EPILOGUE

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8 ans plus tard

Seul le vrombissement assourdissant de la locomotive à vapeur semblait pouvoir couvrir les piaillements incessant des voix juvéniles. Hermione n'était pas revenue sur le quai du Poudlard express depuis vingt ans. Pourtant, tout était aussi limpide que dans ses souvenirs. Les enfants avaient toujours cette même expression de ravissement quant à l'idée de retrouver leurs camarades après ce long été. Les plus jeunes étaient blottis contre des parents tentant de dissimuler tant bien que mal leurs larmes naissantes.

Hermione faisait partie de ces mamans qui, le visage tendu, crispait ses doigts autour de la main de sa fille. Cette année, Rose faisait son entrée à Poudlard. Cette perspective, bien qu'elle réjouissait Hermione, la terrorisait. Dans quelques semaines, elle aurait trente huit ans, et cette nouvelle ne l'emballait pas vraiment. Voir son bébé partir pour ce qu'elle avait longtemps considéré comme les meilleures années de sa vie était plus dur qu'elle ne l'aurait cru.

Hermione sentit Rose s'agiter à côté d'elle et relâcha sa prise qui la maintenait toujours fermement. Elle regarda sa fille avancer en direction de son père qui les rejoignait, l'air hagard.

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« Papa ! » s'écria-t-elle en sautant dans ses bras.

« Salut ma citrouille. » répondit-il en déposant un baiser sur son front. « Alors, prête pour en faire voir de toutes les couleurs à ces nigauds de Serpentard ? »

« Ron ! » le rabroua Hermione. « J'espère que tu seras une élève exemplaire, Rosie. Peu importe la maison dans laquelle tu seras, je compte sur toi pour ne pas t'attirer de problèmes. Ta priorité, c'est de réussir tes études, toutes ces histoires de rivalités ne sont pas à prendre en compte. »

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Rose approuva d'un hochement de tête significatif alors qu'Hermione entendait pouffer derrière elle.

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« Quoi ? » grogna-t-elle en se retournant vers la source du bruit.

« Rien. Je trouve juste que tu es mal placée pour donner ce genre de conseils à ta fille, quand tu vois toutes les aventures que tu as vécu avec Harry. »

« Hé ! » s'écria-t-elle en lui assénant un coup de poing dans l'épaule. « Ne me fais pas perdre ma crédibilité devant ma fille ! »

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Dean leva les yeux au ciel et s'accroupit devant la petite fille.

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« Tout vas bien se passer, Rose. N'écoute pas trop toutes les histoires que te racontent tes parents. »

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Ce fut au tour de Ron de donner un petit coup à Dean qui n'en prit pas cas et continua sa tirade.

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« Je suis sûre que tu vas bien t'amuser, tu verras, il y a tellement de chose à découvrir à Poudlard ! »

« Oui, j'ai hâte de voir le plafond de la Grande Salle. Vous saviez qu'il était magique ? Je l'ai lu dans l'Histoire de Poudlard ! » s'exclama-t-elle en bombant le torse de fierté.

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Elle arborait exactement le même air que sa mère qui regardait à présent de manière hautaine Dean et Ron qui levaient les yeux au ciel en souriant.

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« C'est bien la fille de sa mère, celle là. » souffla Ron à l'oreille de Dean qui laissa échapper une léger rire.

« Est-ce que tu as bien pris tout ce qu'il te faut ? » demanda Hermione en sortant un parchemin d'au moins soixante centimètres de son sac à main.

« Oui maman, j'ai vérifié trois fois hier soir et encore deux fois ce matin. » répondit Rose en comptant sur ses doigts.

« Bon, très bien. Si tu as besoin de quoi que ce soit, envoie nous un hibou, à papa ou moi, nous t'enverrons tout ce qu'il te faudra. » dit-elle en fourrant énergiquement sa liste dans son sac. « Où sont les Potter ? » demanda-t-elle finalement en se redressant sur la pointe des pieds.

« Là, maman, je vois Lily ! » s'exclama Hugo qui agitait ses bras dans leur direction.

« Toujours en retard, ceux-là. Regarde Harry, il semble plus décoiffé que jamais. Et tu as vu la tête de Ginny ? Je mets ma baguette à couper qu'ils se sont encore disputés parce qu'ils étaient en retard ! » rit Ron en secouant la tête.

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Mais Hermione n'entendait pas leurs discussion. En cherchant Harry du regard, elle avait aperçu, dissimulée entre deux volutes de fumée blanche, la droiture sévère et la chevelure presque blanche du plus bel homme qui lui ait été donné de voir.

Drago Malefoy se tenait raide comme un piquet, au milieu du quai, tenant son fils par la main. Scorpius, le visage tout aussi digne que son père, regardait droit devant lui, ne laissant filtrer aucune émotion.

Hermione ne pouvait cesser de le contempler. Pourtant, cette vision était particulièrement douloureuse et, elle ressentit un profond pincement au cœur alors qu'il se penchait vers son fils pour le serrer dans ses bras. Elle se mordit l'intérieur des joues pour retenir une larme lorsqu'elle sentit une main aimante se poser sur son épaule.

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« Le petit Scorpius fait sa rentrée, cette année. » glissa Harry à l'oreille de son amie.

« Oui... » souffla-t-elle.

« Tu devais bien t'attendre à le revoir. »

« Entre l'attente et la réalité, il y a un monde, Harry. » articula-t-elle difficilement en se retournant lentement vers son ami, quittant dans un geste douloureux Drago du regard.

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Harry hocha doucement la tête et ne fit pas d'autre commentaire, préférant uniquement serrer son bras dans un geste de soutien.

La dernière fois qu'elle avait vu Drago, c'était un an auparavant. Par un heureux hasard, ils s'étaient retrouvés dans le même hôtel sorcier du sud de l'Espagne. Hermione et ses enfants arrivaient pour leur semaine de vacance alors que Drago et sa famille devaient repartir le lendemain. Il était si beau en short de bain, allongé sur son transat, de grandes lunettes le protégeant du soleil. Elle était restée pantoise face à cette vision. Très vite, se sentant observé, Drago avait tourné la tête vers elle et l'avait gratifié de son éternel sourire en coin.

Quinze minutes plus tard, ils faisaient l'amour dans les vestiaires de la piscine. Il en était ainsi à chaque fois qu'ils se recroisaient.

Hermione avait cru mettre un point final à leur histoire huit ans plus tôt, alors qu'il lui avait avoué son amour. Cela avait duré six mois sans aucun contact. Et puis, Drago était revenu vers elle, un midi, alors qu'elle déjeunait dans son bureau. Leur histoire avait repris dans la clandestinité durant quelques mois. De nouveau, les disputes au sujet de l'impossible divorce du blond avaient repris et, encore une fois, ils s'étaient séparés. Depuis, ils s'étaient revus, quelques fois par hasard, d'autres fois plus ou moins volontairement. Systématiquement, leurs corps se retrouvaient dans une frénésie transcendante et, systématiquement, ils se quittaient de nouveau après leurs ébats fiévreux.

Hermione avait eu quelques histoires durant ces années. Des choses plus ou moins sérieuses, plus ou moins heureuses. Elle avait rencontré un homme, trois ans plus tôt, au mariage de Dean et Charlotte, sa nouvelle collègue qui était vite devenue plus. Leur histoire avait duré presque deux ans pendant lesquels elle avait cru pouvoir s'engager dans quelque chose d'intense à nouveau. Pourtant, il avait toujours quelque chose qui lui manquait. Son compagnon n'était jamais assez charismatique ou intriguant. Leurs ébats n'avaient pas l'intensité qu'elle avait pris l'habitude de connaître. Elle avait pris conscience de son obsession lorsqu'un jour, en regardant son partenaire du moment, elle l'avait trouvé trop brun et ne rêvait que de voir des cheveux platine poindre sur le sommet de son crâne. En bref, une seule et unique personne revenait toujours en boucle dans sa tête, lui infligeant un profonde douleur quant à l'impossibilité de leur relation.

L'accolade que lui donna sa fille finit de la tirer de ses rêveries. Elle la serra fort contre elle et l'embrassa avec chaleur avant de la regarder monter dans le Poudlard Express accompagnée d'Albus qui avait gentiment proposé de lui porter la caisse de son chat.

Hermione s'autorisa à lâcher une petite larme lorsque la locomotive se mit en marche et serra fortement le bras de Dean contre lequel elle se blottissait.

Dean avait été son pilier, durant toutes ces années. Ils avaient fini par avoir une longue discussion quant aux sentiments qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre. Hermione vivait dans l'angoisse de le perdre après avoir laissé filer Drago. Dean regrettait profondément ses aveux, craignant que leur relation en pâtisse lourdement. Hermione lui avait avoué avec douté de son affection a son égard, les sentiments qu'elle avaient pour lui étaient si profonds qu'ils auraient pu se confondre avec de l'amour. Pourtant, ce qu'elle ressentait envers lui n'avait rien à voir avec ce qu'elle éprouvait pour Drago. Hermione voulait à tout prix sauvegarder leur amitié qui comptait tant pour elle. Dean avait compris, soulagé qu'elle ne le raye pas de sa vie. Alors, ils avaient continués à se voir, peut-être même plus fréquemment encore qu'avant. Il l'avait remplacée plusieurs fois dans ses tâches de représentante des élèves quant elle ne sentait pas capable de revoir Drago.

Au fil du temps, ses sentiments avaient fini par s'estomper et Dean avait rencontré quelques filles avec qui le courant passait bien. Aucune n'était digne de lui aux yeux d'Hermione jusqu'à ce qu'il lui présente Charlotte. Charlotte était la compagne idéale. Douce, à l'écoute, tendre et profondément amoureuse. Ils s'étaient mariés trois ans plus tard et Dean était sur le point d'être papa.

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« Il est temps d'y aller, maintenant. » souffla Dean à son oreille alors que le train était perdu de vue depuis un moment déjà.

« Oui, vas y, je te rejoins. »

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Il hocha la tête et s'éloigna, accompagné de Ron et de Hugo qu'Hermione embrassa avant de le voir rejoindre son père. Elle lui fit un petit geste de la main auquel il répondit d'un signe de tête. Leur relation s'était nettement améliorée avec les années. Aujourd'hui, ils acceptaient même de dîner ensemble pour les anniversaires des enfants. Leurs échanges étaient toujours courtois même si Ron trouvait toujours le moyen de lui adresser un petit pic moyennement dissimulé. Hermione s'en accommodait. Après tout, elle lui avait causé une peine incommensurable en allant voir ailleurs et, elle en payait aujourd'hui encore le prix.

Hermione regarda autour d'elle, cherchant l'éclat blond de la chevelure de Drago transpercer la noirceur du quai. Mais il n'y avait rien. Tous les parents ou presque étaient partis et, elle était désespérément seule. Hermione soupira, se disant que, finalement, ce n'était pas une mauvaise chose. Revoir Drago était toujours signe d'un bonheur intense vite ravagé par une douleur incommensurable en le voyant repartir.

Elle s'avança, bravant les dernières volutes de fumées résiduelle, la tête basse. Sa tête était pleine de pensées destructrices. Sa fille venait de partir pour Poudlard, elle ne la reverrait que pour les vacances de Noël, qu'elle devra partager avec Ron. Revoir Drago, même de loin, l'avait chamboulée plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Alors, elle ne sentit même pas lorsque quelqu'un lui agrippa le bras. Il fallu qu'il l'a fasse se retourner pour qu'Hermione sorte enfin de ses pensées. Son cœur loupa un battement, comme à chaque fois qu'elle se retrouvait devant lui.

Drago était si beau que c'en était indécent. L'âge lui avait fait honneur. De légères rides s'incrustaient au creux de ses yeux, soulignant avec plus de fermeté encore la couleur de ses iris. Ses cheveux étaient si clairs qu'elle n'aurait su dire s'ils commençaient à blanchir.

Faisant un effort titanesque pour sortir de sa contemplation elle ouvrit la bouche, tentant de garder ses moyens face à l'irrésistible sourire en coin qu'il lui offrait.

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« Tu es tout seul ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

« Je ne suis pas tout seul puisque tu es là. » répondit-il avec un air énigmatique qu'elle trouvait si craquant.

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A l'instant même, Hermione le savait : elle ne pourrait lui résister. Elle ne se laissait pas dix minutes avant de lui sauter dessus et de revivre leur passion, leur temps d'une quinzaine de minutes dans un recoin sombre du quai désertique. Pourtant, comme à chaque fois, elle tenta de ne pas montrer son empressement en se raisonnant et en continuant d'alimenter la conversation.

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« Je te parle de ta femme, Drago. Astoria. Pourquoi n'est-elle pas ici ? »

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Sa voix était emplie d'une aigreur qu'elle n'était pas parvenue à ravaler. Parler d'Astoria où, de la personne qui l'empêchait de vivre pleinement la vie qu'elle rêvait, était toujours difficile. Et puis, même si cette pauvre Astoria n'y était décemment pour rien, il était plus facile de remettre la faute et sa colère sur elle.

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« On s'est disputés. » répondit simplement Drago en haussant nonchalamment les épaules.

« Ah. » dit Hermione en hochant distraitement la tête.

« Elle n'a pas très bien accepté ma demande de divorce. »

« Ah. » répéta Hermione, perdue dans ses pensées avant de finalement percuter la bombe qu'il venait de lâcher. « Attends ta… ta quoi ? »

« Ma demande de divorce. » répéta-t-il en la gratifiant de son plus beau sourire en coin.

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Hermione était pendue à ses lèvres, son cœur semblant ne plus avoir battu depuis bien trop longtemps et son souffle était toujours coincé dans sa gorge.

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« Ça m'a pris du temps. Beaucoup trop longtemps pour être honnête, mais j'ai fini par comprendre tout ce que tu m'as répété depuis huit ans. Tu mérites mieux qu'une vie d'à côté. Je mérite mieux qu'un mariage de convenance. Je m'en veux. Si tu savais comme je m'en veux d'avoir mis aussi longtemps à comprendre. Mais… Mais je crois que j'avais besoin de ça, de toute ces années pour être persuadé que ce choix était le mien, que c'était la décision qu'il fallait prendre. » lâcha-t-il finalement dans un souffle alors qu'Hermione ne parvenait toujours pas à retrouver le sien.

« Aujourd'hui, je suis prêt. » ajouta-t-il en redressant la tête pour planter son regard dans le sien.

« A quoi est-ce que tu es prêt, Malefoy ? » demanda Hermione, les sourcils plus froncés que jamais.

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Son ton était dur, reflétant la prudence qu'elle mettait dans ses propos. Drago semblait trouver sa réserve touchante et lui adressa un doux sourire affectueux.

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« A t'aimer comme tu le mérites. A te respecter et à t'honorer. A cesser de t'appeler Granger. » énuméra-t-il en tendant une main vers son visage pour replacer une de ses boucles derrière son oreille.

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Hermione frissonna à ce contact. Tous ses sens étaient aux abois. Était-il réellement en train de se produire la scène dont-elle rêvait depuis des années ? Non, ce n'était pas possible. Drago avait été catégorique à chaque fois que le sujet revenait sur le tapis. Elle devait se tromper. Toujours dans un soucis de prudence, elle articula d'une petite voix.

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« J'aime bien quand tu m'appelles Granger. »

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Drago s'était rapproché d'elle si près qu'elle pouvait sentir son souffle venir buter contre ses lèvres. La tension était électrique. Leurs corps étaient recouverts de frissons, et leurs cœurs semblaient vouloir rattraper les battements qu'ils avaient loupés en se lançant dans un rythme endiablé.

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« Tu ne préférerais pas que je t'appelle Madame Malefoy ? » lui souffla-t-il à l'oreille avant de cueillir ses lèvres.

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Finalement, Hermione pouvait laisser sa prudence de côté. Il semblerait que sa nouvelle vie pouvait commencer.

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Hello tout le monde !

Et voilà, le point final de Me Retrouver est posé.

Je suis partagée entre la joie de vous avoir proposé une fiction complète, d'avoir su tenir les délais et de vous laisser sur un fin qui me plaît et en même temps, je n'ai pas envie de voir partir mes personnages, de les laisser vivre leur vie sans pouvoir intervenir.

Je vous annonce donc officiellement que l'histoire ne s'arrête pas là !

Une suite au sens stricte du terme n'est pas prévue. Par ailleurs, j'ai d'ores et déjà écrit cinq OS retraçant des moments particuliers de la vie de Drago, Hermione, Dean, Ron, Rose et Hugo. Vous n'avez donc pas fini de me voir publier !

Parce que je pense qu'une petite pause s'impose (héhé), je commencerais à publier ces OS d'ici deux semaines. Je vous propose donc de se retrouver le 14 Novembre pour découvrir Nous Revoir.

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Mais puisqu'une histoire ne peut pas vivre sans ses lecteurs, j'ai à cœur de vous adresser à tous un énorme remerciement.

A chaque lecteur qui a cliqué sur cette fiction, s'est laissé porté par les mots, l'a fait vivre à travers son imagination, MERCI.

A chaque lecteur qui a souhaité me soutenir, montrer son engouement pour l'histoire en l'ajoutant à ses favoris ou en la suivant, MERCI.

A chaque lecteur qui m'a laissé un commentaire m'encourageant, me faisant part de ses moments préférés, de ses questionnements ou de ses envies, MERCI.

Et plus particulièrement, pour son soutien sans failles, sa disponibilité, sa réactivité, pour nos échanges sérieux ou nos moments plus légers, pour avoir su m'accorder ta confiance et parce que tu as largement gagné la mienne, pour être toujours ma première lectrice, pour savoir me dire quand je m'emballe, pour me motiver à écrire, pour m'écouter me plaindre ou m'offusquer des fictions sur la bible, un merci ne suffit pas. J'aimerais faire plus et t'écrire à quel point notre collaboration m'est précieuse. Cette histoire serait sûrement différente sans nos échanges et la prochaine n'aurait probablement pas réussi à s'écrire sans ton engouement. C'est aussi grace à toi qu'Hermione et Drago sont finalement réunis dans cet épilogue, tu as su me convaincre par ton amour du personnage qu'il ne pouvait en être autrement. Alors, pour tout ce que tu m'apportes dans l'écriture, un énorme merci à la merveilleuse auteure qu'est The White Quill.

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J'espère que cette histoire vous a plu, a su susciter votre curiosité et parfois votre frustration. J'espère avoir pu vous faire rire, parfois vous offusquer, vous faire frissonner et sourire. Cette histoire, vous avez su la faire vivre dans votre esprit et à ce titre, elle est aussi la vôtre.

Puisque tous les mercis du monde ne suffiront pas,

A bientôt !