Beta DrayMione Potter-Malfoy
PDV BELLA
« Je... » commença-t-il
Mais il ne faisait rien de plus à part fixer ses draps.
« Tu peux tout me dire. » le rassurai-je
« Je... » souffla-t-il
Je le regarde attentivement.
« Je crois que j'ai besoin de réfléchir. » lâcha-t-il d'un coup.
« Oh. »
« Seul. » rajoute-t-il
« Oh. »
Je n'avais rien trouvé de mieux à dire. Que voulez-vous que je réponde à cela ? Je n'étais pas prête à entendre ses mots. Pourtant, j'avais tellement désiré qu'il les dise, pour qu'il s'éloigne de moi mais malheureusement, il ne les disait pas au bon moment.
Au moment où je baissais ma carapace, il me faisait souffrir. Certes, il ne le faisait pas exprès, je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela, mais bordel ce que ça pouvait faire mal.
« Bien. » dis-je le plus neutre possible. « Je vais te laisser te reposer. »
Je tournais les talons pour sortir le plus rapidement de cet endroit.
« Je suis désolé. » souffle-t-il
« Tu n'as pas à l'être. » dis-je avant de fermer la porte de sa chambre.
Je crains d'avoir mis trop de rancœur dans ma dernière phrase mais c'était sorti tout seul. J'avais pourtant essayé de me contrôler mais je n'y étais pas parvenue. Surtout que ce n'était pas dirigé contre lui, mais contre les Volturi, contre eux qui essayaient de le tuer et même contre moi. Moi qui n'avait pas su lui épargner les horreurs de la vie, qui n'avait pas su le préserver.
Comme quoi, même moi, je pouvais changer. Il y a quelques semaines, je n'aurais jamais tenu ce genre de discours, j'aurais juste dit qu'il apprendrait que la vie est injuste et cruelle, que ce n'était pas de ma faute s'il avait grandi au pays des bisounours.
Je fus sortie brusquement de mes pensées par madame Cullen qui me bouscula pour voir son fils. Bien sûr, elle avait été mise au courant. Et vu le regard haineux qu'elle me lançait, elle mettait tout cela sur mon compte. Sur ce coup, je ne trouvais pas grand-chose à lui reprocher. Bien que la base du problème soit son mari qui a légué des choses mystérieuses à son fils.
Je rentrai dans ma chambre pour prendre quelques affaires, j'avais besoin de m'éloigner.
« Puis-je savoir où tu vas ? » demanda Emmett
« Faire un tour. » dis-je lasse et fatiguée.
« Tu ne devrais pas dormir ? » rajouta la voix de Rosalie
« Je devrais mais je ne le ferais pas. »
« Pourquoi ? » demanda Emmett
Je devine que Rosalie soufflait d'exaspération.
« Pour un génie, t'es pas futé sur ce coup... »
Je n'écoutais déjà plus leur conversation et sortait de ma chambre pour prendre l'ascenseur.
« Où vas-tu jeune fille ? » gronda Wesley.
Merde !
« Je te demande pardon ? » gronda toujours mon boss
J'avais parlé à voix haute et apparemment, j'étais dans la merde.
« Je vais faire un tour. » je souffle
« Surement pas. Edward a besoin de protection. »
« Ils viennent d'attaquer, on a quelques jours de répit » continuai-je sur le même ton
« Non, justement, on va renforcer la sécurité. » ordonna-t-il « Ils vont se dire que nous avons eu ton raisonnement et baissé notre garde pour attaquer. Si cela se trouve, ils seront encore plus nombreux et vont nous prendre par surprise. » déduit-il
« Génial. » grognai-je
Adieu balade en moto. Adieu tranquillité.
« Mais si tu profitais de cette accalmie pour dormir un peu. »
« Pas envie. » boudai-je
Je savais que je devais dormir mais vu que tout le monde me disait de le faire, je ne voulais pas. Stupide mais tellement moi, surtout quand je manque de sommeil.
« Veux-tu que j'aille prévenir le doc, pour qu'il te fasse dormir ? »
« Garde le loin de moi, sinon tu vas être obligé d'en trouver un autre. » grognai-je
J'avais une sainte horreur des médecins, bien qu'ils soient parfois utiles, comme pour notre retour.
Mon boss souriait fier de lui et je retournai dans ma chambre en trainant les pieds. Je fous Rosalie et Emmett - qui étaient toujours en pleine conversation - dehors et me vautre sur mon lit.
C'était une torture d'être là, si proche de lui mais à la fois si éloigné. J'aurais voulu l'aider à aller mieux mais il ne m'avait pas laisser faire.
Peut-être qu'à chaque fois qu'il me voyait, il m'imaginait en train d'exploser la tête de ce type ? J'aurais été normale j'aurais trouvé ça normal mais j'avais vraiment du mal à me mettre à sa place, pourtant je le comprenais. Bordel, j'étais vraiment tordue. J'en viendrais presque à me frapper la tête contre les murs.
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On m'avait réveillée par une porte qui vient de taper contre un mur, en l'occurrence, MA porte et MON mur. Et MON arme se retrouvait maintenant braquée sur la personne qui venait de me réveiller en sursaut. Mon doigt était sur la gâchette, prêt à tirer.
La colère de cette personne redescendit vite en voyant mon arme dans sa direction.
« Putain mais c'est quoi votre problème ! » hurlai-je
Je jette un coup d'œil à mon réveil, j'avais dormi un mini quart d'heure et ce n'était clairement pas assez. Je consentis à baisser mon arme mais mes yeux lançaient toujours des éclairs.
Madame Cullen, la suicidaire, reprit son air hautain et furieux qui, entre nous soit dit, ne lui allait pas vraiment.
« Je peux savoir ce que vous avez fait à mon bébé pour qu'il refuse de me parler !? » hurle-t-elle à son tour.
« Oh milles excuses madame ! » répondis-je sur le même ton qu'elle « La prochaine fois, je le laisserais mourir pour qu'il ne voit pas d'horreurs ! » continuais-je en haussant le ton à chaque mot prononcé. « Ça causera moins de problème à tout le monde. » grognai-je pour moi-même, elle ne m'avait surement pas entendu.
Les murs étaient fins, tout l'étage pouvait nous entendre mais je me doutais qu'il avait été évacué ou que les élèves étaient en cours. Elle resta interdite quelques secondes avant de me fusiller du regard.
« Bien... » commence-t-elle « La prochaine fois... » continua-t-elle
« Faites bien attention à ce que vous allez dire. » grognai-je en articulant bien chaque mot.
« Je... »
« Ah ! Madame Cullen, je vous cherchais ! » sourit Wesley en entrant dans ma chambre.
Cette pièce devenait pire qu'un moulin. Je grognai et me rallongeai en enfouissant ma tête sous mon oreiller. Avec un peu de chance, je finirais étouffée.
« Vous tombez bien ! » dit-elle de sa voix la plus hautaine « Je ne veux plus que cette fille s'occupe de mon fils ! »
Je me relève et la fusille du regard. Je voyais qu'elle commençait à énerver Wesley et ce n'était rarement bon quand il sortait de ses gonds. Pourtant, il conserve son sourire poli. Je ne savais pas si un jour je serais capable d'une telle prouesse.
« Non seulement madame, ce n'est pas à vous de décider. »
Elle allait l'interrompre mais il la fit taire d'un simple geste de la main.
« VOUS nous avez confié la sécurité de votre fils et il est toujours en vie. »
« Oui mais blessé ! » s'exclama-t-elle
Mon boss soupira.
« Oui madame, mais comme cela vous comprendrez peut-être que c'est sérieux et arrêterez peut-être de nous cacher des choses. De plus, Bella est l'un de mes meilleurs éléments. »
Madame Cullen, qui était sur le point d'exploser, me fusilla du regard et moi, je lui envoyai le plus beau sourire hypocrite que j'avais en réserve.
« Je rajouterais même que c'est VOTRE fils qui exige que ce soit elle et personne d'autre. » explique-t-il
Maman Cullen ne devait pas être au courant de cela vu sa tête et moi je souriais en coin, fière que Wesley la fasse taire.
« Mais si toutefois, vous n'êtes pas contente de nos services, vous pouvez aller voir ailleurs. »
Ah non, là je n'étais pas d'accord. Il était hors de question que quelqu'un d'autre protège le cul de MON petit ami, enfin s'il l'était toujours bien sûr. Mais même s'il ne l'était plus, j'irai jusqu'au bout de ma mission.
« Euh... »
Je la voyais réfléchir, elle n'allait pas oser ?
« Nous restons mais faites attention ! »
Je rêve ou elle nous donnait des ordres ? Vu la tête du boss, oui.
« Nous connaissons notre job, madame. » Il insista bien sur le dernier mot.
La patience de Wesley arrivait à son terme.
« Bien. »
Elle tourna les talons et partit. Je soupirai de soulagement et me rallongeai.
« Et tu l'as supporté un Weekend complet ? Bordel, à la fin de la mission je te donne un mois de vacances ! » souffla mon boss.
Je ricane.
« Je la voudrais pas comme Belle-mère, mais bon tu l'as voulu ton mec. Je vais pas te plaindre ! » se moque-t-il
Je n'avais même pas la force de lui envoyer mon oreiller, ma fatigue me rattrapait. Wesley commença à sortir.
« Wesley ? » l'appelai-je d'une voix incertaine.
Je ne le regarde pas, trouvant mon plafond très intéressant.
« Je ne me suis jamais retrouvé à ta place mais je sais qu'il tient à toi. Laisse-lui du temps. »
« Oui. » murmurai-je
« Ne fuis pas Bella. »
« Ce serait tellement plus simple. »
« Simple mais encore plus douloureux. Aimer est malheureusement fait de mauvais côtés. »
Je ne réponds rien.
« Ne prend pas de décision hâtive. N'oublie pas qu'il n'a pas ta carapace et ton passé. » me dit mon boss « Je suis sûr que dans quelques jours, il reviendra par lui-même. »
« Tu crois ? » demandai-je d'une petite voix.
Je me sentais tellement... Normale ou faible. Mais je préférais le premier, je n'aimais pas me sentir comme le deuxième. Je me sentais diminuée et cela me rappelait de trop mauvais souvenirs.
« J'en suis sûr. »
Mais pas moi. J'étais vraiment dans le doute.
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Il n'y avait personne à l'horizon, enfin personne que je connaissais, il y avait bien des types de l'institut mais je n'en avais que faire alors j'entrais doucement dans la chambre d'Edward. Je savais qu'il dormait souvent, sa blessure lui faisait mal.
Il était si paisible, et n'avait pas sa grimace de douleur. Je m'approche de son lit et me retiens de le toucher. Je ne voulais pas passer pour une ex trop collante ou une folle.
Je ne savais pas combien de temps je l'avais observé mais il commençait à se réveiller. J'entendis du bruit dans le couloir. Personne ne devait entrer alors que j'étais là. Je regarde rapidement où me cacher. Je ne devais pas me trouver là. Moi aussi, je devais me reposer.
Alors, je m'allonge rapidement au sol alors que mon protégé ouvrait les yeux. Je l'entends tourner la tête à droite et à gauche.
Merde.
Et pour couronner le tout, une personne entra dans la chambre. Je me décale rapidement sous le lit. Bordel, dans quelle situation je m'étais mise ? Heureusement que je n'étais pas allergique à la poussière.
« Je ne te dérange pas ? »
Pas de réponse.
« Pouvons-nous parler ? »
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A suivre...
Alors ?
