un air de défi sur le visage ils récitèrent d'une même voix en tapant du poing sur leurs mains : parchemin, chaudron, sécateur. Evan fit le chaudron avec sa main alors que Josh recouvrait celui-ci du parchemin. Tout sourire le garçon se laissa tomber sur le siège libre, il n'eut pas eu le temps de se réjouir bien longtemps qu'il se faisait écraser de tout son poids par Evan.
- Je l'ai laissé gagner par pur sympathie, qu'on soit clair, disait Evan d'un ton fier. C'est pour lui remonter le moral de ne pas avoir conclu au bal.
- Mais vous allez me lâcher avec ça, ce n'était pas un rendez-vous, s'exclama Josh dans le dos d'Evan.
Evan se tortilla sur les genoux de Josh qui grogna de mécontentement, il menaça de le pousser par terre s'il n'arrêtait pas et Evan se calma. Les regards de leur groupe d'amis étaient tous centré sur Josh, qui soupira en sentant la conversation qui allait suivre.
- Avoue que tu aurais aimé qu'il se passe quelque chose ? demanda Dorcas en penchant son visage sur le côté dans une moue curieuse.
Josh passa la tête derrière le bras d'Evan pour pouvoir regarder ses amis.
- Elle ne me voit pas comme ça, répondit simplement Josh.
Un concert de ricanements et d'exclamations joyeuses retentit dans le compartiment.
- Ah ! Elle te plaît, hurla Eliott.
Josh lui lança un regard agacé en lui sommant de faire moins de bruit.
- Elle est drôle, elle a de la conversation, j'ai passé une super soirée avec elle, et elle est jolie, évidemment qu'elle me plaît.
Josh était quelqu'un de franc, il n'avait jamais eu aucune difficulté à assumer ce qu'il ressentait.
- Comment tu peux en être sûr que tu ne lui plais pas ? demanda Peter.
- C'est vrai, d'après ce que tu racontes vous avez tous les deux passé une super soirée. Honnêtement, à chaque fois que je vous ai croisé pendant la soirée j'ai remarqué qu'il y avait une grosse complicité entre vous, je pense que c'est réciproque, assura Kat d'une voix douce en plantant son regard bleu dans les yeux perdu de Josh.
Tout le monde se m'y à parler en même temps, chacun y allant de son petit commentaire. Josh lui restait pensif, et il sentait le regard de Kat peser sur lui.
- A la rentrée je vais lui demander de sortir avec moi, mais un vrai rendez-vous officiel cette fois, déclara Josh d'un ton décidé.
Evan sautilla littéralement sur les genoux de Josh lui faisant pousser un grognement de douleur, et les autres Gryffondor commencèrent à s'exciter s'imaginant déjà Josh sortir avec Charlotte Madley. Lui était moins confiant que ses amis pour une fois.
-o-o-
- Hé James ! James ! James ?
James ignora les appels de Lily de l'autre côté du chariot à confiserie, elle secouait les bras dans tous les sens pour attirer son attention. Il renonça à acheter des confiseries et fit immédiatement demi-tour forçant Libby à le suivre. Ils étaient tous les deux les crétins qui avaient été désigné pour aller acheter de la nourriture pour tout le monde. Il savait qu'il aurait dû refuser, sortir de son compartiment c'était un risque supplémentaire de croiser son homologue. Et ça n'avait pas manqué, il grimaça, alors que la voix de la rouquine prenait des accents colériques. Merlin, elle n'avait pas compris qu'il ne voulait pas lui parler ? Ça paraissait clair pourtant.
- Mais et les bonbons ? s'exclama Libby, perdue, alors que James la força à retourner dans le compartiment.
- On fera sans. Tant pis on mourra de faim, grogna James pour toute réponse.
Ils rentrèrent dans le compartiment à toute vitesse, et James referma la porte avec force surprenant tout le monde. Libby retourna s'asseoir entre Alecto et John en grommelant. James repris sa place près de la fenêtre à côté de Greta qui était elle-même à côté d'Ellen. Tout cela sous les regards surpris de ses camarades, qui n'avait rien compris à la scène qui venait de se jouer.
- Bah, et la nourriture ? demanda John en fronçant des sourcils déçus.
- James préfère qu'on grève de faim plutôt que de parler à Evans. Il a littéralement couru en sens inverse quand elle l'a appelé, répondit Libby d'un ton sec, grognon de ne pas avoir eu ses bonbons.
- Allez-y si vous voulez, mais moi je ne mets plus un pied en dehors du compartiment tant qu'on n'est pas arrivé à la gare, répliqua James en croisant des bras.
Tous le regardaient comme s'il avait perdu la tête. Il agissait comme un enfant de cinq ans depuis le bal à chaque fois qu'il croisait Lily il faisait tout son possible pour changer de chemin et ne pas avoir à lui adresser la parole. C'était un véritable sport d'éviter Lily, surtout que celle-ci avait compris que quelque chose clochait alors elle redoublait d'effort pour le coincer et lui adresser la parole. Pour l'instant James n'avait essuyé que des réussites, il avait réussi à maintenir une distance de sécurité avec la rouquine. Bon après, ce n'était pas un véritable exploit, ça faisait seulement une demi-journée depuis le bal.
- James c'est ridicule, annonça sèchement Greta.
- Rien à foutre, répliqua James sur le même ton.
La blonde roula des yeux. James était définitivement irrécupérable. Il lui avait raconté l'échange de regard entre Lily et Remus, et Greta refusait que ces regards aient une quelconque signification.
Depuis que la rouquine avait rompu avec Lupin plusieurs mois étaient passés, et Greta l'avait observé avec attention, surtout après avoir remarqué l'attirance de James pour elle. Greta pouvait donc affirmer clairement : Lily Evans, en apparence, ne semblait plus avoir aucun sentiment pour Remus Lupin. A part l'échange de regard du bal, il n'y avait rien eu, il n'y avait eu aucun signe. Elle espérait sincèrement, pour le cœur -apparemment d'artichaut- de James, que Lily Evans n'avait plus aucun sentiment pour Remus Lupin.
-o-o-
Lily tendit la monnaie à la dame du chariot à confiserie, et attrapa son paquet de chocogrenouille en échange. D'un pas morne, et une moue vexée sur le visage elle retourna dans le compartiment. Elle lança le paquet de bonbon à Harrison et s'affala sur la banquette en face de ses amis.
- C'est quoi cette tête rouquette ? demanda Willow en relevant les yeux de son livre.
- James m'a encore ignoré.
- C'est quoi son problème ? Depuis le bal dès qu'il te croise dans les couloirs on dirait qu'il a vu un fantôme…
- Ou pire, la mort arriver, enchaîna Harrison.
Lily releva la tête et secoua la tête en regardant ses deux meilleurs amis se bidonner comme des enfants.
- Ravie que mes malheurs vous fassent rire.
- Oh, on a mal à son petit cœur rouquette ? minauda Willow en se penchant vers Lily.
- Evidemment, James est mon ami, répondit la rouquine sans un sourire.
- Tu as fait ou dit quelque chose de mal à la soirée ? demanda Harrison en reprenant un air sérieux.
Lily prit le temps de réfléchir quelques secondes. Il ne s'était rien passé de spécial pourtant au bal, enfin rien de différent de d'habitude. Ils avaient bien ris, ils avaient dansé. Elle s'était sentie bien avec lui. Comme d'habitude.
- Non, j'ai beau chercher, je ne comprends pas ce qui cloche.
- Il est bizarre ce type, je l'ai toujours dit, fit Willow.
- Je te l'accorde, mais il n'empêche que ça reste mon ami. C'est bon, j'en ai marre, ça fait un jour qu'il ne m'adresse plus la parole et qu'il me fuit comme la mort. Je vous interdis de rire !
Lily pointa ses deux amis du doigt alors qu'ils commençaient à se bidonner en souvenir de leurs blagues stupides. Lily se releva brusquement de la banquette, un air décidé sur le visage.
- Je vais aller le voir, maintenant !
Elle se dirigea vers la porte d'un pas décidé. Sans réfléchir Harrison sauta sur Lily, lui attrapant les jambes ce qui fit perdre l'équilibre à la rouquine. Elle se prit la porte en pleine figure dans un grand boom, et elle finit par s'étaler lamentablement sur le sol avec son ami. Willow regardait la scène, ahurie, elle n'avait rien vu venir. Elle fut prise d'un fou rire alors que ses deux amis tentaient de se dépêtrer l'un de l'autre à même le sol. Lily se tenait la tête en poussant des jurons, et Harrison tentait de se relever mais à chaque fois il se prenait un coup de pied de la part de Lily qui elle aussi essayait de se remettre debout. Ils finirent par abandonner et Lily se redressa en position assise, la main sur son front, le dos contre la porte du compartiment.
- Bordel, pourquoi t'as fait ça ?
- Je voulais t'empêcher de faire une connerie, marmonna Harrison en se relevant.
Il tendit une main à Lily pour l'aider elle aussi à se relever mais elle ignora sa main tendue et se redressa en s'appuyant sur la porte du compartiment.
- Une connerie ? J'allais parler à James, je n'allais rien faire d'extraordinaire.
Lily se laissa tomber sur la banquette en se massant le front. Elle allait avoir une bosse, par Merlin qu'est-ce qu'il était con Harrison.
- Il n'a clairement pas envie de te parler pour l'instant, au vu de son caractère il t'aurait envoyé péter et vous vous seriez disputé. J'ai raison ? expliqua Harrison.
Lily lui lança un regard noir, mais les paroles de son ami tournèrent dans son esprit. Il avait raison. Evidemment James ne l'aurait pas accueilli comme une fleur. Au vu de son comportement, il lui en voulait clairement pour quelque chose, et il se serait montré froid avec elle. Elle, elle aurait réagi au quart de tour, comme à chaque fois que ça le concernait. Encore une fois Harrison avait raison. Elle marmonna des jurons et le visage de Harrison s'éclaira d'un sourire satisfait.
- Je ne fais rien alors ? Je le laisse me faire la gueule jusqu'à la fin de l'année ? Le connaissant il en serait capable.
- Non, bien-sûr que non. Laisse-lui un peu de temps, et pendant les vacances envoie lui une lettre, conseilla Harrison.
Lily soupira, et hocha de la tête. C'était sûrement le meilleur plan. Le silence revint dans le compartiment, seulement entrecoupé par des gloussements. Harrison et Lily se tournèrent vers Willow, qu'ils avaient complètement oublié. Elle avait le visage rouge et hoquetait en riant.
- Pourquoi elle rigole comme ça ? demanda Lily.
Harrison haussa des épaules perdues.
- Vous-vous...étiez si ridicule, articula la brune entre deux rire.
Lily et Harrison échangèrent un regard avant de se mettre à rire eux-aussi en se remémorant leur chute.
Ils avaient effectivement eu l'air ridicule.
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Aloors qu'en avait vous pensez ?
Je posterais le prochain chapitre la semaine prochaine (pour une fois j'ai de l'avance dans l'écriture haha), dans le prochain chapitre vous retrouverez des petites lettres d'amours (ou pas), une rencontre assez stressante pour Sirius, et une nouvelle galère pour Peter...
