Chapitre 9 : Le temps des explications.
Après la demande de Roy, ils essayèrent de reprendre contenance et de retrouver un peu de normalité, ils étaient dans un restaurant après tout ! Mais Roy n'avait plus qu'une seule hâte, rentrer ! Mais, il dût patienter encore un peu car le gérant leur offrit à chacun une coupe de champagne pour l'occasion. Après tout, le Général Mustang avait fait sa demande en mariage dans son restaurant, ça allait lui faire une pub d'enfer !
Amusés par la remarque du gérant, ils sourirent et apprécièrent le geste. Ils partirent une heure plus tard, bien heureux de ne se retrouver qu'à deux. Le trajet du retour se fit dans le calme et le silence, Riza avait les yeux rivés sur la bague à son doigt, se posant mille et une questions sur les mois à venir, tandis que Roy n'avait qu'une seule hâte, d'être de retour à son appartement.
- Roy ! Pouffa Riza tandis qu'il l'enlaçait par derrière et lui mordillait le cou une fois la porte d'entrée fermée et verrouillée.
- Si tu savais depuis combien de temps j'en ai envie ! Grogna-t-il en poursuivant ses mordillements le long de sa nuque jusqu'à son lobe d'oreille, l'une de ses mains glissa dans son décolleté tandis que l'autre remontait le long de sa cuisse dans une caresse électrisante, se glissant délicatement sous le bout de tissu de sa robe.
Il avait faim, mais pas de nourriture. Avec cette demande en mariage, il avait vu défiler leur vie comme un flash-back. Il se souvenait de tout. De leur première fois qui les avait en même temps éloignée l'un de l'autre à cause de cette maudite loi sur la fraternisation. De leur seconde fois, dû au dérapage de ce que cet Alan avait fait subir à Riza et qui l'avait poussé à lui faire promettre qu'un jour ils se marieraient. A toutes ses parenthèses qu'ils avaient ensuite vécues, cachés aux yeux du monde.
Ils avaient parcouru tellement de chemins ensemble et il était tellement fier d'être arrivé à ce jour si symbolique pour lui et tout ça avant l'heure prévu. Il l'aimait plus que tout et cette nuit, il avait envie de le lui montrer.
Riza ne put réprimer le gémissement de plaisir qui l'accabla à cet instant. Ça faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas vécu un tel moment de partage et de plaisir, ces derniers mois avaient été si différent entre eux que ça faisait beaucoup de bien de retrouver cette complicité d'avant. Une complicité qui n'était désormais plus interdite ! Aujourd'hui ils avaient enfin le droit de s'aimer légalement.
- Roy ! Susurra-t-elle de plaisir en se retournant pour se blottir dans ses bras et l'embrasser à pleine bouche.
Elle était désormais si loin l'époque des baisers timides. Aujourd'hui, ils étaient bien au-delà de tout cela. Ils étaient adultes et pleinement conscient de tout ce qu'ils entreprenaient.
Roy ne put réprimer plus longtemps le sourire qu'il retenait. Il était tellement bien avec sa presque femme dans les bras.
Il fut forcé de retirer cette main qu'il avait plongé dans son décolleté pour venir caresser sa poitrine, mais ce n'était que partie remise car pour l'instant, sentir la langue joueuse de sa belle danser avec la sienne était tout aussi alléchant et il se contenta donc de la loger contre sa nuque tandis que celles de Riza se posèrent sur son torse et commencèrent espièglement à déboutonner frénétiquement sa chemise.
Roy se sentait au paradis et glissa sa main un peu plus dans la chevelure d'or de sa belle pour y agripper ses doigts tandis que leur baiser prenait une tournure plus endiablée et qu'il se sentait frissonner sous les caresses expertes des doigts de Riza contre son torse à présent mis à nu. C'était comme s'ils se retrouvaient après plusieurs mois d'absence. Mais n'était-ce pas un peu ça !?
Complètement affamée, Riza mordit sensuellement et sauvagement la lèvre inférieure de Roy lorsque la main qui avait glissé sous sa robe se fit plus entrepreneuse à travers sa culotte trempée de désir.
Ils avaient tellement envie l'un de l'autre qu'ils avaient l'impression qu'ils allaient se consumer sur place s'ils ne se faisaient pas l'amour immédiatement. Comment faisaient-ils pour avoir toujours autant envie l'un de l'autre même après tout ce temps !? Ils avaient l'impression qu'ils allaient coucher ensemble pour la première fois de leur vie tellement la tension devenait insoutenable. Mais après tout, n'est-ce pas en quelque sorte une première fois !? C'était la première fois qu'ils feraient l'amour en tant que fiancés. C'était une étape très importante dans le cheminement de leur vie.
Ni tenant plus, Roy l'emmena donc dans sa chambre, dans LEUR chambre ! Cette pensée l'électrisa encore plus et l'humidité qu'il avait désormais sur les doigts le gonfla à bloc. Il se sentait plus qu'à l'étroit dans son caleçon. Il ne put retenir son gémissement de plaisir lorsqu'il fit glisser la robe de Riza sur le sol et qu'elle se retrouve en sous-vêtement sous ses yeux. Elle était tellement belle et désirable. Comme au premier jour. Il se sentait tellement fier de savoir que ce brin de femme était SA femme et qu'elle l'avait choisi lui malgré toutes les erreurs qu'il avait pu commettre par le passé.
Ne restant pas de marbre et trouvant son amant beaucoup trop habillé, Riza en profita pour jeter sur le sol cette chemise qui était définitivement de trop entre eux. Elle s'attaqua ensuite à son pantalon qui se retrouva très vite à ses pieds, suivit par son caleçon. Elle le voulait nu devant lui et se mordit les lèvres avec envie lorsque son membre se dressa fièrement entre eux. Elle avait envie de lui plus que jamais.
Roy aussi en avait plus qu'envie et il se dépêcha vite de finir de la déshabiller pour l'avoir nu dans ses bras et se sentir enfin complet en elle. Mais ils avaient toute la nuit devant eux et du coup, avant d'en arriver là, il voulait que ses lèvres partent à la découverte de son corps tout entier.
Ils prirent le temps de se redécouvrir à travers leurs baisers, gémissant sous les caresses devenus experts de l'autre. Ça leur faisait tellement de bien de se redécouvrir et de ne faire plus qu'un à nouveau et dans quelques mois ils seraient mari et femme. Riza deviendrait madame Mustang. Elle avait encore tellement de mal à se faire à cette idée. Elle avait toujours cette impression de rêver. Il allait lui falloir beaucoup de temps pour se faire à cette idée.
En attendant, elle s'endormit plus que comblée dans les bras de Roy appris avoir joui de plaisir simultanément avec lui. Dire qu'à présent, elle pourrait s'endormir ainsi toutes les nuits de sa vie !
oOo
Le lendemain matin, se fut bizarre pour eux de se réveiller totalement nu dans les bras l'un de l'autre. Ils dormaient tellement peu souvent ensemble et la dernière nuit qu'ils avaient passé entièrement à deux remontait à si loin !
Lorsque le réveil de Roy sonna, ce dernier eu pour réflexe de l'éteindre et de se rendormir, ce qui fit lever les yeux au ciel à Riza qui sourit amusée par son comportement. Elle comprenait à présent pourquoi il était si souvent en retard ! Elle, dès que son réveil sonnait, elle se levait directement. C'était sa technique pour se réveiller. Sauf qu'aujourd'hui, être dans les bras de Roy rendit la chose beaucoup plus difficile... Elle avait peur qu'en s'éloignant de lui, sa vie d'avant refasse surface et qu'elle se réveille de cette réalité qui ressemblait beaucoup trop à un rêve... C'était très aussi dur de se dire qu'elle ne vivait pas une simple utopie un peu trop réaliste.
Du coup, au lieu de se lever comme elle l'aurait fait, elle se blottit un peu plus dans les bras de Roy qui heureux comme jamais, la serra un peu plus contre lui en gémissant dans son sommeil. Riza lui caressa tendrement le visage et ses mèches de cheveux et elle avait presque l'impression de l'entendre ronronner de plaisir. Elle adorait la texture soigneuse de ses cheveux sous ses doigts. Elle pourrait passer des heures à y passer la main et vu les soupirs de Roy, ça ne le dérangerait certainement pas.
- Vis avec moi... Murmura-t-il soudainement en la surprenant.
Riza fut abasourdie par cette soudaine demande. Il est vrai qu'en s'endormant, elle s'était faite à l'idée de ne plus jamais être séparée de lui... Mais était-ce une bonne idée !? N'était-ce pas précipiter les choses !? N'était-ce pas trop tôt ? Il n'était pas encore marié... La coutume voulait... Enfin la coutume... En y repensant... Ses parents ne s'étaient jamais mariés et ça ne les avaient pas empêchés de vivre ensemble... Alors pourquoi s'embêterait-elle à suivre la coutume !? Elle était tellement perturbée par cette annonce qu'elle ne savait plus quoi penser. Que devait-elle lui répondre !?
- J'espère bien... Murmura-t-elle en retour en souriant. On va se marier ! Renchérit-elle en lui donnant une petite pichenette sur le nez pour le narguer.
Elle préférait jouer la carte de la sécurité et de se dire que Roy envisageait qu'ils vivent ensemble après leur mariage. Evidemment, ce n'était certainement pas à cela qu'il pensait, mais il venait de la prendre de cours et il lui fallait plus de temps pour réfléchir.
Roy quant à lui, se mit à froncer les sourcils devant cette réponse, ce n'était pas vraiment ce qu'il avait voulu dire quand il avait dit "Vis avec moi"... Bien sûr qu'il vivrait ensemble après leur mariage, mais lui, c'était maintenant qu'il voulait vivre avec elle. Il ne voulait plus attendre.
- Riza... Grogna-t-il en ouvrant les yeux avant de se faire taire par l'index de cette dernière se posant devant ses lèvres.
- Je sais, susurra-t-elle en plongeant son regard dans le sien. Je te taquine, poursuivit-elle en venant embrasser le bout de son nez.
Un soupir de soulagement traversa l'alchimiste et il laissa enfin échapper un petit sourire.
- Je ne veux plus jamais être séparé de toi ! Renchérit-il en l'embrassant.
Riza le laissa faire et se laissa submerger par l'instant présent. Elle non plus ne voulait plus jamais être séparé de lui, mais elle avait son propre appartement, ses propres habitudes, un chien... Était-elle prête à tout changer pour vivre avec lui !?
Question stupide, évidemment que oui ! Mais était-elle prête à le faire dès aujourd'hui !? Que devenait son appartement !?
- Et mon appartement !? Ne put elle s'empêcher de demander alors qu'elle se levait, frustrant Roy par la même occasion.
Parce que quitte à officialiser leur emménagement ensemble, autant mettre les choses à plat sur tout le reste ! Elle ne voulait pas venir vivre chez Roy et devoir faire des aller-retours dans cet appartement qui ne lui servirait strictement plus à rien.
- Rends-le, S'exclama Roy en haussant les épaules tandis qu'il s'affalait un peu plus dans son lit, dépité par le fait que Riza en soit sortie aussi rapidement, mais très heureux de la jolie vue d'elle qu'il avait désormais. Ou mieux propose le à Fuery, il cherche à quitter la caserne et à prendre son propre appart !
Il était déçu de voir Riza quitter la chambre, mais bon, cela faisait un moment que son réveil avait sonné et bien que lui s'en fichait, il savait que pour Riza, c'était hors de question d'arriver en retard au boulot. Et puis lorsqu'il l'entendit ouvrir la porte de la salle de bain une autre idée germa dans son esprit et il sortit de son lit en vitesse, tout à coup très bien réveillé.
- Je ne pense pas qu'il accepterait de dormir dans une chambre où on a fait l'amour ! Rétorqua Riza en pénétrant dans la salle de bain tandis que Roy sortait enfin de la chambre.
- On n'est pas obligé de lui préciser ce détail ! Poursuivit l'alchimiste en la suivant à l'intérieur de la salle d'eau.
Riza regarda son fiancé en fronçant les sourcils tandis qu'il pénétrait sous la douche avec elle, un sourire niais sur les lèvres.
- On n'aura pas besoin de le préciser pour qu'il se fasse lui-même un dessin ! Précisa-t-elle tandis qu'il venait se blottir contre elle sous l'eau chaude.
- En effet ! S'exclama-t-il en lui mordillant la chaire mise à nue de sa nuque. Havoc et Breda se feront un plaisir de le lui faire.
- Roy ! Tenta-t-elle de le réprimander.
Mais sous les doigts experts de l'alchimiste, sa réprimande s'était plutôt transformée en gémissement de plaisir.
- Hummmmmm. J'aime t'entendre crier mon prénom comme ça ! S'exclama-t-il en la pénétrant sensuellement, la plaquant contre la paroi de la douche par la même occasion.
Surprise, Riza hoqueta sous le choc, mais très vite elle succomba sous le désir et sans qu'elle ne puisse plus rien contrôler, ils se retrouvèrent à faire l'amour dans la douche...
Ce n'est qu'une demi-heure plus tard qu'ils ressortirent de là, lavé, séché et habillé pour aller travailler. Riza s'attaqua à préparer du café tandis que Roy s'installait à table tout en baillant.
- Ça ne me dit toujours pas ce que je fais de mon appartement ! Reprit Riza une fois le café prêt.
Roy soupira et observa un instant le fond de sa tasse, réfléchissant.
- Rends-le !? Suggéra-t-il en levant son regard vers elle. Aux dernières nouvelles, tu loues un appartement meublé, donc ça ne devrait pas être difficile de caser toutes tes affaires ici !
Riza acquiesçât d'un simple signe de tête tout en portant sa propre tasse à ses lèvres. Après tout, elle n'avait pas beaucoup d'effets personnels de valeur et s'installer chez Roy ne devrait donc pas être compliqué... Mais Roy prenait-il en compte tous les détails !?
- Et Hayate ? S'exclama-t-elle après avoir bu une gorgée de son breuvage noir et amer.
- Quoi Hayate !? Répéta l'alchimiste en fronçant les sourcils, ne comprenant pas où voulait en venir sa fiancée.
- Tu vas devoir vivre aussi avec lui ! Expliqua-t-elle alors.
Était-il prêt à également partager son quotidien avec son chien !? Ce n'est pas comme s'ils s'entendaient aussi bien tous les deux ! Roy n'avait absolument aucune autorité avec lui... Hayate n'obéissait qu'à elle.
- Et !? Rétorqua Roy en accentuant son froncement de sourcils.
- Et tu ne sais pas y faire avec lui ! Signala la blonde avec un regard entendu avant de terminer son café.
- C'est lui qui ne sait pas y faire avec moi ! S'offusqua Roy n'appréciant pas de voir Riza prendre la défense du chien.
- C'est parce que tu n'as pas assez d'autorité sur lui ! Lui retourna Riza avec un petit sourire en coin.
- Pardon !? S'exclama Roy outré, les yeux écarquillés. Qui n'a pas d'autorité sur l'autre !? Renchérit-il avec un regard abasourdi.
Riza leva les yeux au ciel devant le comportement presqu'immature de Roy. Il ne semblait pas admettre le fait qu'elle puisse avoir plus d'autorité que lui... C'était sans doute son côté macho qui ressortait !
- Oh arrêtes, tes hommes ont plus peur de moi que de toi !
Elle avait dit cela avec un sourire mesquin et Roy la regarda d'un air blasé...
- C'est parce que tu es effrayante ! Ça n'a rien à voir avec la moindre autorité ! Lui fit-il remarquer pour se venger de sa remarque déplacée.
- Je suis effrayante !? Je te rappelle que tu m'as demandé en mariage hier soir ! C'est que je ne te fais pas si peur que ça ! Rétorqua-t-elle en se levant et en allant rincer sa tasse, retenant de sourire devant la scène de ménage enfantine que Roy lui faisait subir.
Est-ce que vivre quotidiennement avec lui allait ressembler à ça !? Elle avait tellement l'habitude des réveils silencieux et de boire son café, assise à sa petite table perdue dans ses propres pensées. Ça avait quelque chose d'envoutant d'avoir la compagnie de Roy dès le réveil.
- Mais peut-être que j'aime être effrayé par ta présence ! Rétorqua une voix chaude et sensuelle derrière sa nuque.
Lorsqu'un souffle chaud glissa le long de sa nuque, elle sentit tous les poils de son corps se dresser dans un frisson de désir. Quel beau parleur il faisait ! Sortirait-elle vivante d'un mariage avec Roy !? Elle avait l'impression qu'il faisait tout pour lui faire perdre pied. Et le pire, c'est qu'il s'en sortait très bien !
- Roy, tu es fou ! S'exclama-t-elle en riant légèrement de l'absurdité de ses propos.
- Oh oui ! Gloussa-t-il. Je suis fou de toi !
Sa voix était tellement sérieuse en disant cela que Riza se sentit fondre. Elle se retourna pour lui faire face et l'embrasser quand une question traversa son esprit... Elle stoppa son baiser, faisant grogner Roy au passage.
- D'ailleurs, depuis quand la loi a-t-elle changée !? Pourquoi je n'ai pas été mise au courant.
Ses sourcils étaient froncés à l'annonce de cette question et Roy se contenta de la regarder d'un air innocent, haussant les épaules comme si l'informer de la nouvelle situation n'était pas primordiale à ces yeux.
- Parce que si tu l'avais été, j'aurais perdu l'effet de surprise ! Roucoula-t-il ensuite avec un regard de braise.
Puis il captura de nouveau ses lèvres pour terminer ce qu'elle avait commencé, mais maintenant que l'essence de la caféine coulait dans ses veines, elle était bien réveillée et si elle laissait Roy poursuivre son petit manège, ils n'étaient pas près d'arriver au bureau ! Du coup, à contre cœur, elle mit fin à tout ceci.
- On est en retard ! Signala-t-elle simplement devant le regard boudeur de Roy qui soupira quand son regard se posa sur sa pendule.
Mais bon, il savait qu'elle avait raison. S'il ne gardait pas un minimum leur sérieux avec le boulot, ils pourraient perdre le privilège de leur union et ça, il était hors de question que cela arrive. Du coup, il suivit Riza vers la porte d'entrée.
- Je ne pensais pas que tu arriverais à abolir cette loi ! Reprit la blonde alors qu'ils atteignaient la voiture. Elle est là pour protéger les femmes militaires des agressions sexuelles !
- Je ne l'ai pas fait abroger ! Expliqua Roy en laissant cette fois-ci le volant à Riza.
Il aurait voulu conduire, mais vu l'heure et le fait qu'ils étaient en uniforme, il partait du principe qu'ils étaient en service et laissa donc le soin à son "lieutenant" de le conduire jusqu'au QG.
- Mais alors !?
Riza ne poursuivit pas sa question. A vrai dire, elle ne comprenait plus rien. Si la loi n'avait pas été abrogée, pourquoi Roy avait-il fait tout cela !? Il lui avait pourtant assuré qu'à présent, leur union était possible. Son expression se transforma en grimace et elle lança un regard en coin inquiet à son supérieur qui se contenta de sourire fièrement.
- J'ai juste fait ajouter une ligne sur les exceptions familiales !
Une ligne supplémentaire !? L'explication sonnait trop brève aux oreilles de la jeune femme qui ne se dérida pas, au contraire, ses sourcils étaient tellement froncés qu'ils étaient à deux doigts de se toucher.
Voyant que sa fiancée ne voyait absolument pas où il voulait en venir, Roy se permit donc d'approfondir son explication.
- Désormais, mari et femme peuvent tous deux travailler dans l'armée !
La bouche de Riza s'ouvrit dans un grand oh. Elle resta sans voix. Elle n'avait même pas réfléchi à cette solution. Roy avait vraiment dû se creuser la cervelle pour elle. Elle en était totalement émue. Non seulement il gardait la loi de la fraternisation active, pour aider à la protection de toutes ses femmes subissant des gestes déplacés de la part de leur collègue du sexe masculin. Mais en plus, il permettait aux couples les plus sérieux d'avoir une chance d'avenir dans l'armée sans que l'un deux ne doivent démissionner pour cela. Parce qu'elle n'était pas stupide et connaissait d'autres personnes dans son cas !
- C'est donc pour cela que tu n'as pas voulu attendre d'atteindre le sommet pour m'épouser ! Demanda-t-elle alors, un peu plus rassurée.
- Exactement ! S'exclama l'alchimiste en souriant.
Ça expliquait également le fait que Roy se soit dépêché de lui faire sa demande... La seule chance qu'ils avaient d'être ensemble, c'était d'être marié ! Mais... Comment ça se passerait pour eux d'ici là !? Ce n'est pas comme si la cérémonie allait avoir lieu dans un ou deux jours... C'était tout un travail de préparation et avec le boulot intense qu'ils accumulaient dernièrement, elle ne savait même pas où elle allait caser l'organisation d'un mariage dans tout cela.
- Mais on n'est toujours pas marié ! Rétorqua-t-elle alors, fronçant de nouveau les sourcils.
- Je sais, souligna Roy avec sérieux. Mais ne t'inquiète pas pour cela, j'ai fait en sorte que l'article souligne qu'une union peut-être tolérée s'il y a promesse de mariage et j'ai déjà signé une promesse de mariage auprès de ton grand-père.
Arrêtée à une intersection, Riza ne put s'empêcher de quitter les yeux de la route pour plonger son regard dans le sien. Il avait fait quoi !? Mais à quel moment avait-il pu signer une telle promesse !? Ils avaient passés les trois derniers jours à Ishval et ce n'était certainement pas là-bas qu'il se serait permis de faire une telle chose... Pas alors qu'ils étaient à la recherche des auteurs de l'attentat qui avait détruit une partie de l'ambassade.
- Quand as-tu fait cela !?
Elle avait beau réfléchir, elle ne voyait absolument pas comment il s'y était pris pour faire cela derrière son dos sans qu'elle ne remarque rien.
- Le jour où je lui ai proposé cette idée ! Rétorqua-t-il le plus simplement du monde en haussant les épaules. Donc depuis l'officialisation des mises à jour du règlement de l'armée, nous avons l'autorisation de nous fréquenter !
Les yeux de Riza s'écarquillèrent sous le choc. Depuis combien de temps son grand-père était-il au courant de cela !? Mais bon, après tout, ce n'était qu'un détail... Il avait dû comprendre les intentions de Roy dès le moment où il avait fait cette demande incongrue...
- Je suppose qu'il y a une clause de limitation !?
Ce serait trop simple sinon... Il suffirait de faire signer une promesse de mariage pour se mettre en couple avec l'un de ses collègues et de la faire durer sur du long terme...
- Effectivement ! Concilia Roy avec un regard entendu. Nous avons six mois pour nous marier sinon la promesse de mariage ne tient plus et une sanction sera mise en vigueur.
Les yeux de Riza s'écarquillèrent un peu plus. Six mois !? Mais comment voulait-il qu'ils s'organisent en six mois !? Il y avait tellement de chose à penser ! Trouver un endroit où le célébrer ! Une date pour le célébrer ! Ils étaient en plein mois d'avril, ce qui leur laisser jusque fin octobre... Fallait-il mieux se marier en été ou en automne !? Elle n'en avait aucune idée, mais s'il choisissait de le faire en été ça leur laissait encore moins de temps... Sans compter les inviter ! Ils allaient devoir se dépêcher de les sélectionner... Qui devraient-ils inviter !?
Riza sentit sa tête lui tourner avec toutes les choses qu'il y avait à penser... Son silence alarma Roy qui essaya de la rassurer.
- Ne t'inquiète pas, je suis sûr que Grumman est déjà en train de tout planifier !
Mais la grimace de Riza ne se dérida pas. Était-ce vraiment une bonne chose de laisser l'organisation de leur mariage entre les mains de son grand-père !?
- Tu comptes vraiment lui laisser le soin de tout préparer !?
- Oui ! Concilia-t-il une nouvelle fois avec un regard très sérieux. Tu comptes rester là toute la journée !? Renchérit-il ensuite avec un sourire en coin.
Riza sursauta et réalisa qu'elle n'avait toujours pas repris sa route jusqu'au QG. Reprenant ses esprits, elle remit le contact en route et termina le trajet en silence, ne comprenant pas pourquoi Roy laissait aussi facilement ce projet qui représentait leur union aux mains du Généralissime.
- Il n'a jamais pu organiser le mariage de sa propre fille donc il veut être de la partie pour celui de sa fille ! Notifia finalement Roy, lorsqu'il réalisa que Riza se prenait trop la tête sur le sujet.
Heureusement qu'il avait attendu qu'elle se gare pour sortir ça car son visage se décomposa. Dans son esprit, un nouveau flot de questions émergeait avec abondance.
- Mais quand avez-vous parlé de ça !?
Même elle, elle n'était pas au courant de ce détail ! Elle ignorait que son propre grand-père pouvait avoir du remords sur le lien qui l'avait éloigné de sa fille et qui avait fait qu'elle avait grandi sans pratiquement jamais passer de temps avec lui parce qu'il détestait son père.
- Je ne sais plus, lors d'une partie d'échec je crois ! S'exclama Roy en haussant les épaules, comme si pour lui, ce détail n'avait aucune importance.
Mais pour elle, ça en avait ! Ils étaient tellement concentrés sur leur conversation, qu'ils ne firent même pas attention aux regards en coin et aux chuchotements des soldats qu'ils croisèrent dans le couloir. Ce n'est qu'une fois arrivé devant leur bureau, qu'ils prirent connaissance du monde extérieur.
- Alors comme ça c'est vraiment vrai ! S'écria un Breda complétement fou en apparaissant brutalement devant eux lorsqu'ils entrèrent dans le bureau.
Roy et Riza haussèrent tous deux un sourcil. De quoi parlait-il !?
Le regard de Breda allait de l'un à l'autre, puis il descendit vers la main de Riza. Celle qui portait toujours la bague de fiançailles que Roy lui avait offerte la veille. Ses yeux s'écarquillèrent et sa bouche s'ouvrit comme celle d'un poisson. Il était sans voix.
- Que se passe-t-il ici !? Demanda Riza d'une voix autoritaire.
Derrière Breda, Fuery et Martin n'étaient pas mieux lotis, ils avaient des yeux ronds comme des soucoupes et avaient eux aussi leur regard dirigé sur leurs supérieurs. Hayate quant à lui, fut très heureux de voir sa maîtresse de retour et s'empressa d'aller à sa rencontre. Il aimait beaucoup passer du temps avec Fuery, mais comme il dormait à la caserne, il se retrouvait à dormir dehors et le confort de son panier lui manquait. Le retour de sa maîtresse voulait dire, le retour à la maison pour lui. Du coup, l'agitation qui régnait dans la pièce n'était que secondaire pour lui.
Martin fut le premier à reprendre ses esprits et à tendre une coupure de presse du jour vers eux. Intriguée, Riza le prit et écarquilla les yeux à l'annonce qu'elle lisait dans la catégorie "info insolite du jour" : " LE GENERAL MUSTANG S'EST FIANCE ! QUI EST L'HEUREUSE ELUEE !?".
Riza se retint de lever les yeux au ciel, ça faisait à peine douze heures qu'ils s'étaient fiancés ! Comment la presse pouvait déjà avoir eu vent de l'information !? Si seulement les journalistes pouvaient mettre leur talent d'investigateur pour résoudre les enquêtes criminelles aussi vite... Ça leur éviterait beaucoup de soucis !
Enfin, le bon côté des choses, c'est que personne ne semblait l'avoir reconnu et donc pour l'instant, elle pouvait souffler tranquillement... Enfin, dans la rue, parce que dans ce bureau, il allait être difficile de cacher l'identité de "l'heureuse élue" puisque tous avaient déjà pu remarquer la bague qu'elle portait au doigt.
- Je ne comprends plus rien ! Pourtant la loi sur la fraternisation n'a pas changé ! S'exclama Breda toujours aussi abasourdi en agitant ledit règlement militaire dans ses mains.
Roy le lui arracha des mains et lui plaqua sous le nez la loi en question, le doigt pointé sur la ligne des exceptions.
- La loi en elle-même non, mais les exceptions qu'elle contient si ! Rétorqua-t-il avec un sourire narquois.
Il était tellement fier d'en boucher un coin à son équipe. Dommage qu'Havoc avait dû rester à Ishval, Il aurait beaucoup aimé voir sa réaction à lui aussi. Parce qu'il avait beau être officiellement au courant de leur liaison, il ne lui avait jamais dit qu'il avait l'intention de la demander en mariage aussi rapidement.
Avec un regard rêveur, il récupéra la coupure de presse des mains de Riza et en se mit à sourire niaisement tout en lisant l'article.
- Et bien, les nouvelles circulent vite à ce que je vois !
La situation le faisait rire, contrairement à Riza dont le regard s'assombrit. Elle savait que Roy aimait être sur le devant de la scène, mais elle, ce n'était pas son cas. Même si à l'heure actuelle tout le monde ou presque ignorait l'identité de "l'heureuse élue", elle savait que ça ne durerait pas et que son identité serait vite dévoilée, ce n'était qu'une question de jours, d'heures même... La nouvelle risquait de tourner dans le QG comme une traînée de poudre.
- Non mais dites-moi que je rêve ! S'éleva une voix féminine dans le couloir qui fit sursauter tout le monde dans le bureau.
En moins de deux, une Rebecca essoufflée débarqua dans le bureau comme une furie, elle tenait dans les mains la même coupure de presse que le sergent Martin avait tendu à Riza à leur arrivée. Ses yeux étaient écarquillés sur Roy qui la regardait avec amusement. Elle semblait furieuse.
- C'est quoi cette histoire !? Cracha-t-elle en jetant le journal à la figure du Général qui surpris en perdit son sourire.
Rebecca Catalina n'était pas bien, elle ne comprenait pas cette histoire de fiançailles. Elle savait à quel point sa meilleure amie était amoureuse de son supérieur... Elle ne pouvait pas croire qu'il s'était fiancé et qu'il venait de briser le cœur de Riza. Car Rebecca, comme les autres membres de l'équipe, était partie du principe que la loi sur la fraternisation n'avait pas changé et du coup, elle s'était laissée emportée par sa rage...
- Comment pouvez-vous faire une telle chose !? N'avez-vous donc aucun principe !? Hurlait-elle avec colère.
- Rebecca... Tenta d'intervenir Riza avant de se faire couper la parole.
- Et toi ! S'emporta-t-elle vers sa meilleure amie. C'est tout l'effet que ça te fait !? Tu vas laisser cette fille marcher sur tes plates-bandes !? Tu ne vas pas te battre pour lui !? S'écria-t-elle en pointant un doigt accusateur vers le Général.
Dans le bureau, le silence se fit, les trois membres de l'unité Mustang présent, essayèrent de se faire tout petit, effrayés par la colère qui émanait du second lieutenant Catalina. Personne n'osait lui dire que la fille en question était justement leur lieutenant... Après tout, eux aussi avaient eu la même réaction qu'elle en découvrant l'article, enfin presque.
Riza, ne sachant pas comment faire comprendre à Rebecca qu'elle s'induisait toute seule en erreur et ne sachant pas quoi dire pour qu'elle se taise, se contenta donc de lever sa main gauche vers elle. D'abord furieuse, la brune n'y prêta pas attention. Elle s'apprêtait de nouveau à reporter sa colère sur le Général quand l'éclat du diamant lui tapa dans l'œil. Elle tourna brusquement la tête en direction du bijou, avec la même expression sur le visage que le lieutenant Breda à la vue de la bague. Elle ouvrit et referma la bouche plusieurs fois. Sa colère avait baissé d'un cran pour totalement disparaître. Elle se contenta de tourner sa tête de Roy à Riza sans comprendre.
Ce n'est que lorsque le lieutenant Breda lui fourra sous les yeux l'article de loi avec son doigt pointé sur les exceptions comme son supérieur l'avait fait précédemment avec lui, que ses yeux s'écarquillèrent, réalisant alors qu'elle n'avait pas tout compris. Son expression changea du tout au tout et elle leva les mains devant sa bouche complètement surprise. Il lui fallut une minute supplémentaire pour totalement assimiler l'information avant de sauter dans les bras de Riza qui surprise, vacilla et se rattrapa de justesse pour ne pas s'écrouler sur le sol avec la sniper brune.
- Oh Mon Dieu ! Oh Mon Dieu ! OH MON DIEU ! Ne pouvait-elle pas s'empêcher de crier dans le bureau. Félicitations ! Hurla-t-elle ensuite ne parvenant plus à contenir sa joie.
Elle était dans un tel état d'euphorie que rien ni personne ne parvenait à la ramener sur terre. Roy assista à cette scène avec amusement, un petit pincement au cœur en se disant que la réaction de Maes aurait pu être exactement la même que celle de Rebecca. Il devait être tellement fier de lui de là où il était.
- Je ne comprendrais jamais comment elle fait pour changer d'humeur en un quart de seconde ! S'exclama Breda légèrement gêné pour elle. Mais elle a raison ! Félicitations ! S'exclama-t-il ensuite vers ses deux supérieurs !
Lançant les hostilités, Tous les membres de l'équipe les félicitèrent également pour leur mariage. Ensuite Breda charria Fuery sur une histoire de paris, ce qui fit rire Roy et lever les yeux au ciel à Riza. Il arrêta de rire lorsque l'équipe essaya d'en savoir plus sur leur relation, car pour eux il était évident que le Général n'avait pas juste demandé son assistante en mariage comme ça sur un coup de tête et que quelque chose devait se jouer entre eux depuis un moment déjà ! Breda était vraiment friand d'avoir des réponses car il avait gros à jouer avec certains de ses paris, mais nos deux tourtereaux n'avaient aucune intention d'en dire davantages.
- Ne vous inquiétez pas ! Chuchota Rebecca aux autres membres de l'unité Mustang. Je vais cuisiner Riza ! Renchérit-il avec un clin d'œil.
Bien qu'ils ne savaient pas trop comment elle comptait cuisiner le lieutenant Hawkeye, ils acquiescèrent d'un signe de tête. Puis le Général réclama de l'ordre dans le bureau et tout le monde se remit au travail. Une ambiance chaleureuse baignait dans le local et les sourires ne quittaient plus les lèvres de chacun.
Puis, en se frappant le sommet du crâne, le sergent Martin se leva avant d'aller toquer au bureau du Général Mustang sous le regard interrogateur de Riza.
- Général Mustang ! S'exclama-t-il une fois dans le bureau. Il me semble que vous vouliez me voir ce matin dans votre bureau ! Expliqua-t-il devant le regard interrogateur qu'il lui lançait.
Et d'un coup, c'est comme si Roy était revenu à la surface. Il vivait comme dans une bulle depuis qu'il avait pris sa décision de demander Riza en mariage, en oubliant l'attentat mais surtout son père et les paroles qu'il avait prononcé lors de leur dernière altercation.
- Oui ! Se reprit-il soudainement en perdant son sourire. Avez-vous du nouveau concernant Reynald Mustang !?
Il aurait voulu garder cette bulle de confort qu'avait amené sa demande en mariage, mais il fallait qu'il se rende à l'évidence que ce ne serait que de courte durée. La situation actuelle qu'il traversait, était loin d'être très joyeuse ! Même si l'attentat d'Ishval n'avait créé aucune perte humaine, et Roy en était vraiment soulagé, il ne pouvait pas non plus prendre cet avertissement à la légère. Et puis Rey qui débarque à Ishval... Il trouvait ça louche... ça sentait mauvais. Il fallait à tout prix qu'il découvre ce qu'il traficotait.
- Et bien pour être honnête, pas vraiment !
A cette annonce du Sergent, Mustang fronça les sourcils, ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait entendre de la bouche de son subordonné.
- J'ai essayé de remonter les archives et de retracer son parcours après 1897, renchérit le dit sergent en déglutissant devant la mine sombre de son supérieur. Mais je n'ai rien appris... Mis à part qu'il a quitté Amestris en 1898 et que je ne trouve plus aucune trace nulle part ensuite !
Mustang prit son habituellement pose de réflexion qui consistait à poser ses coudes sur son bureau et à poser son menton sur ses mains jointes.
- Quitter Amestris !? Répéta-t-il d'une voix interrogatrice. Mais pour aller où !?
Il parlait plus pour lui-même que pour le Sergent qui dansait d'un pied sur l'autre mal à l'aise. C'était la première fois qu'il ne menait pas une requête de son supérieur à terme et il concevait bien que c'était sans doute pour lui la requête la plus importante pour lui. Il se sentait nul et avait peur d'être réprimandé ou pire, qu'il regrette de l'avoir choisi lui pour honorer cette missive.
- Je ne sais pas, le registre indique qu'il serait mort... Reprend-t-il en essayant de garder contenance.
Le Général fronça les sourcils devant lui. Mort !? Impossible, c'était bien son géniteur qu'il avait vu. Qu'il se soit fait passer pour mort !? Ça par contre, c'était tout à fait possible ! D'après Chris, depuis leur majorité, il passait son temps à mettre son nez dans des magouilles foireuses lui attirant pas mal de problème. Et il se souvenait de certains passages de sa vie avec lui... Il n'était pas tout blanc... Cela ne l'étonnait qu'à peine qu'il ait pu simuler sa propre mort pour se faufiler dans l'ombre. Mais pourquoi !?
- C'est impossible, je l'ai vu en chair et en os ! Il doit forcément avoir pris une autre identité.
Le sergent approuva. Il n'avait pas pensé à cette piste... Pour lui, il était évidemment mort, mais si son supérieur l'avait vu en personne, alors c'était certainement un raisonnement plus logique.
- La dernière ville où il aurait été aperçu est dans le sud pas très loin de la frontière avec Aruego...
A la frontière avec Aruego ? Roy n'aimait pas vraiment cette annonce... Il aurait pu tout aussi bien changer de territoires et qui sait dans quelles autres magouilles il se serait fourré à l'étranger !
- Comment savoir ce qu'il est devenu !?
La question du Général était plus une suggestion personnelle sur son père, mais comme il avait parlé à voix haute, le sergent se permit de prendre la parole.
- Si je pouvais me rendre sur place, je pourrais chercher directement dans les archives administratives de la ville où il a disparu, mais...
Martin se tût, devait-il aller au bout de son raisonnement !? En tout cas, il avait capté l'attention de son supérieur.
- Mais quoi !? Insista Mustang, les sourcils toujours froncés.
- Et bien, déglutissait-il avec difficulté. C'est-à-dire que j'enquête pour vous en dehors de mes heures de bureau et... Je ne vois pas comment je pourrais me rendre là-bas après le travail et être de retour le lendemain pour retourner à mon poste à l'heure... Et puis, même si c'était faisable, je ne peux pas entrer par effraction en pleine nuit dans les archives de la ville !
Le sergent était vraiment mal à l'aise, il était prêt à donner de sa personne pour aider son supérieur à trouver des réponses, mais il fallait qu'il lui fasse comprendre qu'il ne pouvait plus agir seul, ni sans l'aide d'une tierce personne...
Roy reprit un air sérieux et concentré. Si ce n'était que ça le problème, il n'y voyait pas d'inconvénient. Martin était jeune et dynamique il trouverait bien une explication au fait qu'il doit se rendre là-bas. Ce n'était pas un problème. Après tout, il dirigeait cette caserne et toute demande de mission ou de congés passait par son bureau. Enfin, par son bureau !? Pas vraiment, c'était Riza qui filtrait tout... Et il savait qu'elle ne laisserait pas passer ce détail, surtout en sachant qu'elle avait déjà essayé de le cuisiner une fois pour avoir des infos, ce jour-là, il avait été dur avec elle en l'envoyer balader... Sauf que depuis, ils avaient fait du chemin et qu'elle s'était confiée... Devait-il en fait autant !? Il se rendait compte qu'il n'allait plus pouvoir lui cacher le retour de son père très longtemps ! Il allait falloir qu'il ait une discussion avec elle ce soir avant d'aller retrouver Chris...
- Bon ! S'exclama-t-il à l'intention de son subalterne. Je te tiendrais au courant de la suite des évènements, pour le moment tu peux disposer !
- Bien mon Général ! S'exclama Martin en faisant son salut militaire avant de quitter le bureau à la hâte.
Roy se prit la tête dans les mains, un nouveau flot de questions se posait dans son esprit et il devait prendre sur lui pour ne pas courir immédiatement chez Chris... Il aurait pu avoir des réponses à ses tourments s'il était allé la voir dès son retour, mais il avait voulu faire passer Riza avant son géniteur, parce qu'il ne voulait pas que Rey soit prioritaire sur sa vie.
Il était tellement absorbé par ses pensées qu'il n'entendit même pas Riza entrer dans son bureau à la suite du sergent. Ce n'est que lorsqu'elle prit la parole qu'il s'en rendit compte dans un sursaut de surprise.
- Est-ce que vous comptez un jour me dire ce que vous trafiquez avec le Sergent Martin !? S'exclama-t-elle les mains sur les hanches.
Mince, lui qui pensait discutait de tout cela tranquillement ce soir, voilà qu'elle le prenait en grippe dans son bureau... Que devait-il faire !? Ce n'était pas le moment... En plus, elle avait fermé la porte... Ils étaient seuls dans le bureau... Qui sait quel genre de film loufoque était en train de s'imaginer Breda derrière la porte !?
Pourtant, vu la façon dont elle avait de s'adresser à lui, il n'y avait aucun doute à avoir sur le professionnalisme de cette discussion.
Mais cela n'empêcha effectivement pas le lieutenant de se poser des questions.
- A-t-on avis Fuery, que se passe-t-il à l'heure actuelle derrière cette porte !?
Il avait dit cela en fronçant les sourcils, un sourire stupide sur le visage. Le sous-lieutenant leva un sourcil interrogateur vers son collègue, puis vers la porte close de son supérieur derrière laquelle le lieutenant Hawkeye avait disparu, puis il haussa les épaules.
- Vous vous faites trop de film lieutenant ! S'exclama-t-il simplement avant de retourner à son travail.
Breda le regarda un brin offusqué. Trop de film !? Il venait d'apprendre les fiançailles de leurs supérieurs qui étaient tous deux enfermés dans ce bureau.
- C'est toi qui es trop naïf Fuery !
Ce dernier, outré d'être ainsi qualifié par cet obsédé, car pour lui Breda était aussi fou qu'Havoc !, réhaussa ses lunettes sur son nez avant de rétorquer.
- Naïf, mais réaliste ! Ce n'est pas parce qu'elle est fiancée au Général que le lieutenant va changer du jour au lendemain ! Elle est bien trop professionnelle pour réaliser la moindre de vos pensées perverses ! Vous verriez mieux d'aller consulter vous et le Colonel Havoc car des fois, vos propos sont assez inquiétants !
Puis sans demander son reste, il se leva pour se rendre à la salle des radios, ne supportant plus les pensées loufoques de son collègue.
Le rouquin le regarda partir stupéfait. Son meilleur ami lui manquait. Au moins, avec lui, il aurait pu rire de la situation, là, il s'en retrouvait extrêmement gêné.
To be continued...
Bonjour bonjour !
A la base, j'avais l'intention de publier ce chapitre demain matin, mais en le relisant, j'étais tellement à fond dedans et à m'imaginer vos réactions en le lisant que je n'ai pas pu m'empêcher de le poster légèrement en avances !
J'espère qu'il vous a plus ! Merci à Sow'Mama, Luciole, LenaFMA, L'atelier des chats et Hachiko972 pour vos commentaires sur le chapitre précédent ! Deux chapitres à la suite où il y a de l'amour et du guimauve, je suis sûre que vous appréciez ! Savourez le car, la suite sera certainement un peu plus difficile, mais bon, désormais, Roy et Riza sont unis et compte le rester, donc ce sera beaucoup moins dur pour vous comme pour eux !
Je n'ai toujours pas pris d'avance sur cette histoire et il ne me reste qu'un seul chapitre de prêt, donc je pense le poster d'ici mardi prochain (comme je l'ai déjà dis, maximum une semaine entre deux chapitres). Ca me laisse une bonne dizaine de jours pour m'y remettre avec concentration ! Après, malgré ma semaine assez compliquée (merci à ceux qui m'ont envoyé des petits messages privés, ça m'a tellement touché), j'ai tout de même écrit le chapitre 6 de L'été où je t'ai rencontré qui sera publié jeudi matin et qui fait plu de 9000 mots !
Je vous souhaite une bonne journée et vous dit donc à jeudi ! Gros bisous.
Sei.
