CHAPITRE 41
OOC : Bonjour à tous. Voici un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à laisser des reviews si l'histoire vous intéresse. Ça fait toujours plaisir.
Le jour suivant, les études de Vos avaient partiellement avancé.
Elles avaient partiellement avancé parce quand bien même il n'avait pas réussi à découvrir la façon précise dont le récipient psychologique fonctionnait, il avait néanmoins réussi à comprendre une chose par rapport à la structure de la sphère de Memory Mansion.
Une nouvelle fois, on frappa à sa porte. Vos se retourna et la porte s'ouvrit sur Elita-One, portant deux cubes d'energon dans les bras.
En la voyant, une seule question traversa le processeur du fusil-sniper.
Est-ce qu'elle l'avait lu ?
Il ne saurait dire si le garde lui avait bel et bien apporté la lettre ou s'il avait décidé de la déchirer avant de la jeter comme un énième geste de mépris envers le membre de la DJD.
Avait-elle lu sa lettre ?
Et si c'était le cas…comment avait-elle réagi ?
« Il paraît que tu n'as pas rechargé de la nuit. Tu es resté debout à travailler. »
Elle lui tendit le cube d'energon avec plus de sollicitude que la première fois. Vos le reçut et s'empressa de le boire.
Cette fois-ci, elle s'assit sur son lit, ce qui rendit Vos légèrement mal à l'aise malgré lui. Néanmoins, elle ne fit aucun commentaire et se contenta de boire le sien par petites gorgées.
- Tu as trouvé quelque chose ? finit-elle par lui demander.
Vos ne sut comment lui expliquer ses propos. Comment lui soumettre sa théorie.
Si elle était juste…
Il eut une idée. Lentement, il se baissa pour ramasser la sphère et la porta à bout de bras, se dirigeant lentement vers Elita-One. La fembot rose haussa un sourcil, surprise.
- Qu'essaies-tu de me dire ?
A l'aide de sa main libre, Vos se désigna avant de la désigner à son tour.
Il lui présenta la sphère, l'invitant à la tenir.
Elita-One ne comprit pas. Cependant, elle s'exécuta et saisit la sphère qu'elle posa sur ses genoux.
Vos l'observa silencieusement avant de la toucher du bout du doigt.
La couleur n'avait pas changé…mais la structure…
Vos s'abaissa doucement pour la reprendre. Elita-One fronça les sourcils mais d'un geste rassurant, le fusil-sniper lui indiqua qu'il n'y avait rien à craindre.
Il reprit la sphère dans ses bras pour l'étudier.
C'était bien ce qu'il pensait…
Il suffisait de récupérer la sphère et de la tenir pour en être le propriétaire.
Et selon les propriétaires…la structure de la sphère changeait.
Avec Elita-One, elle paraissait beaucoup plus solide. Beaucoup plus solide que quand elle était avec Vos.
Il ignorait ce que cela signifiait…mais Vos avait une petite idée.
- Tu as demandé à certains de mes gardes d'entrer dans ta cellule pour les livrer à la même expérience, remarqua Elita-One.
Le fusil-sniper hocha la tête.
- Donc, tu as une idée.
Oui.
Et une idée qui tenait la route.
Même s'il ne comprenait pas pourquoi la sphère serait plus solide en présence d'Elita-One qu'en sa présence.
Celle qui avait été choisie s'accouda sur son genou, posant son menton sur sa main tout en le considérant avec un sourire.
- Il ne te reste plus que deux jours, tu sais.
Vos cligna des optiques à sa remarque.
Elle parut…amusée, maintenant.
- Mais avoue que cela t'intéresse. Au fond de toi, ce cas t'intéresse. Et tu n'as pas envie de partir sans l'avoir résolu.
Le fusil-sniper ne sut comment réagir.
Elle avait raison.
Mais Tarn ne le laisserait pas ici plus longtemps, même pour étudier un récipient psychologique qui pourrait potentiellement leur servir.
- L'âme d'un scientifique. Tu ne peux pas résister à ton instinct, fit-elle en lui adressant un clin d'œil. Même après avoir rejoint la DJD, tu demeures et tu demeureras un scientifique avant toute chose. Même si tu as décidé d'utiliser tes talents pour servir la Cause Decepticon.
Ce n'était pas la Cause Decepticon…
C'était la Cause. Tout simplement.
- …J'ai reçu ta lettre.
Son annonce avait été si abrupte…
Vos se raidit. Posant la sphère sur ses genoux, assis à l'opposé d'Elita-One, il considéra cette dernière avec curiosité et appréhension.
Elita-One marqua un temps de pause.
Elle finit par poursuivre, le ton étant devenu plus sérieux et austère :
- Je l'ai lu. Malgré les fautes, je l'ai comprise. J'ai compris ce que tu souhaitais dire.
Vos la laissa continuer. Il eut envie de détourner le regard, mais il savait qu'Elita-One n'apprécierait pas.
Elle n'apprécierait pas qu'il soit faible.
Il n'était pas faible…Il était membre de la DJD.
- …Tu sais, cela faisait longtemps que j'attendais tes explications. Sur les raisons de ta traîtrise, de tes mensonges. Mais maintenant que je les ais…Je ne suis pas sûre quoi en penser.
Elita-One se redressa, la mâchoire serrée.
- Quand on a été attaqués…tu me dis que tu as été impliqué dans cette attaque contre ta volonté. Que tu as été impliqué par ton employeur, par le Conseil parce qu'ils n'aimaient pas les nobles comme toi. Parce que tu étais une menace pour eux…
Vos garda le silence.
- …Mais tu as quand même agi sous leurs ordres. Tu leur vendais les informations sur ma forteresse, sur les résidents…et tu as accepté le pot de vin de leur part malgré tout. En quoi est-ce une explication ? En quoi est-ce une excuse pour avoir attaqué la forteresse ?
Le fusil-sniper ne chercha pas à se défendre.
- Tu essaies d'atténuer ta responsabilité dans ce qui s'est passé…Qui me dit que tu ne mens pas encore ? A bord de mon équipage ?
A nouveau, son ton laissa poindre la menace. Elle haïssait les menteurs. Et s'il recommençait à lui mentir, elle le ferait exécuter. Peu importe la promesse qu'elle avait faite à son leader.
Peu importe la menace qu'impliquait la DJD et les répercussions qu'il y aurait…personne ne mentait sur son navire. Elle était assez confiante pour prévoir un plan si jamais la situation venait à se dégénérer.
Vos ne put que secouer la tête en guise de réponse. Non. Il ne mentait plus.
C'était réellement ce qui s'était produit.
Elita-One se remit debout. Lentement, elle s'approcha de lui.
Vos la laissa venir, ne cherchant pas à s'enfuir.
- Si ce que tu me dis est réellement vrai…ça n'atténue pas mon ressentiment envers toi. Loin de là. Je suis seulement curieuse pourquoi tu dis que tu étais « seulement » impliqué dans l'espionnage, mais pas dans l'explosion de ma forteresse.
Elle pensait que depuis le temps, c'était suffisamment évident.
Vos lui adressa simplement un long regard significatif, pour qu'elle comprenne.
Elita-One tendit le bras vers lui.
- Tu m'as quand même trahie, Cynicus.
- …Vos.
Délicatement, Elita-One posa sa main sur sa joue.
Le spark de Vos rata un battement dans son châssis.
Elle avait toujours cet effet-là.
- Parce que si tu n'avais pas été là…cette explosion n'aurait jamais eu lieu. N'est-ce pas lieu ?
Elle n'avait pas été prévue au programme.
- …Cela n'excuse rien, Cynicus. Rien du tout.
Elle enleva sa main. Vos aurait aimé que cela dure plus longtemps. Que son contact dure plus longtemps.
Elita-One le toisa, l'expression indéchiffrable.
Cela avait été sa manière de savoir si Vos mentait…et elle avait compris qu'il était sincère.
- Mais...je suis quand même contente que tu t'expliques enfin. Cela m'a toujours…manqué. De ne pas comprendre le pourquoi derrière tes actions.
Le pourquoi avait été simple.
La survie…
Mais sa mission avait conduit à quelque chose de plus.
- …Merci pour cela, Vos. Je te laisse travailler. Et je veillerai à ce que mes gardes soient présents si tu as besoin de quelque chose. Et s'il te faut plus de temps…
Il aimerait plus de temps.
Mais cela n'avait rien à voir avec la sphère.
Elita-One était déjà retournée à son devoir.
Elle devait être très occupée, à commander le vaisseau…à servir sa cause.
Mais elle trouvait, malgré tout, toujours le temps de venir lui rendre visite.
Pour la sphère…ou pour autre chose.
Vos savait qu'il se faisait de faux espoirs.
L'explosion s'était produite au complexe. Directement au sommet de la forteresse.
Quand ils avaient entendu la première détonation, Eupa et Vos avaient eu le même réflexe. Eupa avait sorti de nulle part un fusil en même temps que Vos avait dégainé sa propre arme.
« D'où est-ce que cela sort ? » lui avait-elle crié.
D'où est-ce que cela sort ?
Mais la surprise avait été positive. Ils auraient plus d'arme pour abattre les intrus.
A ce moment-là, Vos n'avait eu aucune idée de qui il s'agissait.
Il avait été prêt à défendre la forteresse alors qu'à l'origine, il y était seulement venu pour trouver des informations.
Peut-être avait-il agi sous l'émotion du moment. Peut-être avait-il suivi l'effet de groupe.
Mais il avait suivi Eupa à travers les ruelles qui menaient à la forteresse. Elle ouvrait la marche, il la couvrait.
Eupa s'était tournée et lui avait souri :
« Allons-y. »
Ils étaient montés au sommet du complexe.
Au début, il n'y eut rien. Ils avaient attendu. Quelques secondes, le calme avant la tempête.
Puis, ils étaient arrivés en les encerclant. Vos et Eupa s'étaient mis dos à dos avant de contre-attaquer chacun de leurs côtés.
Vos en avait visé un.
Puis un autre.
Puis un autre.
Leurs armes étaient puissantes…Mais Vos était un fusil-sniper. Il savait comment anticiper les tirs, les attaques.
Eupa se débrouillait aussi. En tant que chef de la sécurité, elle devait être une bonne combattante et manier tout type d'arme, quand bien même elle avait choisi le fusil.
L'un d'eux avait été plus costaud que les autres. Il se tenait encore à distance raisonnable, mais s'il s'approchait encore, il risquait de poser problème.
Leurs fusils ne suffiraient pas.
Vos avait réagi par instinct.
Il s'était transformé en son mode alternatif. Eupa l'avait réceptionné et l'avait pointé d'elle-même sur l'attaquant.
En pleine tête…Malheureusement, l'individu avait esquivé.
Encore…encore…
Un tir après l'autre.
Eupa l'avait relâché. Vos s'était retransformé.
« Je vais prêter assistance à mon second ! Il faut l'avoir au corps-à-corps ! » lui avait-elle signalé.
Vos avait protesté.
« Occupe-toi des ennemis aériens. »
Eupa s'était élancée sur l'ennemi qui devenait incontrôlable. Le second qui tenait un marteau, avait du mal à en venir à bout.
Vos…en avait profité.
Il s'était éloigné d'elle et avait rejoint l'un de ceux qui n'avaient pas attaqué.
Le robot vert lui avait souri, mesquin, un sac à la main.
« Travail très impressionnant, monsieur. Cela prouve que l'Ancienne résidait à la capitale. Voilà ta paie comme prévue. »
Vos…n'avait ressenti aucune satisfaction comme il aurait dû s'y attendre.
Il lui avait demandé pourquoi une telle explosion.
Qu'est-ce que cela avait apporté pour l'affaire ? Pourquoi s'en prendre à la forteresse ?
Pourquoi s'en prendre à elle ?
« L'explosion ? Eh bien…comme ton enquête prenait plus de temps que nécessaire, je me suis arrangé pour aider. »
Vos avait froncé les sourcils à cette information.
« Je vois que tu n'approuves pas. Mais tu sais…je m'attendais à ce que ta noblesse dépassée et obsolète ait raison de toi, alors il se pourrait que j'aie…donné quelques pots de vin à certains membres du Conseil pour que tu sois impliqué. Tu sais, la corruption rend la vie facile. Mais même si tout cela n'aurait pas été rendu possible sans tes informations détaillées, mon employeur m'en sera reconnaissant. »
Vos…avait quand même accepté l'argent.
D'autres personnes auraient refusé. Auraient refusé de l'argent sale. Mais pas Vos.
Eupa…avait été quelqu'un de spécial. Quelqu'un à laquelle Vos n'aurait pas pu s'attendre à…
« Nos invités arrivent ! »
Mais la survie. Il n'y avait que la survie qui était en jeu. Rien de plus.
Oui. Rien de plus.
A l'époque, c'était ce qu'il avait retenu comme leçon. La survie était tout ce qui comptait.
Mais Vos avait fini par être capturé, arrêté et emprisonné.
C'était ce à quoi il aurait dû s'attendre.
Eupa…lui avait rendu visite. Une dernière fois.
Vos n'aurait pas su dire si cela avait été une bonne chose ou s'il aurait préféré ne jamais la revoir. Mais peut-être que le dernier visage qu'il verrait serait le sien.
« Je voulais te demander pourquoi tu avais fait cela. Mais je suppose que la réponse que tu vas me donner est que tu avais un travail à faire et je t'empêchais de l'accomplir. Tu es un être mystérieux, Cynicus. Ta vie est plus faite de rumeurs que de faits. Mais je ne croyais pas que tu aurais pu faire quelque chose comme ça…Les preuves que le Conseil a présenté…Je croyais mieux te connaître. »
Vos n'avait pas voulu réagir. Lui dire qu'elle se trompait.
« Même maintenant, tu n'as rien à dire ? »
Mais en même temps, elle avait raison.
« Le Conseil t'a condamné sans nécessiter un procès. Tu as menacé la vie d'un aîné. Tu as été condamné pour haute trahison. J'ai contesté en disant que tu lui avais sauvé la vie. Cela t'a accordé un répit et tu as échappé à la peine d'être fondu en public. Mais…tu ne seras plus jamais libre. »
Plus jamais libre…
Jusqu'à ce que Megatron envoie Tarn pour le libérer de sa prison.
« Au revoir…Cynicus. »
Vos s'était à nouveau réveillé.
Encore dans sa cellule…il était tombé en recharge en tenant la sphère contre lui.
La première fois, Vos avait cru que ces souvenirs remontaient en raison de sa situation ambigüe ici. Mais à chaque fois qu'il rechargeait, il revoyait son passé avec Eupa.
Non…Avec Elita-One.
Et étrangement…Vos ressentait les mêmes sensations que dans ses souvenirs. Il avait l'impression de les revivre.
Mais au sens littéral.
Vos observa la sphère.
Ce récipient est susceptible de conserver toute sorte de chose qui peut se rapporter aux données d'un individu : ses données personnelles, ses émotions, ses envies, ses choix mais le plus important, la mémoire. Tous les souvenirs qui l'ont influencé à devenir ce qu'on est aujourd'hui.
Etait-ce lié ?
Il était encore trop tôt pour le dire.
Vos se demandait s'il y avait un moyen de l'ouvrir…découvrir ce que ce récipient contenait.
Peut-être contenait-il les données d'Overlord ?
A moins qu'il ne s'agisse des données de quelqu'un d'autre…le quelqu'un dont parlait Elita-One.
Ce n'est pas vraiment une personne.
Mais en même temps, la sphère changeait de structure selon son propriétaire. Alors, était-ce lié ?
Dans tous les cas, il devait l'ouvrir.
Il jeta un regard à la porte de sa cellule.
Pouvait-il sortir de lui-même ?
Tu ne seras plus jamais libre.
Non…Il ne pouvait pas risquer d'abuser de la patience de Celle qui avait été choisie.
A la place, il préféra appeler un garde.
Quand ce dernier se présenta à lui, il lui fit signe qu'il voulait sortir.
« Pour te rendre où ? »
Vos pointa la fenêtre située au fond du couloir.
« A l'extérieur ? Non mais tu rêves, mon pote. Tu rêves. »
Vos réitéra son geste en insistant.
« Si c'est pour rejoindre tes petits camarades psychopathes, tu peux aller te faire voir. »
Vos secoua la tête.
L'idée de rejoindre la DJD ne lui avait pas effleuré l'esprit.
« Tu te fiches de moi ?
- Qu'est-ce qui se passe ? lui adressa un autre garde qui les rejoignit.
- Il veut aller dehors.
- Pour quoi faire ?
- A ton avis ?
Vos répondit une nouvelle fois par la négative.
Il leur désigna la sphère située sur son bureau. Le garde fronça les sourcils, dubitatif.
- C'est pour l'expérience ? Le Commandant veut des résultats à tout prix et elle a requis à ce que Vos ait accès à tout ce dont il a besoin.
- Mais tu ne vas quand même pas croire…
- Je vais lui demander l'autorisation. Mais si elle accepte, on ne pourra pas contester son ordre.
Vos plissa les optiques. S'il avait pu sourire, il l'aurait fait.
Il était confiant. Cela signifie qu'Elita-One accepterait.
Et son intuition a été juste.
Il fut autorisé à sortir mais accompagné par quatre gardes. Au cas où il essayerait de s'enfuir et où il serait incontrôlable.
Toutefois, Vos savait que s'il le pouvait, il pouvait tous les anéantir à lui seul. Mais ce n'était pas le but à l'heure actuelle.
Surtout que la course qu'il avait à faire était tout de ce qu'il y avait de plus inoffensif. Il se rendit au centre de recherches le plus proche et emprunta quelques livres de science et de psychologie. N'importe quoi pour trouver quelque chose sur les récipients psychologiques.
Cela fut une situation plutôt étrange de faire ses courses et de signer le registre d'emprunt des livres tout en étant surveillé par des gardes qui essayaient de masquer leur peur et leur appréhension derrière une expression de glace.
Ils n'étaient pas idiots. Ils savaient déjà qu'il pouvait les attaquer à tout moment.
Mais Vos ne fit rien de tel. Il embarqua les livres et les porta à bout de bras avant de sortir du centre de recherches.
Alors que le garde demandait un pont pour rentrer, Vos l'arrêta d'un geste.
« Quoi ? »
Il pointa une boutique située non loin du centre de recherches. Il leur indiqua qu'il voulait s'y rendre.
« Tu crois qu'on est tes serviteurs ? On n'est pas à ta disposition et le Commandant s'impatiente ! »
Vos se contenta de fourrer les livres dans les bras du garde prétentieux avant de se rendre de lui-même à la boutique.
Derrière lui, il entendit le garde râler mais n'y accorda aucune attention. Il entra dans la boutique et chercha.
Il finit par trouver ce qu'il souhaitait et la désigna au vendeur.
« On dit qu'elles viennent du Necroworld. Elles sont très rares. »
Vos hocha la tête. Mais il les désirait quand même.
Le vendeur lui annonça son prix. Au début déconcerté, Vos par appeler un garde et lui indiqua de manière explicite qu'il devait payer. Le garde manqua de s'étrangler et était sur le point de l'envoyer paître mais son collègue lui indiqua que la colère d'Elita-One serait encore pire. A contrecœur, le garde finit par obtempérer et paya de mauvaise grâce.
Vos en ressortit avec le bouquet de fleurs bleues dans les bras.
« On peut rentrer ? » grogna le garde, dont le porte-monnaie avait souffert.
Vos hocha la tête.
Ils pouvaient rentrer.
« …Il paraît que tu les as fait tourner en bourrique. »
Vos resta droit devant elle, immobile.
Elita-One lui adressa un léger sourire amusé.
- Les gardes. Je t'avais autorisé à sortir pour chercher ce dont tu avais besoin mais cela n'impliquait pas de les faire payer pour tes achats.
Vos haussa les épaules.
- Mais bon…tu étais de l'ancienne noblesse alors…cela ne m'étonne pas de toi, remarqua agréablement Elita-One. On a tous ce petit instinct qui ne s'en va jamais et qu'on ne peut pas renier.
Le fusil-sniper ne réagit pas.
- Et j'imagine que c'était pour une bonne raison.
D'un pas plus ou moins assuré, Vos s'avança.
- …Qu'est-ce que tu caches derrière toi ?
D'abord méfiante, Elita-One se leva de son trône.
Vos en ressortit le bouquet.
Il le lui présenta.
Elita-One le contempla, silencieuse.
Elle parut un peu perplexe par son geste. Néanmoins, cette confusion disparut rapidement et elle s'abaissa pour récupérer le bouquet de fleurs.
- C'est d'un cliché mais bon. Il n'y a plus beaucoup de fleurs présentes sur Cybertron…c'est toujours un plaisir d'en recevoir.
Vos garda les mains jointes derrière son dos, essayant de cacher sa gêne.
Le sourire d'Elita-One s'élargit et son visage se plaça à quelques centimètres de celui de Vos.
- Pour te remercier pour tes loyaux services et tes recherches avec acharnement…est-ce que tu accepterais de dîner avec moi, scientifique ?
Son ton était affectueux. Voire coquin.
Vos releva la tête vers elle.
- Eupa.
Il accepta.
Quand il rejoignit sa cellule, accompagné par le garde habituel, il remarqua au fond du couloir trois robots, réunis dans un coin.
Ils se tenaient proches les uns des autres et paraissaient échanger des mots bas.
Vos se tint immobile, ignorant le garde qui lui aboya de reprendre la marche.
L'un d'eux réalisa que le fusil-sniper les observa et fit signe à ses camarades d'arrêter de parler.
Les autres se retournèrent et fusillèrent Vos du regard avant de s'éloigner.
Vos ne comprit pas.
Etrange.
Le garde lui cria d'avancer et Vos s'exécuta.
