Chapitre 65 :

Battu par le plafond

Le serpent siffla trois fois avant de ramper vers le Mage Noir, il s'enroula autour de sa jambe avant qu'ils ne transplanent ensemble.

"Bonsssoir…" suçura la voix glaciale.

Ils étaient arrivés dans l'ombre d'un salon chaleureux typiquement moldu.

"Qu... qui êtes-vous ? C... comment... ?"

Un éclair vert. La femme tomba, morte. L'homme cria... et tomba. Mort. Un hurlement de bébé s'éleva dans la chambre du haut et une petite fille, quatre ans à peine appelait ses parents.

"Nagini... je te laisssse le bébé."

Alors le serpent glissa, avide et il y eût un autre éclair vert. Bang.

Le reptile continuait son ascension vers le bambin. Ils se regardèrent quelques secondes, hésitants. Puis il fonça, crocs en avant et avala tout.

Les os craquèrent… le sang coula…

Et Harry se réveilla en sursaut, le coeur en chamade. Il sentait encore le goût du sang dans sa bouche, pouaaah.

"Merde !" cria-t-il. "Max ? M... Max ?"

Peu à peu, il reprenait ses esprits : les Détraqueurs étaient parti et Max aussi, elle n'était plus venu se blottir contre lui depuis plusieurs semaines. Les cauchemars avaient disparu mais ceux d'Harry s'étaient aggravés. Évidemment... pourquoi avait-il cru que ça s'arrangerait aussi facilement ?!

"Maaax..." soupira-t-il.

Il se leva et marcha jusqu'au mur ajaccent à la chambre de Max, elle dormait de l'autre côté de ce mur. Il se demanda s'il pouvait l'exploser… bien sûr qu'il POUVAIT, c'était certainement pas la bonne question. En fait, la vraie question était : comment pourrait-il se justifier ? Ce ne serait pas la première fois qu'il faisait ce coup-là et ils allaient finir par se poser des questions. Le genre de questions auxquelles on ne veut pas réfléchir, celles qu'il ne faut jamais poser. Jamais.

"Si j'étais Max, qu'est-ce que je ferai ?" se demanda-t-il.

Il se toucha les pectoraux. Ouais... faut jamais penser aux filles mais s'il en était une, il ne se priverait pas et il ferait partager les copains.

"Il faut que je frappe quelque chose !" s'écria-t-il, soulagé.

Alors il alluma sa baguette d'un geste, attrapa son épée et enfila une paire de bottes sur son pyjama de soie noire brodé Redwood. Direction le placard à balais...

Dans un autre coin de la Salle Commune des Redwood, Peter Pettigrow essayait de trouver une position correcte pour dormir... argh. Entre son matelas défoncé, l'odeur putride du placard et les petits cris des rongeurs qui vivaient sous le plancher, impossible de fermer l'oeil. Quand il avait demandé à Harry Black quand il aurait le droit d'avoir une vraie chambre, son bourreau attitré lui avait répondu qu'il dormirait dans un placard aussi longtemps que lui avait dormi dans un placard... comme si c'était de sa faute !

"Toc. Toc. Toc." murmura une voix meurtrière de l'autre côté de sa porte.

Peter se redressa d'un bond, sa tête cogna le plafond et il se recoucha, battu par le plafond.

"Peter... Peter... Peter... je m'ennuie." suçura Harry de l'autre côté. "Et quand je m'ennuie, j'ai besoin d'étouffer ta BIIIP et BIIIP'rouge jusqu'à lécher ta BIIIP et prendre le bout de ta BIIIP ET LE REMPLIR AVEC PLUS DE SANG JUSQU'À CE QUE BIIIIIIIIIIIIIIIIP !!!"

Peter avait glissé, terrifié. Le balais qu'il avait callé pour coincer sa porte le protégeait... mais ça ne suffirait pas.

"Pitié. Pitié. Pitiééé..." supplia-t-il.

Harry força sa porte, le balais frappa plusieurs fois le mur et le manche commençait déjà à plier. Alors Peter se recroquevilla dans un coin et il réalisa que les courants d'airs qui le glaçaient émanaient de là. Un trou ! Il y avait un trou et il pouvait sortir !

"PETER !!! J'arrive..."

Il arracha plusieurs lattes du plancher puis il se contorsionna, le dos cabré et sa jambe fut eraflée par un clou, tout du long.

"Aïe. Ouille... Ouille..." dit-il.

Il poussa davantage sur ses bras et enfin, il pu s'élancer dans le couloir. Là, il couru jusqu'aux escaliers qui montaient jusqu'à la Chambre des Secrets. Sauvé... pour le moment.

"Cecil, regarde mon nouveau propulseur : t'arriveras jamais à esquiver... ÇA !!!"

Harold et Cecil étaient en train de jouer à se tuer comme si c'était une activité parfaitement normale en plein milieu de la nuit.

"Bou-ffon." lui dit Cecil par sa voix mécanique. "Qui t'a a-ppri à te ba-ttre ?"

Non seulement il l'avait esquivé mais il avait aussi contre-attaqué avec un puissant jet de glace.

"On ne pré-vient pas A-VANT d'a-tta-quer. Cré-tin."

"C'est bon, t'as gagné. Je me rend..." dit Harold, les mains en l'air.

"On n'a-rrê-te pas le com-bat quand la vic-ti-me le dé-ci-de... on a-rrê-te u-ni-que-ment quand le ga-gnant se la-sse de la sou-ffran-ce."

"Euh... Cecil, tu me fais peur, là."

"Ou al-ooors... si tu meu-res. Bien sûr."

"Pettigrow !!! Bouge ton cul et viens m'aider."

Peter restait figé. Horrifié. Il balança le premier truc à sa portée : un coussin. Pouf.

"T'es pathétique !!! Meeerde..." jura notre pauvre Harold.

Peter voulut lancer un sort mais il se retrouva trop vite pendu par les pieds au-dessus du bassin à piraña.

"Waw. T'es trop balèze." complimenta-t-il.

Cecil ne se tourna pas vers lui mais il essaya, décalage par vision de womatou et il lui sourit.

"T'as vu, Ha-rold ? Lui il a com-pris com-ment ne pas mou-rir. Fais-moi un com-pli-ment..."

"Vas crever !!! AAAAAAAAAAAAH !!!"

Il y eût un boum puis un paf et Harold disparu.

"Il... va s'en sortir, pas vrai ?" s'inquiéta Peter.

"Ça dé-pend... j'es-pè-re qu'il a bien fait ses de-voirs, cet au-to-mne."

Peter avait du mal à s'imaginer qu'il serait dans la même classe que lui, il paraissait si mature et tellement plus puissant.

"C'est vrai que t'es aveugle ?" demanda-t-il.

"A-veu-gle, sourd, muet et ca'sse-coui'lle." récita Cecil.

"Tu peux me dire combien j'ai de doigt, là ?"

"Ça dé-pend." répondit Cecil d'un ton morne.

"Ça dépend de quoi ?"

"A-vant ou a-près ma ven-gean-ce ?"

-Fin du 65ème chapitre-

...à suivre...