Bonjour à tous,

Voici le moment tant attendu. Le mariage. J'espère que ce chapitre vous plaira, même si je n'ai pas pu trouver les info que je souhaitais sur les mariages anglicans du 19ème siècle.

Bonne Lecture.

Juliana


Chapitre 32

Ce matin-là, Elizabeth se réveilla de bonne heure. Elle avait entendu de long mois pour en arriver à ce jour. Elle allait enfin se marier. Son oncle et sa tante Fitzroy étaient arrivés deux jours avant, alors que son oncle et sa tante Gardiner, eux, étaient arrivé la veille. La maison était pleine, cependant la présence d'Emma à Netherfield empêché Bennet de loger là-bas. Peu après son réveille, l'ensemble des femmes marié de la maison, accompagné d'Emma, Jane, Anne Elliot et Anne de Bourgh arrivèrent pour l'aider à se préparer. Ce qui dit se demander à Elizabeth à quelle heure, elles s'étaient toutes levées. Puis remarquant enfin la présence de son amie Emma, elle lui demanda la raison de sa présence. Emma poussa un soupire avant de dire :

« J'ai fui Fitzwilliam. Il est insupportable.

- Je l'ai trouvé calme, moi. Enfin je suppose que tout est relatif, lui répondit sa cousine, Anne de Bourgh.

- Vraiment, Anne ? On parle de Fitzwilliam, il était tout sauf calme. Entre le moment où Ben… le jeune Mr Fitzroy est arrivé et le moment où nous sommes partis, il a demandé au moins cinq fois après les alliances.

- Bon très bien, je l'ai connu plus calme je l'avoue. Mais au point de le fuir.

- J'ai grandi avec lui Anne. Il valait mieux que je parte.

- Pour rejoindre Lizzie ?

Emma ne put répondre, faisant rire tout le monde. Cependant en voyant le regard compatissant de Jane sur Emma, Elizabeth comprit le problème. Fitzwilliam essayait de calmer son inquiétude, sa nervosité et son anxiété en empêchant Emma et Bennet d'être ensemble. Elizabeth soupira et se prépara pour son jour. Quand elle fut prête, Emma, ses tantes et sa mère quittèrent la maison pour se rendre à l'église avec Mary et Kitty. La voiture reviendrait ensuite pour Elizabeth, ses trois demoiselles d'honneurs et son père. Ce dernier sentit les larmes lui monter aux yeux, en voyant sa seconde fille, pensant à son fils. Mais il préféra ne rien dire, ne voulant pas gâcher le grand jour de sa petite Elizabeth.

De son côté, Darcy avait du mal à tenir en place. Il fallut que son parrain le force à s'assoir pour lui faire entendre raison. Robert Fitzroy se tourna vers le comte de … et lui dit :

« Il est bien le fils de son père. J'ai l'impression de revoir George le jour de son mariage.

- Il y a effectivement une forte ressemblance. Où se trouve Emma ?

- Elle a préféré fuir son frère et rejoindre Elizabeth. Ou du moins elle a préféré fuir son ingérence dans sa relation avec Bennet.

- Je vois, mais pense-t-elle être plus tranquille après ?

- Après Fitzwilliam devra affronter sa femme s'il va trop loin. Il ne faut pas oublier à quel point Bennet et Lizzie son proche. Même si Bennet devra également faire attention de son côté. Car s'il fait souffrir son amie, Elizabeth ne laissera pas passer. Je suis sûr qu'il craint bien plus sa cousine que Richard ou Fitzwilliam. »

A ce moment-là Bennet arriva pour annoncer qu'il était temps de se rendre à l'église, faisant soupirer de soulagement les deux hommes, car tout deux savaient que si Darcy avait fini par obéir à son parrain, seule cette nouvelle pourrait le calmer légèrement. Mais le pire pour Darcy fut le moment qu'il attendit à l'hôtel qu'Elizabeth arrive. Il ne pouvait pas bouger comme il le voulait pour se détendre. Il devait rester immobile et attendre, chose qu'il n'était pas très doué pour faire. Après tout il était plus dans l'action que dans l'attente. Pourtant ses trois témoins, Bingley, le colonel Fitzwilliam et Bennet Fitzroy, remarquèrent un tic nerveux et le virent se balancer presque imperceptiblement d'une jambe sur l'autre. Et cela les amusa énormément de le voir si nerveux. Enfin les demoiselles d'honneur apparurent suivies par Mr Bennet menant Elizabeth. Cependant ce ne fut pas la marier que remarquèrent en premier le colonel et Bennet mais leur cousine Anne de Bourgh. Aucun d'eux ne l'avait jamais vu aussi ravissante et vivante, très différente de la morne cousine qu'ils avaient l'habitude de voir. Ils échangèrent d'ailleurs un regard surpris. Darcy lui n'avait d'yeux pour sa fiancée. Elle était magnifique plus belle que jamais dans cette robe bleu. La cérémonie en elle-même ne lui laissa pas un souvenir impérissable, pas plus que le repas qui suivit. En réalité la seule chose que compté pour lui fut le qu'il était enfin unis à la femme qu'il aimait plus que tout. Il pouvait maintenant savourer la présence de sa femme à son bras. Elizabeth était la seule qui comptait, c'est la raison pour laquelle, il remarque son agacement face à certain des invités, comme certain des Eliott, venu au grand complet pour l'occasion. Mais comme toujours, elle garda son calme et son sourire de façade.

Elizabeth avait été dépité en apprenant devoir supporter, non seulement Mary et Charles Musgrove, en plus de Sir Walter et Elizabeth Elliot. Mais elle savait que son père avait raison elle ne pouvait pas inviter les de Bourgh et pas les Elliot. Et le fait que Lady Catherine soit la tante de Fitzwilliam ne semblait pas avoir d'importance dans la circonstance. Cependant, elle était prête à supporter les Elliot plus longtemps, si cela lui apportait la présence de son amie Anne Elliot et de sa cousine Anne de Bourgh. Oui pour pouvoir profiter de la présence de ses deux personnes pour qui elle avait beaucoup d'affection, la présence de leur famille était un petit prix à payer. Même si le fait que Lady Catherine l'ait félicité, tout en faisant remarquer que les leçon de son mari, Sir Lewis, avait porté fruit, l'avait laissé un peu perplexe. Une fois encore sa phrase ambigu laissait Elizabeth et Fitzwilliam un peu décontenancé, ne sachant pas s'ils étaient réellement félicités pour leur mariage. Au cours de la réception que suivit les deux marié durent se séparer pour voir leurs invité. Et pendant que Fitzwilliam se trouvait avec ses témoins, Elizabeth elle avait rejoint un groupe formé par Emma, Georgiana et Anne de Bourgh. Elles discutaient tranquillement quand Elizabeth remarqua qu'Elizabeth Elliot se dirigeait vers le groupe comprenant son cousin. Darcy lui entendit Bennet soupirer quand il vit l'aînée des Miss Elliot se diriger vers lui et essayer d'attirer son attention. Ce fut Elizabeth qui vint à la rescousse de son cousin, car elle avait remarqué l'agacement croissant d'Emma en voyant le manège de Miss Elliot. Bennet lui était plutôt embarrassé se demandant comment se débarrasser de la demoiselle de façon polie. 2changeant un regard amusé avec Miss de Bourgh, Elizabeth se dirigea vers son cousin, lui disant :

« Bennet, tu devrais rejoindre Emma, Georgiana et notre cousine Anne. Je crois que notre cousine à quelques choses à te demander. »

Bennet comprenant les attentions de sa cousine se dépêcha de s'échapper rejoignant les trois autres jeunes filles. Darcy lança un regard surpris à son épouse qui lui montra doucement Emma. En voyant le regard courroucé que sa sœur lançait à Miss Elliot, Darcy ne peut s'empêcher de sourire. Oui, Emma devait être plus attiré par Bennet Fitzroy qu'elle voulait bien le dire. Il ressenti une pointe de nostalgie à se moment-là. Elizabeth comprenant ce qu'il se passait dans la tête de son mari, posa la main sur son bras et lui dit doucement :

« Ne vous inquiétez pas Fitzwilliam. Elle n'est pas encore prête. De plus Bennet doit encore faire ses preuves.

- Comment le savez-vous ?

- Elle me l'a dit. Depuis le début de leur cour Emma m'écrit régulièrement. Elle a surement besoin de se confier à quelqu'un qui connait bien Bennet et qui se trouve être également son amie. En parler à son frère aîné peut être intimidant, même quand on a une aussi bonne relation que la vôtre. Sans compter que Bright Hall n'est pas très loin de Pemberley.

- Je sais Elizabeth, mais je ne peux m'empêcher de m'inquiéter pour elle.

- J'en ai conscience mon amour. Mais pour le moment elle ne va nulle part. »

Et c'est là que ça le frappa. Oui Emma n'allait nulle part. Elle rentrait à Pemberley. Alors qu'Elizabeth elle quittait tout pour lui. Ce soir elle serait dans une nouvelle maison, dans une chambre inconnue. Elle quittait Longbourn, et même si elle revenait se ne serait pas pareil. Elle serait une invité et plus l'une des filles de la maison.

D'ailleurs l'heure du départ approché, et les adieux furent difficile pour les Bennet et très émouvant. Une fois dans la voiture que les ramenait à Londres, Elizabeth ne pu s'empêcher de verser quelques larmes. Darcy la prit dans ses bras, la berçant doucement. Il ne pouvait lui en vouloir alors qu'elle quittait tout pour lui. De plus il savait parfaitement à quel point elle était proche de ses sœurs et de ses parents. Mais elle se calma rapidement, heureuse d'être là avec l'homme qu'elle avait apprit à aimer, l'homme qu'elle avait découvert en regardant sous le masque fier et hautain. Elle se sentait bien dans ses bras, aussi elle n'essaya pas d'en sortir, pas plus qu'il ne voulait la lâcher. Ils appréciaient tout les deux cette nouvelles liberté. Ainsi que la possibilité de pouvoir être seul sans chaperon. Le trajet jusqu'à Londres ne fut pas très long, raison pour laquelle la maison de ville des Darcy avait été choisi pour la nuit de noce, avant le départ pour le Kent pour la lune de miel. Quand la voiture se stoppa devant la maison, Darcy descendit et aida sa femme à faire de même. Cette dernière marqua un temps d'arrêt en regardant cette maison qui lui était devenue familière pendant la saison, avant d'accepter le bras de son mari pour entrer. Elle sourit en voyant le personnel de la maison au complet dans le hall venu pour accueillir leur nouvelle maîtresse. L'intendante approcha et après une légère hésitation, s'adressa à Elizabeth pour annoncer l'heure du repas. Elizabeth répondit en souriant que c'était parfait, avant que Darcy ne se mette à lui présenter le personnel qu'elle n'avait pas encore rencontré. Puis il lui prit la main et l'entraîna vers les appartements de la maîtresse de maison qu'Emma avait fait redécoré. Elizabeth resta en admiration devant ce que sa nouvelle sœur avait fait. Elle avait réussi à retranscrire les goût de simplicité d'Elizabeth, et fait en sorte que sa chambre soit réellement un lieu qui lui ressemblait et dans laquelle elle se sentirait bien. Puis ses yeux tombèrent sur la miniature la représentant avec son frère. Le regard qu'elle eut fit dire à Darcy qu'Emma et Jane n'auraient pas pu avoir plus raison, de vouloir en faire, refaire une pour ici, ainsi que pour Pemberley. Elle se tourna vers lui et demanda :

« Où Emma a-t-elle eut le modèle ?

- Votre oncle Fitzroy. Elle en a fait faire une deuxième pour vos appartement à Pemberley.

- Je suppose que Jane et Emma m'ont fait beaucoup de cachoteries pour en arriver à un tel résultat.

- Cela vous plaît-il ?

- Bien sûr. Il faudrait être très difficile pour ne pas aimer. Votre sœur à a fait un travail extraordinaire.

- Pour Emma et pour moi, il est très important que vous vous sentiez alaise. »

Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. S'avançant doucement vers elle pour ne pas la brusquer, il déposa doucement ses lèvres vers les siennes. Un bruit dans la garde-robe d'Elizabeth les fit se séparer. Après avoir échangé un regard Darcy se dirigea vers la porte menant à ses appartements, alors qu'Elizabeth se dirigea vers la garde-robe et vit sa femme de chambre, Jenny Wilson. Cette dernière était sa femme de chambre depuis des années. Elle savait donc parfaitement ce que sa maîtresse attendant d'elle. Jenny Wilson avait donc fait préparer un bain et s'occupait déjà de préparer la tenue qu'Elizabeth mettrait pour le dîner. Elizabeth sourit et dit :

« Merci Jen… Wilson.

- De rien Mi… madame. J'ai pensé que vous voudriez la robe de soir Bleu.

- Se sera parfait Wilson. Avez-vous eu des soucis en arrivant ?

- Non, Madame. Tout le monde m'a bien accueilli, même si j'ai pu sentir une certaine déception chez les femmes de chambre de la maison. Je pense que certaines auraient aimé avoir la place.

- Si vous avez le moindre problème, faites le moi savoir.

- Oui, madame. »

Après le bain Elizabeth fut aidé par Wilson pour mettre la robe qu'elle lui avait choisi. Quand Darcy frappa à la porte de la chambre de sa femme, Wilson était en train de finir de la coiffer. En entrant il fut surpris de voir sa jeune épouse aussi détendu. Voyant son mari Elizabeth se tourna vers sa femme de chambre et dit :

« Merci Wilson, vous pouvez y aller. »

Quand cette dernière fut sortie, Darcy s'approcha de son épouse et lui dit :

« Vous semblez alaise et détendu.

- La présence de Wilson y est pour beaucoup. Elle me connait parfaitement étant donné qu'elle est à mon service depuis des années. Elle connait parfaitement mes habitudes et mes préférences, ce qui m'a permis de ne pas me préoccuper de quoi que ce soit et de me détendre un peu.

- C'est important en effet.

- Plus que vous ne le croyez. Surtout en ce moment.

- Elizabeth êtes-vous heureuse ?

- Plus que je le croyais possible. Mais tout cela est nouveau et se sont beaucoup de changement en peu de temps. Mais je ne regrette rien, être votre femme est la seule chose qui pouvait me rendre heureuse. »

Elle se leva et alla le rejoindre. Ensemble ils descendirent pour dîner. Le temps qu'ils avaient passé ensemble pendant leur fiançailles les avaient rendus familier l'un avec l'autre. De ce fait se fut un repas sans malaise ou maladresse entre eux. Ils se connaissaient assez maintenant pour savoir comment agir avec l'autre, et cela même avec l'appréhension de ce qui allait arriver le soir même. Appréhension qui augmentait pour Elizabeth à mesure que l'heure de la nuit de noce approché. Darcy remarqua la tension grandissante de sa femme, se doutant de la raison de cette tension. Il décida donc de lancer des sujets de discussion le plus légers possible et après le diners il mena Elizabeth dans la bibliothèque pour alléger l'atmosphère au maximum. Darcy savait qu'Elizabeth avait toujours aimé cette pièce, depuis qu'elle l'avait découverte au moment de leur fiançailles. Là, ils s'installèrent chacun avec un livre, Darcy prenant sa femme dans ses bras. Elizabeth comprenant la raison des actions de son époux, se blotti dans ses bras appréciant la proximité autant que l'intention. Elle se détendit légèrement et quand la fatigue commença à se faire sentir, elle ferma son livre et le posa. Darcy ayant remarqué se fait la relâcha et se leva lui tendant la main pour l'aider à faire de même. Ensemble ils se rendirent à leurs appartement. En arrivant devant ceux de son épouse, Darcy la serra contre lui et lui donna un autre baiser. Darcy fut heureux quand elle se blotti un peu plus contre lui pour lui rendre ce baiser. Puis ils se séparèrent et Darcy la laissa pour se rendre dans ses appartements. En entrant dans les siens, Elizabeth fut rassurée par la vision habituelle de Wilson. Cette dernière l'aida à se préparer pour la nuit. Elle sentait que sa maîtresse était nerveuse, mais ne savait pas comment l'apaiser. Wilson était un peu plus âgé que sa maîtresse, elle avait été embauchée par Sir Lewis à 16 ans pour Bolder Park. Miss Elizabeth avait alors 13 ans. Elle l'avait vu grandir et prendre sa place de maîtresse au décès de Sir Lewis. C'est à cette époque que Wilson était devenue sa femme de chambre personnel. Elle avait toujours été fière de servir une telle maîtresse. Et elle avait été heureuse d'apprendre ses fiançailles encore de savoir que sa maîtresse avait demandé qu'elle la suive. En arrivant dans la maison, Wilson avait été assaillit par le personnel de la maison qui souhaitait en apprendre un peu plus sur la nouvelle maîtresse. Le maître étant apprécié, Wilson fut rassurée pour sa maîtresse, il serait surement digne d'elle.

Quand Elizabeth fut prête elle poussa un soupir et congédia sa femme de chambre. Elle regarda un moment la miniature la représentant avec son frère. Une fois de plus, Elizabeth demanda ce qu'aurait pu être sa vie si son frère avait vécu. Se furent des coups frappés à la porte communiquant entre sa chambre et celle de son époux qui ramenèrent Elizabeth à la réalité. En autorisant son époux à entrer, elle se rendit compte que son inquiétude avait diminué. La tendresse dont Darcy avait fait preuve avec elle pendant les heures qui venaient de passer et l'amour qu'elle savait qu'il ressentait pour elle, lui donnait confiance dans le fait que jamais Darcy ne la blessera volontairement. Elizabeth avait confiance en leur amour réciproque. Et c'est donc plus sereine qu'elle ne l'avait pensé qu'elle accueillit son mari. Darcy remarqua immédiatement le changement d'attitude de son épouse, elle semblait plus calme que pendant le repas et semblait confiante. Quand il la prit dans ses bras, il la sentit se tendre un court moment, avant qu'il ne croise son regard et qu'elle se détente à nouveau, s'abandonnant à lui. Cette nuit fut magique et les rapprocha d'une manière unique. Car la tendresse et la douceur dont Darcy fit preuve pour la faire sienne, ne fit que confirmer à Elizabeth qu'elle pouvait avoir toute confiance en lui. De son côté Darcy s'émerveilla de la confiance que sa femme avait en lui, s'abandonnant totalement à lui. Il découvrit alors que la seule chose qui lui importait été d'être digne de cette confiance. Tard cette nuit-là, alors qu'il regardait Elizabeth dormir contre lui, Darcy se fit la promesse de faire tout son possible pour la rendre heureuse et pour la protéger. Plus encore que pendant leurs fiançailles, il se rendit compte de l'amour qu'il éprouvait pour cette femme, cette femme qui par amour pour lui avait quitté la vie qu'elle connaissait jusqu'à présent. Elizabeth avait quitté ses amis, sa famille et sa maison. Certes elle se rapprochait des Fitzroy, mais elle s'éloignait de son père adoré. Darcy posa un baiser sur le dessus de sa tête avant de la rejoindre dans les bras de Morphée ? Le lendemain se fut un léger mouvement dans ses bras que le réveilla. Il soupira de contentement en ouvrant les yeux et trouva Elizabeth endormis contre lui. Il ne l'avait pas rêvé, elle était bien là avec lui. Elizabeth bougea encore et Darcy remarqua qu'elle commençait à se réveiller.

« Bonjour mon amour, lui chuchota-t-il, la faisant sourire.

- Bonjour Fitzwilliam. »

Ils se regardèrent en souriant, mais ne purent rester plus longtemps au lit, le voyage vers le Kent étant long, ils ne voulaient pas partir trop tard. Le petit-déjeuner fut rapidement pris et les Darcy se mirent en route. Elizabeth était impatiente d'arriver et espérait que tout ce qu'elle avait fait faire serait prêt et que tout avait été fait comme elle l'avait demandé. Darcy, lui trouvait cela amusant, même s'il connaissait la raison de cet empressement. Il savait qu'Elizabeth était pressé de lui montrait son domaine, dont elle était si fière. Sans parler des souvenirs qui y était rattache. Lui-même avait de bon souvenir de son oncle et il savait que non seulement Elizabeth avait été très proche de Sir Lewis et qu'elle avait passé beaucoup de temps avec lui là-bas.

Il était tard dans l'après-midi quand les Darcy arrivèrent à Bolder Park. Le personnel au complet les attendait dehors, Mrs Smith l'intendante du domaine avait voulu faire bonne impression au nouveau maître. Quand les jeunes mariés furent descendu de la voiture, elle s'approcha avec Mr Jones, le Majordome, pour souhaitait la bienvenue à sa maîtresse. Cette dernière leur sourit avant de leur présenter son époux et de les lui présenter. Une fois qu'ils furent entrés, Elizabeth se tourna vers Mrs Smith et lui dit

« Tout est bien prêt ?

- Oui, Madame. Tout a été fait comme vous l'aviez demandé.

- Bien. Pourriez-vous faire servir le dîner à l'heure habituelle et dans la salle à manger.

- Bien Madame. »

Darcy regardait sa femme interagir avec son personnel avec intérêt. Il pouvait voir le respect que tous semblaient avoir pour elle. Le ton employé par l'intendante, montrait que si elle était attachée un peu plus que comme une employé à Elizabeth, le comportement qu'elle avait, montrait cependant qu'elle connaissait sa place. La relation entre Elizabeth et Mrs Smith lui rappelait la relation de la fratrie Darcy avec Mrs Reynolds, l'intendante de Pemberley. Elizabeth se tourna ensuite vers lui et lui proposa de lui montrer ses appartements pour qu'il puisse de rafraîchir. Quand il vit son regard pétillant et impatient, il comprit que la surprise qu'elle lui avait fait devait se trouver dans cette pièce. Darcy se contenta de lui sourire et se laissa entraîner par sa femme. Quand il pénétra dans les appartements du maître, il fut subjugué par ce qu'il vit. Car si Elizabeth n'aimait pas faire de frais pour elle-même, il était clair qu'elle n'hésitait pas à en faire pour les personnes à qui elle tenait. Car rien dans cette pièce ne pouvait rappeler l'ancien propriétaire. Ses appartements avaient été entièrement refait à son goût. Se tournant vers Elizabeth, il dit en souriant :

« Voilà ce que vous complotiez avec Emma.

- J'avais envie de vous faire plaisir. De plus Sir Lewis n'a jamais utilisé cette chambre et je ne suis pas sûr qu'il ait fait refaire cette chambre après avoir hérité du domaine.

- Vous n'aviez pas besoin de faire cela pour moi mon amour.

- Vous non plus. Pourtant vous avez laissé Emma le faire. J'aime Bolder Park. Et je veux que vous vous y sentiez alaise et que vous appreniez à l'aimer aussi. »

Darcy sourit en s'approchant d'elle pour l'embrasser. Cette nouvelle liberté était grisante, et s'ils n'étaient pas encore tout à fait alaise avec cette liberté, mais ils apprenaient à en profiter. Quand ils se séparèrent, Elizabeth lui dit que le diner serait servi dans une heure, avant de se rendre dans ses appartements. Elle se dirigea immédiatement dans sa garde-robe où Wilson lui avait fait préparer un bain. Elizabeth s'y installa avec délectation. Elle était de retour et cette fois-ci elle était là avec son mari. Elle avait toujours été heureuse ici, raison pour laquelle elle tenait tellement à passer du temps seule avec son mari à Bolder Park. Wilson vint ensuite pour l'aider à se préparer pour le dîner. Puis elle alla rejoindre son époux pour le guider dans la maison. Elle avait prévu de la lui faire visiter le lendemain, mais elle avait prévu autre chose pour ce soir. En entrant dans la salle à manger, Elizabeth eut petit sourire en retrouvant la disposition des couverts montrant la présence du maître et de la maîtresse de maison. C'était la première fois que la table était mise de cette manière, depuis le décès de son parrain. Car Bennet n'avait jamais été le maître, il était juste le mandataire du tuteur de la maîtresse. Le repas se passa calmement, les deux époux étaient fatigués du voyage et de la courte nuit de la veille. Ils se retirèrent donc rapidement. Mais en arrivant devant la porte des appartements d'Elizabeth, Darcy se tourna vers elle et lui demanda presque timidement :

« Puis-je vous rejoindre ce soir ?

- Vous serez toujours le bienvenue Fitzwilliam. »

Il se pencha vers elle et attrapa rapidement ses lèvres. Puis se détacha d'elle pour la laisser allait se préparer pour la nuit. Elizabeth sourit en se disant qu'il la surprendrait toujours, puis secouant la tête, elle entra dans ses appartements, presse de se retrouver avec son époux dans l'intimité de leur chambre.