Bonne année !

J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes.

OoO

- Difficile ou impossible ?

A la grimace de Sirius, Hermione a sa réponse. Une chance pour eux qu'ils soient amoureux et que leur relation soit sérieuse.

- Tu as de la chance que je sois dingue de toi Sirius Black.

OoO

- J'aime pas les noeuds, grimace Sirius en tirant sur son col.

- C'est les noeuds que tu n'aimes pas ou le rendez vous ? Demande innocemment Hermione.

- Les deux, bougonne-t-il.

Hermione l'arrête, se met face à lui et lui prends les mains.

- Je sais que pour toi, cela va être un très mauvais moment à passer, mais n'oublie que je suis là pour toi et qu'importe ce que tu pourras dire, je te soutiendrai. Et si cela devient vraiment très dur, rappelle-toi des choses positives qui vont en sortir et que tu ne fais pas cela que pour toi. D'accord ?

Sirius soupire, un peu soulagé et prend Hermione dans ses bras, se rendant compte de la chance qu'il a.

- Tu as raison et je suis un Gryffondor après tout, dit il en bombant le torse, les faisant rire tous les deux.

Ils arrivent dans le bureau du directeur ou ils vont prendre de la poudre de cheminette pour aller au ministère de la magie.

- Avons-nous une heure pour rentrer Monsieur le directeur, demande Hermione qui pense que Sirius aura besoin d'un peu de temps après le rendez-vous.

- Non Miss Granger, mais pas d'imprudence.

- Nous, jamais Monsieur le directeur, répond Sirius espiègle.

Albus a le regard pétillant, trouvant ce jeune homme rafraîchissant qu ferait un bon ajout à son Ordre du Phénix. Les membres qui ont déjà accepté aurait bien besoin de jeunes gens plein de vie.

Sirius prend en premier la cheminée, il n'est pas étonné en arrivant au ministère de voir son grand-père non loin des cheminées. Lorsqu' Hermione arrive, il l'aide galamment à sortir. D'un coup de baguettes, il les nettoie.

- Je me demande comment font-ils pour sortir propre, demande Hermione en observant leurs aînés emprunté ce moyen de locomotion.

- La mage ma chère, la magie, répond Sirius amusé.

- Idiot, dit-elle en le poussant..

Ils rejoignent Lord Black qui, ils savent n'a rien au hasard. Ils se saluent poliment.

- Mélania m'a fait promettre que cette fois, nous dînons ensemble après votre entretien.

- Nous en serions ravie, répond Hermione.

Ils se séparent, ne voulant pas être en retard et Sirius ne connaît pas vraiment cette partie du ministère.

Après avoir un peu tourné en rond, ils trouvent le bureau qui par chance est assez en retrait du passage. Ils sont soulagés, ne voulant pas que des curieux se posent des questions et spéculent. Déjà qu'ils ont vu Lord Black discuter avec Sirius cela va être le prochain sujet de conversation dans les prochains jours. Et ils ne sont pas au bout de leurs surprises parce que Lord Black a des choses a annoncé à la prochaine cession du Mangemagot.

- Ca va ? Demande Hermione alors qu'ils attendent dans la petite salle d'attente confortable.

- Je voudrai te dire que ça ira mieux après, mais je ne suis pas sûr.

- On va affronter ça ensemble. Je serai avec toi, toujours, lui dit Hermione avec conviction.

L'employé du ministère a ouvert sa porte doucement et entend la dernière parole de Miss Granger. Il se dit que c'est une bonne chose que Monsieur Black est une personne proche pour le soutenir. Il reçoit régulièrement des enfants qui ont eu des enfances difficiles, mas cette fois c'est compliqué, pour les enjeux politiques – il se souviendra longtemps de Lord Black lui demandant un entretien – pour les raisons habituelles de maltraitances et pour les conséquences sur les jeunes frères ou sœur.

- Bonsoir, dit-il d'une voix calme.

Les deux Gryffondors comprennent pourquoi ce sorcier est à ce poste. Il semble très calme et a un visage avenant.

- Bonsoir, répond Hermione en premier en se levant. Merci de nous recevoir si tard.

Il acquiesce.

- Aucun problème, avec mon travail, il faut savoir s'adapter.

Hermione ne doute pas que cet homme serait près à venir en pleine nuit s' il recevait l'appel d'un enfant qui a besoin.

L'homme leur fait signe de rentrer dans son bureau tout aussi accueillant que la salle d'attente. Hermione doit un peu tirer Sirius pour qu'il la suive, mais il le fait.

- Asseyez-vous, je vous en pris, dit-il en désignant le canapé.

Ils s'assoient cote à cote, et l'homme en face d'eux dans un fauteuil qui semble aussi confortable que le canapé.

- Un biscuit ?

Hermione et Sirius haussent un sourcil habitué aux bonbons au citron du directeur.

- Ah, oui, les bonbons d'Albus, dit l'homme avec un léger sourire. J'avoue lui avoir pris cette habitude, mais je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas.

Ne savent quoi répondre, ils gardent le silence. Silence qui s'installe durant quelques minutes. Hermione et l'homme restent calme, mais Sirius commence à se tortiller sur son siège.

- Vous ne me posez pas de question ? Demande Sirius un peu tendu.

- Je préfère vous laisser aborder le sujet qui vous convient.

- Excusez Sirius Monsieur.

- Appelez moi Henri.

- Bien. Sirius ne sait pas encore s'il veut parler ou partir en courant. Pour le moment son côté Gryffondor est enfouit sous son côté Serpentard…

Il ne faut pas plus d'une seconde pour que Sirius réagise.

- Je ne suis pas un Serpentard…

- Ah bon ? Eh bien, prouve-le.

Bien que Sirius soit moins impulsif, il garde toujours un peu ce côté irréfléchi. Henri ne dit rien, mais est amusé parce qui se passe en face de lui. Ces deux jeunes se connaissent très bien.

- Est-ce que vous pouvez aider mon petit frère ?

- Si j'ai de bonnes raisons et des témoignages, oui. Après, comprenez que dans certaines familles, les procédures peuvent être compliqués par les proches.

Henri doit savoir jusqu'ou le Chef de Famille peut aller pour protéger le cadet Regulus Black. Il connaît de nom cette famille, mais c'est renseigné en sachant l'entretien à venir.

- Et si nous avons le soutien de Lord Black ?

- Cela aura du poids… Je peux aider votre frère, mais je peux aussi vous aider.

- Et si c'était trop tard pour moi ?

- Je ne pense pas que ça soit le cas, dit-il avec un sourire bienveillant…

Sirius ne pense pas que ce sorcier puisse l'aider avec les maltraitances qu'il a subit ? Mais il n'est pas fermé. Ce sorcier donne confiance.

Une nouvelle fois, le silence s'installe. Sirius ne sait pas par où commencer. Il regarde Hermione.

- Et si tu parlais de la dernière fois ou tu as supporté la brutalité de ta folle de mère ?

Hermione se tourne vers Henri qui acquiesce.

- Cela peut-être un point de départ. Et c'est un sujet plus facile pour vous.

Sirius lui raconte la dernière fois ou sa mère l'a presque tué. Il n'a pas lâché la main d' Hermione durant tout son récit.

- Y a t'il une raison de sa colère, demande neutre Henri qui reste calme en extérieur mais bouillonne à l'intérieur sans jamais le montrer, c'est pour ça qu'il est bon dans son travail.

- Non, pas de mon point de vue, mais pour elle, oui. Tout était prétexte à s'en prendre à moi. Rien de ce que je faisais n'était bien… Parfois j'esquivais les coups, mais les sorts s'étaient plus dur.

- Y a t'il eu un départ à sa colère ou cela a toujours été ainsi ?

En temps normal il n'agit pas ainsi mais cette fois, Henri pose les questions franchement, il sait que Sirius Black peut encaisser la franchise.

- Elle n'a jamais été maternelle, dit-il après quelques minutes de réflexion, mais le fait que mon grand-père me nomme héritier à huit ans a peut-être déclenché sa fureur. Lord Black leur a interdit toutes représailles.

A son bureau, la plume s'active sur un parchemin. Hermione trouve ça bien que la plume soit éloignée, cela est moins intimidant.

- Et votre entré à Gryffondor ?

- Je pense qu'elle a été furieuse, mais j'étais loin et quand je suis rentré, je n'ai pas subi sa colère immédiate.

- Et Regulus, demande Hermione.

- Peut-être es ce lui qui à subit sa colère. Je ne sais pas. Mais après ma première année à Poudlard, ma relation avec Regulus avait changé… Et cela ne s'est pas amélioré, jusqu'à cette année.

- Vous pensez que votre éloignement viens de vos parents ?

- En partie, mais aussi de moi. Je m'étais rebellé à l'extrême.

- C'était ton moyen de défense ? Demande Hermione.

- Oui. Mais Regulus n'était pas comme moi, il a préféré se faire discret, mais je sais qu'il a aussi subit leur colère.

- Il a été marqué psychologiquement, confirme Hermione.

Henri est sceptique.

- Regulus est plus en confiance avec Hermione qu'avec moi. Nous avons un passé compliqué mais nous essayons de rétablir notre relation… Ce n'est pas facile parce que j'ai plein de chose à me faire pardonner.

- Pardonner ? Demande Henri.

- Oui. Dans ma rébellion, je l'ai oublié alors qu'il n'avait rien fait. Il s'est senti trahi.

- Vous étiez un enfant… Vous êtes-vous pardonnez ?

- J'y travaille, grâce à Hermione.

- Être bien entouré est une bonne chose pour aller mieux, dit Henri.

Il se dit que si tous les enfants maltraités avaient l'aide que Sirius a, son travail serait plus facile.

- Avez-vous d'autres souvenirs marquant ?

Sirius lui parle de petits trucs qui lui sont arrivés.

- C'est tout ?

Sirius acquiesce, mais Henri sait qu'il ne lui dit pas tout.

- Bien. Avec ce que vous me dites, je peux monter un dossier, mais votre famille est puissante, vos parents le sont…

Sirius soupire et se frotte le visage.

- Sirius, dit Hermione d'une vox douce. Tu n'es pas obligé de rentrer dans les détails, mais tu dois lui dire.

- C'est dur.

- Je sais, mais tes parents sont rusés, si nous n'avons pas un dossier béton, ils pourraient s'en sortir… Lord Black pourra agir.

- Je suis d'accord avec Miss Granger et vous n'êtes pas obligés de rentrer dans les détails.

Sirius sert fort la main d' Hermione lui coupant la circulation sanguine, mais elle s'en moque.

- Impardonnable, lâche-t-il.

Cette fois le masque de passivité d' Henri s'effrite.

- Est qu'on peut arrêter là, supplie presque Sirius à Hermione.

- Oui, répond Henri à la place d' Hermione.

- Je peux avoir un biscuit ?

- Bien sûr, répond Henri qui essaye de remettre son masque calme, mais sa main tremble légèrement.

Sirius n'attend pas, murmure un au revoir et se dirige vers la porte, entraînant Hermione malgré elle. Elle arrive à le ralentir.

- Est ce que ce que les informations dont vous disposez suffisent ?

- Oui Miss Granger, mon dossier sera rapidement fini.

- Merci. Au revoir.

Sirius entraîne Hermione le plus rapidement possible loin du bureau comme si tous ses problèmes étaient restés là-bas. Mais Hermione arrive lui faire reprendre contenance avant qu'ils ne rencontrent trop de monde et se pose encore plus de questions quant à leur présence. Heureusement qu'il est assez tard et que le ministère soit quasiment vide.

- Est ce que tu veux qu'on rentre directement à Poudlard ? Demande Hermione.

Sirius soupire.

- Non. Je vais me calmer… Et Grand-mère m'en voudrait si nous n'allions pas à ce diner.

Hermione sourit, heureuse des progrès que fait Sirius avec sa famille.

Ils prennent le temps de rejoindre Arcturus et Melania afin que Sirius se remettre de ses émotions.

Lorsqu'ils entrent dans le restaurant favori du couple, Sirius ne laisse rien transparaître, il a juste moins de couleur qu'en temps normal.

- Oh bonsoir mes chéris, dit Mélania en les embrassant chacun leur tour.

Mélania voit bien que son petit fils n'est pas au meilleur de sa forme.

- Aller. A table, je meurs de faim. Ma journée a été longue, dit Mélania souriante.

- Ah, j'ignorai que faire du shopping et déjeuner avec tes amies étaient si épuisants, se moque gentiment Arcturus.

- Supporter certaines de ces femmes est émotionnellement épuisant, dit-elle amusée.

Après le dîner, Sirius a repris des couleurs. Et les ainés Black sont restés sur des sujets légers.

Lorsqu'ils les raccompagnent à la cheminée qui les reconduira à Poudlard, Arcturus ne peut se retenir de poser une question.

- Est ce que votre entretien a été…

Mélania se racle la gorge. Elle connaît son époux et avec son petit fils, il manque parfois de tact.

- A été utile ?

- Oui Lord Black, répond Hermione.

Aucun des deux n'est étonné que ça soit la jeune femme qui réponde. Sirius a été peu loquasse et les grands parents de Sirus ne peuvent qu'imaginer ce que leurs petits enfants ont subit au Square.

- Je pense que vous recevrez une copie du dossier, dit Hermione.

Sirius panique.

- Rien de ce qui a été dit dans ce bureau ne sera dévoilé, mais la conclusion oui, le rassure Hermione.

- Parfait. Les autorités compétentes feront le nécessaire, dit Lord Black sur le ton d'un homme qui se fait obéir.

- Oui mais demain. Allez rentrer. Votre journée a été longue.

Mélania les pousse vers la cheminée. De nouveau Sirius passe le premier.

- Miss Granger ?

- Oui ?

- Est ce qu'il va bien ?

- Maintenant, non, mais je pense qu'en parler à quelqu'un de l'exterieur lui a fait du bien. Il faut lui laisser du temps.

- Mais vous allez l'aider.

- Du mieux que je pourrai, promet Hermione.

Hermione passe la cheminée rapidement avant que Sirius ne fasse demi-tour pour aller la chercher.

Encore une fois, Sirius l'aide à sortir.

- Oh Bonsoir Monsieur Rusard. Miss Teigne.

Sirius est toujours étonné devoir Miss Teigne venir se frotter à la jambe d' Hermione avant de retourner vers son maitre. Mas ce qui le perturbe le plus, c'est l'esquisse de sourire de Rusard.

- Allons y, bougonne le concierge.

- Nous vous suivons Monsieur Rusard, répond souriante Hermione.

Sirius attend d'être dans la grande salle avant de parler.

- Franchement, je ne comprends pas pourquoi tu es s gentille avec lui. Tu sais comment il peut être acariâtre.

- Vrai. Mais il est le concierge et s'il peut nous éviter des ennuis parce qu'on est gentil, eh bien soit.

Tous les deux fatigués, ils vont se coucher, Hermione se met en pygama mais bien qu'elle soit fatiguée, elle attend à la porte de son dortoir et quelques minutes plus tard, elle voit un chien avancer. Souriante, elle le fait entrer et referme la porte doucement sans réveiller ses amies.

Hermione s'allonge sous ses couvertures - bloque ses rideaux -, Sirius à ses côtés sous sa forme de chien.

Mais le lendemain c'est son petit ami sous sa forme humaine qu'elle regarde dormir paisiblement.

OoO

A suivre…

Chapitre un peu long, j'espère qu'il vous a plu.

A bientôt.