Chapitre 64 : Contact
Stiles était déjà exténué par sa semaine alors que celle-ci venait à peine de commencer.
En rentrant la veille de son escapade coquine chez Derek, il avait eu la désagréable surprise de constater qu'il avait oublié de fermer sa fenêtre. À vrai dire, il était tellement épuisé qu'il ne se souvenait même pas l'avoir ouverte.
Son corps semblait ne pas se vouloir remettre de l'entraînement de la crosse du jeudi précédent lui donnant même l'impression que les courbatures, au lieu de se calmer, ne faisait que s'aggraver de jour en jour.
Un sourire malicieux souleva ses traits. À bien y réfléchir, peut-être que ladite escapade coquine de la vieille y était pour quelque chose !
— On vérifie une dernière adresse ou tu préfères venir regarder un film au loft avant de rentrer chez toi ?
Toute la fatigue s'évada du corps de l'adolescent qui se redressa sur son siège, ravi de la proposition de son amant.
Il ne disait jamais non. Passer du temps avec son loup était pour lui des moments privilégiés qu'il n'aurait refusé pour rien au monde. Évidemment, en semaine, il ne pouvait pas vraiment s'attarder avant de devoir rentrer chez lui, mais chaque minute serait savourée à sa juste valeur.
— Tu sais bien que je ne peux rien te refuser !
Le clin d'œil était peut-être de trop, mais Stiles n'avait pas pu s'en empêcher. Ce fut le rire désabusé de l'ancien alpha qui lui répondit.
— Mes récents souvenirs prouvent le contraire !
— Oh ! J'aime beaucoup ces souvenirs.
La main de Derek caressa un peu plus franchement la cuisse de son passager. Ils échangèrent un rapide sourire puis le bêta dut se focaliser sur sa conduite.
— Quoi qu'il en soit Scott m'a… Euh ! donné sa bénédiction en quelque sorte… Tu sais, comme on va s'absenter, il a dit que ce n'était pas grave qu'on manque nos rondes ! Pour être honnête, je n'y avais même pas pensé !
Il avait conscience de l'énorme sourire qui ornait ses lèvres à cet instant, mais bon sang, New York !
Juste après leur cinq à sept improvisé et totalement torride, la veille, Stiles était parvenu à soutirer à son homme la destination de leur week-end de rêve. Depuis, il était pire qu'un gosse avant Noël.
Il n'y était allé qu'une unique fois avec son père, lors de son onzième anniversaire, mais en gardait un souvenir inoubliable. Sans le savoir, son compagnon avait d'ailleurs prévu le même programme. Pourvoir à nouveau voir les Mets jouer en chaire et en os… Stiles n'avait pas les mots !
Joyeusement, le lycéen enfourna la liste des adresses dans son sac de cours. Il eut un sourire amusé en remarquant que les deux prochains noms qui y étaient inscrits était celui de Carter. S'il ne prêta pas attention à la seconde adresse qui devait être celle de Luna et de son père, il ne manqua pas la première qui était celle de Maxime.
Le hasard de la distribution des listes avait voulu que ce soit Derek et lui qui héritent de cette partie-là des adresses. Stiles n'était pas sans savoir les soupçons que l'ancien alpha cultivait à l'égard de son ex. Il serait certainement heureux d'avoir une excuse pour fouiner du côté de chez lui !
— T'es encore dans la lune !
Le regard de Derek percuta le sien et l'adolescent fut emporté par son sourire auquel il répondit du sien.
— On était fait pour se rencontrer alors !
Sa main recouvrit celle de l'homme toujours sur sa cuisse tandis que son cœur tambourinait avec force dans sa poitrine, il le savait, au plus grand contentement du loup-garou.
Comment pouvait-on aimer si intensément sans en perdre la raison ?
Le loup de naissance se gara en bas de l'immeuble sans que son sourire ne l'ait quitté. À bien y penser, il n'avait jamais autant souris que depuis qu'il fréquentait Stiles. Le fils du shérif avait peut-être raison. Peut-être étaient-ils faits pour se rencontrer afin de panser les blessures du passé qui n'avait épargné aucun d'eux.
Ils marchèrent main dans la main jusqu'à l'entrée du bâtiment, tandis que l'adolescent lui faisait part du choix télévisuel qui se présentait à eux.
— Tu préfères Seven ou Gladiator ? Brad Pitt ou Russell Crowe ? Je parle du jeu d'acteur, Fluffy, pas de panique !
Derek secoua la tête, amusé de la remarque de son compagnon qui n'était pas sans savoir qu'il serait à jamais le seul homme de sa vie. Sa préférence pour l'un ou l'autre des longs-métrages n'avait donc aucun lien avec le physique des acteurs ! Il effaça le sourire canaille du garçon de ses lèvres, savourant sans retenu leur saveur enivrante dont il ne se lassait pas.
— Et toi alors ? Lequel préfères-tu ? éluda-t-il tout en composant le code désactivant l'alarme de son appartement.
— J'ai un faible pour Gladiator évidemment ! Un peu trop de barbarie dans Seven à mon goût.
Le loup sourit avant de s'approcher du jeune homme, glissant ses mains sur ses flancs avant de l'acculer contre un mur pour l'embrasser.
— Je parlais du sex-appeal des acteurs !
Sa réplique, soufflée contre son cou, arracha un frisson à Stiles qui repoussa doucement l'homme pour confronter son regard.
— Tu sais bien qu'à mes yeux il n'y a que toi !
Son sérieux était beaucoup trop intense pour le bêta qui l'embrassa à nouveau jusqu'à arracher un gémissement de contentement à l'adolescent.
Ils ne cessèrent de s'embrasser durant toute la durée de leur ascension jusqu'au septième et dernier étage où vivait Derek.
La porte de la cabine s'ouvrit sur leurs deux corps échauffés et entrelacés.
Ils eurent du mal à se séparer pour avancer dans le couloir où le lycanthrope ne résista pas à l'envie de plaquer son humain contre le premier mur venu, emprisonnant ses poignets de ses mains, les maintenant au-dessus de sa tête avant de l'embrasser sans concession.
— J'ai très envie d'utiliser les chaînes sur toi, grogna l'homme en plongeant dans le cou du garçon qui ne put rien faire d'autre que se cambrer sous l'assaut.
— Et offrir ce spectacle à Isaac… Sans moi ! Je suis pas exhibi…
La main que l'ancien alpha le condamna au silence. En d'autres circonstances, il aurait pu trouver ce bâillons tout à fait aphrodisiaque, mais tout dans l'attitude tendue et concentrée du loup le convainquit que l'heure n'était pas aux ébats !
En réponse à l'inquiétude de son homme, tout son corps se tendit et son cœur s'emballa sous l'afflux de l'adrénaline qui avait instinctivement envahit ses veines pour le préparer à affronter le danger potentiel.
Lentement, la paume de l'adulte quitta ses lèvres. Il était évident à sa posture qu'il était attentif à son environnement.
— Derek ?
La tension était étouffante en accord avec le souffle court des deux hommes.
L'ancien alpha secoua la tête de gauche à droite, intimant silencieusement à son humain de garder le silence tandis qu'il l'entraînait dans son sillage, une main tendue derrière lui pour maintenir le contact entre eux.
La lourde porte à galandage coulissa dans un bruit métallique semblant assourdissant dans le silence du début de soirée.
Il sembla à Stiles que le loup renifla l'air avant que sa voix ne s'élève dans le loft désert.
— Appelle Scott… et Isaac !
Leurs iris s'effleurèrent l'espace d'une seconde avant que Derek ne s'éloigne, aussitôt retenu par la main du fils du shérif sur son épaule, lui intimant silencieusement plus d'explication.
— Contrairement à nous, nos visiteurs nous ont trouvés !
Si le lycéen l'avait deviné, l'entendre lui glaça le sang. Avec un hochement de tête, il dégaina son téléphone avant de composer le numéro de son meilleur ami.
Aucun autre battement de cœur autre que les leurs ne résonnait dans l'ensemble de l'immeuble, aussi le loup de naissance profita des appels de l'adolescent pour faire le tour des lieux.
L'attention de l'hyperactif fut attirée par un petit morceau de papier trônant au centre de la table basse. Il raccrocha d'avec Isaac avant de s'en approcher à pas lent.
Il avait conscience que l'affolement de son rythme cardiaque était démesuré en considération de l'absence de danger immédiat.
Le loft avait été profané et sa sécurité compromise… Stiles avait beau être humain, il se sentait affecté au plus profond de son être. Pour la meute, l'appartement de Derek était une sorte de tanière. Le lieu de leurs rassemblements, une maison…
De ses doigts tremblants, il s'empara de ce qui ressemblait à une carte de visite. Sur le recto, il avisa un logo précédant ce qui semblait être un nom ainsi qu'une sorte de devise familiale de ce qu'il pouvait en juger. Au dos, quelques mots manuscrits suffirent à faire frissonner le lycéen de la tête au pied.
« Premier avertissement. »
— Tu as trouvé quelque chose ?
Il faillit sursauter lorsque la voix de Derek, qu'il n'avait pas entendu s'approcher, s'éleva dans son dos.
Comme s'ils s'étaient attendus au rez-de-chaussée avant de les rejoindre, les quatre autres firent irruption dans la pièce comme un seul homme.
— C'est bien les odeurs que j'ai senties il y a quelques semaines.
Scott ne fit que confirmer leur pressentiment.
— Celle que j'ai repérée en forêt vendredi soir en fait partie.
Isaac huma l'air, s'appropriant à son tour la trace olfactive des renégats qu'ils traquaient depuis plus de deux mois tandis que l'attention de Derek se portait sur la carte entre les mains de son compagnon. En l'apercevant, tout son corps se tendit à nouveau attirant sur lui l'attention de l'hyperactif.
— Tu connais ?
Une fois de plus, leurs prunelles se rencontrèrent. L'adulte hocha la tête dans la positive, le regard hanté par des réminiscences du passé qui semblaient lui échapper.
— J'ai déjà vu cet emblème.
Depuis l'arrivée des autres, les émotions que Stiles avait pu lire sur son visage avaient disparues. Le fils du shérif n'était pourtant pas dupé par l'assurance illusoire qui faisait vibrer la voix de son homme.
Derek était passé maître dans l'art de cacher ce qu'il ressentait. À ce stade, ce n'était même plus un masque qu'il portait, mais une véritable armure.
Aux yeux du monde, il était un roc inébranlable, mais pas avec lui. Plus avec lui.
Leur échange avait tôt fait d'intriguer le reste du groupe qui s'était approché pour observer à leur tour le sigle ornant le papier cartonné.
Ressentaient-ils, eux aussi, le besoin primitif de se réunir, de renforcer la force du lien qui les unissait ?
— Everfool ? Il n'y a que moi qui trouve ça un peu trop simple ?
La remarque d'Isaac sembla bousculer ses camarades qui se redressèrent brutalement. Après un échange de regard incertain, ce fut Allison qui se précipita sur son sac à main pour en extirper sa liste d'adresses à la recherche de ce nom.
Stiles soupira de ne pas y avoir pensé avant.
— Rien !
Elle s'approcha à nouveau, armait de son cellulaire avant de prendre en photo la carte.
— Mon père aura peut-être des informations sur eux, s'expliqua-t-elle rapidement avant de s'éloigner à nouveau, téléphone sur l'oreille.
— « Noble Lune au firmament, nos yeux sont bleus comme notre sang.».
Même lu à voix haute par Scott, le message n'en restait pas moins nébuleux et flippant.
— Qu'est-ce que ça signifie ?
Isaac semblait dubitatif face à l'étrange adage.
— Qu'ils considèrent leur lycanthropie comme le signe de leur supériorité et qu'ils n'hésitent pas à tuer pour asseoir leur pouvoir.
Quatre paires d'yeux se tournèrent sur Stiles qui ne put réprimer son mouvement de recul. Être ainsi le centre d'attention de trois loups et d'une banshee était intimidant au possible.
— Quoi ? J'ai quelque chose sur le nez ?
Scott fut le premier à se reprendre, il secoua la tête de gauche à droite avant d'esquisser deux pas de plus vers son frère de cœur.
— Qu'est-ce qui te fait penser ça ?
Stiles soupira. Ce n'était pourtant pas compliqué à comprendre, si ?
— « Bleus comme notre sang » : Le sang bleu représente les membres de la noblesse, l'idée est conforté par le terme « Noble lune ». Ils sont fiers d'être des loups-garous. Peut-être même qu'ils sont issus d'une longue lignée de loups de naissance.
Lydia hocha la tête.
— C'est censé.
— Merci.
Scott fronça un peu plus les sourcils avant d'enchaîner comme s'il avait lui aussi compris le raisonnement de son ami.
— Les yeux bleus concordent avec l'idée qu'ils n'hésitent pas à tuer.
— Ok, et le logo alors ?
Derek sortit de son mutisme face aux mots de son protégé.
— Je n'arrive pas à me souvenir où j'ai bien pu le voir !
Il semblait être le premier agacé par son trou de mémoire.
— J'appelle Deaton. Il était émissaire pour ta mère. Il s'en souviendra peut-être !
L'ancien alpha hocha la tête silencieusement tandis que Scott s'éloignait pour appeler son patron.
— Et l'alarme ? demanda Lydia tandis qu'Allison les rejoignait.
La chasseuse fit un rapide résumé de sa conversation avec son père, assurant que celui-ci allait mener sa propre enquête, mais qu'il n'avait malheureusement pas mémoire d'avoir déjà entendu parlé de ce clan de lycanthrope.
Pendant ce temps, Isaac et Derek étaient partis vérifié l'installation censée les prévenir lors d'une intrusion et qui, de toute évidence ne s'était pas enclenché cette fois. Grâce à son ouïe surdéveloppée, le propriétaire des lieux n'aurait pas pu manquer l'alarme lorsqu'il avait saisi son code.
Comme redoutée, celle-ci avait été sabotée. Leurs mystérieux visiteurs semblaient ne rien laisser au hasard.
La conversation bifurqua sur l'étrange absence d'un des trois loups. Allison émit l'hypothèse qu'il pouvait s'agir de l'alpha, déléguant à ses bêtas le sale travail.
Stiles écoutait d'une oreille distraite. Une sensation désagréable au creux du ventre semblait lui hurler que quelque chose clochait.
— Attendez, attendez !
La précipitation dans sa voix suffit à capter l'attention de son auditoire.
— C'est pas logique ! Ils se cachent depuis des semaines pour quoi ? Venir ici pendant notre absence et nous lâcher une carte de fidélité pour leur secte loup-garouesque ? Premier avertissement de quoi d'ailleurs ? Ce sont eux qui sont sur notre territoire, pas vrai ? Ils savent camoufler leurs odeurs pourtant, ils n'ont pas pris la peine de le faire ici ! C'est de la provocation, non ?
— Où veux-tu en venir ?
Le ton incertain et inquiet de la blonde vénitienne semblait traduire le sentiment collectif. Même Scott avait mis en attente son interlocuteur pour écouter son meilleur ami qui se passa une main lasse dans les cheveux avant de faire les cent pas.
— Ils n'ont pas pu se donner tant de mal, juste pour ça ! reprit-il en désignant la carte de visite. Il… Il y a forcément quelque chose qui nous a échappé ! Je sais pas, des micros, des caméras…. Une bombe !
Il put voir la frayeur traverser les iris de ses camarades avant que Derek ne le rassure.
— J'aurais entendu le mécanisme s'il y avait une bombe…
Il sembla réfléchir un moment avant de reprendre.
— Pour le reste, aucun moyen de le savoir, nous ne percevons pas les ondes radios qu'ils transmettent, ce genre d'appareil est trop silencieux pour être perçu et…
Il se figea dans son explication, affrontant le regard de son petit-ami lorsqu'enfin, il comprit où voulait en venir celui-ci !
— Et quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
La tension était presque palpable lorsque le silence s'étira suite à la question de Lydia.
Avec un soupir contrit, Stiles expliqua ce que Derek ne semblait pas en mesure de dire à voix haute.
— Il va falloir qu'on abandonne le loft !
Isaac chercha le regard de son mentor, la mine soucieuse et inquiète. Il hocha finalement la tête avant de se diriger vers sa chambre, suivi par sa petite-amie.
— Vérifie tout ce que tu emmènes !
Sur ce conseil, Derek se dirigea à son tour vers sa chambre, laissant sur son passage le bruit des marches métallique résonner dans le silence du loft comme l'écho du glas.
Scott mit fin à son appel, expliquant que Deaton les rejoindrait chez lui avant d'annoncer qu'il accueillait Isaac chez lui de bon coeur.
— Pour Derek…
Stiles sentit son cœur avoir un sursaut. Il n'y avait même pas pensé.
— J'appelle mon père !
Près d'une demi-heure plus tard, ils étaient tous installés dans le salon des McCall pour une réunion improvisée. En alpha, Scott avait fait le point avec l'émissaire qui cherchait à présent dans ses souvenirs tout ce qui pourrait aider la meute à faire face à ce nouvel ennemi.
Avec l'intrusion au loft, il ne faisait à présent aucun doute que leurs mystérieux visiteurs n'étaient pas pacifiques.
— Everfool ! Oui, ça me parle… Mais cet emblème en particulier…
Concentré plus que jamais, le vétérinaire se frottait la mâchoire, le regard fixé sur l'étrange logo représentant deux loups entourant une lune bleue, le tout formant un semblant d'œil.
— Je suis certain de l'avoir déjà vu moi aussi, acquiesça Derek.
Ils discutèrent un moment, partageant les fragments de leurs souvenirs respectifs, rallumant les braises presque éteintes de leur mémoire.
— Il y avait cette femme…
— Leur alpha, acquiesça à nouveau le fils de Talia.
— Son nom m'échappe, mais je me souviens de la haine qu'elle nourrissait à l'égard des humains. Elle était persuadée qu'ils étaient profondément mauvais, clamant à qui voulait l'entendre qu'ils devaient être asservis, tués ou mordus !
— Charmant discours de psychopathe.
La remarque d'Isaac ne troubla pas la concentration du vétérinaire.
— Évidemment, Talia ne partageait pas son avis… Elle est déjà venue ici !
Derek se redressa subrepticement.
— Je ne…
— Tu ne peux pas t'en souvenir, Talia avait exigé que les enfants et les humains de sa meute soit mis à l'abri et la suite lui a donné raison. Quand elle a refusé de s'allier à sa meute, l'alpha des Everfool s'est sentie trahie… Il y a eu affrontement. Talia a remporté la victoire et a offert une seconde chance à cette femme…
— Vous pensez qu'elle vient terminer le travail ?
La question de Scott semblait présenter la seule explication logique et pourtant…
— Après toutes ces années, honnêtement, ça parait peu probable… Surtout avec un effectif si réduit !
Stiles ne pouvait réfréner le mouvement rapide de sa jambe. Il se sentait inutile et avait horreur de ça. Un simple échange de regard avec Lydia lui apprit qu'il n'était pas seul dans ce cas.
Insensible à leur sentiment d'impuissance, l'émissaire continuait à fouiller sa mémoire, cherchant à se souvenir l'origine géographique de la meute des Everfool.
Puis soudain, l'illumination le frappa avant qu'il ne s'exclame d'une voix vive qui fit sursauter tout le monde le nom de la ville en question.
— Spring Falls… C'est à plus de six heures de route, à la frontière entre la Californie et l'Arizona !
Enfin, ils avaient une piste. Les iris de Scott rougeoyèrent de détermination.
— Deaton…
— Je pars à la première heure demain !
L'alpha montra son approbation d'un hochement de tête.
— Il est temps de savoir ce que trois de leurs loups font à Beacon Hills !
