Chapitre 8 : La demande.
Roy s'était levé aux aurores ce matin-là. Il n'aimait pas l'idée de savoir Riza aussi vulnérable loin de lui et du coup, sa décision était prise, il fallait qu'il rentre à East-City. De un, parce que Riza refuserait de rentrer seule et que du coup il fallait qu'il rentre avec elle, et de deux, parce qu'il fallait de toute urgence qu'il voit Chris à propos de ce que son père lui avait dit et qui ne quittait plus son esprit.
De toute façon l'enquête à Ishval était au point mort et ça l'étonnerait beaucoup que les auteurs de l'attentat ne se manifestent prochainement. Ils les avaient mis en garde et le message était passé, ils allaient rester sur le qui-vive, mais pour l'instant, rester à Ishval ne rimait à rien. Enfin, il laisserait tout de même Havoc sur place encore quelques temps en tant que "porte-parole" au cas où il se passerait quelque chose. Mais il ne pouvait plus se permettre de rester plus longtemps. Il avait tout laissé en plan pour venir ici et une montagne de travail devait l'attendre sagement à son bureau.
Il était passé voir Marcoh avant son passage à l'ambassade mais Riza dormait toujours, il se contenta donc de prévenir le vieil homme qu'il la mettait aux arrêts pour la journée et qu'il ne voulait absolument pas la voir débarquer à l'ambassade et qu'il viendrait la chercher lui-même avant de prendre le train pour East-City. Après cela, il se rendit à son bureau d'affectation lorsqu'il venait à l'ambassade pour mettre de l'ordre dans sa paperasse.
La matinée se passa calmement, Havoc était sur le terrain avec d'autres soldats et enquêtait toujours sur la recherche d'identité ou sur des indices ayant pu leurs échapper sur la scène de l'explosion. Tandis que Roy s'occupait de son côté de l'administratif et mettait tout à jour avant son départ, donnant ses directifs. N'ayant pas Riza pour le second, il fallait qu'il soit attentif et qu'il n'oublie aucuns détails. Ensuite, il appela ses subalternes restés en poste à la capitale de l'Est pour les informer de leur retour dès demain à lui et Riza.
- Est-ce que le sergent Martin est dans les parages !? Demanda l'alchimiste au rouquin avec lequel il était au téléphone depuis un petit moment.
- Non, il est actuellement aux archives. Un message à lui faire passer !?
Mince ce dit Roy, il aurait voulu savoir s'il avait déjà pu récolter des informations sur Rey de son côté... Cela faisait bien une semaine qu'il lui avait donné cette mission non officielle et si avant son départ pour Ishval il n'avait encore rien trouvé, il espérait qu'il en serait autrement à son retour. Tant pis, il attendrait demain...
- Oui, dites-lui que je l'attends dans mon bureau dans la matinée.
Il fallait qu'il sache exactement où il en était dans ses recherches et s'il avait la moindre piste. S'il devait l'aider pour cela, il était prêt à le faire. Depuis que Rey avait parlé de Riza, il lui devenait vital de tout savoir sur la vie de son père à partir du moment où il l'avait quitté quand Chris l'avait récupéré.
- D'accord ! S'exclama le rouquin intrigué.
Avec Havoc, ils n'avaient jamais réussi à faire cracher le morceau à la dernière recrue de l'équipe. L'avantage, c'est qu'ils savaient pour quelles compétences leur supérieur l'avait embauché. S'il se faisait enlever par un camp ennemi, il ne trahirait jamais sa parole !
- Des choses qu'il faudrait que je sache !? Renchérit l'alchimiste avant de mettre fin à la communication.
- Et bien, avec tout ce bazar à Ishval, je ne sais pas si vous avez entendu le communiqué du Généralissime Grumman !? Reprit Breda d'une voix interrogative.
- Un communiqué !? S'exclama Roy avec surprise.
Et pour être surpris il l'était ! Il avait raté l'annonce !? Il savait que l'application ne tarderait pas, mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle apparaisse alors qu'il était ici à Ishval. Il avait vu le Généralissime il y a deux cela moins de deux jours et il ne lui en avait même pas touché un mot avant de repartir. Le bougre !
Breda semblait surpris de la surprise de son supérieur. Il était pourtant persuadé qu'il était au courant des plans du Généralissime sur le changement de loi puisqu'elle avait été revue avec une bonne partie des Généraux et il pensait donc que son supérieur en avait fait également partie.
- Je pensais que vous étiez au courant pour le changement de loi... Commença-t-il.
- En effet, je le suis, mais je ne m'attendais pas à apprendre son application de la sorte !
Il aurait presque cru que Grumman serait venu l'en informer personnellement juste pour savoir l'implication qu'il aurait avec Riza suite à cela ! Mais bon, peut-être que l'attentat d'Ishval avait déjoué ses plans ! Normalement, ils auraient tous dû être à East City s'il n'y avait pas eu d'attaque.
- Quand est-ce paru !? Demanda-t-il ensuite.
- Il y a un communiqué qui est sorti ce matin même avec l'application officielle des nouvelles mises à jour !
Ce matin même !? Alors il n'avait pas trop de retard sur ses plans. C'était parfait ! En plus il rentrait ce soir même avec Riza et maintenant qu'elle avait accepté de s'ouvrir sur le deuil de leur fille, il espérait pouvoir enfin avancer avec elle et ne plus être repoussé.
À l'autre bout du fil, Breda restait silencieux et le Général sentait que quelque chose le tiraillait.
- Un soucis lieutenant !? S'exclama-t-il à l'intention de son subalterne.
- Bah c'est-à-dire que... Je ne peux m'empêcher de me poser des questions au sujet de la loi sur la fraternisation...
- Des questions !?
Roy laissa un sourire en coin apparaître sur son visage. Il se délectait beaucoup de la surprise que cela avait dû causer au sein de son équipe et il était presque triste de ne pas être présent pour voir leur mine déçue.
- Qu'est-ce qui ne va pas avec cette loi !? Renchérit-il. Elle est là pour empêcher tout débordement et que l'armée ne se transforme en un remake de speed dating ! Le Généralissime tient au professionnalisme de ses hommes.
Grumman tenait plus que tout à garder sous contrôle les dérapages qui avaient lieu au sein de l'armée. Roy savait qu'avec Riza, ils n'étaient pas les seuls à "enfreindre" la loi, mais le vieux hibou fermait les yeux tant que le travail était correctement accompli. Il avait décidé de garder la loi active car il ne voulait pas qu'en la supprimant, il ne se retrouve avec des plaintes de femmes soldats harcelées par leur collègue ayant eux des gestes ou des remarques déplacés. Si la loi était là, c'était pour une raison. Protéger les femmes souvent très peu prises aux sérieux par les soldats. Bien que Roy les respectait tous et que dans son entourage c'était le cas de tous, il savait aussi que dans certaines unités, elles n'avaient pas leur place et que cette loi empêchait leurs collègues de s'en prendre à elle.
- Pourtant j'étais presque sûr que votre objectif était de l'abolir ! Finit par avouer Breda un brin déçu.
Il comprenait les raisons qui avait poussé à la garder active, mais il ne comprenait pas pourquoi il n'avait rien tenté... Cela voulait dire qu'il ne pourrait jamais aller de l'avant avec le lieutenant Hawkeye aux yeux du rouquin.
- Pourquoi aurais-je fait cela !?
Roy ne put retenir son sourire désormais. Heureusement que Breda ne pouvait pas le voir, sinon il comprendrait tout de suite qu'un détail lui avait échappé ! Un tout petit détail, mais qui avait là toute son importance !
Le détail important dans le changement de cette loi n'était pas la loi sur la fraternisation en elle-même, mais l'un des articles qui la constituait ! C'était tellement subtil qu'il ne s'étonnait guère qu'il soit passé à la trappe de l'œil de Breda ! Falman l'avait certainement compris lui, mais comme il était dans le Nord, il ne pouvait donc pas lui avoir fait comprendre le détail qu'il lui avait échappé.
La loi sur la fraternisation interdisait tout rapprochement d'ordre intime entre deux membres de l'armée. Voilà ce que tout le monde retenait de cette loi, pourtant, elle avait des exceptions parmi lesquelles elle autorisait deux membres d'une même famille à travailler dans l'armée. Ces exceptions n'étaient pas récentes puisque sinon Alex et Olivia n'auraient pas pu devenir tous les deux militaires, ainsi que Riza puisque son grand-père l'était. La seule exception qui manquait et que Roy avait fait en sorte de corriger, était celle d'autoriser un mari et sa femme à travailler tous les deux dans l'armée.
FlashBack.
- Autoriser les femmes des militaires à s'engager !? S'exclama Hakuro en lisant la supposition du Général Mustang. C'est n'importe quoi.
- Qu'est-ce qui vous dérange avec cette idée !? Répondit le Généralissime en souriant discrètement sous sa moustache.
- La place des femmes n'est pas dans l'armée, mais derrière les fourneaux ! Tempêta le militaire avec assurance.
- Je vous prierais d'éviter de dire de tels énormités en ma présence ! Rétorqua le Général Armstrong.
Se rendant compte de sa bourde, Hakuro se mit à déglutir avec difficulté, il n'avait pas pris en compte la présence d'Olivia dans son équation et se confondit en excuse, s'enfonçant encore plus en faisant réaliser qu'elle n'avait rien d'une femme en soit.
Olivia Armstrong pour sa part, ne montra aucune offuscation mais il était clair qu'elle se retenait de trancher la tête de cet incompétent. Il n'avait pas eu froid aux yeux d'ainsi rabaisser le rôle de la femme à une tâche aussi sexiste. Il n'allait pas se faire des amis auprès de la gent féminine dans cette armée.
Il faudrait éviter à ce militaire de venir un jour en inspection au fort de Briggs, car pas sûr qu'il ne retrouve la sortie après ce qu'il venait de dire...
- Vous avez une bien maigre image des femmes Général Hakuro ! Reprit le Généralissime. Mais je peux comprendre votre crainte ! Vous avez peur de débordement d'ordre "sentimental" dans les bureaux.
- Exactement ! Il ne faut jamais mélanger le travail avec la vie familiale ! S'exclama-t-il en retrouvant son assurance.
- Pourtant, des nombreux militaires ont des membres de leur famille membre de l'armée ! Renchérit Grumman en le prenant au dépourvu. Le Général Armstrong et moi-même sommes concernés par cela d'ailleurs ! Et il me semble avoir entendu votre fils dire qu'il voulait devenir militaire quand il serait en âge de s'engager !
- Je... Ce n'est pas la même chose ! S'exclama-t-il confus avant de rétorquer. Vous Généralissime !? Vous avez de la famille dans l'armée !?
Tous les généraux présents dans la pièce, en dehors du Généralissime lui-même et de Roy, se mirent à froncer les sourcils. L'alchimiste de flamme ne savait pas s'il devait rire ou lever les yeux au ciel de la bourde du Généralissime. Ah moins que cela n'avait été fait exprès !? Il était très dur de savoir ce que ce vieux hibou avait derrière la tête.
- En quoi est-ce différent !? Poursuivit-il en faisant semblant de ne pas avoir entendu la dernière phrase du Général Hakuro. La même loi s'applique pour vous comme pour moi. Que votre femme, ou votre fils, ou votre frère, ou votre père soient militaires ou non, lors d'une mission, l'armée passera forcément prioritaire face à la famille. Dans les deux cas, rien ne change !
Un silence s'installa à la table des généraux. Avec un tel argument de la part du Généralissime, ils ne pouvaient qu'approuver l'ajout de cette exception à la liste. Olivia ne put s'empêcher de lancer un regard entendu vers l'alchimiste de flamme, elle n'était pas stupide et savait la raison pour laquelle il faisait cela, c'était finement joué de sa part, elle n'aurait pas cru qu'il en avait autant dans la tête. S'il était poussé par les ailes de l'amour pour se bouger les fesses, finalement, peut-être qu'une fois marié à son assistante, il deviendrait enfin un homme à ses yeux ! Oui bon... Faudrait pas pousser non plus, il ne restait que Mustang !
- Mais qui est cette personne de votre famille au sein de l'armée !? Reprit Hakuro en posant tout haut la question que se posaient tout bas les autres généraux.
Fin du FlashBack.
Roy ne put retenir un sourire en repensant à la suite de cette discussion. L'exception n'avait pas été validée ce jour-là mais lors d'une autre réunion à laquelle il n'avait pas pu assister. Cette réunion-là avait été écourtée car la plupart des généraux n'avaient plus eux qu'une seule envie, savoir qui dans cette armée avait un lien de parenté avec le Généralissime. Enfin tous !? A vrai dire, Armstrong s'en fichait comme de sa première chemise, mais son regard aiguisé avait bien vu que lui, n'avait pas réagi à la remarque et qu'il était donc au courant, pour autant, elle n'avait pas cherché à en savoir plus. Le mystère planait donc toujours et depuis une rumeur courrait que le Généralissime avait un fils dans l'armée qui souhaitait garder l'anonymat... Ils étaient tous si loin du compte !
Le Général Mustang fut ramené à la réalité par la voix de Breda à l'autre bout du fil.
- Euh... bah euh... C'est-à-dire... S'exclama-t-il en cherchant ses mots.
- Encore cette histoire de relation cachée !? Rétorqua Mustang faussement exaspéré. Quand est-ce que vous allez arrêter ces gamineries !?
Il affichait un sourire espiègle et tentait d'imaginer quelle tête il tirerait lorsqu'il apprendrait la vérité ! Havoc était déjà au courant, mais comme il restait à Ishval, il était certain qu'il ne pourrait pas le cramer dans son dos. Mais bon, ils seraient tous la vérité bien assez vite et il pouvait les laisser mariner encore un peu.
Après cet appel téléphonique, la journée passa rapidement. Il fallait qu'il revoie beaucoup de chose avant de partir pour la gare et avant cela, il fallait qu'il récupère son sac, celui de Riza et qu'il aille la récupérer chez le Docteur. Il ne s'était pas encore vu depuis qu'elle avait crevé l'abcès et ne savait donc pas trop comment elle agirait avec lui. Ils allaient subir deux heures de trains pour rentrer. De quoi allaient-ils parler !?
Lorsqu'il arriva chez le docteur, Riza l'attendait, prête à partir. Elle n'essaya même pas de négocier. S'était-elle fait une raison ou refusait-elle de faire une scène devant le vieux Docteur et Havoc !? La seconde option semblait la plus plausible venant d'elle. Mais bon, il n'insista pas et après avoir remercié une nouvelle fois le docteur, ils partirent en direction de la gare. Havoc les y déposait.
Ce dernier demanda à Riza comment elle se sentait lors du trajet en voiture. Bien qu'il n'était pas au courant des détails, ils savaient désormais le lien qui les unissait et il se sentait de trop dans l'habitacle. Il sentait la tension sur les non-dits qu'ils y avaient entre eux et il était impatient de les déposer à la gare, il sentait qu'une longue discussion allait avoir lieu. Il avait également hâte de voir le changement de loi arriver, car lui, tout comme Riza, n'étaient pas au courant de la nouvelle qui était tombée du matin même.
Riza ne s'éternisa pas sur le sujet, elle était toujours aussi gênée de s'être ainsi laissée aller surtout devant le Colonel Havoc. Elle répondit simplement qu'elle se sentait beaucoup mieux et le remercia pour sa présence et s'excusa une énième fois d'avoir perdu pied ainsi. Les deux hommes levèrent les yeux au ciel en même temps face à cette remarque. C'était tout elle de s'excuser d'aller mal...
Une fois dans le train, la tension entre eux augmenta légèrement. Ils se sentaient tous les deux tendus depuis qu'Havoc les avait laissés sur le quai et ne savaient pas trop quoi se dire, ou plutôt par où commencer. Roy réalisait pleinement qu'à présent, s'il le voulait, il pouvait se balader sans plus aucune pression avec elle ! Enfin, il manquait encore un détail dans l'équation et il comptait bien régler le problème aujourd'hui même. Mais avant cela, il fallait qu'il discute avec elle de son état de la veille. Il voulait s'assurer qu'elle allait bien et que ce n'était pas qu'un nouveau masque qu'elle se forgeait.
Assis l'un en face de l'autre dans un compartiment, Roy fut le premier à briser le silence.
- Comment te sens-tu !? Demanda-t-il tendrement en attrapant sa main dans la sienne.
Riza sursauta et par réflexe s'assura que personne ne pouvait les voir. Mais non, ils étaient seuls dans leur compartiment et il faudrait que quelqu'un regarde par la fenêtre de la porte pour les voir. Rassurée, elle enlaça ses doigts avec ceux de Roy et vint s'asseoir à ses côtés. D'un coup, elle avait besoin de sa proximité. Elle avait l'impression que ça faisait une éternité qu'elle ne l'avait pas vu.
- Bien, répondit-elle en souriant.
Roy appuya son regard pour être sur quelle disait la vérité, mais il devait bien admettre qu'elle avait raison. Elle semblait extrêmement calme et reposée.
- Je suis content de voir que tu ais enfin accepté... Commença-t-il avant de sentir une pression sur sa main, le faisant taire.
- Roy s'il te plaît ! Je... Je n'ai pas spécialement envie d'en parler là tout de suite ! Le coupa Riza en pressant sa main.
Ça avait été très dur de se confier à Marcoh, elle se sentait libérée d'un poids, mais ça restait un sujet sensible et elle n'avait pas vraiment envie de devoir revivre tout cela encore et encore, elle voulait vraiment aller de l'avant.
- Je comprends... Murmura-t-il dans un soupir.
Ils étaient dans un train, ce n'était peut-être pas l'endroit idéal pour faire remonter cela à la surface, mais néanmoins, il avait ce besoin d'éclaircir la situation avec elle et de s'assurer qu'à l'avenir, elle ne garderait pas ses douleurs de ce deuil enfouit en elle, sinon, cet épisode se répéterait une nouvelle fois et cela, il ne pouvait l'accepter.
- Mais tu promets que tu ne t'enfermerais pas de nouveau et que tu viendras me parler à moi ou à qui tu veux si tu en ressens le besoin !? Se permit-il donc d'insister.
Son regard était plus que sérieux et Riza se sentit mal. Elle réalisait à quel point elle avait inquiété Roy à travers son mutisme. Il avait dû faire son deuil seul, et elle ne l'avait même pas aidé. Elle se sentait horrible.
- Oui... Murmura-t-elle en déglutissant.
Elle se sentait si pathétique tout à coup et se demandait comment elle pouvait encore mériter cet amour qu'il lui offrait si généreusement.
- Hey ! S'exclama Roy en voyant son visage s'assombrir. Ne te tourmente pas pour moi ! Je vais bien !
Il sentait dans son visage toute la culpabilité qu'elle éprouvait à présent de l'avoir si longuement repoussé.
- Je n'ai pas été là pour toi ! Bredouilla-t-elle, incapable de se remettre de cette découverte.
- Tu avais plus besoin de moi que moi de toi ! Renchérit-il avec un regard tendre.
Riza sentait qu'il était sincère et qu'il ne lui en voulait absolument pas. Elle sentait qu'il était rassuré à présent de la savoir si sereine, mais pourtant, elle s'en voulait. Elle n'avait pas été attentif à lui... Il allait falloir qu'elle se montre beaucoup plus démonstratif pour le remercier ! Dire qu'elle avait voulu le quitter... Elle ne préférait même pas imaginer comment cette histoire se serait terminée s'il avait cédé à sa demande... Elle n'aurait jamais pu remonter la pente si elle l'avait perdu. Elle ne voulait pas le perdre. Jamais ! Il était son pilier, tout comme elle était le sien. C'était certainement cette raison qui l'avait empêché de la quitter. Ils étaient faits l'un pour l'autre, avec ou sans cette maudite loi sur la fraternisation.
- Tu dors chez moi ce soir !? Chuchota-t-il au creux de son oreille, la faisant frissonner.
Surprise par cette audace ainsi faite en public, elle rougit violemment avant de jeter un coup d'oeil à la part que les séparait du reste du train. Même s'ils étaient isolés, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir crainte que quelqu'un les espionne. Elle approuva tout de même d'un signe de tête la proposition de Roy. Ça faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas passé une soirée aussi détendue tous les deux. Après tous les évènements de ces dernières heures, elle avait plus que besoin de sa présence.
Le trajet se poursuivit en silence, chacun savourant simplement la présence de l'autre, Riza, encore un peu groggy par sa sieste, se sentit doucement bercée par le balancement du train et s'endormit sans s'en rendre compte sur l'épaule de Roy. Elle se sentait bien et en sécurité auprès de lui et elle avait énormément de sommeil en retard à rattraper.
Roy savoura cette parenthèse. C'était la première fois qu'il prenait le train aussi sereinement et qu'il s'en fichait que quelqu'un puisse les surprendre dans cette position. Il berça Riza dans ses bras tout le long de trajet, parfois en déposant de léger baiser sur sa tempe tout en réfléchissant au déroulement de leur soirée dès que le train serait arrivé. Il se sentait le plus heureux des hommes. Il avait l'impression de retrouver Riza et sentait que leur relation ressortait encore plus forte et plus grandi de cette épreuve. Ils en avaient tellement surmonté ensemble ! Il savait que d'autres verraient le jour, mais il espérait des épreuves plus belles et positives.
La militaire se réveilla avec le freinage du train. Émergeant doucement. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler où elle était. Ils étaient de retour à East City. Enfin. Bizarrement, maintenant qu'elle y était, elle n'en voulait plus à Roy de l'avoir forcé à rentrer. On était tellement mieux chez soi !
- Bien dormi !? Demanda Roy avec un sourire charmeur qui fit rougir Riza.
D'un coup, elle réalisait qu'elle avait dormi tout le trajet dans ses bras et était morte de honte. Et si quelqu'un les avait vu !? En tout cas, Roy ne semblait nullement gêné et avait plus qu'apprécié ce moment d'intimité et espérait y avoir droit plus souvent dans sa vie quotidienne désormais.
- Oui... Bredouilla-t-elle simplement avant de récupérer son sac et de le suivre vers la voiture qu'il avait sans doute fait demander.
Elle s'apprêtait à monter côté chauffeur, comme à son habitude, mais Roy l'invita à monter côté passager. Elle n'insista pas. Elle n'était pas spécialement encore tout à fait réveillée de cette sieste improvisée dans le train.
- As-tu faim !? Demanda l'alchimiste alors qu'il mettait le contact en route.
Riza approuva d'un signe de tête, elle n'avait presque pas mangé ce midi et maintenant qu'elle était réveillée, elle se rendait compte à quel point elle avait faim.
- Bien. Je te dépose chez toi, je passe chez moi me changer et je repasse te prendre ! Ça te va !? Ça devrait te laisser le temps de te doucher ! Et n'oublies pas de préparer des affaires pour demain ! Termina-t-il avec un clin d'œil.
Riza approuva sans un mot, se demandant un instant pourquoi il la faisait repasser chez elle alors qu'elle avait tout ce qu'il fallait dans son sac de voyage... Mais bon... Fallait-il insister !? Roy ne dirait sans doute rien et plus vite elle serait chez elle, plus vite il passerait la récupérer et plus vite elle en serait plus.
Roy sembla lire en Riza car il laissa échapper un léger rire qui fit froncer les sourcils de Riza, ne comprenant pas.
- Voyons Riza, tu sais très bien que si nous allons chez moi tout de suite, nous ne ressortirons jamais pour aller manger ! Reste sage ! Chuchota-t-il la faisant rougir car ce n'était pas vraiment à cela qu'elle avait pensé en réalité.
Roy lui, ne pensait qu'à ça. Ça faisait trop longtemps qu'il n'avait plus eu de moment à eux et avec tout ce qu'il avait traversé, il avait plus que besoin de ces moments seuls avec Riza. Mais bon, il se connaissait et s'il se retrouvait enfermé dans son appartement, il ne voudrait plus en ressortir et ce n'était pas ainsi que son plan devait se dérouler ! Le mieux était donc qu'elle reste chez elle le temps qu'il se prépare.
Ils auraient pu tout simplement partir dîner comme ça, mais… Ça ne convenait pas à l'alchimiste qui voulait pouvoir prendre le temps de se changer et de se doucher après ce voyage en train.
Et puis, il fallait vraiment qu'il repasse chez lui pour récupérer quelque chose dans sa table de nuit. Et il voulait que Riza puisse prendre le temps de se doucher et de se changer elle aussi de toute façon et, pas que l'idée de prendre une douche avec elle ne lui déplaise, cela ne correspondait pas non plus au développement de son plan. Il voulait que tout soit parfait et inoubliable.
- Fais-toi belle ! S'exclama-t-il avec un sourire lorsque Riza ouvrit la portière de la voiture.
Il venait à peine de se garer en double file devant l'entrée de son immeuble.
- Roy... Commença-t-elle avant de se faire couper.
- Ne discutes pas ! Insista-t-il en accentuant son petit sourire en coin.
Sourcil froncé, Riza ne répliqua pas et se contenta de rentrer chez elle, l'esprit rempli de question. Prendre une douche lui fit énormément de bien. Néanmoins, elle ne s'y attarda pas et se dépêcha de se préparer. Elle se doutait que Roy allait se dépêcher de revenir et ne devait déjà plus supporter la distance. En tout cas, elle se sentait bien seule depuis qu'il l'avait laissé et même sa douche lui avait paru fade, comme s'il ne manquait que sa présence pour qu'elle soit parfaite.
Le timing fut parfait, lorsqu'elle termina de préparer son sac pour la nuit, on toqua à la porte. Riza alla ouvrir et fut surprise de voir Roy parfaitement vêtu au seuil de sa porte.
- Nous fêtons quelque chose ? Ne peut-elle s'empêcher de demander, mais Roy se contente de garder le silence et de lui tendre son bras.
- Tu es magnifique, chuchota-t-il à son oreille avant de déposer un baiser sur sa joue.
Riza rosit de plaisir, elle avait écouté le conseil de son amant et s'était faite jolie. Elle mettait rarement des robes, mais elle savait que Roy les aimait beaucoup, alors elle avait enfilé la plus jolie qu'elle possédait. Un cadeau de Roy évidemment.
Ils partirent en direction d'un restaurant en dehors de East City, c'était la première fois qu'ils faisaient quelque chose de ce genre. Riza ne pouvait donc pas masquer son angoisse d'être reconnue... Mais bon, avec cette magnifique robe, ses cheveux détachés et légèrement ondulés, son maquillage discret mais ravissant... Qui pourrait reconnaître le lieutenant Hawkeye habillée généralement de manière masculine et toujours une barrette dans les cheveux !? Il fallait qu'elle se détende, Roy ne prendrait pas le moindre risque, elle le savait.
Ils arrivèrent dans un petit Bouchon très charmant et Riza adora le décor. C'était si agréable de sortir et de ne pas avoir à faire semblant de s'aimer ! Roy qui lui ouvre la porte en parfait gentleman et qui lui tend son bras pour qu'elle le prenne… C'était comme dans un rêve !
Elle avait l'impression d'être comme cette héroïne d'un conte pour enfant que sa mère lui lisait le soir avant de s'endormir quand elle était petite. Celle d'une jeune servante qui grâce à sa marraine la bonne fée se retrouvait transformée en princesse jusqu'aux douze coups de minuit et après, le charme serait rompu à jamais et elle redeviendrait tel qu'elle était vraiment. Ce soir elle avait l'impression d'être cette princesse et même si après minuit le charme serait rompu, elle s'en fichait. Elle comptait savourer cette parenthèse jusqu'à la dernière seconde. Rêver au grand jour n'avait jamais fait de mal à personne !
Du moins, c'était comme cela qu'elle voyait cette soirée, pour Roy, les choses allaient être tout autre ! Ce soir, le sort ne serait pas rompu, parce qu'ils n'étaient pas dans un conte de fée, mais dans la vie réelle et qu'il avait un véritable vœu et non pas une permission de minuit ! Et qu'ici, dans cette version de l'histoire, la marraine la bonne fée de Riza ressemblait plus à un vieux hibou moustachu qu'à une petite grand-mère aux cheveux grisonnant !
Mais chaque chose en son temps et pour l'instant, Roy avait faim et il sentait que Riza aussi, alors ils passèrent un début de soirée serein, savourant les plats délicieux de ce restaurant. Ils étaient dans leur bulle et ici, le monde extérieur ne les atteignait pas.
- C'est délicieux ! S'exclama Riza en enfournant une nouvelle bouchée de son plat en sauce.
Elle se régalait, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas mangé un aussi bon plat. La cantine de l'armée n'était pas forcément un art culinaire trois étoiles et chez elle, elle avait rarement l'envie de se mettre dernière les fourneaux pour se cuisiner des plats pour elle toute seule et quand elle sortait avec Rebecca certains soir, elles n'allaient pas manger dans des restaurants gastronomiques. Du coup, elle savourait vraiment ce repas.
- Comment as-tu eu connaissance de ce restaurant !? Ne peut-elle s'empêcher de demander tandis que Roy la regarde en souriant.
Ça lui fait tellement de bien de la voir ainsi pleine de vie et manger avec appétit.
- Par ton grand-père, il aimait parfois venir manger ici en tant que simple civil quand il était encore en poste à East City.
C'était un endroit discret où il était facile de venir manger en tout anonymat. Enfin, pas vraiment pour Roy qui était connu dans tout le pays, mais le gérant savait se montrer discret et Riza, dans cette tenue, était tellement méconnaissable qu'il était impossible que quelqu'un de l'extérieur ait pu faire le rapprochement.
- Je reconnais bien là le goût raffiné de mon grand-père ! Rétorqua Riza dans un demi-sourire.
Ils se regardèrent en souriant et le repas poursuivit son cours dans cette même ambiance douce. Roy commençait à se sentir nerveux. Devait-il mettre son plan à exécution comme il l'avait prévu ou devait-il changer ses plans !? Riza comprendrait-elle tout ou pas !? Il ne savait plus trop. Le stress et le doute l'assaillaient...
- Quelque chose ne va pas !? Demanda Riza qui voyait bien que Roy devenait de plus en plus nerveux.
Roy se mordit la lèvre inférieure, il ne s'était pas rendu compte à quel point il était nerveux. Et il devait l'être vraiment beaucoup pour que Riza en vienne à se poser des questions.
- Est-ce que tu me fais confiance !? S'exclama-t-il soudainement en fronçant les sourcils.
Ça y est, le moment était venu, il ne pouvait plus faire machine arrière, il voyait que Riza commençait à essayer de comprendre ce qu'il se passait dans sa tête et il ne voulait pas gâcher la surprise.
- Bien sûr ! Toujours ! Répondit-elle avec fermeté et assurance.
Mais néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter de la mine contrariée de son amant. Elle ne comprenait pas pourquoi tout à coup, il agissait ainsi. Tout se passait pour le mieux et personne ne les avait reconnus alors que redoutait-il !?
- Je... Bredouilla-t-il en cherchant ses mots.
- Roy, tu m'inquiètes ! Rétorqua Riza en fronçant les sourcils à son tour.
Elle pouvait voir Roy respirer avec difficulté, comme s'il menait son propre combat intérieur.
- Riza ! Reprit-il en retrouvant son assurance tout en attrapant sa main dans la sienne.
Riza ne répondit pas et se contenta de lui lancer un regard curieux. Elle cherchait des réponses à son comportement.
- Nous avons traversé tellement de chose ensemble et je sais que nous nous sommes promis de nous marier lorsque j'aurais atteint mon objectif de devenir Généralissime, mais...
Roy se tut un instant, ne sachant pas trop comment poursuivre le dialogue, tandis que Riza palissait à vue d'œil. Elle ne comprenait pas pourquoi il venait remettre leur promesse de mariage sur le tapis. Pourquoi voulait-il rompre cette promesse !? Le cœur de Riza se serra à cette idée, même s'il y avait encore plusieurs années devant eux avant que l'objectif de Roy ne soit atteint, elle était prête à l'attendre. Il était le seul homme qu'elle voulait dans sa vie.
- Roy ! Le coupa-t-elle. Je sais que j'ai voulu rompre avec toi plusieurs fois ces derniers mois, mais s'il te plait, ne romps pas notre promesse de mariage !
Surpris par la répartie de Riza, Roy se figea. Il n'avait pas du tout l'intention de faire une telle chose et ne comprenait pas comment ses paroles avait pu être traduit de cette manière par Riza. Il ne l'aurait certainement pas emmené dans un tel endroit s'il avait voulu rompre avec elle... Mais bon, après tout, elle n'était pas au courant du changement de loi... C'était peut-être pour cela qu'elle ne comprenait pas tout ! C'était le moment où jamais.
Après avoir pris un air surpris, il finit par laisser naître un petit sourire en coin sur le bout de ses lèvres qui laissa Riza pantoise. Elle ne comprenait absolument plus rien.
- Riza... Murmura-t-il en caressant sensuellement le dos de sa main avec son pouce. En effet, j'ai bien l'intention de rompre cette promesse car je ne peux me résoudre à attendre d'atteindre le sommet pour faire de toi ma femme !
Riza surprise ouvrit la bouche avant de la refermer. Elle ne comprenait pas où voulait en venir Roy et son cœur rata un battement lorsque son amant lâcha sa main et se leva. Était-il vraiment en train de faire ce qu'elle pensait qu'il allait faire !? Comment !? Pourquoi !? Que lui prenait-il !? Que faisait-il de cette loi !? A moins que... Serait-il possible qu'il lui ait caché quelque chose !?
Le souffle coupé, elle observa Roy s'agenouiller devant elle tandis qu'il sortait un écrin de la poche intérieur de sa veste. Alors c'était vrai !? Elle comprenait mieux pourquoi il avait tenu à ce qu'elle rentre se doucher et se changer ! Il avait voulu faire de cette soirée une soirée inoubliable !
Émue beaucoup plus que de raison, elle sentit les larmes lui monter aux yeux alors que Roy ouvrit l'écrin laissant apparaître une magnifique bague en or blanc ornée d'un magnifique mais discret diamant. Elle ne put s'empêcher de porter ses mains à sa bouche sous l'émotion.
- Roy... Murmura-t-elle simplement.
Dans le restaurant, le silence s'était fait, tout le monde avait vu la scène qui allait se dérouler et ils étaient tous attendri par cette image. Certains avait reconnu le Général Mustang et il était certain que dès le lendemain, la presse à scandale se ferait un plaisir d'annoncer à ses fans que Roy Mustang n'était plus un cœur à prendre ! Et tout le monde chercherait à savoir qui était désormais l'élue de son cœur.
- Elisabeth Riza Hawkeye, chuchota-t-il pour que seul elle ne l'entende. Je sais que je ne suis pas le plus parfait des hommes et que je t'apporte plus de tourments que de bonheur avec le train de vie que nous vivons... Je sais aussi que tu m'as toujours été si fidèle depuis que nous nous connaissons. Nos débuts n'ont pas toujours été facile, mais je n'oublierais jamais ce baiser timide que nous avons échangés sur le palier de la porte de ta chambre lorsque nous n'étions que deux adolescents. A partir de ce jour, j'ai su que c'était toi la femme de ma vie et personne d'autres ! Tu n'imagines pas à quel point ses années près de toi m'ont paru difficile. Tu étais devant moi, et pourtant, lorsque je tendais le bras vers toi, tu étais inaccessible... Tant de fois j'aurais souhaité que tu ne t'engages pas... Tant de fois j'ai été soulagé de t'avoir auprès de moi au cours de toutes ses missions... Depuis toutes ses années, mon cœur balance entre l'envie de faire de toi ma femme et l'envie de te garder sous mon commandement... Je suis tellement heureux de ne plus avoir à choisir désormais !
Riza était plus que conquise de cette déclaration. Elle non plus n'oublierait jamais ce baiser. C'était le premier. Il était inoubliable ! Elle n'oublierait jamais toutes ses années à son service. Elle aussi s'était de nombreuse fois posé la question à savoir si elle avait fait les bons choix. Elle avait été tiraillée tout comme lui l'avait été.
- Riza, reprit Roy à bout de souffle par sa longue tirade. Me ferais-tu l'immense honneur de devenir ma femme ?
La militaire se mordit la lèvre inférieure tandis que les larmes coulaient à flot sur ses joues. Elle n'aurait jamais cru un jour réagir ainsi à une telle déclaration. Elle ne se connaissait pas aussi émotif ! Depuis sa grossesse, elle avait beaucoup changé émotionnellement parlant et se trouvait beaucoup plus fleur bleue qu'avant. Elle n'aimait pas vraiment cette sensation, mais elle ne pouvait rien y faire. En tout cas, cela ne sembla pas du tout déranger Roy qui se contenta de venir essayer ses larmes avec son pouce, un sourire amoureux sur les lèvres et le regard brillant d'amour.
- Oui ! Mille fois oui ! Répondit-elle en se laissant tomber sur lui, venant lui encercler ses bras autour de son cou. Oh Roy ! Renchérit-elle en se laissant submerger par l'émotion.
Dire qu'elle était heureuse n'était qu'un euphémisme. Elle avait toujours en tête l'idée qu'elle vivait un conte de fée et qu'à minuit, tout disparaîtrait. Autour d'elle, elle entendait des applaudissements et des félicitations, mais c'était tellement lointain à ses oreilles.
- Dis-moi que c'est vrai et que ce n'est pas un rêve ! Murmura-t-elle tout à coup.
Elle était effrayée et avait peur de se réveiller dans l'une des chambres du docteur Marcoh... Elle ne supporterait pas un tel réveil.
Roy l'écarta d'elle pour croiser son regard, elle avait gardé ses mains agrippées à sa nuque. Roy la releva pour qu'elle s'assoit de nouveau à sa place, retirant ses mains de derrière sa nuque et profitant pour garder l'une d'elle délicatement, la gauche, pour venir passer l'anneau à travers son annulaire.
Riza avait les yeux rivés sur la bague et ne prononçait plus un seul mot. Elle sursauta lorsque Roy posa sa main sur son menton pour capter son regard et venir l'embrasser, sous une nouvelle slave d'applaudissement. La militaire était complètement grisée. C'était la première fois qu'elle embrassait Roy ainsi en public.
- Rien de tout ceci est un rêve ! S'exclama ensuite l'alchimiste en rompant son baiser.
Riza ne put réprimer le magnifique sourire qui naissait sur ses lèvres.
- Je t'aime !
- Et moi encore plus Riza ! Je t'aimerais pour l'éternité ! Renchérit-il avant de l'embrasser à nouveau.
To be continued…
Helloooo ! Comme promis voici le nouveau chapitre aujourd'hui ! Je ne sais pas quand arrivera le prochain, car depuis une semaine, je n'écris pratiquement plus... Du coup, il me reste deux chapitres d'avance et je vais donc les garder au max pour vous éviter trop d'attentes ! Le temps que l'envie d'écrire me reviennent (je ne suis pas du tout en manque d'inspiration rassurez-vous, je n'ai juste pas envie d'écrire) ! Bien évidemment, je ne resterais pas plus de sept jours sans publier un chapitre, donc le suivant arrivera au plus tard mercredi de la semaine prochaine (et au plus tôt dimanche) !
Merci Sow'Mama, LénaFMA, Luciole, L'atelier des chats et Hachiko972 pour vos commentaires sur le chapitre précédent ! J'espère que celui-là vous a ravi. Contrairement aux précédents, il dégouline d'amour et de guimauve ah-ah-ah ! Je m'en suis rendue compte à la relecture ! Mais bon, un peu de douceur à nos deux tourtereaux ne peut que leur faire du bien ! Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dit à très vite ! En espérant que vos petits commentaires me donneront l'étincelle qui me donnera l'envie d'écrire lol. Des bisous et à très vite.
Sei.
