Ciel était partie depuis 3 jours, seulement 3 jours mais pour moi cela semblait déjà une éternité.

Bien que j'aie vécu longtemps avant Ciel et que j'ai connus Matthieu avant lui, le manque de Ciel était différent de celui de mon ex.

Notre relation de couple était totalement différente.

Et j'étais plutôt content d'être débarrassé de Matthieu.

Bien sûr, la communication se faisait par téléphone et on se voyait par webcam interposée mais ce n'était pas pareil que de l'avoir avec moi.

Je commençais à déprimer de ne pas le voir.

Je rentrais du lycée et trouvais Adam sur le canapé avec Jules, dans une position bien compromettante.

Jules était sur Adam et ils étaient tous les deux plutôt peu habillés.

Leurs chaussures, cravates trainaient par terre et leurs chemises entre ouvertes.

Ma présence les stoppa instantanément, eux qui étaient sur le point de s'embrasser.

-Ne vous arrêtez pour moi !

Jules se releva et s'excusa :

-Pardon sensei, on était seuls et …

Je ne le laissais pas finir sa phrase et répondit :

-Ne t'excuses pas, vous êtes jeunes et puis je ne suis pas un vieux con fermé sur ces choses-là !

Jules semblait soulagé.

-Merci, sensei.

-Tes parents ne sont pas fermés non plus, on pourrait aussi aller chez toi de temps en temps, dit Adam.

-Je préfère être chez sensei.

-Merci Jules mais c'est vexant pour tes parents. Je ne pensais que vous en étiez déjà là. Je vous pensé plutôt lent, répondit Sebastian.

-On n'a rien fait sensei, dit Adam qui ne cachait rien à Sebastian.

-Je ne te voyais pas dans cette position, je te voyais au-dessus. Mais faites ce qu'il vous plait.

-On n'a rien décidé encore mais je ne sais pas si j'ai une préférence, répondit Adam.

-On ne devrait pas parler de ce genre de chose avec sensei ! s'exclama Jules.

-Ne décidez pas, laissez les choses se faire ! Mais Adam je te vois plus comme actif mais ce n'est que mon avis.

Je partis chercher une poche de sang.

Je préférais évidemment le sang de Ciel mais comme je n'avais pas le choix.

Je buvais sans grande motivation.

-Sensei, Ciel vous manque ? demanda Adam.

-Evidemment, je compte les jours, plus que 18 jours ! répondit Sebastian.

-Vous êtes vraiment accros au bout de si longtemps, dit Jules.

-Tu sais Jules, l'amour cela demande des efforts, il ne faut pas croire qu'il faut arrêter les efforts parce qu'on croit que tout est gagné ou que la routine s'est installée avec le temps. Il faut surprendre son partenaire régulièrement et sans cesse réinventée et pimentée sa vie sexuelle.

-Vous avez beaucoup d'expérience, sensei, dit Adam.

-C'est quoi votre secret avec Ciel ? demanda Jules.

-Eh bien …

Sebastian réfléchit et ajouta :

-Eh bien l'amour simplement et le fait d'être dépendant l'un de l'autre sur le sang et le sexe.

Les deux lycéens semblaient surpris de la réponse de Sebastian.

-Rien de plus ? demanda Adam.

-Le grand amour, peu de gens le trouvent, tu sais, Adam.

-Donc le sang de Ciel et lui-même, c'est un peu votre drogue à vous ? demanda Jules.

-Oui mais une drogue légale, répondit Sebastian.

Plus tard, Jules s'en alla et je me retrouvais seul avec Adam.

Je lui proposais de sortir ou il voulait.

-Un bar ? demanda Adam.

-Non tu n'as que 16 ans. Hors de question ! Puis tu y vas sûrement tout seul.

-Oui je l'avoue, sensei ... répondit timidement Adam.

-Ciel était jeune aussi.

-Vous alliez dans les bars avec lui ? demanda Adam.

-Non je suppose qu'il y allait seul mais il préférait passer du temps avec moi apparemment.

-Alors pourquoi pas un cinéma ?

-D'accord, répondit Sebastian.

Je partis donc en route avec Adam vers un cinéma proche.

Devant le choix de films, nous hésitions.

-C'est décevant, rien ne me tente.

-Vraiment rien non plus, répondit Sebastian.

-Que faites-vous avec Ciel quand vous sortez ? demanda Adam.

-Ben on reste plutôt à la maison en fait, on finit par coucher ensemble.

Je me rendais compte que ma réponse faisait penser qu'on ne faisait que coucher ensemble la plupart du temps.

-Mais on bougeait des fois quand il était jeune, il n'y a pas que le sexe entre nous, répondit Sebastian.

-Vous faites très vieux couple, sensei.

-C'est vrai.

Je recu un appel de Ciel.

Je répondis.

-Il est quelle heure chez toi ? Il est tard ici.

-Je suis revenus, mais Adam n'est pas là ni toi, ou es-tu ? demanda Ciel.

-Tu es revenus, il y a eu un problème avec tes parents ou il est arrivé quelque chose ?

-Je voulais te voir et le sang me manquait, dépêches-toi de revenir ! Ordonna Ciel.

-Je reviens avec Adam.

Je raccrochais.

-C'était Ciel ?

-Oui il est revenu, rentrons !

Je revenais chez nous et vu Ciel tout pâle.

Je me dirigeais vers lui et pris son visage dans mes mains :

-Tu es si pâle, tu as mangé quand la dernière fois ?

-Ils m'ont confisqué tout à l'aéroport, ils croyaient que je revendais le sang illégalement !

-C'est étrange, sensei, quel intérêt de revendre du sang ? demanda Adam.

-Le trafic d'organe peut-être ou revendre à des médecins qui exercent illégalement. Ciel, tu es revenu par manque de sang ?

-Oui et surtout tu me manquais !

Ciel se jeta sur moi, qui finit sur le sol.

-Tes parents ne l'ont pas mal pris ? demanda Sebastian.

-Non ils ont compris, je ne m'éloignerai plus jamais de toi, je ne te manquais pas ? demanda Ciel.

-Si terriblement. Bienvenus chez nous.

-Je vous laisse, dit Adam qui préférait les laisser se retrouver.

Adam s'en alla.

-Vous êtes allez ou ?

-On a tenté le cinéma mais non, dit Sebastian.

Puis Sebastian ajouta :

-Je me rend compte qu'on est devenus casanier, on ne sort plus et on finit toujours par coucher ensemble, c'est normal avec le temps ?

-Ce n'est pas toi qui disais que tant qu'on a du désir l'un pour l'autre, il n'y a pas à s'inquiéter ? répondit Ciel.

-Si mais on ne devrait pas sortir plus souvent ?

-Non, pour l'instant je veux ton sang et toi après. Prends-moi, Sebastian ! Ordonna Ciel.

-Ok allons dans la chambre.

Ciel me poussa sur le lit et vint sur moi.

-Attends, tu vas un peu vite. Je sais que tu es pressé.

-Tu n'as pas envie de moi ? demanda Ciel qui retirait son tee-shirt.

-Manges avant, d'accord ?

-D'accord, répondit Ciel.

Ciel me mordit au cou, je le serrais contre moi.

-Tu m'as vraiment manqué, tu sais. Ne pars plus si longtemps loin de moi.

Ciel finit de me manger et je le mordis à mon tour.

Je me mis au-dessus de lui et pris mon temps.

Ciel s'impatientait.

-Je sais que tu as faim et que tu as du boire ces poches sans goût mais je crois que tu en as assez pris.

Je m'arrêtais et le regardais dans les yeux :

-Tu es impatient que cela que je te prenne ?

-Oui, je crois que je suis accro à toi et ton sang. Je ne peux pas partir de loin toi !

-C'est la même chose pour moi, tu sais, répondit Sebastian.

Je déposais un baiser sur les lèvres de Ciel.

-Je t'aime Sebastian.

-Moi aussi je crois plus le temps passe, plus je t'aime.

Nos lèvres se rapprochèrent encore et cette fois-ci, je cherchais sa langue.

Ciel joignit la sienne et le baiser se corsa.

Je décidais de toucher le sexe de Ciel par-dessus son pantalon.

-Tu peux tout enlever directement, tu sais.

-Prenons le temps de se retrouver, répondit Sebastian.