Chapitre 29 : La chambre
Deux jeunes se trouvant seuls et testant les douces délices des jeunes amours...
Ce déjeuner se déroula plutôt bien, seulement quelques questions sur Edward furent posées. Aucune humiliantes sur moi.
Ma mère semblait fortement apprécier Edward, elle m'envoya souvent quelques regards approbateurs. Mon père lui était plus difficile à séduire mais il devait admettre que ce garçon était poli, et effroyablement respectueux.
Nous rentions assez tard dans notre petite maison. J'étais gênée parce que la sienne ressemblait à un manoir à côté de la nôtre. Il vit mon expression et me rassura en plaçant sa main contre ma joue. Je lui souris.
Quelques photos étaient accrochées au mur dont une de moi, petite, jouant dans la neige de Washington.
« Tu étais partie en vacances ? » me demanda-t-il, curieux.
« Non, c'était à Forks. »
Il me regarda, incompréhensif.
« Forks est une petite bourgade perdue au fin fond de Washington. Je suis née la bas avant qu'on s'installe ici, » expliquais-je.
« Oh. Tu ne me l'avais jamais dit. »
J'haussais les épaules. C'a n'avait pas vraiment d'importance, je vivais ici à présent.
« Ma mère n'aimait pas la ville alors on a déménagé quand j'avais huit ans », ajoutais-je.
« Oh. »
Nous avancions vers mon petit salon. Mon père regardait déjà un match de baseball et ma mère descendit de l'étage.
« Nous t'avons préparé un lit dans mon bureau Edward. »
Je souris. J'étais certaine que mes parents n'allaient pas nous laisser dormir à deux. S'ils savaient.
« Pas de problèmes, un grand merci »
« Oh ! Ne fais surtout pas attention au bordel ! Je suis institutrice maternelle. »
Comme si cela expliquait tout le Bazard dans cette pièce. Je roulais les yeux au ciel.
Je montrais à Edward l'étage. Il semblait fasciné par les décorations, les petites babioles sur son chemin. Il rit lorsque je lui montrais sa chambre pour les cinq prochains jours.
« Si ça te dérange, il y a aussi la fauteuil. »
Un vieux matelas trônait au milieux de feuilles de papier, de dessins et de bricolages.
« Non, c'est parfait. »
Il m'embrassa gentiment sur la bouche.
« Tout est parfait », sourit-il.
Je souris également, reconnaissante de sa bienveillance.
« Je te laisse t'installer je descends. La salle de bain est au fond du couloir si tu veux, » l'informais-je. « Je suppose que tu aimerais prendre une douche. »
« D'accord, merci Bella. »
Je descendis les quelques marches séparant le bureau du salon. Mes parents m'attendaient, comme je présumais, devant la télévision.
« Alors, Bella, » commença ma mère. « Comment as-tu trouvé une perle pareille ? » gloussa-t-elle.
Je rougis.
« C'est vrai, » renchérit mon père. « Je suis heureux que tu nous l'ai présenté. »
Je m'installais sur le canapé aux côtés de mon père. Ma mère était seule sur son fauteuil. Elle aimait lire ses livres dessus.
« C'est plutôt lui qui m'a trouvée, chuchotais-je. »
« Alors, Bella, dis-moi. Depuis combien de temps vous sortez ensemble ? Vous faites bien attention ? »
« Maman ! »
« Quoi ? C'est naturel, il n'y a rien de mal à ça. »
« Oh mon dieu, non ! »
Je devins rouge comme une... Bref, heureusement que ma mère n'a pas osé faire ce commentaire devant l'intéressé. C'aurait été plus que gênant... J'aurais été morte d'humiliation.
« Et tes études ? » demanda mon père, mon sauveur, qui changea de sujet.
« Je pense que ça va. Je travaille beaucoup, tu sais. »
« J'espère que... tout ça ne te déconcentrera pas trop. »
« Non. Aucune chance. Je travaille trop dur pour tout laisse tomber comme ça. »
« C'est bien. »
Mon père sourit, probablement fier de ma réponse.
« Et ton travail à la bibliothèque ? »
« Ca, c'est fatiguant. L'avantage c'est que je peux apporter directement mes cours et travailler quand on a pas besoin de moi... »
« Tu ne prends jamais une pause ? » s'étonna ma mère. Décompresse-toi ! Tu es encore si jeune, Bella ! »
Discours contradictoire de mes parents, bonjour...
« Mais... Je vois Edward et nos amis. »
« Tu es amie avec ses amis ? »
Je pris une mèche de cheveux en main, jouant avec celle-ci, ne regardant personne.
« Ce sont mes amis aussi... » soufflais-je.
« Tu n'as pas d'autres amis ? Parce que, je ne sais pas, imagine que vous vous quittiez... »
Je le regardais à présent avec des yeux ronds, lourds de chagrins. Comment ma mère pouvait penser à une chose pareille ? Jamais de la vie je ne pourrais envisager cette éventualité.
« Non, ma puce, ce n'est pas ce que je voulais dire. J'espère, vraiment, que ça va durer mais... Vous êtes si jeunes... »
Je n'en revenais pas. Ma mère n'avait jamais pensé au fait qu'elle était trop jeune lorsqu'elle a rencontré mon père. Pour se marier avec lui quelques mois seulement après. Avoir un enfant un an pile après leur mariage !
Sa réflexion m'étonna beaucoup. Regrettait-elle son mariage ? Le fait qu'elle ait rencontré mon père trop jeune ? Celui-ci ne sembla pas faire de lien. Il continuait de regarder son match de baseball à la télévision.
« D'accord, tant que tu es heureuse, je le suis également »
Elle se leva et me fait un bisous sur le front. Je détourne les yeux, regarder où elle se dirige.
Elle jaillit dans la cuisine, ne fermant pas la porte. Je pouvais la voir prendre son téléphone en main et badiner en ouvrant un message.
Tout cela m'intrigua.
Tout à coup, j'entendis quelqu'un descendre les marches. Edward était avec nous, ses cheveux mouillés étaient devenus noirs. Il était à couper le souffle.
« Hey, » me dit-il.
« Hey. »
Il s'approcha de moi et m'embrassa.
« Veux-tu que je te montre ma chambre ? »
« Garde ta porte ouverte ! » me cira mon père, soudainement interpellé.
Derechef, je rougis. Edward pouffa.
« Oui, » soufflais-je.
Nous montions et entrâmes dans mon espace. Ici, nous étions plus intimes et nous pourrions parler tranquillement.
Lorsqu'il entra, il sembla interpelé par absolument chaque petit détail.
Il regarda ma bibliothèque pleine à craquer, visualisant les titres et les auteurs que j'aimais. Il s'enquit également de regarder mes CD, un sourire ne quittant jamais ses lèvres. Il contempla quelques trophées rempotés en primaire.
« Tu étais championne d'orthographe ? »
« Heu, oui. Mais j'avais sept ans »
« C'est déjà ça, » sourit-il.
« Alors ? »
« Alors quoi ? »
« Tu penses quoi de ma petite chambre ? »
« Elle est mignonne. Elle te ressemble »
« Ah. »
Il me prit dans ses bras et embrassa mon cou. Soudain, il partit à l'assaut de mes lèvres, demanda l'accès à ma langue.
Nous approfondissions le baiser.
« La porte est ouverte, nous sommes pas seuls »
« On les entendra s'ils montent. »
Il m'entraina vers mon lit, trop petit pour deux mais assez grand pour une personne.
Je me plaçais à califourchon sur ses genoux, touchant son dos et son torse musclé.
Avec son pied, il referma un tout petit peu la porte. Elle restait encore ouverte mais nous étions un peu plus dans l'intimité.
Il continua ses attouchements, descendant ses lèvres vers ma joue, ma mâchoire, mon cou. Il bougea la manche de ma brettelle pour accéder à mon épaule et ma clavicule.
Je retins difficilement mes gémissements tandis que ces mains se dirigeaient vers ma poitrine, ma taille, ma hanche.
« Ça va ? » demanda-t-il.
J'acquiesçais.
« Je peux aller plus loin ? » demanda-t-il.
Je pouvais sentir qu'il en avait envie. A vrai dire, il n'était pas le seul avoie envie de... ça.
J'acquiesçais de nouveau, lentement.
Il descendit sa main, doucement, vers mes fesses. Cette fois, je savais à quoi m'attendre. Je ne fis rien, ressentant simplement son doux touché sur moi. J'en ressentais même du plaisir.
Il remarqua ma réaction et ses deux mains me tint à cet endroit. Il me serra de plus en plus fort contre lui, jusqu'à ce qu'il se retrouve sur moi.
Il continua à me toucher, je continuais mes attouchements également. J'embrassais son coup, son torse.
« Je peux aussi ? »
« Quoi ? » souffla-t-il, pantelant.
Je touchais la bordure de son pantalon, vers ses fesses.
Un sourire se dessina sur ses lèvres.
« Fait tout ce que tu souhaites, » dit-il.
Alors je l'attrapais là où il l'avait fait un peu plus tôt. C'était une sensation plutôt agréable.
« Bella ? »
Nous nous raidîmes soudainement. A la vitesse de la lumière, nous nous assîmes sur mon lit.
« Je suis là, maman. »
« Ah, ma chérie », dit-elle en entrant dans ma chambre.
Si elle vit nos lèvres rouges et gonflées, nos cheveux en bataille et nos souffles saccadés, elle ne laissa rien transparaitre.
« Je vais aller dormir. Je te dis bonne nuit. »
Elle me prit fortement dans ses bras, dans une grande étreinte et m'embrassa ma front.
« Je t'aime ma chérie. »
« Je t'aime aussi maman »
« Bonne nuit Edward, » dit-elle, le prenant également dans les bras.
Son étreinte se fit tout de même plus pressante.
« Bonne nuit Renée »
Elle sourit et quitta la pièce.
Nous fûmes pris d'un énorme fou-rire.
« Je ne pense pas risquer de venir dans ta chambre pendant la nuit » dit-il. « J'ai peur de ce qui peut arriver », rit-il.
« Moi aussi, » avouais-je. « Oublie pas que Charlie a une arme »
Il tressaillit. Je ris de plus belle.
« Je serais sage. »
« Menteur. »
Il rit, m'embrassa de nouveau, continuant là où nous avons été interrompus.
